Un drame un peu trop léger pour en faire une oeuvre mémorable. Les bonnes idées sont là pourtant mais pas l'émotion. De plus, le jeune David Bennent joue vraiment comme un pied. Assez moyen tout ça...
un film qui fait froid dans le dos à déconseiller aux âmes sensibles. Plongé dans une atmosphère sombre, les iamges vous resteront quelques jours. PLV : dépaysement garanti.
Qu’est-ce qu’il faut au minimum pour faire un film ? Une histoire ! Ce film n’en a pas (je vous mets au défi de de le raconter
C’est juste une suite de scénettes malsaines. Très malsaines. Des vagins qui s’agitent devant un enfant, une bête dépecée dans des litres de sang, un petit idiot aux yeux de fou qui gueule en jouant du tambour (une envie folle de le tuer a coup de pelle sale) , des nazis qui dansent la valse entre eux ( ?!?), des viols... Un enfant qui fait un cuni ce n’est pas grave puisque c’est de l’art. Placer des mots comme "onirique", "contingence" ou "fulgurance" rend le film artistique et non pervers selon certains.
Un film présenté comme une pièce majeure du cinéma. Finalement, une histoire intéressante mais le film lui a du mal à passionner. Certes, plusieurs scènes du film sont plutôt marquantes mais j'ai vraiment eu du mal à entrer dans l'histoire et à me prendre de sympathie pour les personnages.
Un chef d'oeuvre tout simplement! Un film qui plonge réellement au coeur de l'Allemagne nazie au travers d'une population désemparée qui voit dans le nazisme une sortie de secours. Film qui décrit les moeurs de l'époque sans retenue. A voir absolument, mais ne laissez pas votre esprit critique de côté en le regardant.
Voir ce film maintenant, avec tant d'années de décalage, est une expérience vraiment intéressante. La situation en Europe a énormément changé, de même que l'état d'esprit des européens. Ce film de Schlöndorff est donc peut-être un peu daté, de même que le roman de Günther Grass. Pourtant, le charme agit encore très bien : la distribution, et surtout l'histoire farfelue de ce petit homme qui ne veut pas grandir, qui crie pour faire éclater le verre, tout cela constitue un ensemble cohérent, étrange et fascinant. A noter que certains passages demeurent assez abscons, et qu'il vaut mieux connaître le bouquin pour saisir ce qui se passe.
Un film étonnant donc, une palme d'or amplement méritée à Cannes, et puis une fable noire, plus très actuelle, mais qui vaut comme document historique sur l'état d'esprit de l'Europe à une certaine époque. De même qu'Oskar prend avec son tambour la mesure des événements, le spectateur peut voir dans ce film les vestiges d'une certaine façon de penser l'Europe et le cinéma.
Vérifie l'adage favori de quelques snobs "moins c'est clair, plus c'est bon". Et même qu'il a été primé à Cannes... Pourtant qu'on y regarde de près, on a quoi, certes une idée de départ originale qui en vaut bien d'autres, mais ensuite ? une histoire qui n'en est pas une. Le môme agaçant au possible est surtout un spectateur témoin de ce qu'il l'entoure et on se demande la pertinence de certaines scènes, on dirait que le réalisateur s'est complut à filmer la laideur, l'absurde, le vide et l'ennui. On nous dit que l'œuvre est perturbante ! On peut le concevoir, mais ce critère ne saurait constituer un gage de qualité. Film à messages ? Mais ce serait lequel ? Nous dire que le nazisme c'est pas bien (quel courage !) et... que manger trop de poisson non plus ! Les fans se sont amusés à qualifier le film de tous les superlatifs du dictionnaire, grand bien leur fasse, moi j'avais hâte que ça finisse. J'ai beau chercher, je ne vois pas quoi sauver dans ce que je considère comme une imposture.
Quel est l'enjeu de ce mix générique? Entre (anti) récit initiatique, registre picaresque, conte cruel, œuvre politique et opus symbolique, l'ambition réelle, la parole du romancier (à travers celle du réalisateur) étouffe! Malgré une certaine empreinte formelle ainsi qu'une interprétation hallucinée de David Bennent, difficile de savoir quel fil dérouler ou quelle voix écouter. Un ovni scénaristique dont les aspects malsains voire pervers auront trop dominé.
Palme d’or ex aequo avec « Apocalypse Now » ; une seule Palme pour deux films très étranges. Le film de FF Coppola est une référence de cinéphile alors que la Palme fût négociée par son réalisateur en amont de Cannes comme condition sine qua non à sa participation. Le jury ne souhaitant pas se laisser dicter sa conduite lui colla un ex eaquo sur le podium qui lui restera moins dans les mémoires. A moins que : les images de ce nabot hystérique frappant à fond sur son tambour marque longtemps les esprits. Mais à part çà… on cherche longtemps le thème du film et le ou les messages sans jamais y parvenir. J’ai lu une chose intéressante à ce propos : « Métaphore de la situation particulière de la ville de Dantzig dans l’entre-deux-guerres, le film présente un personnage qui refuse de choisir entre deux géniteurs (l’un allemand et l’autre polonais), tout comme ce port hanséatique écartelé entre les deux nations. Oscar, à l’instar de la majorité du peuple allemand, refuse de grandir et d’affronter la réalité, préfèrant se réfugier dans un monde chimérique (celui de l’enfance pour le gamin et celui du Reich de mille ans pour les Germains). De même qu’Hitler entraîne une nation entière vers sa ruine, Oscar ne fait que provoquer des catastrophes amenant la mort de ses géniteurs. Le parallèle est encore plus évident lors de l’attaque de la poste de Dantzig le 1er septembre 1939, événement majeur qui enclencha les hostilités plus connues sous le nom de Seconde Guerre mondiale : Oscar se trouve à l’intérieur du bâtiment et provoque la mort de son père polonais, métaphore non voilée de l’intégration forcée de la Pologne dans le grand Reich allemand. Enfin, lorsque la guerre se termine, Oscar décide de grandir à nouveau, comme si la nation allemande avait enfin tiré la leçon de ses erreurs et pouvait ainsi renaître de ses cendres. » C’est bien beau ce parallèle avec la Grande Histoire mais en visionnant le film dès lors qu’il se décentre d’Oskar et de sa vision précoce et acéré de son environnement et du monde qui l’entoure pour ce centrer sur la radiographie de l’entre deux guerres allemand, il est démonstratif et peu éloquent. Donc intéressant par moments. La thématique du mensonge familial porté de génération en génération comme pourrait l’annoncer la première scène et une réflexion sur les pathologies familiales auraient été plus passionnant ; mais ce n’est pas la thématique du roman éponyme de Günter Grass réputé inadaptable. Et ce film donne raison à cette vérité ? En grande partie. Dérangeant et subversif (les scènes de sexes, de bouffes, de suicide, de règlements de compte familiaux,…), pour l’époque çà a dû être un choc. Mais depuis Lars Von Trier a été plus loin et si on revient sur la radiographie allemande, Haneke est plus fin et roublard. Le graveleux et repousser les limites de l’in filmable jusqu’à une forme de nausée ne fait pas un film. Donc déçu dès le milieu du film malgré l’espoir d’être devant un grand film dès les trente premières minutes. Vacuité du propos où seule la méchanceté d’Oskar, personnage dégénéré reflet de son époque, fait quelque fois mouche. tout-un-cinema.blogspot.fr
Magnifique film complétement hors normes tellement il est décalé dans le récit et sa mise en scéne. L'acteur est époustoufflant et l'histoire extraordinaire d'originalité. A voir absolument car il y a un sacré mélange de sentiments et d'émotions qui vous assaillent lors de l'évolution de ce récit tout simplement merveilleux.
Enfin revu, la version complète de cette saga atypique, autour des populations kachoubes d'Europe de l'est. Le héros s'arrête de grandir tout comme les nationalismes du XXème ravagent notre continent. Oscar a beau crier, seuls les verres en cristal se brisent mais personne n'entend sa souffrance de cet enfant qui tente de battre le rappel des adultes pour revenir à la raison. Le tambour est un long film de conviction personnelle, un cri du coeur, d'une force profonde, sorti symboliquement la même année que Apocalypse Now. Autre temps, autre guerre, même absurdité. Schlondorff a mis beaucoup de lui-même pour magnifier le bouquin de Gunther Grass. TV2 vo - juin 2019
En présence du metteur en scène: pas gaté car sa version originale rallongée est affreusement coupée par le Pathé Vaise. A été au lycée avec Tavernier. Ne comprend pas comment les européens ont pu se faire la guerre. Marathonien à 70 ans ! Film unique. Dérangeant. Ambiguïté des hommes et des territoires qui basculent d’un camp à l’autre au hasard des guerres. Ça se passe à Dantzig sous le contrôle de la SDN après la première guerre mondiale. A revoir dans sa totalité FESTIVAL LUMIERE 2010
Un film très impressionnant. Une histoire puissante. La réalisation de Wolker Sclöndorff est prodigieuse et il signe là son meilleur film. Le parcours de cet enfant qui refuse de grandir et qui traverse l'histoire de son pays, l'Allemagne nazie, avec pour seule passion son tambour et le rejet du monde des adultes, reste longtemps gravé dans la tête. David Bennent n'a que 12 ans quand il incarne Oscar, mais il nous offre une prestation époustouflante, inoubliable. Il ne tournera ensuite plus que deux films : Canicule et Legend. Le reste du casting, où l'on retrouve notamment les français Charles Aznavour et Andrea Ferreol, est également très convaincant. Un chef d'oeuvre, bouleversant.
Un film vraiment particulier, dérangeant, sorte de 400 coups visage sombre. Ici le fond est vraiment intéressant : un jeune garçon, dégouté du monde adulte qui n'est que mensonge, peurs, horreurs et refoulements, décide de rester dans l'enfance. On traverse ainsi par le regard de l'enfant toutes les horreurs de l'humanité : nazisme, violences sexuelles, tromperies... Des scènes sont réellement choquante, si bien que je ne pense pas que le film aurait pû être réalisé aujourd'hui, comme la scène ou le jeune gamin à une relation sexuelle avec une adulte. Le film pose un réel questionnement, la réalisation est de qualité, c'est un film dont on sort l'esprit troublé, donc c'est réussi.
Le festival de Cannes 1979 aura été une année exceptionnelle avec deux films palmés : "Apocalypse now" et "Le tambour", et il faut reconnaître que les deux méritent amplement leur récompense tant nous sommes en présence d'œuvres magistrales par leur originalité, les thèmes abordés, leur puissance narrative et leur traitement. Si tous deux ont de quoi diviser, j'ai tout de même l'impression que "Le tambour" n'a plus la place qu'il mérite dans l'histoire du cinéma contrairement à "Apocalypse now" (pour lequel j'ai quand même une préférence). La critique qui revient en boucle sur "Le tambour" est qu'il ne montre pas suffisamment les nuisances du nazisme, mais c'est justement le sens même de l'histoire : un enfant de trois ans qui refuse de vieillir physiquement mais aussi mentalement car il ne veut pas intégrer le monde des adultes, on va donc traverser toute cette période à travers les yeux d'un enfant de trois ans, c'est à dire à travers le prisme de ce qu'il vit au quotidien au sein de sa famille. Dire qu'on ne voit pas assez de choses qui dénoncent le nazisme, c'est un peu prendre les gens pour des imbéciles : le personnage du commerçant juif joué par Aznavour en raconte énormément (spoiler: il se fait refouler de l'enterrement, il se suicide alors que sa boutique est saccagée par les nazis ) et l'une des scènes majeures du film est l'attaque de la poste polonaise (spoiler: où les insurgés sont exécutés par les soldats allemands ), on a vraiment l'impression que maintenant il faut tout surligner doublement pour que les gens comprennent un message. On retiendra aussi cette scène burlesque extraordinaire où Oskar avec son tambour transforme la musique martiale d'une fanfare en valse, que de symboliques et de messages sous-entendus qui valent bien mieux que des discours ou des images déjà entendus ou vus des dizaines de fois, non pas qu'ils soient inutiles de les rappeler mais ici ce n'est pas le propos du film. "Le tambour" est aussi une œuvre qui peut perturber par son approche de la sexualité, ou avec certaines scènes comme celle des anguilles (à l'heure où on montre les gens se faire découper en morceaux dans une multitude de films et séries, ça me fait quand même bien rire qu'on s'offusque devant de telles scènes), mais c'est surtout le personnage d'Oskar qui permet d'installer un véritable malaise tout du long et on ne peut que saluer la performance incroyable de David Bennent (treize ans à l'époque). Bref, "Le tambour" est un film immense, coscénarisé par Günter Grass qui n'est jamais qu'un prix Nobel de littérature et par Jean-Claude Carrière, ce qui donne une idée de la qualité d'écriture.