Le Tambour
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2026
Avec Le Tambour, Volker Schlöndorff adapte le roman de Günter Grass dans une fresque grotesque où l’enfance devient un refus du monde adulte et de ses compromissions. Le personnage d’Oskar, figé dans son corps d’enfant, traverse l’Histoire allemande avec une étrangeté provocatrice. Le film impressionne par sa richesse symbolique et son mélange de satire et de cauchemar, mais cette accumulation peut aussi devenir pesante. Schlöndorff privilégie l’allégorie et l’excès au détriment d’une véritable cohérence émotionnelle. Reste une œuvre ambitieuse et marquante, mais dont la démesure et le malaise limitent l’adhésion.
Ramon
Ramon

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2026
Un film foisonnant comme les livres de Günter Grass. Multi-histoires, truculent, rabelaisien ?
Plus tard dans la veine il y eu les Kustirica encore mieux : plus poétique
Alain Nicola
Alain Nicola

23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Adaptation fidèle d'un superbe roman de Günter Grass, le tambour est un film remarquable. Volker Schlöndorff filmé avec brio des acteurs talentueux au service d'un film qui conte le destin du peuple cachoube, à cheval entre l'Allemagne et la Pologne. Oscar Matzerath refuse de grandir à l'âge de trois ans et ses coups de tambour accompagnent les soubresauts de l'histoire.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2025
Considérer Le Tambour comme un grand film, c’est peut-être déjà se laisser contaminer par un film qui ne veut pas de notre assentiment. Il ne cherche ni à nous plaire, ni à nous séduire, ni même à nous convaincre. Il nous dérange, littéralement. Dans notre manière de voir, d’écouter, de comprendre, de nous souvenir.

C’est un film qui trahit le grand récit pour le hanter de l’intérieur, un film qui refuse la stabilité historique : l’Histoire, oui, mais vécue du point de vue de la fable malade, de l’enfant perverti, du cri qui casse les vitres, du tambour battu comme on bat le monde.

Le Tambour ne reconstruit pas que l’Europe des années trente et quarante : il l’habite de biais, la perfore par la fable, l’empoisonne par la voix d’un enfant qui a refusé de grandir, comme si le refus du devenir était, soudain, le seul geste moral possible. Ou le plus pervers. C’est tout le paradoxe du film.

Il faut peut-être partir de là : Le Tambour n’est pas un film sur le nazisme. Ce n’est pas un film sur l’Allemagne. Ce n’est pas un film “historique”. C’est un film qui montre ce que produit un siècle quand on approche trop près le vacillement moral, la déréliction des signes et le grotesque. Le grand art de Schlöndorff, ici, c’est de faire disjoncter le réalisme de l’intérieur, d’en faire éclater les coutures en y injectant une matière insidieuse : le conte, l’obscène.

Oskar, c’est l’épicentre du tremblement. Il ne grandit pas. Et cette décision-là, à trois ans, dans un monde où tout le monde s’empresse de grandir, c’est une désertion majuscule. Une grève du corps. Le monde adulte est là, grouillant, lubrique, dangereux. Oskar le regarde avec des yeux fixes. Il est l’enfant qui a tout compris trop tôt. L’enfant qui comprend que la croissance, ici, c’est la compromission. Que devenir grand, c’est accepter la logique des camps, des fusils, des pulsions refoulées qui s’érigent en lois. Alors il reste petit.

Oskar ne grandit pas. Voilà la métaphore. Mais une métaphore dont on ne sait jamais si elle est résistance ou perversion. Fuite ou lucidité. C’est ce flottement qui fait le film. Cette indécidabilité qui traverse tout : Oskar regarde, oui, mais il agit aussi. Il dénonce, mais il jouit. Il refuse le monde adulte tout en l’imitant dans ses gestes les plus troubles. Il veut rester petit, mais il manipule, il séduit, il détruit. Est-il victime ou bourreau ? Mascotte ou monstre ? Il est trop. Il déborde la morale, la lecture, l’interprétation.

Et ce débordement est partout. Dans le corps du film. Dans sa peau. Dans ses textures. Schlöndorff ne filme pas la montée du nazisme comme une fête qui tourne mal. La forme épouse ce dérèglement : les cadres sont instables, les sons distordus, les corps filmés comme des amas de pulsions, jamais vraiment désirables, jamais vraiment repoussants. On est dans une zone grise. Une boue visuelle et morale.

Rien n’est simple. Ni le grotesque, ni l’érotisme, ni la violence. En exemple, la fameuse scène des anguilles tirées du cheval mort n’est pas une image-choc : c’est une énigme. Répulsion ou fascination ? Rire ou dégoût ? Tout Le Tambour repose sur cette frontière floue, cette logique du malaise. Un malaise sans issue. Car il n’y a pas de retour possible à l’ordre. Pas de leçon à tirer. Pas de culpabilité claire. Juste une Europe qui s’enfonce dans son propre fantasme et un enfant qui joue du tambour, comme on forcerait les morts à parler.

On pourrait croire à une posture critique, à une dénonciation par l’absurde. Mais ce serait trop facile. Le film ne dénonce pas : il infiltre. Il s’immisce dans l’époque, il la respire, il en adopte parfois les gestes. Il la mime. Il la rejoue. Et parfois, il s’y perd. Ce n’est pas un film “contre” le fascisme, c’est un film dans le fascisme. Qui montre aussi à quel point l’enfance elle-même n’est pas pure, qu’elle peut désirer le pouvoir, la jouissance, la cruauté.

C’est là que le film est le plus fort : dans son refus du confort idéologique. Il ne hiérarchise pas les horreurs. Il les montre. Il les lie. Il n’y a pas l’enfance contre la barbarie, l’imaginaire contre l’idéologie. Il y a un monde imbibé. Et un tambour qui bat, inlassablement, comme un cœur malade, un cœur trop vivant.

Le génie de Schlöndorff, c’est de n’avoir jamais eu peur du mauvais goût. Il filme la lubricité, la fange, la cruauté, sans cligner des yeux. Il filme les corps comme des surfaces de contamination : toujours trop proches, trop vivants, trop ouverts. On pense aux anguilles tirées du ventre d’un cheval, à cette chair offerte, à ces femmes qui jouissent, qui meurent, qui rient, mais dont aucun geste n’est pur. Le film est impur, dans sa texture même. Et c’est cette impureté qui fait sa vérité.

Il faut parler du grotesque. Parce que tout le film s’enracine dans cette esthétique-là. Le grotesque comme excès. Comme forme de lucidité perverse. Comme manière de dire ce qu’on ne peut pas dire autrement. Le nazisme est montré non pas comme une doctrine, mais comme un carnaval obscène, une logique des corps, un délire de représentation. Ce n’est pas une idéologie, c’est une fête monstrueuse. Et Oskar, là-dedans, c’est l’œil impitoyable.

Ce qui reste du film, longtemps après, ce n’est pas une scène, un plan, un message. C’est une sensation. Celle d’avoir été traversé par un film qui nous regarde en retour. Qui nous accuse, peut-être. Ou qui, du moins, ne nous laisse pas indemnes. Un film qui ne reconstruit rien. Qui laisse les ruines en l’état. Qui préfère la salissure à la catharsis. Qui ose l’ambiguïté. Qui laisse traîner les questions. Oskar n’est ni ange, ni démon. Il est l’incarnation d’une époque qui a cessé de croire en la croissance, en la dialectique.

C’est pour cela, et seulement pour cela, que Le Tambour est un chef-d’œuvre. Parce qu’il ne documente pas : il transperce. Parce qu’il ne reconstruit pas : il profane. Parce qu’il ose filmer l’Histoire comme un rêve devenu putréfaction. Parce qu’il sait que ce qui est intolérable ne peut être dit qu’à travers la fable. Et parce que dans ce corps minuscule, qui crie et qui tape, se concentre toute l’horreur d’un siècle sans filtre, sans leçon, sans clôture.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2025
il a èmu la Festival de Cannes, il a fait vibrer la cèrèmonie des Oscars! Quarante six ans après sa sortie, "Le tambour" (1979) rèsonne toujours aussi haut et fort en s'invitant même au Cinèma de minuit! Gloire èphèmère des annèes 70-80 et privè du charisme d'un jeune premier acteur, David Bennent est hallucinant (au même titre qu'un Klaus Kinski ou un Peter Lorre) dans le rôle de Oscar, utilisant son tambour comme un acte de rèbellion dans un pays qui bascule lentement dans le nazisme! Les autres comèdiens (Adorf, Winkler, Thalbach...) sont tout aussi marquants! Avec tout ce qu'il comporte de fort, de puissant et de positif, cette fresque historique, dont la virtuositè explose de mille feux, ne peut malheureusement être conseillèe que pour un public averti, pris dans la folie nazie! Mais quel film à l'arrivèe! Quelle inoubliable Palme d'or (ex-aequo avec le monumental "Apocalypse Now") que nous a pondu Schlöndorff pour le cinèma allemand...et le cinèma tout court dont la mise en scène mèrite vraiment tous les èloges...
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2025
Avant de le découvrir, je connaissais ce film pour deux raisons. D'une part, sa concurrence féroce avec "Apocalypse Now" lors du festival de Cannes de l'époque. D'autre part, les avis profondément divergents, certains le considérant comme l'un des grands films allemands, d'autres comme un navet sans intérêt. Mon avis intermédiaire ne va pas aider à trancher !
On suit l'histoire d'Oskar, jeune garçon né en Pologne en 1924. A 3 ans, deux choses fondamentales lui arrivent. On lui offre un tambour qu'il ne quittera plus. Et il choisit d'arrêter de grandir. Il verra ainsi les années sombres de 1927 à 1945 avec son corps d'enfant.
Il y a de vraies idées derrière "Die Blechtrommel". Le concept de ne pas vouloir subir une époque terrible, et de garder un corps d'enfant pour échapper à d'horribles situations, en demeurant éternel spectateur (Oskar dira d'ailleurs à des artistes de cirque qu'il préfère être spectateur qu'acteur du spectacle). C'est original, avec une forme de poésie cruelle, et une touche bienvenue de fantastique.
Côté mise en scène également, quelques idées sont barrées, qu'il s'agisse d'aller dans la dramatisation (la pêche aux anguilles) ou dans des saillies d'humour cinglant (la congrégation nazie qui se transforme en ballet !).
Mais beaucoup de choses pêchent pour moi. D'abord le personnage d'Oskar. Déjà physiquement il y a un malaise. L'acteur David Bennent, qui a tendance à garder un air halluciné, avait 11 ans et un air certes très jeune. Difficile de gober qu'il a le physique d'un enfant de 3 ans. Bon, d'accord, je comprends qu'ils ne pouvaient pas prendre un vrai enfant de 3 ans pour porter le film.
Puis ce personnage est tout de même très antipathique. Il parait peu émotionné devant les affres que traversent sa famille, quand il ne contribue pas régulièrement à leur déchéance !
Ensuite, le rythme régulièrement longuet. Les 2h20 ont été un peu dures à passer pour moi. Quand certaines scènes sont limites malaisantes. Je pense évidemment aux passages de fesse avec le jeune David Bennent, qui dérangent. Je comprends pourquoi le film a été censuré dans certains pays à l'époque...
Toujours est-il que "Die Blechtrommel" remporta un grand succès publique et critique à sa sortie. Et c'est le genre de film qui ne laisse pas indifférent, méritant au moins un visionnage.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2025
Né entre les deux grandes guerres, le petit Oskar décide le jour de ses trois ans, au spectacle des turpitudes du monde adulte de ne plus grandir, de rester cet enfant au tambour, symbole ludique par lequel il exprimera désormais ses émotions.
Ce récit allégorique, riche en symboles, très habilement et singulièrement mis en scène par Volker Schlöndorff, introduit une dimension surnaturelle, et burlesque parfois, dans cette approche critique de l'Allemagne nazie. Complexe et prenante, la réalisation fixe l'anecdotisme d'une vie de famille à travers la guerre et, auparavant, ses prémisses, qui sont l'illustration grave et ultime de la désespérante comédie humaine que traverse ici Oskar; celui-ci témoigne pour nous de la complaisance du peuple allemand pour le régime hitlérien.
Ce parcours initiatique où s'imposent au regard de l'enfance la médiocrité, la destruction et la mort est d'autant plus fascinant qu'il s'appuie sur la composition mémorable du jeune David Bennent, à la physionomie extraordinaire, devenu l'incarnation de l'innocence sacrifiée.
Que le roman originel, de Günter Grass, et le film soient oeuvres allemandes n'est pas neutre.
Cult K Monde
Cult K Monde

4 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2025
Ce que j'ai aimé dans le film, c'est la façon dont il nous plonge dans la vie du peuple polonais pendant la guerre, à travers le regard d'Oscar, un garçon qui joue très bien son rôle. On est comme dans sa tête, on voit le monde à travers ses yeux, un monde qui n'est pas du tout rose et qui nous rappelle qu'on grandit, qu'on le veuille ou non. J'ai bien aimé que l'on assiste à certaines transitions par rapport à son avancée en âge, mais même s'il est le personnage principal, l'histoire se concentre principalement sur les événements autour de lui.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 août 2024
Grotesque, burlesque, dérangeant. Si certaines idées sont bonnes (notamment celle de tout voir à hauteur d'enfant, ce qui permet d'avoir un regard extérieur sur les années nazies) et l'évocation historique intéressante, l'enchaînement est sans queue ni tête et peut se résumer à la vie malheureuse et lubrique de quelques personnages simplets.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2024
Dans la première partie on est surtout fasciné par le petit Oskar, son tambour, puis son cri briseur de verre, et sa volonté farouche de rester un enfant de trois ans. On est un peu gêné par ce gosse qui doit avoir trois ans mais qui en paraît plutôt 8-9 an joué par un acteur de 13 ans, finalement jamais on ne peut croire à un enfant de trois ans, on s'accroche à l'histoire en se disant que c'est plutôt un enfant de 8-9 ans ou un jeune ado qui fait plus jeune. On peut rester un peut perplexe encore par un personnage qui reste étonnamment sans émotion ou presque mais pas toujours à quelques instants près ce qui fait penser à un spectre de l'autisme. Par là même, Oskar veut rester un enfant de trois ans mais paradoxalement veut pourtant avoir une vie sexuelle épanouie. Le film oscille constamment entre le surréalisme voir l'incongruité des situations et la tragédie et l'horreur de la guerre de ses causes à ses conséquences mais pas que. On sent la volonté aussi de choquer plus ou moins gratuitement (les anguilles dans le plus, le sexe "en famille" dans le moins) ce qui rend sans doute un peu vaporeux tous les messages plus sérieux. Un film passionnant, intrigant, merveilleusement joué et filmé mais qui va aussi troubler pour ne pas dire perturber certains spectateurs.
Site : Selenie.fr
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juillet 2024
Vérifie l'adage favori de quelques snobs "moins c'est clair, plus c'est bon". Et même qu'il a été primé à Cannes... Pourtant qu'on y regarde de près, on a quoi, certes une idée de départ originale qui en vaut bien d'autres, mais ensuite ? une histoire qui n'en est pas une. Le môme agaçant au possible est surtout un spectateur témoin de ce qu'il l'entoure et on se demande la pertinence de certaines scènes, on dirait que le réalisateur s'est complut à filmer la laideur, l'absurde, le vide et l'ennui. On nous dit que l'œuvre est perturbante ! On peut le concevoir, mais ce critère ne saurait constituer un gage de qualité. Film à messages ? Mais ce serait lequel ? Nous dire que le nazisme c'est pas bien (quel courage !) et... que manger trop de poisson non plus ! Les fans se sont amusés à qualifier le film de tous les superlatifs du dictionnaire, grand bien leur fasse, moi j'avais hâte que ça finisse. J'ai beau chercher, je ne vois pas quoi sauver dans ce que je considère comme une imposture.
Gautier Delapierre
Gautier Delapierre

25 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2023
Pourquoi aucune critique présente n'essaie de comprendre les scènes les plus déroutantes du film ?
Le film projette une réalité à travers le prisme de l'enfant, premier point important qui permet de comprendre pourquoi on a du mal à comprendre !

L'enjeux est donc double, discerner la réalité de l'imagination et ensuite interpréter les fantasmes infantiles.

spoiler: Prenons la scène des anguilles. À priori non, la pêche à l'anguille ne se pratique pas avec une tête d'âne. De plus cette pratique pourrait favoriser les bactéries. Est ce la mère de Oskar qui est dégoutée ou Oskar lui même ? Sans doute Oskar puisque c'est lui qui projette le film que l'on voit. Est ce l'anguille elle même qui dégoute l'enfant ou son mode de capture ? L'anguille a l'allure de serpent, a toutes les qualités pour déplaire aux enfants, d'autant plus que certains enfants n'aiment pas le poisson en général. C'est beaucoup plus clair si l'on part du principe que c'est Oskar l'enfant qui est dégouté par ce met de la mer et qui refuse d'en manger et qui se voit recevoir une leçon de moral du père adoptif. Le mode de capture de l'anguille est sans intérêt, la tête d'âne est là pour nous dire : "mais d'où peut bien venir cette horreur qu'est une anguille ?". Pour la suite, à l'évidence, Oskar n'aime pas l'idée que sa mère s'envoie en l'air avec des inconnus, donc il en profite pour ré introduire une scène totalement gratuite qui est censé expliquer pourquoi sa mère se décide à manger les anguilles. Mais en réalité, cette scène sexuelle n'a pas eu lieu à ce moment, et tout ce qui compte, c'est que après le caprice, on finit par se résoudre à manger ce qu'on a dans son assiette quand on a rien d'autre, quitte à avoir l'air ridicule.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2022
Quel est l'enjeu de ce mix générique? Entre (anti) récit initiatique, registre picaresque, conte cruel, œuvre politique et opus symbolique, l'ambition réelle, la parole du romancier (à travers celle du réalisateur) étouffe! Malgré une certaine empreinte formelle ainsi qu'une interprétation hallucinée de David Bennent, difficile de savoir quel fil dérouler ou quelle voix écouter. Un ovni scénaristique dont les aspects malsains voire pervers auront trop dominé.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2022
Cette adaptation d’un livre réputé inadaptable (que je n’ai pas lu) constitue un projet très ambitieux. Une ambition confirmée par l’ampleur et la durée du film, son esthétique, sa recherche d’originalité, son étalement sur une longue période, cruciale et douloureuse, de l’histoire de l’Allemagne. Les évènements sont vus à travers les yeux d’un garçon (qui est d’ailleurs le narrateur) aux caractéristiques hautement symboliques : il a décidé de cesser de grandir, pour ne pas appartenir au monde des adultes, si décevants par leurs comportements individuels et collectifs, il est capable par des cris de briser tous types de verres, expression de sa révolte contre ce monde, et tape frénétiquement sur son tambour, comme pour le réveiller. Le film est foisonnant, alternant des scènes dramatiques, délirantes, baroques, provoquantes, presque toujours inventives, parfois magiques comme la première rencontre avec le Lilliputien. Il lui manque un peu de fluidité, pour, au-delà d’une succession de scènes, constituer une grande œuvre. Il en résulte un film important et marquant, qu’aurait magnifié un peu de génie.
Dijé C
Dijé C

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mai 2022
J'ai détesté ce film du début à la fin. Le personnage principal est très antipathique. La voix française de Viktor est hyper désagréable. Ses cris et son acharnement sur son tambour tapent sur les nerfs. Des scènes plus insupportables les unes que les autres se succèdent. La soupe au pipi, les scènes avec les anguilles, le vomi, les scènes de sexe écoeurantes, etc. Tout est laid. Et la question qu'on se pose c'est pourquoi? Il n'y a pas vraiment d'histoire. On ne va nulle part. Ou alors j'ai rien compris.
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