Fortement influencé par Stephen King (le pitch ressemble beaucoup à "La part des ténèbres" et sa fiction devenant réelle) mais surtout par H.P. Lovecraft avec ce cauchemar progressif peuplé de créatures visqueuses et tentaculaires rappelant "Dagon" et faisant sombrer notre héros sain et lucide peu à peu dans la folie. Mené par un Sam Neill tout bonnement excellent, qui retrouve par ailleurs Big John trois ans après Les aventures d'un homme invisible, le long-métrage nous entraine dans l'univers le plus sombre et le plus dément réalisé par Carpenter. Le scénario, brillant, imaginatif et original, s'avère plein de rebondissement, au rythme aussi effréné que terrifiant, copieusement agrémenté de scènes d'horreur particulièrement réussies comme l'attaque des dobermans, l'agression de la ruelle par le policier ou encore tout simplement les multiples rêves du héros, Trent, fantasques et glauquissimes. Cette intrigue parfaitement soutenue se situant principalement dans une bourgade isolée remplie d'étranges personnages fait froid dans le dos, Carpenter arrivant à nous immiscer progressivement dans ce véritable thriller lovecraftien. Au même titre que ce pauvre débusqueur de fraudes à l'assurance, nous avançons petit à petit dans un monde fantastique où la logique n'a plus sa place et où l'horreur la plus infâme fait lentement surface dans un final des plus terrifiants où se côtoient monstres et ésotérisme. Nous découvrons donc dans ce treizième long-métrage du maitre de l'épouvante un casting surprenant avec, aux côtés de Sam Neill, la brillante Julie Carmen, le glaçant Jürgen Prochnow ainsi que les apparitions de Charlton Heston, Julian Glover, David Wagner sans oublier Wilhelm von Homburg (inoubliable Vigo dans S.O.S. Fantômes 2). La mise en scène méticuleuse, les effets spéciaux discrets mais bluffants, la musique angoissante et l'atmosphère lugubre du long-métrage participent également beaucoup à la réussite de ce cauchemar filmique sans pareil, L'antre de la folie demeurant sans conteste l'un des plus réussis chef-d'œuvres de John Carpenter.
Un film d'horreur de John Carpenter particulièrement décevant par rapport à "The Thing". Le scénario est sans queue ni tête, et on enchaîne effets spéciaux ridicules et situations grotesques. Une réalisation ratée !
Se perdre dans les méandres de l'inconscience ou comment devenir fou à la sauce Carpenter... Prendre plusieurs routes différentes et toujours se retrouver au point de départ, c'est un peu comme les escaliers d'Escher.
Un film qui aurait dû s'appeler "L'antre du grand n'importe quoi". On patauge dans le ridicule du début à la fin. Les effets spéciaux médiocres enfoncent encore plus le film dans la boue. Les passages lors desquels j'ai ri sont tellement nombreux que je ne sais même pas par où commencer. Peut-être celui où le héros explique sa théorie capillo-tractée de la carte à l'éditeur de Sutter Cane. Ou encore, celui où l'on voit les petits enfants déformés dirent à la gonzesse "tu es ma maman". C'est quoi ce délire putain ? On n'est plus dans le fantastique mais dans le foutage de gueule. Avec un grand F.
Ce Carpenter me reste dans l'esprit en me l'étouffant, pas dans le bon sens en tout cas. Appréciant Sam Neil, le film stagne quand même, sa prestation est bonne je dis pas le contraire. Ce qui me désavantage est de voir que l'Antre de la folie s'affole non-stop sur la religion de comptoir ce qui perso ne donna pas des grands films. L'antre du barbant j'ai envie de dire. Passons...
Encore un Carpenter sous estimé par la critique et le grand public. Si il est le rare film à citer voire parodier le grand Lovecraft, il reste néanmoins un film très personnel sur l'oeuvre complète du maitre de l'horreur "Mr C".
Sam Neil y est brillant dedans, du début à la fin, avec une galerie de seconds rôles juste d'interprétation (la vieille femme du comptoir de l'hotel !), au service d'une histoire qui nous emmène pas à pas vers l'inconnu et nous plonge à dose savante vers l'horreur la plus complète sans verser totalement dans le satanisme stupide.
La fin du film est une excellente surprise et réhausse le niveau moyen de la dernière demie heure du film. La mise en abyme un brin absurde de Neil spoiler: se voyant lui même au cinéma dans son propre rôle aide à forger sa propre identité à ce film.
Un bel effort de Carpenter dans une période sombre ou ses films étaient mis plus bas que terre par la critique et les pontes du studio. Quand bien même serait-ce trop tard pour le retraité des studios je lui lance un Bravo Monsieur pour cette histoire !
Excellent film, excellent acteur, excellent scénario. J'ai été absorbé jusqu'au 4/5 du film, mais j'ai vraiment été déçu de la fin, expédiée et sans réelles explications, un peu dommage je trouve le film méritait 20 petites minutes de plus peut être.
Excellent film de Carpenter. Très malsain dans le traitement très organique de son sujet (un peu un mélange entre le style "Cronenbergien" et "Carpenterien"). Le tout avec un scénario de folie très bien écrit (questionnement sur le réel et le fictionel) qui nous tient en haleine tout le long. In The Mouth Of Madness est donc un film qui nous prend au tripes malgré les effets spéciaux très kitsch qui ne plairont pas à tous. Un Must.
4étoiles pour ce film de Carpenter? il les aurrait mérité si je prennais unique en compte le genre, de loing le meilleur film de Carpenter, mais vraiment de loing, la réalisation, le scénario, le jeu des acteurs, rien à dire ...mas surtout le scénario qui est très bon et originale, on se laisse tous facilement surprendre... il deviendra un classic du genre à mon avis pour tout cinéphile
Un film de pure...folie ! Qui de mieux que Carpenter pour faire un tel film, à mi chemin entre du King et Lovecraft, très réussi. Sam Neill est plus qu'impressionnant.
Un film vraiment cauchemardesque, je l'ai trouvé excellent malgré que je suis pas fan de films d'horreurs des années 90... Une véritable immersion dans la folie, Sam Neil est vraiment inquiétant et la fin déconcertante. C'est dur de parler de ce film sans le spoiler!