Dès lors que l’on se laisse emporter par la magie de cette fable et que l’on assimile la poésie émanant de cette étrange petite histoire de poupées, sans doute, seulement, le peu d’originalité de son scénario pourra se faire oublier. L’univers post-apocalyptique très sombre et les aventures construites à la façon d’un road-movie qu’y vivent ces neuf marionnettes sont en effet un mélange assez flagrant, quoique partant d’une idée particulièrement saugrenue, de mélange entre La route et Toy Story, dépourvu du suspense du premier et de l’humour du second. Cette fusion stylistique a beau profiter d’une photographie gothique resplendissante, dans laquelle on ressent l’inspiration de Tim Burton, et d’une animation particulièrement ingénieuse, il est justement difficile de penser qu’elle saura trouver son public et, moins encore, captiver l’attention des curieux. Mieux vaut se contenter du court-métrage initial que de cette version maladroitement étirée.
Si vous vous attendez à un film d’animation pour enfants, vous serez bien déçu. 9 est un film d’animation, mais plutôt sombre. Il peut être vu par des enfants, mais ceux-ci auront probablement dur à accrocher à cet univers. Les deux producteurs de ce film sont Tim Burton et Timur Bekmambetov (Wanted, Night Watch). Ça annonce déjà la couleur. L’histoire est assez originale, mais ne parvient pas toujours à capter l’attention du spectateur. L’histoire prend du temps avant de décoller, mais la seconde partie du film est réussie. La qualité de l’animation est réussie pour les personnages, mais les décors ne sont pas encore vraiment au point et auraient mérité un peu plus d’attention. En fin de compte, 9 est un film d’animation pour adultes. Je comprends que ce film n’ait pas eu beaucoup de succès au box-office, car les adultes ne s’intéressent aux films d’animation que par le biais des enfants. Or, les enfants n’apprécieront probablement pas cet univers assez sombre. Du coup, personne n’a vraiment envie de voir ce film. Moi-même, je l’ai vu par curiosité, car je me demandais à quoi un film d’animation pour adulte pouvait ressembler. Au final, j’ai apprécié ce film, même s’il est vrai que 9 n’est pas un chef-d’œuvre.
Quelquepart entre "Matrix" et le Ravage de Barjavel pour la description haletante de la mécanisation du monde et constituant un engagement philosophique total, et en gardant l'esprit animé d'un "Pinocchio" dans le rapport enfantin et fantastique de la création des êtres, "Numéro 9" est une intéressante proposition de cinéma, pleine d'ambitions visuelles et humaines. Toute la richesse du film est là, dans la maturité d'un propos pessimiste qui prend des allures de fresque quand il s'agit de parler d'une mise en scène d'un pouvoir, de l'attribution de leaders dans une communauté, qu'elle soit résistante ou non. "Numéro 9" n'est certainement pas une oeuvre offerte au jeune public parce qu'elle dénote déjà une attente de l'action et nécessite la conscience de l'actualité pour prendre tout son sens. Vu sous cet angle, le projet est complexe et inspiré dans son édifice visuel teinté de couleurs cendrées et morbides, jusque dans l'étonnante séquence sur fond d'Over the Rainbow. Malheureusement la caméra, aussi virtuose soit-elle dans les belles séquences d'action, reste en retrait et créé une distance qui amollit toute énergie ; les personnages sont glacials, même les plus originaux, et les décors magnifiquement modélisés semblent pourtant avoir une présence uniquement virtuelle. "Numéro 9" ressemble à une grande démo de jeu vidéo, non seulement dans le comportement du scénario qui porte avant tout sur l'efficacité quitte à démembrer les trésors parallèles de l'intrigue - et de ce fait amplifier un simplisme qui est contradictoire avec la profondeur de la vision - mais aussi dans les mouvements de caméra, l'animation des personnages. Tout est splendide, peaufiné, mais l'émotion ne passe pas dans la froideur virtuelle, malgré le travail de naturel et l'originalité du style. La caméra observe en fantôme et semble toujours être une sentinelle captant en secret chaque geste de chaque personnage ; en résulte un gêne, un placement inconfortable pour le spectateur qui, plutôt que
Un très joli film qui délivre un très beau message sur les valeurs de la vie et celles qu'il ne faut pas oublier. On a de très beaux décors, des personnages attachants et une très belle musique. Une très jolie fable, en somme.
Surprenant et inattendu ! Ce film est une petite merveille que nous offre Shane Acker pour son premier film. L'originalité des personnages et du scénario nous emportent dans ce monde avec plaisir et frissons. C'est donc une belle surprise de voir ce film et sans regret !
Un très bon film d'animation qui n'est pas du tout pour les enfants. L'humanité et plus particulièrement la course à la technologie sont attaqués. Le film surfe sur Matrix et consort mais il apporte un regard nouveau grâce à l'animation. Même s'il est trop court, il est extrêmement dense et on ne s'ennuie pas un seul instant. C'est dommage que la fin soit un peu trop utopique.
Un film d'animation fort réussi en particulier du point de vue graphique. Je relève néanmoins une histoire un peu compliquée qui n'en fait pas un film pour enfants. Le déroulement de l'histoire ne sort pas non plus des sentiers battus. Cela reste un bon numéro...
"Numéro 9" est l'un des films d'animation les plus sombres et les plus glauques que j'ai vu de ma vie. Et pourtant, contrairement à ce que je croyais, c'est pas un film d'animation réalisé par Tim Burton, bien qu'il l'ait produit. Comme quoi, il n'y a pas que Tim Burton qui est capable de réaliser ce genre de choses. Concernant mon avis sur "Numéro 9", j'ai trouvé ça vraiment bien, sans crier au chef-d'oeuvre, c'est un film d'animation ultra sombre, sérieux et glauque, mais qui a une ampleur profonde surprenante et un aspect dramatique fort. "Numéro 9" est avant-tout un film d'animation mature qui fait preuve de créativité, qui propose quelque chose de vraiment intéressant, avec une histoire tragique dans un contexte post-apocalyptique, où les machines ont exterminé l'humanité sur Terre. Le film dégage également beaucoup de mystère jusqu'à la toute fin où les révélations sont surprenantes. Même si le film adopte quelques traits comiques très rares, le drame est nettement plus présent avec des scènes émouvantes, mais aussi très sombres. Le design de chaque personnage est bien, l'animation reste toujours potable même avec les années qui ont passé. Y'a également des scènes d'action palpitantes qui donnent de la pêche au film et qui le rehausse fortement. Au niveau des personnages, tout est réussi. Chaque personnage sont bien travaillés, aussi bien au niveau du design que du développement. Ils ont chacun une personnalité qui leur correspond : le courage, la peur, la combativité, le savoir, etc... ils sont tous attachants du côté des protagonistes. Les machines sont tout aussi réussies graphiquement, et sont bien terrifiantes et impressionnantes dans leur design, mention spéciale à la grande machine qui est vraiment imposante et impressionnante. La musique de Danny Elfman manque un peu d'impact, mais rentre très bien dans le concept. Niveau doublage, la VO est aussi bonne que la VF. Dans la VO, on retrouve beaucoup de tête connues, comme Elijah Wood pour la voix de 9, Christopher Plummer pour la voix de 1, Jennifer Connelly dans le rôle de 7, John C. Reilly dans le rôle de 5, ou encore Crispin Glover pour la voix de 6. On peut aussi noter la présence d'Alan Oppenheimer dans le rôle du scientifique. En conclusion, "Numéro 9" est un film d'animation à l'aspect inquiétant et sombre, mais ça reste un film d'animation qui donne un autre point de vue qu'on voit d'habitude en terme d'animation. Les plus jeunes seront peut-être un peu trop impressionnés, mais en tout cas, je le recommande fortement, du moins pour un public plus tolérant.
Enfin, j'ai pu découvrir numéro 9. Depuis le temps que je voulais le voir. Et au final, je fus plus que déçu. Certes c'est bien fait, l'animation et impeccable et les personnages aussi. Mais que dire du scénario... Avec un monde post-apocalyptique, on se demande à qui s'adresse ce film. Surement pas aux enfants, car c'est un monde cruel (tout le monde est mort), sombre, glauque. Et il n’y a pas la moindre once d'humour. Alors, on se dit que c'est un film pour les adultes. Mais encore une fois, ce n’est pas ça. Car comment faire un bon scénario sur la fin du monde en 1h10 ? Tout va trop vite, et on n’a pas le temps de rentrer dedans que c'est déjà la fin. Au final, je ne sais toujours pas à qui s'adresse numéro 9. Dans tous les cas, c'est loin d'être incontournable, mais ça fait passer le temps.
Je sais pas, j'ai pas accroché un film qui pour moi, met trop de temps à se lancer et dont la base même du scénario n'est dévoilée qu'a la fin, ce qui fait que le temps de se lancer dans l'histoire, elle se finit.
Une fable post apocalyptique magnifique de pessimisme, de désenchantement, et pourtant, aussi, d'espoir et d'ironie, à commencer par le fait que l'ultime espoir soit tenu par 9 petites poupées de chiffon. On sent que Acker est influencé par Burton et que celui-ci était actif à la production, tant l'univers développé aurait très bien pu être de Tim Burton. Il y a un peu d'humour, mais surtout beaucoup de noirceur, et l'illustration parfaite d'un monde que l'on pourrait fort bien laisser derrière nous.
Cynique, ironique, violent dans son fond, Numéro 9 joue à fond la carte de la critique et de l'émotion, et ça marche. Ce film est juste magnifique d'un bout à l'autre, jusque dans son final si vrai.
As en croire le pitch le film avais l air excellent.Je dis bien avais car le gout qu il en ressort et très amer.On as l impression d assister as un episode de terminator du pauvre avec des marionettes.Scénario inexistant,réalisations pourtant impecable mes sa ne suffit pas.On s ennuie ferme sans trops savoir ou l on veut nous enmener.La fin et touste aussi grotesque.Une deception vraiment.