Autopsie d'un meurtre
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Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2019
Ce qu'il y a d'intéressant en revoyant le film aujourd'hui, et d'observer comment une femme victime d'un viol était traitée en 1959. Les stéréotypes sur le viol ont la vie dure, puisque 60 ans après dans la série britannique, Sous Influence, le personnage interprété excellemment par Emily Watson, avait peur que le procès contre son viol soit son procès. C'est ce qui se passe dans Autopsie d'un meurtre. On est abasourdi d'entendre les commentaires sexistes à l'encontre du personnage de Lee Remick. Cela devait être la règle à l'époque, comme si la victime avait bien cherché d'être violée, et d'entendre dans le film, l'horrible réflexion: "Elle tortillait de la croupe." Nous assistons dans le film au douloureux parcours des 2 victimes (celui du mari avec sa mémoire traumatique et celui de sa femme violée). Tous deux ont droits à des examens et des soins médicaux avec même une évaluation psychiatrique du meurtrier. On découvre dans le film, les préjugés phallocrates de la société américaine de cette époque. Les propos de l'assistant de l'avocat général, interprété par George C. Scott, apparaissent pour le moins déplacés. Celui-ci dénonce la tenue vestimentaire sexy de la jeune femme violée au moment des faits. Au point de faire ressortir un sentiment de culpabilité sur le visage effrayé de Lee Remick. Le film montre bien le sentiment de honte lié au regard social avec le public qui assistent au procès (qui ricane bêtement quand il entend prononcer le mot "culotte") mais aussi du jury et des professionnels de la justice, dont le comportement apparaît aujourd'hui comme inapproprié et dérangeant. Le film est passionnant car c'est un témoignage impitoyable sur l'époque, mais est-ce un grand film ?
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2019
Un grand classique bien joué et bien rythmé un scénario intelligent et une série de petits pas vers la vérité portes par des dialogues intéressants si rares de nos jours...
CH1218
CH1218

283 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2013
Magnifiquement mis en scène par Otto Preminger, cette "autopsie" est l'un des sommets de prétoires et plaidoiries judiciaires jamais réalisés au cinéma. La salle de tribunal est le théâtre de joutes verbales efficaces, souvent drôles malgré le sérieux du sujet et le côté dramatique du procès. Le scénario est intelligemment bien construit et on ne s'ennuie aucunement durant les 2h40 du film. James Stewart est génial en face d'un George C. Scott parfait. Ben Gazzara, Lee Remick et Arthur O'Connell complètent habillement une brillante distribution.
stans007
stans007

41 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2021
Photo N&B splendide, montage impeccable et musique de Duke Ellington pour cette bataille d’avocats un peu trop… cinématographique. La psychologie des personnages est intéressante mais l’humour parfois douteux. Un classique !
François Huzar
François Huzar

11 abonnés 83 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2023
Adapté d’un cas réel, ce film est l’un des chefs d’œuvre de Preminger et sans doute l’un des meilleurs films procès de l’histoire du cinéma. Le récit est d’une rigueur extrême, suivant pas à pas chaque étape du travail de la défense. La mise en scène de Preminger touche à la perfection. Chaque joute oratoire bénéficie d’un sens du cadre et du mouvement souple de la caméra étonnants. James Stewart est formidable de malice et d’opiniâtreté. Malgré sa longueur (2h40), c’est un film qui se suit avec passion, fruit d’une minutieuse construction.
Dialectik
Dialectik

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2025
ATTENTION, ce que vous vous apprêtez à lire est un SPOILER INTÉGRAL !
En lisant certaines critiques de ce film nous avons pu constater que leurs auteurs l'avaient visionné de manière distraite. En effet ils se plaignent, soit de ne pas avoir saisi les subtilités de la plaidoirie, soit de ne pas savoir si le Lt.Manion méritait d'être acquitté ou non, soit qu'on ne leur montre pas clairement si le viol a bien eu lieu . Enfin d'autres auraient encore aimé savoir si toute cette affaire se termine par un "happy end" pour le couple Manion. Nous aimerions d'abord conseiller à ce genre de spectateurs d'éviter de terminer un sudoku pendant le visionnage ou de tenter de séduire leur voisine ou voisin à la faveur de l'obscurité complice ;-) En effet quand on s'intéresse à ce genre de films, il est indispensable de bien écouter toutes les nuances des arguments des protagonistes et de bien observer tous les détails des différentes séquences. Ici tout était pourtant clairement suggéré au moyen de plusieurs indices, afin que le spectateur puisse comprendre clairement ce qui s'était réellement passé et comment cela allait finir après le procès. Nous ne sommes pas particulièrement fans de Preminger mais nous estimons que ce film est plutôt réussi surtout en ce qui concerne le message qu'il s'efforce de transmettre. Nous avons bien décelé ci et là quelques invraisemblances ou incohérences mais qui ne nuisent pas sérieusement à la compréhension de l'intrigue. Dans son autre film "Laura" Preminger a commis des négligences autrement plus graves. (cf. notre critique) Passons donc aux explications:
1°) L'hypothèse du viol était d'emblée exclue, vu que la victime est présentée avec insistance comme une nympho. ou une Marie-couche-toi-là si vous préférez. (Elle n'hésite pas à faire du charme à son avocat sous les yeux de son mari emprisonné et l'accusation dispose de témoignages prouvant qu'elle avait aguiché son prétendu violeur). De plus, après son retour à leur caravane, son époux la fait jurer sur son rosaire...ce qui prouve bien qu'il soupçonnait que le "violeur" était en fait son amant et que c'est pour cette raison qu'il avait tabassé Laura pour la faire avouer. La séquence où l'on voit Frederick agresser violemment son codétenu qui ironise sur la vertu de Laura confirme ce qui précède ainsi que le caractère violent du lieutenant. La péripétie cocasse de la "culotte" qui débarque dans le prétoire n'est nullement une preuve de viol mais peut-être un simple oubli dans le véhicule du prétendu violeur puisque Laura avoue qu'elle a coutume de se balader "cul nu" !
2°) Quant à la culpabilité de Frederick, de nombreux indices démontrent qu'il ne s'agit nullement d'un crime passionnel mais d'une froide vengeance. On le montre sûr de lui, même cynique lors du premier contact avec son avocat. Il sait qu'il ne risque au pire qu'une peine symbolique pour un crime passionnel, sachant qu'un psychiatre militaire
lui délivrera un certificat lui permettant de plaider le coup de folie résultant d'un état émotionnel intense. Il ne prend même pas la peine de simuler un quelconque état d'excitation lorsqu'il tire sur celui qui l'a cocufié. Il est optimiste puisque Laura le qualifie de veinard.
3°) Pour en venir à l'avenir du couple, là encore plusieurs indices le laissent présager :
Le codétenu de l'accusé déclare que Frederick lui aurait confié son intention de répudier sa moitié d'un bon coup de pied dans le séant dès sa libération. On peut objecter que la parole d'un taulard a peu de poids mais une brève séquence montre Frederick refusant que sa femme lui allume sa cigarette ce qui en dit long sur la rancœur qu'il conserve envers elle. Quand il embrasse sa femme après le verdict ce n'est que pour la remercier d'avoir témoigné en sa faveur. Sans doute redoutait elle des représailles au cas où elle aurait révélé la vérité. À la fin du film le gardien du camping dit que Laura était en pleurs lorsque le couple a quitté les lieux ce qui confirme que le codétenu n'avait pas menti. (désolés nous sommes de décevoir ceux qui idéalisent la paix des ménages.)
En conclusion nous dirons que Preminger était obligé de laisser planer jusqu'au dénouement une certaine ambiguïté pour conserver le suspense. Mais, à notre humble avis, le véritable intérêt du film se résume aux messages que Preminger voulait faire passer. Le plus évident est une critique de ce type de justice où le sort des inculpés compte pour du beurre comparé aux rivalités de prestige que se livrent les avocats à l'occasion de leurs joutes oratoires. Les jurés sont, eux mêmes, manipulés par les insinuations sournoises des deux camps. Bref, vérité et justice sont bafouées, piétinées. Seul point positif de ce film et du cinéma ricain en général : ils n'ont aucun complexe, aucune pudeur à montrer cette société telle qu'elle est. Les WASPS ont acquis un tel sentiment de supériorité qu'ils ont intégré leurs paradoxes les plus choquants, ils en sont même fiers. Le puritanisme, l'hypocrisie, les préjugés des sectes véhiculant leur obscurantisme font, qu'à l'occasion d'un procès, une culotte de femme montrée comme pièce à conviction ou la simple prononciation du mot viol sont plus "shocking" que la brutale réalité du crime qui est jugé. Cette banalisation de la violence s'explique sans doute essentiellement par le fait que cette société s'est imposée sur ce continent (à une période relativement récente) par la force féroce, les déportations et l'épuration ethnique. Le mépris de la vie est en quelque sorte passé dans les gènes, il a été entretenu par le mythe de la conquête de l'Ouest et plus récemment par le cinéma qui semble fasciné par le grand banditisme.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2022
Beau film sur la plaidoirie, seul le début est lent avec une mise en place qui se fait attendre, mais une fois arrivé le procès démarre et de quelle manière, on croirait y assister, en effet le combat d'argumentaires entre la défense et le ministère est grandiose, accompagné par des notes d'humour bienvenues. De plus l'intrigue est excellente et à la place du jury je ne sais pas quelle décision j'aurai prise? Y a t-il eu réellement un viol ? Où bien est-ce la femme qui a été battue par son mari jaloux et qui ment pour le défendre ? Tout le long de l'audience il y a éléments favorables dans les deux sens du coup on hésite, le point noir justement est qu'à la fin on ne sait pas la vraie cause et le verdict des jurés et celui que l'on attendait il n y a malheureusement pas eu de retournement de situation, par contre la scène finale est très bien trouvée avec l'avocat qui se fait prendre à son propre jeu.
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2024
Je n'avais jamais vu ce film et j'ai beaucoup aimé.
Il semblerait qu'il soit fait d'après une histoire vraie. Cela fait quand même froid dans le dos de voir un jugement rendu suite à des joutes verbales théâtrales plutôt qu'à des faits prouvés.
En fin de compte, on ne sait pas réellement ce qui s'est passé et tous les doutes sont possibles.
Ce bénéfice profite à l'accusé mais je ne suis pas convaincue d'une justice rendue équitablement.
Ce film démontre bien le mécanisme qui transforme des coupables en innocents et inversement.
Malheureusement très proche d'une certaine réalité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2012
Autopsier un meurtre n'est pas chose facile. Surtout quand l'analyse se passe dans un tribunal. Otto Preminger y arrive avec finesse et talent. Rebondissements vont bon train et le suspense devient petit à petit présent. Accompagné du jazz agréable de Duke Ellington, le film en devient un véritable joyaux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 janvier 2015
Excellent polar juridique, brillamment écrit (cynique et acide sur le système juridique) et réalisé par un Preminger qui s'amuse à surprendre le spectateur. James Stewart est impeccable. Le suspense tient la route d'un bout à l'autre (2h30). Evitez la VF.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2021
Autopsie d’un meurtre est un film de grande maturité pour Otto Preminger. Depuis Laura en 1944, film qu’il jugea lui-même comme son premier vrai projet personnel, le natif de l’Empire austro-hongrois a su lier une stimulante réflexion sur l’image de la femme fatale et les manipulations avec une mise en scène discrète, mais d’une grande élégance. Avec Autopsie d’un meurtre il s’empara de tout et nous livra un film passionnant sur les rouages de la machine judiciaire américaine. Bien huilée, cette dernière est toutefois fondée sur la cacophonie et la prestidigitation.

Le tribunal est un théâtre et tout y est représentation. Le film met en lumière l'impuissance de tout système judiciaire à rendre des décisions véritablement justes. En effet, La force de conviction des avocats prend clairement le pas sur les faits présentés. A bien des égards, les témoins sont littéralement agressés et poussés dans leurs retranchements, ce qui n'est pas sans amuser la foule des spectateurs. Même le jeune psychologue amené à témoigner doit revêtir des lunettes, une sorte de déguisement, pour paraitre plus sérieux, plus expérimenté face à son auditoire. En faisant des allusions douteuses, les avocats font preuve de malice, car ils savent que ces éléments resteront en mémoire malgré les objections retenues. Malgré l’indépendance de la justice, d’autres institutions s’invitent et orientent le procès d’une manière détournée. C’est le cas de l’armée qui envoi gratuitement un de ses psychologues témoigner en faveur du militaire accusé dans l’affaire. L’institution militaire protège ses poulains, les dires du psychologue seront réfutés par un confrère issu d’une autre branche, mais pour les douze membres qui composent le jury, la parole de l’un peut bien valoir les dires de l’autre. Une manière de neutraliser l’accusation, car dans le doute d’une condamnation injuste, la prudence est souvent de mise.

Biegler, le brillant avocat incarné par James Stewart est lui-même mandaté. Certains signes dévoilent qu'il n’est pas entièrement convaincu par l'innocence de son client. Après tout, l’avocat se clame trop pur pour l’impureté naturelle des lois. Pourtant, il incite son client à plaider non coupable, car l'historique judiciaire est de son côté et l'ultime carte d’un fameux précédent est tirée. De la même manière, le film assimile la plaidoirie à des appâts amorcé dans l’autre camp. Les joutes oratoires deviennent assimilables à la pêche à la ligne, une pratique affectionnée par Biegler, mais également par le juge Weaver. La manipulation est la règle. Ses mécanismes sont compris et incités à chaque rang d’un théâtre qui se voudrait aisément comique s’il ne témoignait pas d’éléments tangibles à portée tragique.

D'une certaine manière, l'administration judiciaire se rend compétente pour interpréter un crime en un acte de jalousie non contrôlé. Nous n'assisterons pas une réduction de peine, l’accusé a plaidé non coupable, mais tout simplement à l'abandon des charges. La morale est en berne. Enfin, ce dernier élément amène une réflexion psychologique sur la responsabilité des actes commis. Déclarer l’accusé non coupable, c’est l’innocenter alors que le meurtre a bien eu lieu et l’identité du tueur ne fait aucun doute. Si la « folie passagère » est un argument recevable dans le but de reconsidérer une peine, il ne peut dédouaner totalement. La remise en liberté immédiate du criminel surligne le caractère frivole d’une justice enlisée dans ses traditions et sa dimension spectaculaire. Inspiré, Preminger maintient le doute sur la sincérité de l’accusé et de sa femme, impliquée malgré elle dans l’affaire.

Si le tribunal est le cœur du film, toute la longue première partie d'exposition des faits et des personnages en serait l'âme. Pour quelle raison ? tout simplement parce-que l'on retrouve nombres de motifs déjà présents chez Preminger. Le plus significatif d'entre eux : la réutilisation du prénom Laura pour l’héroïne du film. Chez Preminger, la femme fatale est désinvolte, victime de sa propre image (le tableau de Gene Tierney dans le film Laura). Sous la dimension judiciaire examinée au scalpel se dissimule à nouveau le féminisme si précoce au cinéma de Preminger. Comme dans une grande partie de son œuvre, on retrouve la fétichisation de la femme qui telle une sirène attire les marins en masse (voir Crime passionnel pour saisir pleinement l’allusion), et paradoxalement la place de la femme en société sans arrêt réduite à son enveloppe charnelle au sein de la microsociété des hommes qu'est le tribunal. Le viol de Laura aurait provoqué le meurtre de l’agresseur. La parole de cette femme d’apparence frivole est sans arrêt mise en doute, elle doit jurer sur un chapelet devant son mari pour prouver qu’elle a bien été agressée sexuellement, puis passer par le détecteur de mensonges pour confirmer ses dires devant la police.

N'oublions pas que l'innocence du mari ne sera stipulée qu'en vertu de l'humiliation publique de sa femme avec les témoignages concernant ses sorties nocturnes, la perte d’une culotte, la légèreté de sa pratique religieuse… Autopsie d’un meurtre renvoi au paradoxe de l’homme qui se plait à exhiber sa femme aux formes gracieuses, mais s’insurge dès qu’elle devient le centre des convoitises. De possession, il est question également lorsque le quotidien de l’épouse est décrit. Enfermée dans une caravane, elle étouffe en attentant le retour de son mari à une heure tardive. A cause de la fatigue du militaire, la soirée n’est guère plus propice aux échanges. En sortant s’amuser dans les bars durant les siestes de son époux, Laura est jugée car elle possède la volonté de s’émanciper de sa condition de ménagère qui repasse toute la journée. Ces instants de plaisirs ne lui seront pas pardonnés par les curieux venus au tribunal, le tout sous la complaisance des professionnels de la justice.

Le manque de foi de Biegler envers sa profession est un élément clé abordé dans la première partie. Il rend la conclusion amère. En revanche, l'art par l’intermédiaire de la musique est présenté comme une activité salutaire. Une activité de représentation également, mais qui ne manipule pas son auditoire, elle le stimule. Une réponse faite d'harmonies à la cacophonie de nos sociétés. Soulignons la bande originale discrète, mais néanmoins chargé d’une atmosphère jazzy de Duke Ellington. Dans le bon sens du terme, Autopsie d'un meurtre est un film somme de Preminger, car il lie les deux pans de sa filmographie : la femme fatale qui le devient à ses dépens, puis son éviction par la société (il s’agit de Laura et les autres) ; et la manipulation des faits par les gens de pouvoir (nous retrouvons cet aspect chez le détective Mark Dixon, chez le troublant docteur Korvo).
Davids0811
Davids0811

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2020
L'interprétation de james stewart est exceptionnelle, quel classe et élégance. Le film joue sur l'analyse forcément subjective des jurés qui confrontés au débat théâtral et à l'éloquence des avocats ne peuvent être sur de leurs jugements . Le réalisateur nous en donne la preuve ou chaque argument de la partie adverse est démonté .coupable ou innocent ne semble pas pour eux le plus important .L'analyse humaine pour juger un homme sera toujours complexe et subjective,elle aura toujours ses limites . C'est la théorie du film qui montre les limites d'un tel système.Peut on mieux faire ?
Michael DOS SANTOS
Michael DOS SANTOS

8 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2022
Une très bonne construction du début à la fin, entre l'enquête de l'avocat et le procès. De super dialogues, un excellent rythme et 2h30 que l'on ne voit pas passer.
lourd p
lourd p

15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Difficile de faire une critique du film sans prendre en compte les procédés que met en place ce film et qui sont communs avec les films de procès. Ainsi, autant en faire l'énumération pour commencer, on retrouve comme dans les autres films du genre : le retournement de situation (ici en l'occurrence la filiation d'une des personnages avec la victime principale, personnage qui va donc jouer un rôle décisif dans la suite du procès) ; l'avocat extravagant qui utilise l'humour comme arme ; les réactions hilares du public ; l'excès de colère très théâtralisé de l'accusé ou des avocats ou encore les plans très resserrés sur un des avocats questionnant agressivement un des témoins.
Malheureusement je ne peux que les évoquer, les mettre en avant et dire à quel point ces procédés sont communs à ce type de film. Toutefois, je ne sais pas à quel point ce film a pu être novateur pour le genre (et donc si déjà à cette époque, ces procédés étaient tout aussi communs ou non) et je remarque tout de même, qu'encore aujourd'hui, certains films de procès reprennent à la ligne près ces mêmes éléments scénaristiques et de mises en scènes (le procès Goldman ou Anatomie d'une chute). Ainsi, le film de procès a du mal à évoluer et à mettre de côté ces éléments récurrents.

Bref, hormis tout cela, je dois admettre que c'est un film de procès assez entraînant, le film se déroulant pendant une bonne moitié de ses scènes à l'intérieur du procès, et donc nous montrant, pour nous autres humains non familiers avec cet espace, le lieu dans lequel on juge, on acquitte et on fait témoigner un ensemble de personnes. Toutefois, film de procès oblige, c'est très verbeux, je dirais même trop verbeux. Je me suis rendu compte qu'à certains moments, je ne faisais que lire les sous-titres, ne prêtant donc plus attention pendant de longues minutes à la mise en scène. Comme si, dans ce film, durant certaines séquences, le récit et les dialogues primaient sur l'image. Tout cela m'a donné la sensation d'étouffer, de n'avoir jamais un moment de répit pour simplement contempler la scène car je devais m'accrocher aux sous-titres, comme ayant peur de rater un bout de l'intrigue. Et ainsi, cet sensation produit de la fatigue et de l'ennuie. J'ai donc, comme d'autres personnes dont j'ai lu les avis ici ou là, trouvé le film un peu long. De surcroît, tout cela m'empêche aujourd'hui de parler de la mise en scène. Il ne m'en reste quasi rien. Non pas que rien ne m'a marqué, mais j'ai l'impression de n'en avoir trop peu vu car concentré sur les joutes verbales. C'est comme si je vous demandais de lire un texte scientifique purement théorique et de vous interroger à posteriori non pas sur le contenu du texte mais sur sa forme (comment est-il construit ? Quelles structures de phrases avez-vous remarqué ?... = exemple très schématique mais qui colle bien avec mon expérience que j'ai fait du film).

Malgré tout, je trouve que le film soulève des thématiques intéressantes et qu'il arrive à approfondir :
- la science et notamment le médical s'immisçant dans les affaires de la justice.
- L'évolution des lois et des normes ou au contraire parfois sa non évolution (comme lorsqu'un des avocats prend pour exemple une affaire vieille de 70 ans pour défendre l'accusé)
- L'idée qu'un procès, c'est davantage la bataille entre deux avocats (qui s'insultent, s'accusent mutuellement...). Chacun veut faire gagner son parti non pas car ils veulent défendre l'accusé (car le pensent innocent) ou le faire condamner (car le pensent vraiment coupable) mais parce que les deux avocats sont attachés à leur prestige et leur réputation, l'échec équivaudrait à perdre de cette réputation dans ce milieu...

Enfin, je suis stupéfait que ce film et Anatomie d'une chute soient très similaires dans le fait de montrer qu'un procès est aussi un temps dans lequel on va pointer les habitudes des femmes et donc les juger moralement. Dans ce film, un des avocats va tout de même demander à une des témoins ("se déclarant" victime d'un viol - je met des guillemets non pas pour remettre en doute la parole de ce que la témoin a vécu mais plutôt car le but d'un film de procès est tout de même de montrer que personne n'aura accès à la vraie vérité, celle qui s'est matériellement passé, on a simplement accès à une des vérités, une vérité reconstituée par les témoins et aussi construite par les jurés) si elle porte quotidiennement des sous-vêtements. Question dont la réponse génère des réactions chez les différents personnages et dont nous spectateurs savons que cela va induire des hypothèses chez les jurés. Le fait de cibler des éléments très spécifiques de la vie d'une femme et donc de porter un jugement moral sur ces derniers étaient déjà quelque chose que mettait en avant Anatomie d'une chute. C'est d'ailleurs à ce moment-là que je trouve que les deux films brillent le plus et notamment Autopsie d'un meurtre. Et c'est surtout vertigineux de se dire qu'en plus de 60 ans, une même thématique est soulevée, montrant donc que peu de chose a évolué (sur ce domaine très précis en tout cas).
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 083 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2026
Ce film fait partie des œuvres les plus aimes des cinéphiles, et plus précisément le panthéon des films judiciaire, alors certes je lui trouve de nombreuses qualités mais pour ma part je ne le considère pas comme un chef d œuvre.
Pour un film des années 50 je le réouverture assez moderne dans sa mise en scène, son scénario n hésitant pas à aborder des thèmes assez tabou pour ces années, tel que la sexualité, la manipulation, Le consentement et surtout une critique du pouvoir judiciaire assez malin.
J ai eu du plaisir à retrouver un acteur que j aime beaucoup James stewart, je l ai admire dans la vie est belle et fenêtre sur cœur et vertigo, dans ce film il reste assez neutre mais correct.
Les défauts sont le manque de rythme, surtout les scénes au tribunal assez pesante qui complexifie pour moi le scénario pour pas grand chose et c est ́la que je vais en venir au plus gros défaut c est justement que le film ne spoiler: tranche
pas spoiler: clairement
sur la [ spoiler: spoiler]cupalbilite
réelle[/spoiler] , c est pour cela que j ai ressenti une réelle frustration.
En conclusion c est un film intelligent, audacieux pour l époque mais exigeant.
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