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    Paranoid Park
    note moyenne
    3,2
    4733 notes dont 548 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 548 critiques par note
    139 critiques
    120 critiques
    42 critiques
    92 critiques
    78 critiques
    77 critiques
    Votre avis sur Paranoid Park ?

    548 critiques spectateurs

    Requiemovies
    Requiemovies

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    4,0
    Publiée le 2 novembre 2007
    Nouvel "objet" Van Santien...flirtant ici vers l'onirisme citadin...Adaptation d'une nouvelle au lyrisme impressionnant, Van Sant sait restitué avec sa propre touche tout ce qui fait de l'écrit un objet visuel sublime. Sans doute un de ces derniers films pas les plus accessible mais pour le spectateur lambda le plus supportable. Il travaille les sons comme rarement, les cadres et le montage sont d'une parfaite précision...On se laisse porter par cette histoire ou le trash flirt avec le beau et l'immoral avec l'inconscience...Film Ovni mais illuminé on resort de la salle si ce n'est bouleversé, au moins touché mm si un ressort d'impalpable résonne...
    MaxPierrette
    MaxPierrette

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    4,0
    Publiée le 1 novembre 2007
    S’il y aborde, une nouvelle fois, les thèmes de l’adolescence et de la mort, au gré d’une narration déstructurée à la limite de la confusion, ce n’est pas pour autant que Gus Van Sant bégaye son cinéma, bien en contraire. “Paranoid Park” en est même une véritable leçon, tant le travail sur l’image et le son y est phénoménal : ralentis, mouvements de caméra aériens, photo somptueuse, décalages entre l’image et la focalisation sonore… Tant d’éléments qui, en plus de concourir à rendre ce puzzle sensoriel envoûtant (malgré la tendance qu’il a à se faire un peu trop esthétisant par moments), confèrent un supplément de beauté à l’histoire d’Alex (Gabe Nevins). Âgé de 16 ans, ce jeune skater tue, accidentellement, un vigile, mais choisit de se murer dans le silence, tandis que Gus Van Sant effectue une série d’allers-retours entre les événements de son récit, comme pour souligner la confusion qui règne au sein de l’esprit du lycéen, dont la perte d’innocence apparaît comme un miroir de celle de jeunes Américains envoyés en Irak. Un film atypique et onirique, aussi malaisant qu’hypnotisant.
    Drawer
    Drawer

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    1,0
    Publiée le 26 avril 2009
    J'ai énormément aimé Elephant, film phare de Gus Van Sant mais là j'avoue m'être un peu emmerdé. Le film est long, mais loooooooooooong, et pourtant il dure 1h20... Les plans séquences à rallonges c'est vraiment barbant. J'aime bien l'affiche aussi mais elle me fait penser à un Esquimeau je sais pas pourquoi. Sinon j'aime pas les pubs pour marques de skate omnipresentes c'est franchement abusé. La Bo est quant à elle sympatoche et l'acteur principal tambien. Cependant la sauce prend pas.
    Cluny
    Cluny

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    4,0
    Publiée le 16 octobre 2012
    "Paranoïd Park" se présente comme le troisième volet d'une trilogie comprenant aussi "Elephant" et "Last Days", et ayant comme thème commun des personnages adolescents -ou adulescent pour Kurt Cobain- enfermés dans un exil intérieur. Moins avant-gardiste que "Gerry", moins jusqu'au-boutiste que "Last Days", cet adaptation du roman de Blake Nelson ne revient pas pour autant à la linéarité de ses succès hollywoodiens, "Will Hunting" ou "A la Rencontre de Forrester".

    Mieux, il représente un brillant condensé de ce que sait faire Gus Van Sant, sans que cela ne tourne à l'exercice de style superficiel, car ce brio est constamment au service de l'histoire (très simple), et surtout à celui de la description de la distance au monde de son héros. Il est aidé en cela par Christopher Doyle, le directeur de la photo de Wong-Kar-Wai, qui jongle avec virtuosité entre un 8 mm au très gros grain pour les scènes de skate, et un 35 mm aux teintes parfois saturés pour saisir les nuances du climat océanique qui baigne Portland, en écho aux turbulences intérieures d'Alex.

    Ils utilisent les ralentis, la faible profondeur de champ et même les flous, les longs travelings avant, alternant caméra stable, comme dans ses films précédents, et caméra ultra-mobile, pour épouser la sinuosité des skates. Gus Van Sant reconnait d'ailleurs que c'est le travail que Chris Doyle a effectué pour le réalisateur de "In The Mood for Love" qui l'a poussé à faire appel à lui : "J'ai vraiment essayé de pousser Chris dans un territoire instable, un territoire "grand angle", aussi à cause des derniers films de Wong-Kar-Wai que j'avais vus, en particulier Les Anges Déchus."

    Et puis, il y a la pulsation permanente apportée par la musique, parfois en harmonie avec l'image, parfois en décalage totale, comme lors de la scène de rupture, où Jennifer habillée en cheerleader apprend qu'Alex la laisse tomber et l'agonit d'injures, sans qu'on entende un mot de leur dispute, écrasée par la musique d'"Amarcord" jouée sur un vieux 33 T. Là, ce mutisme illustre la coupure d'Alex avec son environnement ; car le recours à ces distorsions s'expliquent par la volonté d'adopter le point de vue d'Alex, comme le long moment où le vigile le regarde, alors qu'il a été coupé en deux par le train et n'aurait certainement pas eu la force de tenir cette position si longtemps ; ou encore le dépucelage de Jennifer, résumé à un gros plan fixe sur une frange de cheveux blonds en train de s'agiter.

    De même, ce point de vue exclut les adultes du champ de vision, comme dans "Elephant". La mère est filmée de dos, de loin, ou carrément laissée hors cadre ; le père, lui, est flou, la mise au point étant faite sur Alex. Le seul adulte qui est filmé normalement est l'inspecteur, représentatif de la menace qui pèse sur Alex.

    On retrouve de nombreuses citations des autres films de Gus Van Sant, comme ces longs traveling arrière dans les couloirs du lycée, tirés de "Elephant", ou ce long et quasi imperceptible traveling avant sur la table où Alex est interrogé, et qui finit sur le visage de l'adolescent au moment précis où l'inspecteur fait part de ses soupçons, reprise de celui de "Last Days" qui commençait loin hors de la maison et se finissait sur le visage de Blake au moment où il retrouvait un peu de vie en jouant de la musique.
    Et le plan-clé d'Alex se lavant de sa culpabilité et de sa peur sous la douche rappelle par sa durée et son jeu de lumière le plan final de "Gerry".

    Construit comme les précédentes œuvres de Gus Van Sant à l'aide de flash backs, de répétitions et de transitions cut, "Paranoïd Park" est un film brillant et passionnant, aussi intéressant par ce qu'il montre que par les larges zones d'ombre qu'il laisse entrevoir.
    http://www.critiquesclunysiennes.com
    stanley
    stanley

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    3,0
    Publiée le 21 août 2012
    Si Paranoid park n'est pas le chef d'oeuvre que certains critiques croient, il s'agit en tout cas d'un bon film, sûrement un des 15 meilleurs de cette année. Gus Van Sant est toujours intéressé par les charmants adolescents tourmentés (par la folie meurtrière, la drogue ou ici la culpabilité). La réussite de Paranoïd park est sans conteste la façon dont il dirige ses acteurs, voir les scènes de déambulation dans les couloirs du lycée avec le regard significatif du héros, où le long plan dans la douche qui rappelle étrangement Psychose d'Hitchcock, franchement fascinantes. Sa mise en scène est comme de coutume grandiose : il possède un sens du plan, de l'image et de l'utilisation de la musique (superbe BO) tout à fait innée. Discret et pudique dans la mise en scène il sait aussi montrer l'indicible (le vigile coupé en deux). Les scènes de skate board sont tournées avec une grande virtuosité. De plus, la gestion des personnages secondaires est parfaite (avec une vision des parents très distante). La seule faiblesse, mais nette, du film vient des passages avec la grilfriend du héros, totalement ratés, dommage. En tout cas, un film à voir qui ne se laisse pas facilement oublier.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2020
    Tourné à Portland, ville natale du réalisateur, Paranoid Park nous embarque dans la vie d’Alex, 16 ans, spoiler: qui a tué involontairement un agent de sécurité au cours d’une soirée avec un collègue skateboardeur.
    Portrait désenchanté d’une certaine adolescence américaine, le film de Gus Van Sant nous plonge dans la psyché de ce jeune skateur avec une force rare, oscillant entre panique, sidération et déni. Sa mise en scène et son montage, non chronologique, sont impressionnants de maturité et de fluidité, et totalement au service des émotions vécues par le personnage principal. Superbe.
    rolly-tyler
    rolly-tyler

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    0,5
    Publiée le 25 octobre 2007
    Decevant,trop de temps mort et de longueur.Cest vraiment trop ennuyeux du debut a la fin.Scenario trop plat l'acteur principal est lui aussi très moyen.
    Bref pas interessant.
    Benito G
    Benito G

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    3,5
    Publiée le 13 août 2010
    Nous voilà devant une osrte d'OVNI cinématographique qui ne plaira pas à tout le monde et qui meme si au 1er abord apprait comme simlpiste ; se révele bien plus profond. LE tournage par moment en super 8 accentue l'effet voula de ce jeune un peu perdu... LES acteurs sont d'une justesse rare et malgres de gros appriori avant la visionnage de ce film. JE me suis rendu compte que ce film en plus d'etre touchant, intelligent et profond. Nous "transporte", parfois avec ennui (j'ai relevé quelques longueurs, parfois lors des moments de skate.), mais les ralentis , la mise en scène ont fait que j'ai su passer outre ces quelques longueurs ou "blanc". On assiste avec brio à l'adolescence de ce jeune. JE peux comprendre que certains n'y ait rien vu d'interessant, mais ce film st d'un des films ou tout se situe à l'interieur et non à la surface comme pas mal de blockbuster. Bref un film intelligent, profond et drolement bien interprété qui m'a totalement bluffé alors que je le pensais barbant, ininteressant (ce n'est pas vraiment mon genre de film) et sans action (l'action est là, mais pas comme on l'attend, elle se situe en profondeur...^^). Une bonne surprise (ou pour une fois (enfin pas souvent), le film se ne se résume pas aux déboires d'un ados ou sexe, drogeu et alcool sont les maitres mots du film alors que le scénario veut se montrer pseudo" serieux). ICi nous avons à faire à un réalisateur talentueux, qui une fois de plus nous montre la grandeur de celui-ci.
    Fritz L
    Fritz L

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    5,0
    Publiée le 26 avril 2008
    Dans les films de Gus Van Sant il y a toujours un ciel pour se perdre et une route pour fuir… Après un « Gerry » abscons mais cinématographiquement captivant et un « Last days » un peu surfait, le réalisateur nous revient enfin, plus incandescent que jamais. Alex, dont le quotidien va basculer suite à un accident sordide, est son sujet. Pendant 1h25 il va en délivrer une introspection sans concession, presque sublimée.
    Le récit se veut d’abord déstructuré, à l’image de l’adolescence insouciante et indolente, pour mieux se recomposer au final, abandonnant le spectateur partagé entre malaise et ivresse. « Panaroid Park » est un véritable challenge au niveau technique. Son approche est comparable à celle de « Elephant », tant sa mise en scène est éthérée et fluide. Ses images inaltérables imprègnent l’œil et accentuent la solitude viscérale du garçon, tantôt d’une netteté à couper le souffle (l’environnement d’Alex) tantôt en vidéo, plus contrariées (l’univers du skate). Tout participe à renvoyer « Paranoid Park » à l’excellence jusque dans la BO écartelée entre musique urbaine et Nino Rota. Van Sant est plus pointilleux que jamais et se surpasse ici. Il porte son œil unique sur cet adolescent s’affranchissant peu à peu de son innocence, thème qu’il connaît bien («My own private Idaho », « Mala noche »…) et qui lui est très cher.
    Lui seul sait également dénicher de jeunes acteurs hallucinants, troublants et irréprochables (River Phoenix, Ellias Mc Connel, Doug Cooeyate…). Gabriel Nevins porte en lui toute la candeur juvénile et le détachement qu’il fallait pour le rôle d’Alex. Grand Prix du 60ème anniversaire de Cannes, ce film a été victime d’un jury une fois de plus consensuel. S’il avait fallu récompenser le vrai cinéma, Vans Sant devait repartir avec la Palme d’Or.
    VeganForAnimalRights
    VeganForAnimalRights

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    4,5
    Publiée le 29 mars 2014
    Comment résister à la grâce de Gabe Nevins qui est pourtant loin d'être un (bon) acteur ?...
    Gus Van Sant a l'art de faire d'un adolescent inconnu et vaguement paumé la poésie même du film.
    Parkko
    Parkko

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    4,0
    Publiée le 18 mai 2010
    Quatrième film de Gus Van Sant que je vois, pas mon préféré mais j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est étrange comment Gus Van Sant parvient à saisir ce moment de la vie d'un adolescent. C'est trouble, c'est confus, mais c'est ainsi les souvenirs.
    C'est des petits moments, sans artifice, assez simple et sobre, mais on ressent tout le désemparement des protagonistes.

    On ne cherche pas à complaire le spectateur. La réalisation soignée de Gus Vant Sant est un atout du film.
    La BO vient souligner le tout.
    Jérôme H
    Jérôme H

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    2,5
    Publiée le 1 mai 2008
    Très belle immersion dans le cerveau et la vision d'un ado en plein doute après une gravissime faute.
    Les plans séquences sont plustot bien raccordé mais le tout est trop "Gus van sant" à savoir qu'il nous ressort ces habituelles ficelles : ralenti, flou, lenteur de la narration...
    alors je l'adore mais faudrait qu'il commence à varier les plaisir car si ici cela marche bien, dans last day c'était plus mitigé.
    loulou451
    loulou451

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    2,5
    Publiée le 10 mai 2010
    Un film ovni réalisé par un spécialiste du genre, Gus Van Sant, qui revisite une fois encore l'univers si tourmenté de l'adolescence. Cette fois-ci, GVS revisite un livre de Black Nelson qui tente une plongée en apnée dans le monde déjanté et sans illusion des skateurs... Le propos est justement mis en scène, mais manque singulièrement de profondeur pour être réellement efficace...
    Abarai
    Abarai

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    2,0
    Publiée le 7 mai 2010
    Paranoid Park, ou la quête de salut d'un adolescent ayant commis un crime. Un crime qu'il ne comprend pas et qui le hante. Gugus Van Sant a donc joué la carte de l'immersion au sein de l'esprit de ce garçon. Le montage est désordonné, les bribes se reconstituant peu à peu pour reformer le puzzle. Les images flirtent souvent avec le flou, un jeu sur la luminosité étant aussi à noter. Tout cela est au service de l'histoire, mais le rendu est rebutant. A côté de cela, malgré quelques touches poétiques, le film est bien trop court.
    En somme, une oeuvre intéressante, mais qui peine à vraiment nous embarquer, de par son esotérisme volontaire. Peut-être aussi que l'ampleur de la forme cache un fond, finalement relativement sobre.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    4,0
    Publiée le 3 décembre 2020
    Paranoid Park est un film plutôt percutant de la part de Gus van Sant.
    Le réalisateur d'Elephant se focalise ici sur une de ses thématiques fétiches : la jeunesse abandonnée. Il confirme ici son propos sur une jeunesse un peu perdue et livrée à elle-même sans soutien moral, au travers d'un drame qui paraît si ordinaire (un jeune qui tue par accident un vigile et qui s'enferme dans une spirale du mensonge). Les adultes semblent complètement absents du film (à l'exception de l'inspecteur de police), à dessein.
    Je ne suis en revanche pas particulièrement fan de l'interprète principal, assez inexpressif ici ; hors son personnage ne méritait sans doute pas d'être aussi amorphe (quand bien il s'agit d'un adolescent).
    Mais cela n'enlève rien au film, très bon au demeurant.
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