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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 novembre 2009
film "ShowBiz" qui montre la totale absurdité de ce monde à part. Naturellement, si l'on passe à côté de cette totale dérision (qu'on observe sous toutes ces coutures), on pourrait quitter le spectacle , en cours. A tort, car ce film est particulièrement craquant, triste
Delirious, 2007, de Tom DiCillo, avec Steve Buscemi, Michael Pitt et Alison Lohman. Le cinéma américain indépendant compense parfaitement la faiblesse (supposée) de ses budgets, par une réelle créativité et beaucoup de talent. Ce film me semble en filiation directe avec Ça tourne à Manhattan (1995, de DiCillo) et L’Interview (2007, de Buscemi). Dans les trois œuvres, le monde du show business est sur la sellette, le star-system y étant à la fois dénoncé et montré dans toute sa puissance attractive. Mais Delirious est sans doute le film le plus abouti, principalement parce qu’au lieu d’être un huis clos, il est tourné dans la ville de New York, cadre idéal pour confronter les situations de désespoir des êtres à leur formidable potentiel d’énergie, la misère des uns au bling bling insolent des autres. Un jeune SDF trouve refuge auprès d’un minable paparazzo. Par un hasard improbable, comme seul un scénario très malin peut en produire, le premier entre en relation (totale !) avec la pop star caricaturale poursuivie par le second. S’en suit une cascade d’aventures, matérielles et humaines, aussi drôles que pathétiques, tendres et cyniques, qui tiennent à distance la bluette navrante qui menace. A la fois parodiques et réalistes, les personnages nous livrent finalement une réflexion profonde, sur leurs conditions, l’estime de soi, l’amitié, les relations sociales, familiales aussi (la scène horrible avec les parents), le tout sur un formidable plateau de cinéma : the Big Apple !
Tom Dicillo revient en pleine forme après son petit passage à vide de « Bad Luck ». Avec son comparse habituel, Steve Buscemi , il nous concocte une belle histoire d’amitié entre un paparazzi de seconde et un jeune homme à la recherche de son identité dans Big Apple. Ce duo ressemble à celui fameux de « Macadam Cowboy » qui en 1969 réunissait Dustin Hoffman et John Voight, la noirceur du propos en moins. Comme Woody Allen dans son « Broadway Danny Rose », Buscemi fait preuve d’une foi inaltérable dans son métier alors qu’il en vit chichement. La relation maître élève qui s’instaure entre ses paumés s’inverse très vite au profit du jeune homme à qui son charme naturel va ouvrir des portes qui se sont toujours refermées sur son mentor. Parallèlement à cette relation centrale, Dicillo nous conte une amourette improbable qui nous fait entrer avec bonheur dans le conte de fée. Les acteurs sont tous dans le ton bon enfant voulu par Dicillo et nous font oublier pendant 90 minutes que l’on vit dans un monde de brutes.
Je ne peux noter mieux ce film car il y a trop de points noirs. Entre l'histoire peu probable d'un sdf qui devient star de ciné, l'histoire d'amour encore plus improbable et parsemée de "comme par hasard", et un steve buscemi qu'on bafferait volontiers vu qu'il passe 1H30 à gémir et à se plaindre, difficile d'écrire "oh oui, j'ai adoré ce film" ! Divertissant mais superficiel, on s'en passera sans souci.
Ce film débute comme une comédie dramatique sociale , donne vie à de vrais personnages , 3 étoiles bien que vire à mi-parcours à la comédie sentimentale pour s'achever en final Hollywoodien un peu limite
Après « une vraie blonde » et dans une moindre mesure « ça tourne à Manhattan » Tom Di Cillo dresse un nouveau portrait du star-system et de ses dérives. Parmi la galerie de personnages qui nous est présenté, la sympathie de l’auteur va bien évidemment aux loosers (Buscemi, plus Nerd que jamais) et aux innocents ( Michael Pitt et Alison Lohan figures d’anges blessés). Di Cillo porte sur eux un regard tendre et indulgent à contrario de celui porté sur leurs parents et sur les parasites du show business, véritables profiteurs de gloire ou briseur de rêves. Le travail sur la photographie et les décors volontairement sombre et « sale » gomme les contrastes entre l’univers des stars et celui des loosers, deux univers opposé en apparence, mis ainsi à égalité dans la bassesse, même si l’on trouve de ci de là quelques moments de féerie lumineuse pour percer les ténèbres. Reste que le film, aussi drôle et satirique soit il, lorgne au final vers la fable à la Capra, plutôt que vers le cynisme et le pessimisme d’un Billy Wilder.
Franchement j'ai été épaté par ce film qui parle de la vie de peoples et de papparazis. Je n'ai pas vu beaucoup d'autres films dans le même genre. Par contre le fait qu'un S.D.F (Michael Pitt) devienne l'ami d'un papparazi (Steve Buscemi) et par la suite devienne une star ... Ce n'est pas très crédible.
Ah Pitt ! Ah Buscemi ! Ah Alison ! Pitt pour ton air de petit ange tombé du ciel ! Buscemi pour ton jeu, une nouvelle fois formidable ! Alison pour ton nom que j'ai oublié et tant mieux tellement tu joues mal, heureusement que tes partenaires sont réellement présents pour faire le film ! Une oeuvre, sans prétention, qui fait son petit show, pour cet été pas très chaud, à consommer sans tarder, il ne restera pas dans les annales ! Annales, Joyce ! Qu'ouis-je ?
Un film sur la célébrité qui se laisse gentiment regarder, quelques rires et sourires de temps en temps. Mais au final, un ensemble plutôt creux, sans vraiment aucun intérêt et qui ne laisse pas le moindre souvenir. Autant ne pas prendre la peine de se déplacer, on trouvera un feuilleton tout aussi intéressant à la télé.
Plusieurs années après le cultissime Ca tourne à Manhattan, Tom DiCillo revient pour écorcher cette fois le milieu des stars et de tous ceux qui les entourent. Et il faut reconnaitre que la première partie du film est littéralement excellente, savoureux mélange de situations étonnantes et de répliques qui tuent. De plus, certaines scènes sont vraiment planantes et donne à ce film un réel charme. Steve Buscemi bouffe la pelicule comme à son habitude, et ne laisse quasiment que des miettes à ses partenaires, bien que ces derniers, notamment Michael Pitt et Gina Gershon, ne déméritent. Hélas, après cette ébouriffante première heure, la satyre se fait plus convenue et le talentueux réalisateur perd de son mordant, l'ensemble se faisant d'un coup moins intéressant. Ceci dit, Delirious reste un divertissement d'assez bonne facture, assez intelligent et tout de même bien agréable. Attachant.
Excellent film, à la fois original, drôle, poétique et émouvant. Les acteurs sont tous géniaux, Michael Pitt en tête ! La BO est super et le scénario ingénieux et qui sait maintenir le suspense jusqu'au bout. Une vraie bonne surprise ! :)
"Ca tourne à Manhattan" abordait les rêves de célébrité de tout un chacun sur le tournage d'un film, "Delirious" traite des dérives liées à cette fameuse célébrité une fois qu'elle est présente. Rumeurs, traques des paparazzi, soirées superficielles, ... Ceci est bien sur fait sur un ton léger, avec un Duo Steve Buscemi / Michael Pitt qui fonctionne parfaitement. Alison Lohman sait être tour à tour craquante ou exaspérante en Britney Spears de substitution. Vivement le prochain DiCillo, qui traitera peut-être de l'after célébrité !!
Quel bon film !! Steve Buscemi si charismatique pour un rôle qui lui va comme un gant, un Michael Pitt encore une fois très présent à l'écran, et 2 actrices d'un charme incomparable : la sulfureuse Gina Gershon et la fatale Alison Lohman. 4 acteurs principaux pour un film rafraîchissant et original. Un paparazzi solitaire et égoïste, qui se revèle au dernier moment avoir grand coeur... Merci !