Cléo De 5 À 7
Note moyenne
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109 critiques spectateurs

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Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2026
La Nouvelle Vague dans toute sa splendeur ! Avec Cléo de 5 à 7, Agnès Varda propose une farandole d'idées comme rarement on en a vu. Le travail du cadre est dingue pour l'époque : le jeu de la couleur ; le miroir ; les chansons ; les fondus, le film en temps réel... tellement d'idées.

De plus, l'histoire proposée est totalement révolutionnaire et avant-gardiste, non pas sur la forme mais sur le fond : Par le personnage de Cloé, s'être peur de mourir, reflète une vision féminine unique et très en avance sur son temps ; ce "voyeurisme" omniprésent est rempli de métaphore et de poésie folle.

La nouvelle Vague est une nouvelle preuve que le Cinéma français fait partie des meilleurs au monde !
Arthur Tadeu Cardoso
Arthur Tadeu Cardoso

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4,5
Publiée le 21 janvier 2026
Il y a dans les avis de ce site un problème : utiliser du goût et de la fascination subjectifs comme outils objectifs pour critiquer une ouvre. À partir de tout ça, j'ai choisi un démon et un dieu pour écrire sur ce film, à savoir : la fascination et la signification (alors, la fascination de la forme vers le sens), cherchant l'équilibre entre la rigueur conceptuelle et l'éblouissement pur.
Le film suit une chanteuse à Paris. Alors qu'elle attend un diagnostic médical crucial, son angoisse se déroule comme une quête de soi. Au-delà du faible argument philosophique sur la découverte de la mort, c'est le rythme qui saisit : le montage et la direction photographique de Varda créent une symbiose parfaite entre musique et image.
Accompagner Cléo, c'est danser avec la vie tout en dénonçant l'aliénation d'une classe intellectuelle artistique où la femme n'est qu'un accessoire. Varda, par son intelligence de scénariste, opère une critique radicale du sujet face à l'image. Ici, l'image devient définitive pour le sujet, marquant le passage de la femme-objet à la femme-sujet consciente, au moins, de sa finitude.
Enfin, les chansons valent mieux être écoutées comme bandes sonores que dans les streamings de musique et la participation de Godard et Anna Karina conclut la grandeur de ce film (qui, en plus, réflechit aussi sur le cinéma lui-même et sur la critique, dont je ne parlerai pas ici)
Baptiste Moussot
Baptiste Moussot

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2025
Même si en soi le film n’est pas exceptionnel, surtout quand on compare à aujourd'hui, il reste un film important a voir car il fait partie de la nouvelle vague et a permis de transformer le cinéma en ce qu’on connaît aujourd'hui.
A part ça le film a des idées vraiment originales surtout pour l’époque et c’est dur de faire un film qui ce passe en deux heures en une heure et demi sans tomber dans la surenchère.
Il y a aussi des aspects vraiment intéressant notamment où il se passe rien comme dans la balade en taxi.
Et pour finir ca fait vraiment un voyage dans le temps et ca fait bizarre de voir un paris que je n’ai jamais connu spoiler:
.
Cinéphile Furet
Cinéphile Furet

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Lorsque la vie de la belle Cléo est confrontée à l’adversité, elle est contrainte de subir une transformation qui modifie sa perception d’elle-même et du monde qui l’entoure.

spoiler:
Réalisée par la mère de la Nouvelle Vague française, Agnès Varda, produite en 1962, Cléo de 5 à 7 est une combinaison géniale de comédie et de drame. Le film suit le personnage principal, Cléo, une jeune chanteuse parisienne (Corinne Marchand), pendant qu’elle attend deux heures cruciales les résultats d’un examen médical. Durant cette période, le film explore les thèmes de la beauté, de la moralité et de l’anxiété tout en conservant un humour subtil et divertissant. Les interactions extérieures de Cléo avec les autres et ses luttes intérieures contrastent parfaitement avec la fragilité de la vie.

Le film est l’équilibre parfait entre drame divertissant et exploration psychologique profonde. La tension est palpable à travers l’écran tandis que Cléo lutte pour donner un sens à sa vie à travers sa crise intérieure. Spécifiquement, la performance de Corinne Marchant comme Cléo est, à mon avis, le point fort du film. Elle incarne la différence interne et externe du comportement humain. Parfaitement en accord avec le thème de l’humanité, les techniques de réalisation nous plongent dans la vie de Cléo. L’attention portée aux petits détails permet au public de ressentir directement la transformation personnelle de Cléo.

La seule critique concerne l'intrigue du film, mais il présente également des aspects positifs. La fin du film manque de résolution dramatique. Après avoir vécu la vie de Cléo pendant une heure et demie, l’absence d’une résolution élevée est décevante. Cependant, elle constitue également une représentation poétique et réaliste de la vie. D’une certaine manière, c’est un compliment à Varda aussi, pour avoir fait souhaiter plus.

C’est une réflexion parfaite sur la fragilité et la résilience de l’esprit humain. Un film incontournable avec une intrigue captivante qui incite à la réflexion sur la nature délicate de la vie humaine.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2025
Qui est le film ?
Tourné en 1961–62, Cléo de 5 à 7 s’inscrit à la lisière de la Nouvelle Vague mais refuse d’en épouser les codes les plus bruyants. Agnès Varda, déjà photographe et plasticienne, entre au cinéma par une porte oblique : avec un budget modeste, elle invente une grammaire où fiction et document s’entrelacent. En surface, Cléo de 5 à 7 est un film du temps et du regard. Varda montre une attente intime : deux heures pendant lesquelles une chanteuse craint un verdict médical.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film est traversé par une tension : comment vivre l’attente quand elle est contaminée par la peur de la mort. Mais Varda dépasse la seule angoisse pour ouvrir trois pistes. Elle scrute d’abord la fabrication de l’image féminine, objet de désir et de consommation. Elle observe ensuite comment le temps vécu, dans sa lenteur, devient matière d’expérience et non simple donnée abstraite. Enfin, elle ancre l’intime dans un contexte collectif : bruits de la guerre d’Algérie, circulation d’une ville indifférente, multiplicité des visages anonymes. Tout se tient : la peur de Cléo ne lui appartient pas seule, elle dialogue avec un monde.

Par quels moyens ?
Varda organise le film autour de la durée diégétique : l’action se déroule pendant l’intervalle annoncé (littéralement une tranche temporelle). Ce choix ne relève pas d’un simple effet de style : il impose au spectateur l’épreuve de l’attente. Le temps n’est pas une abstraction thématique mais une matière : la dilatation donne accès à des détails qui, dans un récit ordinaire, seraient sacrifiés.

Le motif du reflet traverse le film : miroirs de loges, vitrines de rue, surfaces réfléchissantes. Au départ, ces dispositifs enferment Cléo dans l’image qu’on attend d’elle ; la caméra la filme alors comme surface, objet de spectacle. Progressivement, Varda renverse la relation : pour devenir instrument d’auto-reconnaissance. Techniquement, cela se traduit par des cadrages qui passent d’un face à face frontal (Cléo regardée) à des plans où la caméra s’éloigne, où le reflet révèle plutôt qu’il n’aliène.

La ville n’est pas décor : elle est antagoniste et thérapeute. Varda filme la rue, les petites gens, les commerces, les cafés. Les bruits de la rue, les conversations croisées et les visages anonymes jouent le rôle de chœur : ils désamorcent l’exceptionnalité narcissique de la star et la réinsèrent dans un monde partagé.

Les chansons, d’abord posées comme artifices, se muent en lieux d’authenticité. Quand la voix cesse d’être instrument de spectacle, elle devient aveu, présence nue. Le son fait basculer le personnage de la façade vers la sincérité.

Les rencontres de Cléo durant sa déambulation avec des amis, des inconnus, et finalement Antoine, sont scrutées non pour leur fonction narrative (qui relancerait l’intrigue) mais pour ce qu’elles dévoilent du rapport à l’autre. Le jeu de Varda et la mise en champ évitent les répliques convenues ; elles cherchent l’échange qui montre plutôt que qui prouve. Le dernier échange avec Antoine en est l’aboutissement : reconnaissance mutuelle, égalitaire, fragile mais réelle.

Varda joue de ruptures (inserts, plans documentaires, pauses contemplatives) qui à la fois invitent l’identification et rappellent l’artifice. Cette double posture est essentielle : elle empêche l’illusion d’un sujet totalement transparent et permet au spectateur de penser le statut de ce qu’il voit.

Le film ne fait pas de manifeste politique, mais elle est présente en filigrane : la rumeur de la guerre, la présence de soldats, les informations de la radio. Varda place le privé dans un horizon politique concret. Ce choix transforme la trajectoire intime en interrogation collective : la peur personnelle se conjuguera aux peurs du temps.

Où me situer ?
Je suis frappé par l’honnêteté du geste. Varda invente un cinéma qui écoute plutôt qu’il ne proclame, qui laisse apparaître la fragilité au lieu de l’exploiter. J’admire cette manière de tenir ensemble l’attention au détail et l’ampleur sociale. En somme, je le lis comme une réussite dont la puissance tient à sa capacité d’ouvrir des questions plus que d’y répondre.

Quelle lecture en tirer ?
Cléo de 5 à 7 travaille la désaliénation possible d’une femme-image. Elle montre que la sortie du régime d’objectification passe par des mouvements concrets : marcher, écouter, être regardée réciproquement, se démaquiller, parler sans spectacle. Le film enseigne une méthode : pour comprendre un sujet, il faut le placer en situation temporelle et sociale, lui donner du temps et l’entourer d’anonymes qui le renvoient à son humanité.
Magali R
Magali R

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2025
Un chef d'oeuvre à voir et à revoir quand on aime Paris, Agnès Varda et le cinéma! Je ne m'en lasse pas!
Archibald
Archibald

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2025
Chef d'oeuvre d'Agnès Varda. Vues magnifiques de Paris des années 60.
La musique de Michel Legrand est sublime et la légèreté de l'époque est jouissive
Lucie
Lucie

12 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2025
Revu ce très beau film lors d’une projection en pleine air et ai été à nouveau charmé par cette traversée de Paris dans les années 60!
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juin 2025
Certes, les images en noir et blanc sont belles. Mais que c'est ennuyeux et que les acteurs jouent mal! Quelle déception que ce film de l'immense Agnès Varda. Mais son véritable chef d'oeuvre demeure "Sans toit ni loi".
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2025
Alors là, je pense que j’ai rien compris sur pourquoi ce film est un classique... J’ai eu l’impression de regarder un reportage sur le Paris des années 60, avec les yeux d’une chanteuse qui pense être gravement malade... Le scénario est vraiment inexistant : résultat de la nouvelle vague sans doute, la photographie est du niveau reportage mais pas Cinéma pour faire rêver et il n’y a presqu'aucune émotion. Je pense que ce film a été moderne à sa sortie mais pas en 2025.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2025
C'est un grand classique de la Nouvelle Vague! Un film d'une modernitè folle dans lequel Agnès Varda met en scène l'itinèraire d'une femme qui attend avec angoisse le rèsultat d'une analyse mèdicale dans une capitale sereine et joyeuse! Ces moments d'errance! Cette lumière...Tout ça font que ce sont des images pour une cinèaste comme Varda, aussi fortes et èmouvantes que des livres qu'on a aimès lire. "Clèo de 5 à 7" (1962), ce sont des choses qui frappent et qui touchent à l'essentiel, c'est l'audace (l'action en temps rèel, soit le temps de la projection), c'est l'angoisse d'attente...c'est aussi le constat que le bonheur est souvent difficile! Dans les rues de Paris, Corinne Marchand y est inoubliable (peu d'oeuvres offrent de tels rôles à une actrice). Comme le film d'ailleurs, sensible, mèlancolique et maitrisè...
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2025
Il y a un peu de charme dans cette promenade en ville du personnage mais aussi beaucoup d’ennui et peu d’intérêt. Mon cœur balance devant ce vide dans le joli vieux Paris
2,9/5
Marceau 59
Marceau 59

22 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2025
Quel plaisir de déambuler dans le Paris des années 60 quand il faisait encore bon y vivre. La ballade en taxi 403 Peugeot ou en autobus Renault TN4 et le métro Sprague Thomson.
Bon, côté film avec cette fin glaçante et redoutée, on dirait un Godard ou un Truffaut tant les acteurs ont du se donner le mot pour jouer plus mal les uns que les autres, surtout le soldat bavard et récitant . Reste un magnifique Noir et Blanc et la belle et magnétique Corinne Marchand.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2025
On voit avec plaisir Paris et notamment le 14e. Le film est ancré dans son époque et notamment la guerre d’Algérie. Histoire originale car très courte. Jolies musiques de Michel Legrand.
Clement Zheng
Clement Zheng

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2024
La promenade en fin de film est tellement calmante et inspirante que l’on ne puisse se rappeler même pas le cauchemar qui se camoufle dans l’esprit de l’héroïne. Enfin, une belle histoire concernant le rétablissement et l’espoir à l’égard de la vie…
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