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Un visiteur
1,0
Publiée le 23 avril 2008
Un Spaggiari, tantôt brillant, tantôt infiniment stupide "dos caféos, s'il vous plait" rend le résultat presque incohérent. Si Jean-Paul Rouve patine un peu dans ce film, ce ne sont sûrement pas les personnages secondaires qui rattraperont le coup; Spectateurs, eux aussi semblent être venus pour voir le film.
j'ai été assez déçue de ce film. Je m'attendais à voir le casse en détail, et puis une interview d'un vrai journaliste (et non pas d'un flic). Sans arme ni haine ni violence est un peu trop brouillon, parfois on s'ennuie un peu, et dans l'ensemble c'est un film inégal. Les acteurs - Jean-Paul Rouve, Gilles Lelouche, et Alice Taglioni (mention spéciale) - sont très bien. Les décors, costumes et tout le toutim sont parfait. Mais, encore, une fin un peu bizarre et un peu baclée. Le prochain film de Jean-Paul Rouve sera le bon.
Ce qui me pose problème avec "SANS ARME, NI HAINE NI VIOLENCE", c'est la vision imposée par Jean-paul Rouve du célèbre Albert Spaggiari. En effèt, ce dernier devient un gangster peu crédible, déformé par le prisme de la mauvaise inspiration de Rouve. Celui-ci troque maladroitement le charisme virile d'un gangster de cette envergure par une présence bouffonne confinant à la farce grotesque. Il est difficile de croire, que le manque d'éloquence dans la communication élémentaire puisse être radicalement compensé par une personnalité de pitre, face aux pontes de la mafia niçoise, réputés pour leurs forts caractères. Heureusement, le mauvais feeling de Rouve envers son personnage vedette est racheté par une mise en scène de qualité, où des cadrages originaux et des plans raccords inventifs rehaussent le niveau de l'ensemble. Le soin apporté à la reconstition des seventies est visible à tous les niveaux, puisque tout est étudié, des variétés à la radio, à la mode vestimentaire pour créer "l'ambiance" disco et franchouillarde. A cet égard, c'est une tranche de 15 années de notre french-culture qui reprend vie sous nos yeux attendris, où défilent l'ère Giscard puis l'ère Mitterrand avec style et saveur. Pour l'interprétation, G. Lellouch est impeccable en flic fauché, tour à tour agaçé, fasciné puis apitoyé par celui qu'il est sensé "serrer". Alice Taglioni resplendit, et confère à son personnage de nounou le charisme, manquant à son conjoint mourrant. Le film se voit comme un tour d'horizon nostalgique, où le maître de cérémonie dans sa tenue de bouffon tragique offre le portrait d'un homme dont la raison de vivre était la célébrité et une obstination insensée à se sentir vivre dans le regard d'autrui. De ce fait, le tombé de rideaux sur la chanson "Partir" de Julien Clerc s'imprègne d'une contradiction entre la fuite discrète vers une mort obligatoire, et l'obsession de son héros à avoir existé dans le regard de ses contempor
une honte, JP Rouve est à bannir du cinéma, suffisant, et même méprisant envers le spectateur. Spaggieri a fait partie de l'OAS, et ce côté est totalement occulté, c'est pourtant la base et même l'essentiel de sa personnalité.Donc comment oser faire un navet sur un personnage du banditisme de l'époque en occultant la totalité de sa vie et de ses propos, mais juste en utilisant un nom plus ou moins célèbre, et en le faisant passer pour quelqu'un qu'il n'est pas !!! Rouve a juste volé un nom et fait en sorte que le personnage qu'il "interprète" soit le plus favorable à son image! Rouve a juste essayer de cacher ses idées, ses convictions extrêmistes, quand on assume pas , on se cache ou on se tait! Rouve est un usurpateur, et un lâche...
Un film extremement décevant de par son scenario ses dialogue et tout simplement son histoire !! Le braquage n'apparait que 2 petite fois tout le reste est une interview !! Garder votre argent pour aller voir un bon film car la c'est vraiment mauvais !! Une étoile pour 2 a 3 blagues rigolottes !!
Pas très fan de JP Rouve "acteur" en général, je craignais le pire. Au final sa prestations est respectable, le film honnête, sans casser la baraque toutefois. La question que je me pose : "Le VRAI Spaggiari était-il tant que ça "benêt" ? Parce que c'est le sentiment que j'ai face au personnage joué par Rouve !
Pour un premier film,ce n'est pas mal du tout.Les acteurs sont trés bon,la réalisation est bien soignée et des phrases qui tuent,le plus souvent dites par Jean-Paul Rouve.Même si ça manque parfois de rythme et que les musiques...bon,c'est des morceaux des années 70,bien dans le contexte du film mais je n'ai pas aprécier du tout.Donc,un coup d'essai réussi.
Ca commence d'une idée sympa mais on se noye assez vite dans une histoire assez décousue et irréaliste. Certes, l'idée c'est de mettre en valeur le fait qu'un simple quidam peut réaliser le "casse du siècle" en douceur et avec une morale à la "robin des bois", mais il n'en demeure pas moins que c'est assez "faux" et parfois carrément ridicule (notamment la scène de la boutique avec la femme asiatique et après)... Sans oublier qu'il semble y avoir beaucoup de "libertés" avec la biographie officielle... Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir fait une fiction ? Je sais pas. Bref, autant le début est assez sympa, autant la fin tombe dans le film d'espionnage français des plus nuls... Bref, c'est sympa à voir mais rien de bien excitant... De plus, le résumé avait bien alléchant, mais bon... Bof, bof quoi...
Un film sympa sur l univers de la cavale des années après le casse du siècle, ce choix de Jean - Paul Rouve est pas mal. Le seul bémol est peut être le rythme lent et le fait que ce soit un peu court. Le casting simple court et assez efficace, les images son correct un film bien dans son ensemble sans être exceptionnel.
Une belle surprise que ce premier film de Jean-Paul Rouve et une oeuvre cohérente de bout en bout. En effet, l'acteur-réalisateur nous donne à voir sa vision du personnage de Spagiari qu'il présente comme un loser magnifique et mégalomane qui s'invente une vie de vedette. Alors, bien sûr, le metteur en scène occulte les aspects pas du tout recommandables du personnage et son idéologie nauséabonde mais il n'a pas cherché à faire un film historique, polémique ou politique mais a voulu distraire. Certains bougons diront alors qu'il aurait dû créer un personnage de toutes pièces mais la personnalité tout comme les "exploits" de ce bandit sont quand même "bigger than life" et diablement cinématographiques. Voici donc un hommage esthétique aux années 70-80 réussi grâce à une affiche qui rappelle celles des Belmondo de l'époque, un générique qui recourt à la technique du split screen qui n'est pas sans évoquer celui d'"Amicalement Vôtre", une ouverture sur le portrait de Giscard d'Estaing amusante, une photographie aux couleurs un peu passées, une reconstitution de l'Amérique du Sud qui fait immédiatement penser à "Tintin et les Picaros" avec ses soldats d'opérette et son carnaval, ses enchaînements pour introduire les flash-back judicieusement travaillés, sa bande-son nostalgique sans devenir envahissante, le policier fan de Renaud et qui en a adopté l'apparence. Et puis, l'interprétation est à la hauteur avec un Gilles Lelouch magnifique dans son pull jacquard du plus bel effet jouant un faux journaliste de Paris Match ( le seul hebdomadaire people de l'époque avec VSD ) qui finit par trouver le bandit terriblement attachant, une Alice Taglioni douce et sexy dans un rôle de bourgeoise rebelle ( à quand un grand premier rôle pour elle loin de la comédie? ) et un Jean-Paul Rouve tour à tour flamboyant, délirant, amusant, détestable, irritant, attachant, émouvant, frustré, apeuré de sombrer dans l'anonymat et voulant rendre inoubliable chaque instant de sa vie...
Un bon film qui s'attache surtout à décrire la personnalité de Spagiari, un personnage que certain qualifieront de "haut en couleur", pour ma part je dirai plutôt burlesque, pousser dans une recherche obsessionnelle de "notoriété" qui finit en une cavale anonyme. La fin est déroutante tant on comprend mal pourquoi le flic/journaliste le laisse filer, alors qu'à aucun moment dans le film, on ne ressent un quelconque lien entre les deux personnages.
Pas mal du tout comme film qui arrive à vous faire tenir dans votre fauteuil tout du long de la projection malgré un manque d’action évident… C’est la richesse du montage et les come-backs incessants, mais clairs, qui font de ce film un bon film… en plus, bien sûr d’une histoire solide et qui semble vraie (je n’ai pas vérifié si elle l’était).
Pour un 1er film réalisé, JP. Rouve s'en sort plutôt très bien. Aucun temps mort, des plans et des scènes bien travaillés, des allers-retours avec le passé bien imbriqués, on ne s'y perd jamais. Un très bon moment de cinéma.