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Max Rss
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3,0
Publiée le 6 novembre 2017
Voici l'un des films incontournables de la seconde carrière de Jean Gabin. Ici, le patriarche est du côté des flics. Si certains polars français de la même époque ne font pas trop vieux jeu, « Le pacha », quant à lui, dégage un kitsch à vous en faire perdre la vue. Très, très ancré dans son époque tout ça. Et pourtant, ce qui est surprenant, jamais ça n'est rebutant. Même si l'ensemble ne dégage aucun éclat, il sait aller droit au but et se faire efficace. Et nous, de notre côté, c'est tout ce que l'on demande. Et puis faut pas le cacher, c'est toujours le pied que de voir Gabin, dans un rôle qu'il connaît par cœur, certes, mais dans lequel il assure tout le temps. Tout comme c'est toujours le pied que de voir André Pousse jouer le salaud de service. Et tout ça, sur une musique de Gainsbourg, excusez du peu ! Si l'on devait faire deux reproches, ce seraient les suivants : tout d'abord, les mecs qui se prennent dix bastos dans la couenne et qui gesticulent pendant 30 secondes avant de flancher, ça prête à doucement rire. Et une réalisation assez impersonnelle. Que voulez-vous, Lautner était bien sympathique, honnête, s'impliquait, mais ne savait pas foutre grand chose avec une caméra. Film très calibré, nous en convenons tous, mais qui assure le divertissement.
Assez déçu en général par Lautner, je dois dire que le niveau qualitatif entre ses derniers films et Le Pacha est frappant. Ce métrage n’est certes pas parfait. Quelques raccords douteux, des scènes d’action mal maitrisées mais pas trop nombreuses non plus, Le Pacha ne brille pas forcément par sa mise en scène et de manière générale sa réalisation. Bref, je n’ai pas senti un Lautner vraiment plus à l’aise dans le registre sérieux, comme ici, que dans le registre comique. Pour autant, le métrage à des qualités que d’autres Lautner n’ont pas. Par exemple, des acteurs au top. Gabin nous fait du Gabin, c’est-à-dire un flic peu expressif et plutôt adepte de la réplique virile, mais l’acteur est charismatique, et il impose des nuances ici qui le démarque du bourru de service. Il porte le film, face à un André Pousse mutique et rare mais très convaincant dans son rôle, et accompagné d’une Dany Carrel charmante, qui est à mon sens un vrai atout dans ce métrage. Son personnage a un relief inattendu. On notera aussi la présence de quelques troisièmes rôles récurrents de l’époque, comme Robert Dalban. Bon casting, avec une histoire qui se tient. Pas forcément révolutionnaire, l’histoire du Pacha reste plaisante à suivre. On ne s’ennuie pas, il y a du rebondissement, une certaine méchanceté, et franchement le divertissement est au rendez-vous. Ce n’est pas flamboyant, mais on tient un bon petit polar qui ne s’enlise pas, et le plaisir du visionnage est certain, si tant est que l’on adhère au genre et à l’époque. J’ai apprécié la modernité, les clins d’œil aussi, tant dans la musique que dans le club par exemple. Ça fait bizarre d’ailleurs de voir Gabin évoluait à une époque où il parait un peu désuet face à la modernité ambiante des sixties et presque seventies. C’est un des charmes du film. Et puis, les répliques d’Audiard sont, dans ce film, parmi ses plus connues. Visuellement, en dehors de la mise en scène un peu laborieuse, le film est plutôt agréable. Ambiance hivernale un peu sombre, plaisir rétro des voitures, de la ville, et belle atmosphère de film de gangsters. Le Pacha est assez raffiné finalement, et aurait mérité une réalisation plus recherchée. A souligner enfin la bande son de Gainsbourg avc quelques tubes connus. En somme, un métrage plaisant. Pas vraiment révolutionnaire niveau intrigue et pas super bien réalisé, ça reste un moment de cinéma rétro de qualité, porté par ses acteurs, sa musique et ses répliques. 3.5
Faire la concession complète à l'ère post-68, c'était prématuré pour l'année même dans l'idée de Lautner, ce qui ne l'empêche pas de truffer son oeuvre de références au peace and love. Ce qui se ressent par contre, c'est que la richesse en tout est telle que le duo Gabin/Audiard est effacé, largement mis en retrait au profit d'une bande son de Gainsbourg omniprésente et d'une histoire policière bien ficelée à l'ancienne, quoiqu'agrémentée d'un on-ne-sait-quoi à l'arrière-goût d'une modernité menaçante.
Le Pacha c'est un Gabin porté aux nues par un Audiard déchaîné ! C'est une histoire de gangsters à l'ancienne au parfum sarcastique comme on les aime. Pour moi ce qui fait la force du film ce sont surtout les dialogues bien sûr, Michel Audiard au sommet de son art, l'histoire en elle-même n'est pas extraordinaire mais les échanges sont tellement savoureux... A voir et à revoir.
Au niveau des paroles c'est un chef d'oeuvre, l'ambiance aussi. L'histoire est bien ficelée. Pis la musique de Gainsbourg est extraordinaire. Une belle oeuvre. Jean Gabin extraordinaire et magnifique, ses expressions et ses mimiques, génial, un roman à lui tout seul, le boss du cinéma français .
Le scénario de ce polar est assez basique mais Le Pacha s'avère un polar français rudement efficace accompagné d'une excellente musique entêtante de Gainsbourg (avec la fameuse chanson "Requiem pour un con"). Pour l'époque ce film semble assez moderne, il est presque épuré dans sa mise en scène, Lautner a bien su mettre en valeur les lieux servant de cadre à l'action du film notamment le final se déroulant dans une usine désaffectée. Lautner livre là du bon polar français avec une galerie d'acteurs qui ont de la gueule au milieu on trouve la jolie Dany Carrel, Gabin joue le gars bougon comme il en a l'habitude mais on retiendra surtout André Pousse dans un rôle quasiment silencieux mais imposant en bandit sans aucun scrupule. A sa sortie Le Pacha fut considéré comme violent mais de nous jours à ce niveau là Le Pacha choquera moins le spectateur cependant il garde de son efficacité comme au début lors de la scène de l'attaque. Donc au final pas forcément un film extraordinaire mais encore une fois lorsque l'on voit ce genre de polar français on est vraiment navré de ne plus en voir d'aussi bons en salles de nos jours.
Bien que l'ayant déjà vu plusieurs fois, j'ai encore pris un grand plaisir à revoir à la télévision cette réalisation de Georges Lautner sur des dialogues de Michel Audiard. Comme d'habitude, Jean Gabin excelle dans ce rôle de commissaire divisionnaire qui serait d'ailleurs révoqué de nos jours en agissant comme justicier. Sa confrontation avec son subordonné et ami, l'inspecteur Gouvion joué par l'inénarrable Robert d'Alban, fait partie de ces morceaux d'anthologie du cinéma français. André Pousse est parfait dans le rôle de Quinquin, un gangster redoutable et sans état d'âme, tuant sans vergogne pour garder le fruit de ses hold-up. Cet ancien champion cycliste s'était fait un nom dans les milieux du cinéma dès sa fin de carrière en devenant l'agent de quelques stars puis s'était spécialisé dans les rôles de gangsters à partir des années 60. Dany Carrel, quant à elle, évolue dans un petit rôle dans les milieux du cabaret et sa rencontre avec Quinquin ne lui portera pas chance. Lautner nous avait habitué à ces polars bien construits, sans baisse de rythme et aux dialogues percutants.
Disons que j'ai apprécié le début. Le casse est bien ficelé, mais le reste, hormis quelques bonnes répliques, est ennuyeux, trop long, manquant d'entrain. C'est moyen et on a fait mieux depuis. Pourtant, l'organisation criminelle et les répliques font mouches même si peu nombreuses. La BO de Serge Gainsbourg est parfaite ! Idem pour le décors final et les prises de vues.
"Je vais organiser la Saint Barthelemy du mitan", ou quand Jean Gabin spoiler: décide d'organiser une guerre des gangs pour venger son pote . Un bon polar à l'ancienne porté par un excellent Jean Gabin parfaitement dans son rôle de vieux policier désabusé et par les dialogues d'Audiard.
A relever encore une surprenante bande son signée en partie par Serge Gainsbourg ("Requiem pour un con") et en partie par Michel Colombier (une musique très obsessionnelle faite exclusivement de percussions).
Gabin joue du Gabin; André Pousse sauve un peu le film. Dany Carrel ne joue ni mal ni bien. Banal, pas très inspiré ce film nous en rappelle d' autres, bien trop nombreux. Film sans ambition, sans originalité; juste assez bien interprété. Beaucoup d' hémoglobine. La fin est bien obscure: histoire compliqué et invraisemblable.
"Le pacha" de Lautner dispose d'un casting assez imposant, entre un Gabin classique, André Pousse et d'autres gueules du cinéma français des années 60-70, le tout accompagné encore une fois par des dialogues d'Audiard (dont le fameux ""Quand on mettra les cons sur orbite, t'auras pas fini de tourner"") et une BO signée Gainsbourg, qui nous crédite d'une petite apparition. L'histoire est assez simple dans ce polar mais assez efficace. Pour pinailler un peu, je trouve que tout est trop simple et facile pour le commissaire joué par Gabin et que quelques plans auraient mérité d'être écourtés (notamment dans le cabaret).
Un policier avant-gardiste pour l'époque, une excellente BO et un Gabin qui en impose. A quand le nouveau audiard quand on entend ce genre de réplique qui malheureusement ne peut etre entretenu que par la mémoire. " On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort " Magique. Dommage que la scène finale soit trop brutale, j'aurai aimé un peu plus de psychologie.
Un film policier agréable, qui vaut surtout pour la prestation de Jean Gabin, les excellents dialogues de Michel Audiard – c'est ici qu'est prononcée la fameuse réplique "le jour où on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner" – et la musique d'un Gainsbourg qui se paie même le luxe d'une petite apparition.
Le Pacha marque la collaboration entre le grand réalisateur Georges Lautner et l'immense acteur Jean Gabin. Collaboration ancrée dans l'univers flic-voyou qui leur était plus ou moins propre à tous les deux. L'histoire est assez simple, un flic va tout faire pour venger la mort de son pote d'enfance, flic également, mais sans faire passer le meurtrier par la case justice qui ne sera jamais à la hauteur de la vengeance souhaitée par notre héros.Tout le long du métrage, on sent très bien que le couple réalisateur/acteur connait par cœur la chanson et qu'il récite sa partition sans réelles fausses notes, certes, mais sans jamais non plus, apporter ne serait-ce qu'un petit brin d'inventivité ou de nouveauté. Tous les ingrédients sont bien présents, flics ripoux, fusillades ou autre trahison; on ne s'ennuie donc jamais devant cette sombre histoire de vengeance mais le duo star tourne clairement en rond. Jean Gabin semble plus résigné que vraiment motivé et Lautner nous ressert simplement ce qu'il sait faire, sans plus...Et puis que dire de ces nombreux plans futiles dont nous abreuve le réalisateur (notamment la scène de la discothèque et de la danseuse aux seins nus interminable) tentant vainement de boucher les trous d'un scénario un peu trop vite expédié.Bref, on était en droit d'attendre un film beaucoup plus inspiré de la part de cette grande union du cinéma français...
Dans ce polar assez conventionnel, un vieux de la vieille désire venger la mort d'un de ses collègues policiers, tombé après un violent braquage. Durant son enquête, il s'apercevra que son collègue était moins net qu'il n'y paraissait. La réalisation du film est correcte, et son scénario sans surprise (dommage car plusieurs pistes ne sont pas assez exploitées). On notera en revanche les dialogues mordants d'Audiard, et la présence de pas mal de gueules du cinéma français des 60's-70's, aussi bien dans les premiers rôles que parmi les seconds couteaux. En tête, Jean Gabin, très à l'aise en commissaire expéditif qui se place au-dessus des lois.