Après le très remarquable Mon nom est Tsotsi (2006), Gavin Hood quitte les ghettos de Johannesburg pour dénoncer les agissements des services secrets Américains.
Alors que les films ayant un rapport sur la guerre en Irak ou en Afghanistan sont à la mode à Hollywood, l’industrie s’est trouvée un nouveau filon, l’envoi à l’étranger de prisonniers soupçonnés d’appartenir à une organisation terroristes. Sur ces terres inconnues, ils subissent toutes sorte de tortures, loin des lois, de la légalité et de la Constitution Américaines.
Avec Détention Secrète, on découvre un ingénieur Américain d’origine Egyptienne se faire enlever par la CIA qui le soupçonne d’aider les terroristes. Un agent de l’agence, est envoyé lui aussi à l’étranger afin de suivre au plus près le bon déroulement des opérations. Pendant ce temps, sur les terres de l’Oncle Sam, sa femme met tout en œuvre pour le retrouver sain et sauf.
Bien que l’histoire en elle-même soit intéressante, que certains acteurs soient particulièrement convaincants, contrairement à certain, on retiendra particulièrement les prestations de Reese Witherspoon, Meryl Streep, Zineb Oukach, aux côtés de Peter Sarsgaard et du frenchie Simon Abkarian. Seul Jake Gyllenhaal parait ailleurs, il est inexpressif. La mise en scène est quand à elle, problématique, car trop désordonnée. Le réalisateur prend la liberté de rajouter plusieurs histoires autour du sujet principal, si bien que l’on alterne durant près de deux heures, entre deux et trois histoires bien distinctes, mais différentes les unes des autres. Ne pas perdre le fil conducteur de l’histoire, tel est le pari complexe auquel on est confronté !
Un thriller qui n’innove pas, mais arrive tout juste à distraire le spectateur, malgré une distribution alléchante et quelques acteurs plus que passables.