Où a voulu en venir Lars von Trier ? Lui qui nous avait bluffé avec les deux volets de sa trilogie sur l’Amérique : Dogville (2003) & Manderlay (2005), il revient avec un film érotico/horrifique prise de tête, on peine à comprendre ce cinéaste qui durant tant d’années nous avais comblé, là il réalise une œuvre sinueuse, viscérale, certes esthétique, mais dérangeante et qui ne mène à rien ! Un couple qui se déchire, qui vire même à la catastrophe (mutilation, tentative de meurtre, etc), si les acteurs sont plus que parfait (mention spéciale à Charlotte Gainsbourg qui pour avoir si bien maniée la pelle et la chignole, s’est vue remettre le Prix d'Interprétation Féminine au dernier Festival de Cannes). On reste interloqué, se demandant sans cesse où à chercher à aller le cinéaste.
En lisant quelques critiques d Antichrist après sa vision je me dis que je ne suis d accord ni avec les admirateurs du film, ni avec ceux qui l ont détesté. Et pourtant je suis d accord pour dire que le film est très clivant, cherchant forcement la provocation et à créer le malaise et le dégoût chez son spectateur. Pour ma part je n ai ressenti le malaise que lors de la formidable scène d introduction (qui pour ma part aurait été encore plus forte si elle avait clôturé le film), avec une scène de sexe magnifiée pendant que l enfant du couple se défenestre par accident, une vraie belle expérience de cinéma qui m a secoué en même temps que j ai reconnu un travail formidable de photo et de mise en scène. Malheureusement le reste du film est bien loin d atteindre ce niveau de fulgurance. J ai trouvé au contraire que le reste était de l esbroufe, de la provocation pure et simple. On dit que le film est une propagande phallocrate à la limite pourquoi pas ce qui me gêne c est que si c est le cas il évoque juste quelques idées mais ne les approfondis pas. A la limite s il avait été jusqu'au boutiste dans une argumentation j aurais pu dire "je n aime pas parce que ce qu il décrit ne me convient pas" ou l inverse. Mais ici je ne peux adhérer ou réfuter un propos car à mon sens il n est pas développé. Du coup les quelques scènes "chocs" du film m ont laissé totalement froid car il n y a rien derrière et je n ai ressenti qu une volonté de créer la polémique avec du vide et que personnellement cela à créer chez moi plus de l indifférence que du dégoût. De l indifférence; signe non discutable que à mon avis ce film est un échec.
On comprend que tant d'encre ait coulé au sujet de ce film, tout autant qu'autour de la carrière de L. Van Trier, rempli de scènes épouvantables tant dans le visuel que dans le sens qu'elles peuvent prendre. Un film réellement effrayant par la tournure crue que prennent certaines scènes, que se soit par le côté pornographique très assumé par le réalisateur dans toute son oeuvre, aspect très malsain de ce film mais qui montre tout de même que l'on peut amener cet aspect de manière esthétique quand on voit la scène d'introduction, mais à part cela on est dans une exposition vraiment indigeste du sexe, que se soit à travers des scènes dérangeantes de masturbation assez trash qui n'ont rien d'esthétique, bien que cela réponde parfaitement à l'ambiance glauque qui règne tout du long par une image sale détournant d'ailleurs les ébats sexuels de manière clairement écœurantes, y mêlant par ailleurs un côté de violence gore, plus maîtrise mais allant bien trop loin quand il s'agit de traité le coté porno. D'un autre côté, on ne peut que admirer la patte unique du réalisateur, aimant joué sur le politiquement correct afin d'être le plus terre à terre possible, sans concession à l'image et jonglant entre drame, violence psychologique et horreur crue, bien loin d'une volonté d'être un film du genre horrifique pour autant, cela représente un tout qui permet clairement de définir l'oeuvre de L. Van Trier. Loin d'être d'un véritable intérêt cinématographique mais plus proche de l'oeuvre artistique réservé à un public averti et surtout amateur de type de cinéma très indépendant, mais que se soit la performance normalement récompensée de sa compagne C. Gainsbourg qui laisse de marbre par le côté dérangé vers lequel évolue son personnage, et n'hésitant pas à jouer la provocation, mais rien étonnant quand on connait la famille, que se soit par l'aspect très esthétique établi dans le film, bien que de nombreuses images de nature assez crues ne soient pas toujours bienvenues mais font parties de l'univers du réalisateur, pourtant il est difficile d'être convaincu l'ensemble tant ce film est tiré à l'extrémité du dérangeant alors que son réalisme est indéniable. Le prologue est le chef d'oeuvre du film avec cette scène sublimé par la couleur, le rythme et la musique et surtout par ce qui y est exposé et la façon dont cela est amené toujours très fidèle à l'univers du cinéma de L. Van Trier, ces quelques minutes de pureté visuelle auraient clairement suffit dans le cadre d'un court métrage, même en y alliant la fin de l'intrigue mettant en scène la folie de cette mère poussée à son paroxysme qui reste une partie assez convaincantes même si encore une fois certaine scènes trop dépouillées et hard interviennent de manière inopinées, il y a un véritable potentiel esthétique dans ce film mais cela à tendance à aller trop loin. Après l'idée en elle même se défend même si elle se perd souvent dans un méandre psycho-dramatique incompréhensible à travers cette thérapie psychologique jouant sur de nombreux symboles et dialogues très abstrait, en tout ce film mérite la polémique qu'elle a connu et n'a rien d'un film capable de mettre tout le monde d'accord quant au sujet même si l'intrigue se tiens plus ou moins dans le fil conducteur mais se perd totalement durant son développement puisqu'il est difficile d'accrocher réellement à ce qui est proposé dans les quelques scènes intrigantes. Puis le thème du deuil et de la culpabilité est assez bien amené dans le message en lui même mais pas forcement par le développement visuel que lui est attribué, mais après la façon sont abordés ces sujets restent atypiques mais original bien que dérangeant aux vues de la tournure que cela prend. Un film qui doit être vu uniquement par ceux qui aime le cinéma indépendant et n'ayant pas peur des images choquantes sans aucunes retenues.
On peut d'abord tout de même s'étonner que ce "Antichrist" ait pu soulever une polémique si lourde. Car si le vrai est dans l'ensemble raté, on peut tout de même lui reconnaître quelques qualités réelles : celle de réussir à ne pas (trop) nous ennuyer pendant 105 minutes durant avec seulement deux personnages, et de toujours garder une esthétique toujours très personnelle. Toutefois, s'il faut donc reconnaître certains mérites, cela n'est pas suffisant pour pardonner un propos restant assez flou voire incompréhensible, l'aspect le plus intéressant restant incontestablement le rapport entre les deux héros (heureusement!) Mais le vide n'est toutefois jamais très loin, si bien que l'on a tout de même du mal à rester concentré, et ce malgré l'évidente conviction de Charlotte Gainsbourg et de Willem Dafoe. Et que dire de ces scènes de violence et de sexe franchement révulsantes, qui ne semblent avoir d'autre but que de choquer le spectateur et (peut-être) le secouer un tant soit peu. En somme, et même s'il faudra donc reconnaître à cet "Antichrist" un certain talent dans la réalisation, l'écoeurement de certaines scènes et le discours bien trop indigeste restent bien trop importants pour nous satisfaire d'une quelconque manière. A éviter.
Perversité, immondice, mutilations sexuelles, obscurantisme incompréhensible, juste envie de vomir. Les intellectualistes se satisferont d'avoir matière à y chercher une explication. Il n'y en a pas, ce film est juste une honteuse daube.
Je n'ai pas compris l'intérêt de ce film... La scène d'ouverture est plutot réussie et le thème du film aurait pû en faire une oeuvre très intéressante mais les personnages échappent à toute logique ou cohérence, les scènes choquantes s'enchaînent (dans le simple but de choquer?) des tas de choses aberrantes nous sont montrées mais rien n'est expliqué, qu'est ce que c'est que ce renard qui se met à parler? qu'est ce que c'est que cette pluie de glands sur willem dafoe qui n'apporte rien? qu'est ce que c'est cette foule qui gravit la montagne à la fin du film? (il y avait un quota de figurants à respecter?) Bref, j'ai bien peur que ce film ait été conçu essentiellement dans le but de faire polémique, retenons néanmoins l'esthétique visuelle assez réussie.
Quel navet. C'est une honte de tourner ce genre de film. Et en plus Charlotte Gainsbourg a eu la palme de la meilleure actrice. Peut etre le mérite t-elle, car certaines scènes très choquantes à la limite du soutenable ont du être très difficiles à jouer. Certaines scènes de sexe très osées, m'ont fait penser au film "l'empire des sens".
Personnel, étrange, dur, beau, triste, médical, psychologique. Bizarre, franchement bizarre. A conseiller aux grands dépressifs et aux inconditionnels de Lars Von Trier pour les autres il vous faudra quelques substances pour supporter ce film. Par ailleurs les acteurs sont bons même si ce n'est franchement pas le meilleurs film de l'un ni de l'autre comme de Lars Von Trier. Quand un grand réalisateur se lance dans un pareil délire, le specateur a intéret à être dans un état d'esprit optimal au moment de lancer le film. Vous êtes prévenu.
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0,5
Publiée le 12 avril 2021
Après tout le battage médiatique autour d'Antichrist j'ai finalement décidé de m'asseoir et de le regarder. C'est le film le plus dérangeant que j'ai vu depuis Human Centipede. Certes, la réalisation était bonne mais l'ensemble du film est tout simplement atroce. Il commence par une scène de sexe au ralenti qui laisse peu de place à l'imagination puis le film se dégrade encore plus. Après que leur enfant se soit tué en tombant d'une fenêtre le couple se rend dans sa cabane dans les bois pour faire son deuil. Ce qui suit est une quantité copieuse de dialogues mélangés à certaines des scènes les plus dégoûtantes que l'on ait jamais vues. Il n'y a aucune valeur rédemptrice dans ce film et je suis choqué par les prix qu'il a reçus. Certaines scènes étaient presque suffisantes pour me donner envie d'éteindre le DVD. Malgré le fait qu'il soit divisé en chapitres il n'a pas de réelle fluidité. J'ai eu l'impression de voir les deux protagonistes parler pendant 20 minutes puis de voir ce qui à mon avis est de la torture ce qui serait suffisant pour que la plupart des gens quittent le film. Voici quelques-uns des moments les plus désagréables. spoiler: Des scènes de sexe comprenant des plans de pénétration complète. Une scène où la Gainsbourg est allongée nue dans la forêt en train de se masturber jusqu'à ce que Dafoe arrive sur les lieux et commence à avoir des relations sexuelles avec elle tandis que des bras émergent de la souche d'arbre sur laquelle ils sont allongés. Une scène particulièrement méchante où elle lui fracasse les testicules avec une bûche puis le masturbe. La suite de cette scène où elle perce un trou dans sa jambe enfonce son doigt dans la plaie puis boulonne un poids à sa jambe. Et qui peut oublier la scène infâme vers la fin où avec une paire de ciseaux elle coupe son clitoris. Si cela est considéré comme de l'art alors le cinéma est sur une pente descendante qui n'en finit plus de descendre...
"Antichrist". Long métrage réalisé par Lars Von Trier qui jouit d'une réputation de cinéaste torturé aux réalisations sujettes à questionnement. Antichrist c'est l'histoire d'un couple qui, suite à la mort de son enfant se retire dans une maison en foret. La femme (Charlotte Gainsbourg) fut profondément affectée par le décès de son fils et son compagnon (Willem Dafoe) qui est psychanalyste procède à sa thérapie. Un prologue, quatre chapitres et un épilogue qui mettent en exergue mort et religion, d'après ce que j'ai pu, ou du moins, essayé de comprendre. En effet, "elle" et "lui" séjourne dans le jardin d'Eden, jardin dans lequel la Genèse place l'histoire d'Adam et Eve. C'est ici le combat d'une femme contre elle même. Une femme en quête de rédemption qui va peu à peu sombrer dans la folie. Bouleversant, Antichrist est un film horrifique et érotique difficile à regarder. Lars Von Trier va cherché très loin sa source d'inspiration qu'est le péché originel et ne réussi pas du tout à capter l'attention du spectateur. Il nous mène par le bout du nez nous montrant la thérapie d'une femme et on passe à coté de l'essentiel du film. L'ambiance du film est lourde, pesante mais la photographie reste magnifique. On retient également la performance de ce couple formé par Charlotte Gainsbourg et Willem qui reste remarquable. Une quasi absence de bande son vient justifié l'aspect torturé du film et la technique de la caméra à l'épaule souvent utilisée par Lars donne du ton et du réalisme à ce long métrage. Elle souffre certes, mais nous spectateur on réussi difficilement à non seulement identifier mais aussi à comprendre la vraie cause de sa douleur. Un film qui pour moi manque de quelque chose, je ne sais pas quoi mais il y un élément manquant. En revanche c'est un film que je conseil aux cinéphiles courageux souhaitant porter une grande réflexion critique à ce lugubre Antichrist. Sceptique, bouleversé, confus, affecté mais aussi déconcerté. Tels sont ces mots qui résument bien notre état d'esprit à la fin de ce film qui mérite néanmoins la moyenne.