Antichrist
Note moyenne
2,4
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634 critiques spectateurs

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Trier par :
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Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 octobre 2015
En 2009, Lars Von Trier s'est attiré les foudres pour ses propos sur Hitler. il aurait dû susciter la même réprobation pour le film qu'il était venu présenter, "Antichrist". Comment un tel cinéaste a pu tomber si bas ? On savait que son niveau d'inspiration n'était plus à la fête depuis quelque temps mais là, il en devient méconnaissable. C'est simple, à aucun moment on ne sait où il a voulu en venir. Tout commence par un prologue kitchissime, massacrant Handel et le cinéma avec. Le noir et blanc laisse alors la place à un récit où de nouveau l'incompréhension la plus totale, aussi bien intellectuelle que formelle. Dans ce cadre, Trier fait preuve d'un amateurisme consternant. mouvements de caméra sous une lumière affreuse nausée. On s'ennuie d'un bout à l'autre et dès lors le cinéaste change son fusil d'épaule. On tombe dans le ridicule avec un renard annonciateur de mauvais présages. On rajoute évidemment une bonne dose d'hémoglobine, achevant de consacrer la provocation de bas étage. Toutes ces facilités confirmant au final qu'il n'a plus rien à dire. "Antichrist" est la fin pathétique et prétentieuse d'un cinéaste qui auparavant, a su pourtant tutoyer les sommets.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2011
Élucubrations abscons d'un mégalo illuminé, Antichrist ne manquera pas de fans du genre "c'est trop un génie ce Lars, ça choque et on comprend rien (ou on en fait semblant en copiant-collant l'explication d'un critique...)". Préférez plutôt Gaspar Noe, où la violence est au service d'une vraie réflexion, ou bien Kubrick.
elise d.
elise d.

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2011
Assez bizarre ce film
Je pense qu'il faudra que je le revois une deuxième fois dans quelques années pour me faire une opinion définitive
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 avril 2011
Très bon film de Lars von Trier (peut-on de toute façon, décemment, qualifier un film de Lars von Trier de daube ?), qui relate la convalescence psychologique d'une femme, à la suite du décès de son fils. Ou plus précisément, de la descente aux Enfers d'une femme (et pour cause...), mais aussi d'un homme, de son homme, bref du couple interprété par Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. Je dois confesser que je pars avec un sacré a priori positif avant un film de Lars (j'ai pleuré devant Breaking the waves et Dancer in the dark, ri devant Les idiots et Le director, halluciné devant Dogville et Manderlay) ; mais cet Antichrist est une de ces oeuvres coup-de poing qui a mes plus hautes faveurs, parce que plus sombre, plus torturé, plus dérangeant, plus beau, plus transgressif, plus triste aussi. Pourquoi Antichrist d'ailleurs ? Petit détour pour débouter toutes les critiques acerbes des critiques sur ce film de Lars, qui l'ont trouvé dégoûtant, abject, monstrueux, sale. J'ai bien peur qu'ils n'aient rien compris, encore une fois (et, soit dit en passant, Lars a bien fait de leur répondre très humblement : «I am the best film director in the world !»...). Ce n'est certainement pas un film sataniste ou platement anti-valeurs, anti-culture, anti-christianisme, c'est bien plus profond que ça (c'est même presque plus profond, au moins dans l'intention, que l'entreprise nietzschéenne (c'est dire...)) : Lars n'oppose pas un dogme contre le christianisme (c'est en un sens l'erreur de Nietzsche : en s'y opposant trait pour trait, il en reste malgré tout dépendant), mais il pousse le christianisme jusqu'en ses conséquences dernières : il en accepte les présupposés, et montre ses contradictions internes, son impossibilité, ses difficultés, son absurdité propres. En un sens, il achève le christianisme plus qu'il ne s'y oppose frontalement.
Un mot quand même sur le synopsis : on retrouve, à la première et à la dernière partie du film (Prologue et épilogue, on sait le goût de Lars pour la chapitrisation de ses films, encore une fois présente ici), deux scènes qui se répondent par leur style, encadrant comme une grande parenthèse le film proprement dit, deux scènes absolument magnifiques, en noir et blanc (alors que le reste est en couleur), filmées au ralenti (1000 images par secondes...), sur l'air le plus connu du Rinaldo de Haendel. C'est beau à en pleurer, mais passons ; le prologue montre donc, sur deux plans convergents, d'une part le couple en train de s'envoyer en l'air sous la douche, puis sur le lit (je dis le couple, mais il s'agit surtout du visage de Charlotte, de la femme, alors que l'homme n'est montré que de dos), d'autre part l'enfant du couple, qui lui sort de son lit, puis de son enclos protecteur jusqu'à la pièce centrale de l'appartement (il voit même ses parents en train de s'amuser...), où il voit alors une fenêtre ouverte, décide d'escalader jusqu'à elle, et de sauter délicieusement du Xième étage, comme un jeu, avec son nounours. Bref, le morveux saute et se tue au même moment (convergence) où sa mère jouit, dans les bras de son homme. Pour ce qui est de la prédestination divine, il y a mieux ; mais pour l'ironie vontrierienne «anti-christ», c'est assez juteux... Bon je n'avais pas vu autant de talent dans l'image depuis, sans aucun doute, le début et le final du Black Swan d'Aronofsky (similitudes dans la forme début-fin, d'ailleurs) : la cantatrice porte les images, dilate par sa beauté même la temporalité de l'image, l'éclairant en retour de sa perfection. C'est splendide.
Bref, suite à cela Charlotte tombe en dépression grave (culpabilité, mémoire de la faute, moralisation à outrance de l'acte, mauvaise conscience et tutti quanti), prend un tas de médocs dans le service psy d'un hôpital, jusqu'à ce que Willem, thérapeute lui-même, la sorte de l'enfer médicamenteux ou pharmocologique, afin de la soigner lui-même (dans une sorte de psychanalyse personnelle). Suite à une investigation dans l'inconscient de Charlotte («Quel est le pire endroit pour toi ?»), ils se rendent alors tous deux en forêt, dans une cabane où ils ont apparemment l'habitude de passer leurs vacances. Et c'est là que le film dévie dans une atmosphère de plus en plus inquiétante, angoissante, (presque un mélange freudo-heideggerien de l'angoisse) dérangeante : Charlotte ne guérit pas, mais ressasse plutôt davantage sa faute en présence de souvenirs personnels et de photos. Bref, tout se complique, tout s'agrave, et ce jusqu'à la folie, sous-jacente dès le début du film, mais qui se manifeste progressivement («antichrist» signifie donc alors : anti-pardon, anti-oubli, anti-réconciliation avec soi-même ; et plutôt fuite de soi jusqu'à perte de soi, effusion de soi, dispersion de soi – au nom d'une herméneutique de soi qui ne conclut pas au renoncement de soi devant la transcendance divine [...].

La critique complète sur le Tching's ciné bien sûr (note finale : 17/20) :
http://tchingscine.over-blog.com/
vanou97
vanou97

49 abonnés 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2018
Un film poignant, choquant qui approche parfois du machiavélisme... Charlotte Gainsbourg a un rôle primordial qui prouve d'une délicatesse et d'une prouesse dans son rôle. Ce scénario est du jamais vu au cinéma et c'est ce qui le rend unique, notamment avec les scènes du préambule magistrales. Avec des images choquantes, le film est rythmé en chapitres avec la chute incroyable du quatrième. Et pour cela Charlotte Gaindbourg peut recevoir toutes les éloges, elle a osé l'intentable et c'est ce qui fait un acteur aujourd'hui. Le Prix d'interprétation féminine du festival de Cannes lui a été justement décerné, et amplement mérité. Respects à Lars von Trier !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 avril 2011
Loin d'être une scène de folie (contrairement à black swan)ce film est un tableau de la nature humaine, très précisément féminine, un duel mortel entre les deux rôles que Charlotte Gainsbourg n'arrive pas à endosser, celui de mère et celui de femme (elle tue délibérément son fils, son mari, et son sexe, qui est l'union de ces deux tableaux). Déchirement intime et poignant d'une femme, tableau d'un exutoir et transcription d'une psychanalyse très réussie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2015
Film très esthétique notamment avec un prologue somptueux !
Je m'incline devant le courage de C. Gainsbourg pour ce rôle qu'elle interprête de manière très juste.
Certaines scènes sont difficiles à soutenir du regard mais avec un peu de recul (le temps d'accepter ces scènes) excellent film.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2011
film psychologique sur le deuil, la culpabilité
pour public averti
des scènes gores
belles prestations des acteurs surtout charlotte gainsbourg
sinon je n'ai pas du tout aimé le film
SmEuG
SmEuG

52 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2011
A l'image de la scène d'introduction, Antichrist est un pure exercice de style à la symbolique tellement omniprésente que l'on peut lui faire dire n'importe quoi par le biais de centaines d'interprétations possibles; travail auquel la majorité des journaliste se sont bien entendu livrés en y décelant une misogynie moyenne-âgeuse théorisant sur la diabolisation de la femme, simple prétexte pour camouflé une certaine frilosité face à la profusion de scènes crues à caractère sexuelle ou carrément d'iconographies à la violence furieuse. Toutefois, là où la critique a vu juste, c'est qu'en effet, le véritable intérêt de ce film controversé, ne se situe certainement pas dans son intrigue horrifique, mais dans ses métaphores. Alors évidemment, chacun est libre d'y voir ce que lui dicte ses émotions et son vécu à travers sa réflexion, qu'elle soit consciente ou inconsciente, mais accuser un auteur de tenir des propos immoraux lorsque l'on est face à une oeuvre aussi complexe, paraît fort présomptueux.

Pour en revenir à l'analyse du film, il est tout d'abord nécessaire de déchiffrer sa vraie nature : Nous sommes face à un film psychanalitique. Et ceux qui prétendent qu'il n'a strictement aucun sens se trompe certainement. Personnellement, je l'ai compris comme suit.
Tout débute avec l'orgasme absolu, le rapport sexuel dans ce qu'il a de plus passionné, animal et lubrique. La jouissance est telle que le personnage interprété par Charlotte Gainsbourg dévoile ses faiblesses. La voilà incapable de s'arrêter dans l'optique de sauver son enfant debout sur le rebord de la fenêtre, et assiste en donnant la vie dans un ultime acte de procréation, à la mort de sa géniture.
Ce premier acte mis en scène avec une ironie glaçante sera le fil conducteur du récit et la source de tous les maux. A partir de là Charlotte bascule peu à peu vers la folie à force de culpabilisation. Dans un premier temps, son angoisse naît après chaque acte vénérien. C'est alors que son mari décide de l'emmener en forêt, lieu des origines, le retour à l'état primitif. C'est à travers les iconographies symboliques dont le film regorge, que l'affliction psychologique des personnages se répercute sur la forêt, l'atmosphère ambiante devient pesante, le moindre coup de vent se transforme en souffle du démon et le bruit des glands roulant sur le toit sont des hurlements de terreurs. C'est dans ce théâtre de folie que Charlotte Gainsbourg finit par accepter ce qu'elle croit être la vérité, et s'inflige ainsi qu'à son mari les pénitences qu'elle estime mériter.
Antichrist est donc intéressant à plusieurs niveaux notamment dans son illustration de la folie, son développement psychanalytique, son questionnement sur la culpabilité, mais aussi dans son aspect purement horrifique (bien que celui-ci ne soit pas très réussi), son esthétique particulière (l'introduction est sublime, et de nombreuses scènes disséminées dans le film le sont également) et sa démarche anti-conformiste consistant à montrer les choses crument dans le but de choquer un public encore trop souvent irritable face à certaines images qui n'entre pas dans leur conception du cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 mars 2011
Je vais faire court : j'ai l'habitude de regarder des films d'horreur et gore je suis donc devenu insensible à la vue du sang dans les films. Pourtant, j'ai été choqué par les scènes de mutilation où la caméra pourrait difficilement être plus proche du membre mutilé, bien que le sang sente la sauce tomate à travers l'écran. Et c'est malheureusement, tout ce que l'on retient du film malgré acteurs connus pour leur talent.
Claricewins
Claricewins

89 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 mars 2011
Vu par curiosité, il n'y a rien d'autre à retenir que les scènes choquantes, et pour un film, ce n'est pas bon. Ca commence pourtant avec une scène de prologue magnifique, dramatique, certes, mais magnifique. Mais après, ça part dans le n'importe quoi. On n'arrive pas vraiment à discerner l'état du personnage féminin, folle, pas folle, nymphomane, sadique, ... Le minimum d'explications qu'il faudrait n'est pas là, on baigne donc dans le flou total. En tout cas, bravo aux deux acteurs, car ils ont vraiment eu du courage sur ce coup.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 février 2011
Un film incompréhensible se voulant intello mais à aucun moment intéressant. Charlotte Gainsbourg fait de la menuiserie sur la jambe de Willem Dafoe, il éjacule du sang, elle se coupe les lèvres et alors pourquoi tout ça, on ne sait pas vraiment! En plus de ça, Charlotte Gainsbourg en pleurnichant et en hurlant sans cesse nous fatigue vraiment beaucoup. Un navet sans intérêt.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 février 2011
Même si petit à petit on perd de vu le sujet de la perte d'un enfant, qui devient plus un prétexte afin de montrer les dérives d'une mère dans la folie. Le film possède une âme très noire, mais à la foi très belle. La photo est magnifique! Mais certaines scène peuvent être insoutenable. (J'en ai vu des films dégueulasses mais bien moins puissant qu' Anti Christ) Un vrai film d'ambiance à en glacer le sang! Pour public EXTRÊMEMENT averti...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2011
A première vue et selon les critiques, Antichrist semble être un film atroce, dénué de logique, et violent au plus haut point. Cependant, après coup on s’aperçoit que cette oeuvre cinématographique est un pur chef-d'oeuvre. Les symboles religieux sont nombreux et représentent tout ce que la femme déteste en elle. J'ai moi même était choqué par quelques détails (les chaussures à l'envers de Nick, la "non-détresse" de la femme lorsqu'elle voit son fils sauter, son accusation "Pendant le séjour à Eden, Nick s'est beaucoup éloigné de moi, il aurait pu faire un effort..."...). Le fait que les deux protagonistes n'aient pas de nom m'a aussi perturbé, car ça renforce la distance entre le spectateur et le personnage. Il est vrai que ce film peut être interprété de différentes manières selon les mentalités. Et je ne pense pas que les critiques pour qui ce film est 'scandaleux' n'aient essayé de le comprendre vraiment.. Notons aussi (bien sur) les performances de Charlotte Gainsbourg (qui offre une interprétation merveilleuse) et de William Dafoe qui joue aussi extrêmement bien.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 février 2011
Je ne sais pas trop quoi en penser.
Déroutant de triste réalisme dans un 1er temps avec un rythme assez lent pour aborder ensuite un virage déstabilisant de folie avec un rythme plus effréné.
Pas forcément inintéressant comme film mais assez étrange.
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