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Le vrai soucis réside pourtant dans ce décalage entre la volonté affichée d'être historiquement juste et réaliste alors même que le scénario ment, transforme, omet ou occulte plusieurs évènements. Heureusement, le film montre une relation entre les deux reines intéressante par bien des égards. Plus que politique nous sommes bien dans une guerre de religion accentuée par les jalousies et les ambitions des mâles contre le pouvoir de deux femmes qui bousculent les virilités. Dans le genre le film reste esthétiquement magnifique avec en prime des paysages sublimes, les intrigues sont passionnantes mais il est dommage que la volonté "de dire la vérité" soit si vite évaporée...
Site : Selenie
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Très beau film. On ne voit pas le film passer tant les paysages écossais sont superbes et l’histoire haletante. Ce film m’a donné envie de m’intéresser un peu plus à cette période historique cruelle et funeste !
La guerre des religions a toujours dans les siècles passés eut un rôle majeur, car c'est elle qui en fait régnait sur les pays. De plus, deux femmes au pouvoir ne pouvaient que susciter envie, malveillance et concurrence, aussi bien entre elles deux, que par rapport aux hommes qui ne désiraient qu'une seule chose, le trône. Bien interprété mais quelques longueurs sont à déplorer. Par contre l'Ecosse nous offre de beaux paysages à la fois majestueux et sombres. Des scènes très violentes de guerre, sans oublier la fin de Mary Stuart sont majeures dans ce film.
Magnifique reconstitution historique. Comment ne pas aimer l'Histoire devant un tel film ? Les images, les décors, les éclairages, les costumes, tout est parfait. L'actrice qui joue Marie Stuart est éblouissante et si belle. Un excellent film qui retrace sans doute assez fidèlement ce XVIème siècle tiraillé par le pouvoir et les guerres de religion. A voir en VO pour profiter de cet accent écossais typique à la fois rugueux et chantant en echo au français utilisé de temps en temps par celle qui fut notre reine pendant un cout moment. Du bon cinéma !
Josie Rourke réussit à décrire la difficulté d’être une femme – qui plus est reine – dans un monde formaté par les hommes, principaux maîtres du pouvoir si l’on excepte ces deux souveraines. Par contre, cette volonté d’aborder le récit d’un point de vue purement féminin vs masculin apporte son lot de défauts. Il est dommage d’aborder la thématique de manière aussi manichéenne. D’ailleurs à partir du moment où on comprend cela, tous les hommes – sans aucune exception – deviennent de purs salauds, faibles ou fourbes. Ceci étant dit, le film ne perd pas totalement de son intérêt et propose au final des portraits fascinants de deux reines qui ont marqué l’Histoire.
Un bon scénario qui tient en haleine même si on connaît la funeste fin de cette Marie Stuart. Des répliques qui font mouche, teintées de féminisme avant-gardiste ! Des acteurs qui jouent tous très bien, incarnant leurs personnages de façon très crédible. On ne voit pas le temps passer malgré la longueur du film, une belle réussite !
Vraiment un très beau film, à l'esthétique épurée, dans des décors particulièrement réussis. Les interprètes sont vraiment justes et la mise en scène est soignée. Un film historique comme on aimerait en voir plus souvent.
Marie Stuart, Reine d’Écosse réécrit l’Histoire à la lumière anachronique des enjeux sociaux-culturels contemporains et, en inscrivant cette relecture dans un cadre strictement historiciste où tout suinte la reconstitution minutieuse, se prend les pieds dans le tapis. Détourner la réalité pour en proposer une parabole à charge aurait pu fonctionner à condition que la démarche établisse une distance entre le sujet et son traitement. Or ici il n’en est rien. Par conséquent, le propos politique sonne désespérément creux et gratuit, et la qualité relative à la reconstitution historique en pâtit. Toute l’œuvre est prise d’une bipolarité navrante : d’une part la fougue de la jeunesse, d’autre part les réunions stratégiques où jaillissent peurs du complot et poncifs dignes d’un orateur mal réveillé. Josie Rourke avance avec des semelles de plomb et semble chercher tout élément qui pourrait choquer : et des scènes de sexe à rallonge et la cause homosexuelle et la condition de la femme. Par le pouvoir, l’homme a été changé en monstre ; dès lors, toute femme au pouvoir en subit la contagion et devient, à son tour, monstrueuse. Non que l’idée soit mauvaise ; seulement aurait-il fallu un peu de subtilité dans le traitement. Marie Stuart apparaît telle une figure de médiation qui comprend et défend les bonnes causes, fait rire et se montre à l’écoute voire décomplexée quand il s’agit de sexe (car de sexe il s’agit presque couramment). Et que dire lorsqu’elle pardonne à l’homosexuel – qui s’était travesti d’ailleurs quelques scènes auparavant, pour que l’amalgame soit complet – en tenant, par la même occasion, un discours sur la nature humaine : « Vous avez succombé à votre nature », blablabla. En somme, Marie Stuart, Reine d’Écosse c’est un peu l’Histoire relu par les pages Gala mais qui bénéficierait de deux atouts majeurs : la performance de Saoirse Ronan et la composition musicale signée Max Richter qui tentent, respectivement, d’insuffler une âme et de souffler des émotions à un film trop balourd et caricatural pour convaincre.
Pour son premier banc d’essai, la Britannique Josie Rourke succèdent à John Ford dans un projet ambitieux, malgré le maigre atout du décor et des costumes. Le jeu du pouvoir est remis dans un contexte historique où les premières femmes de la haute se distinguent par leur volonté de préserver la couronne. Entre Angleterre et Ecosse, deux terres sœurs, naît un conflit qui éveillera des aspects médiocres de la monarchie et de la position d’une femme dans la hiérarchie. Il aurait été difficile de concevoir un énième biopic qui n’apporte pas plus de valeur ajoutée et ce dernier essai parvient à convaincre par le biais de mises en scènes conventionnelles. Sans doute trop bavard dans son élan de bonté, l’intrigue repose toutefois sur ses femmes qui, au milieu de la masse masculine, devront s’imposer sur tous les fronts.
Marie Stuart (Saoirse Ronan) est cette jeune et vive reine dont la générosité peut être un magnifique atout pour unifier les peuples, mais qui verra bien des ennemis en profiter pour la discréditer. Les tensions démarrent lentement, sous une couverture douteuse et dans les chambres des conseils de guerre, car à l’opposé, se trouve une souveraine menaçante et menacée par les contraintes de son statut. Elizabeth I (Margo Robbie) n’est pourtant pas le genre à promouvoir les mauvais sentiments, aux détriments des mauvaises intentions. Elle est tiraillée par ses sujets qui la façonnent et qui la conditionnent comme un enfant. Et à chaque fois qu’on parle d’elle ainsi, l’écho se fait sentir plus au nord, où Marie en profitera pour alimenter son pouvoir, jusqu’à ce qu’une rupture vienne l’amputer de sa noblesse et de sa grandeur. Toutes deux vont avoir à faire à des hommes influents, mais qui restent avant tout des hommes. Chacun possède ses pêchés, mais ces derniers les accumulent au cours du périple, laissant ces femmes fortes dans une position gênante. C’est pourquoi, il est important de souligner que l’issue du drame valorisera essentiellement cette complicité, partant d’une bêtise et arrivant à une formidable stabilité politique.
Cependant, ce sera à travers cette grande rivalité qu’on aura le plaisir de décortiquer les malheurs de ces ladies, qui cherchent avant tout à survivre. L’engagement politique peut toutefois troubler, car Marie ne devrait pas être aussi investi dans le jeu de la couronne, contrairement à Elizabeth, qu’on ressent plus affaiblie et plus influençables. Cela expliquerait la complémentarité des femmes, qui partagent des lettres ou une chambre. Un réseau se crée autour d’une sororité, mise à mal par des ambitions confuses et bestiales. Et nous sommes censés envier Marie pour sa clairvoyance et ce parti-pris déséquilibre certains propos qui auraient pu donner suite à plus de pertinence. Mais au-delà de cette frontière, la trahison englobe toute la trame, laissant paraître la lâcheté comme une victoire ou bien la bonté comme une défaite.
S’offrant quelques libertés scénaristiques et en posant un cadre bien éclairé, « Marie Stuart, Reine d’Écosse » finit par s’affirmer et son discours finit par trancher dans une morale poignante. La Grande-Bretagne y est ainsi illustrée divisée par les orientations religieuses, mais également par la quête d’un trône confortable. Pas ou peu d’interaction avec les paysans auront lieu, mais on préférera suggérer les intentions, à défauts d’être frontales par moments. Le sort de la femme a toujours été incertain à une époque aussi révoltante, mais on se laisse guider grâce à des interprètes de qualité.
Marie Stuart (Saoirse Ronan) est cette jeune et vive reine dont la générosité peut être un magnifique atout pour unifier les peuples, mais qui verra bien des ennemis en profiter pour la discréditer. Les tensions démarrent lentement, sous une couverture douteuse et dans les chambres des conseils de guerre, car à l’opposé, se trouve une souveraine menaçante et menacée par les contraintes de son statut. Elizabeth I (Margo Robbie) n’est pourtant pas le genre à promouvoir les mauvais sentiments, aux détriments des mauvaises intentions. Elle est tiraillée par ses sujets qui la façonnent et qui la conditionnent comme un enfant. Et à chaque fois qu’on parle d’elle ainsi, l’écho se fait sentir plus au nord, où Marie en profitera pour alimenter son pouvoir, jusqu’à ce qu’une rupture vienne l’amputer de sa noblesse et de sa grandeur. Toutes deux vont avoir à faire à des hommes influents, mais qui restent avant tout des hommes. Chacun possède ses pêchés, mais ces derniers les accumulent au cours du périple, laissant ces femmes fortes dans une position gênante. C’est pourquoi, il est important de souligner que l’issue du drame valorisera essentiellement cette complicité, partant d’une bêtise et arrivant à une formidable stabilité politique.
Cependant, ce sera à travers cette grande rivalité qu’on aura le plaisir de décortiquer les malheurs de ces ladies, qui cherchent avant tout à survivre. L’engagement politique peut toutefois troubler, car Marie ne devrait pas être aussi investi dans le jeu de la couronne, contrairement à Elizabeth, qu’on ressent plus affaiblie et plus influençables. Cela expliquerait la complémentarité des femmes, qui partagent des lettres ou une chambre. Un réseau se crée autour d’une sororité, mise à mal par des ambitions confuses et bestiales. Et nous sommes censés envier Marie pour sa clairvoyance et ce parti-pris déséquilibre certains propos qui auraient pu donner suite à plus de pertinence. Mais au-delà de cette frontière, la trahison englobe toute la trame, laissant paraître la lâcheté comme une victoire ou bien la bonté comme une défaite.
S’offrant quelques libertés scénaristiques et en posant un cadre bien éclairé, « Marie Stuart, Reine d’Écosse » finit par s’affirmer et son discours finit par trancher dans une morale poignante. La Grande-Bretagne y est ainsi illustrée divisée par les orientations religieuses, mais également par la quête d’un trône confortable. Pas ou peu d’interaction avec les paysans auront lieu, mais on préférera suggérer les intentions, à défauts d’être frontales par moments. Le sort de la femme a toujours été incertain à une époque aussi révoltante, mais on se laisse guider grâce à des interprètes de qualité.
Un film qui a sacrifié la veracité historique sur l'autel du dogme politiquement correct et de la diversité. Comme le disait Dumas, on peut violer l'Histoire si on lui donne de beau enfants, mais on a le droit de ne pas être d'accord.
Histoire poignante et très belle réalisation. Musique sublime et très bien utilisée et les paysages sont magnifiques !
Ce n'est pas un film historique , en effet beaucoup de liberté avec les faits (par exemple les deux souveraines ne sont jamais rencontrées !) mais on est néanmoins emportés par le romanesque et le destin tragique de Marie Stuart.Ici Rourke met surtout l'accent sur la difficulté (finalement partagée entre ces deux femmes pourtant si opposées ) d'exercer le pouvoir quant on est femme en ces époques si rudes.Les deux actrices sont épatantes , la fameuse scène de leur supposée entrevue est magistralement jouée, intense et très prenante..Un grand moment de..Cinéma !
Sur un film historique, soit on tente une réalité historique stricto sensu, soit, comme dans le Marie Antoinette de Sopia Copploa, on en fait un film complètement décalé et anachronique. Celui-ci est complétement chimérique : il tente de faire écho par des thèmes de société moderne, via une situation d’il y a plusieurs siècle, piétinant les réalités historiques, dont les tenant et les aboutissants ne se limitaient pas à l’époque à 2 femmes, mais à une guerre de religions sur l’Europe entière. Le scénariste aurait dû se contenter des faits qui auraient insufflés à eux seuls la dimensions dramatique plutôt qu'une mise en scène forcé … Bref pas convaincu !
Assez fidèle historiquement, la photo du film est sublime et les actrices excellentes, crédibles. La vie de Marie Stuart est suffisamment romanesque pour ne pas en rajouter. Les rapports entre les deux reines sont effleurés, c’est dommage .
Très beau film historique , sur une période dominé par les hommes .
Conflit et jalousie pour le pouvoir , 2 reines au destin tragique. , superbe , costume et atmosphére trés masculine pour le destin croisé de 2 femmes dans cette époque troublée
Conflit et jalousie pour le pouvoir , 2 reines au destin tragique. , superbe , costume et atmosphére trés masculine pour le destin croisé de 2 femmes dans cette époque troublée
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