Un échec. À partir de la vie d’un des personnage les plus passionnant de notre histoire d’Europe, la réalisatrice nous propose ici un film pourtant inintéressant, pour qui ne se raccrocherait pas uniquement au plaisir de voir mis en scène le personnage historique, aux costumes, ou aux paysages écossais. Des libertés sans pertinence sont prises quant à l’Histoire. En dehors des deux actrices principales, le jeu d’acteur n’est pas convaincant. On survole certains événements passionnant de la vie de Marie Stuart pour se focaliser sur d’autres moins intéressants, voire inventés. Une déception.
Film historique un brin narratif mais très proche des faits. Les quelques libertés prises avec l'histoire se justifient par les thèmes que Josie Rourke a voulu traiter en raconter la terrible histoire de Marie Stuart, à savoir la difficulté pour une femme d'exercer le pouvoir dans un monde patriarcal et la solitude que génère l'usage de ce pouvoir. La photographie est somptueuse mais la musique un peu trop présente. Saoirse Ronan est une fois encore fantastique.
Il s'agit d'un film historique très bien réalisé. La vulgarité et les changements violents d'atmosphère (le film est la majeure partie du temps plutôt sombre alors cela contraste un peu trop avec les scènes de couleurs claires). Il est cependant très réaliste bien que certains passages vers la fin aient été coupés. Je le recommande
Un film qui se veut l'histoire d'une des reines les plus critiquées par l'Histoire et qui échoue dans ce rôle. L'histoire de cette femme est coupée dès le début, il nous manque les 18 premières années de sa vie rapidement évacuées à travers trois phrases qui ajoutent plus de confusion que d'explication. Pourtant cette période de sa vie est essentielle car c'est pour elle une première expérience du pouvoir et quel pouvoir, celui de plus en plus absolu des rois de France. Marie Stuart fut reine de de France, pendant une année certes mais reine tout de même. Elle y a goûtée à un pouvoir qui n'a rien à voir avec celui des rois d'Ecosse. Cela explique qu'elle n'a pas su s'acclimater aux restrictions que les nobles d'Ecosse ont voulu lui imposer. Tout cela n'est pas montré dans le film et Marie ressemble plus à une gamine sans cervelle qu'à la brillante stratège qu'elle fut. Elle avait vraiment une volonté politique qui en faisait une reine très en avance par rapport à la société du XVIe siècle, celle d'un règne tolérant qui accepte toutes les confessions religieuses dans un monde qui refusait cette tolérance. Elisabeth quand à elle brille presque par son absence à l'écran, elle apparaît mais on ne comprend pas vraiment quel rôle elle a et les liens qui l'unit avec Marie. Comme Marie elle était pourtant une reine intelligente qui dirigeait sa cour et son pays. Dans le film elle se fait manipuler par son amant et son premier ministre William Cécil et c'est son seul rôle. Si on oublie toute la personnalité des personnages qui est mise de côté, les nombreux raccourcis historique rendent ce film incompréhensible, on voit apparaître un certain nombre de personnage important pour l'époque mais qui ne sont pas assez expliqués et qui paraissent donc inutiles. Mais surtout l'énorme raccourci historique est celui qui amène Marie à l’échafaud, soit tout son emprisonnement dans les différents châteaux d'Angleterre, qui est remplacée par une improbable rencontre entre les deux souveraines dans une laverie. Le film veut se centrer sur son règne en Ecosse mais Marie était bien plus que cela même après son abdication, elle garde son titre de reine et se présente comme telle. Sinon si on oublie la vérité historique ce film m'a coupé le souffle pour les décors, les paysages et les maquillages des personnages. Ces trois points étaient très bien fais. Je ne conseille pas ce film et n'irais pas le revoir.
J'ai appris des faits historiques dont je n'avais pas connaissance. La reconstitution tant pas l'histoire,que les costumes et décors est très réussie. L'histoire est bien écrite et l'interprétation est formidable par les deux comédiennes. Je recommande chaudement ce film.
Un très beau film classique historique avec ses qualités - superbe photographie, décors et costumes magnifiques - mais aussi les défauts habituellement constatés : situations confuses parce qu’on veut raconter une épopée de 40 ans, riche en événements, en seulement deux heures, parce que cette histoire a du mal à nous concerner, même si elle parle aussi d’amour, de trahison, d’ambition, sentiments que nous connaissons encore. La qualité des deux actrices principales incarnant ces reines de fer - et qui auraient pu, au moins pour Saoirse Ronan en Marie Stuart, mériter un Oscar - permet à ce film de sortir du lot des grandes reconstitutions historiques qui continuent bon an mal an à se faufiler dans les productions des grands studios.
J'ai vraiment été séduit par cette fresque historique qui retrace le destin tragique de Marie Stuart, reine écossaise rebelle et farouche. C'est pas la première fois qu'on se penche sur cette figure au cinéma mais cette reconstitution de l'époque a su redorer notre intérêt en inscrivant cette biopic dans l'air du temps. Pour ma part, j'ai eu l'impression d'être face à un épisode de "Game of Thrones" où manigances, trahisons, manipulations et vengeances rythment le tout. Sauf qu'il y a du vrai dans toute cette romance et voir à quel point les hommes ne supportent pas le pouvoir des reines apporte un écho féministe non-négligeable ! L'histoire se révèle palpitante, imprévisible, dépaysante. Elle montre sans filtre la violence d'une époque tumultueuse. On adhère facilement à cette rivalité entre les deux cousines, chacune en possession de son trône et de sa cour. L'une a le luxe et est protestante, l'autre a la beauté et est catholique. La mise en scène offre un point de vue individuel sur chacune d'entre elles, et montre comment elles affrontent différemment la traitrise, la domination masculine et le poids de la religion. Costumes et décors sont réussis, tout comme la mise en scène qui assume, pour le bien du récit, une rencontre qui n'a jamais eu lieu entre les deux reines. C'est là qu'on voit leurs différences et leur air de famille. En cela, Saoirse Ronan en Marie Stuart et Margot Robbie en Elisabeth Iere, sont étonnantes. Elles signent un jeu de provocation et de domination brutal et sauvage qui les place sur un piédestal en souveraine déterminées et courageuses. Leurs partitions respectives sont complexes et denses en émotions. Ronan joue doute son meilleur rôle jusque là, à la fois forte, emphatique et fragile. Robbie, plus en second rôle, est souvent méconnaissable derrière cette perruque et cette couche de maquillage. Certains vont sûrement reprocher un côté pathos. Pour ma part, les émotions sont bien dosées et ne viennent pas plomber l'aspect historique et factuel de cette rivalité entre les deux souveraines. Boudé aux dernières remises de récompenses, "Marie Stuart" n'en est pas moins un grand et beau film.
C'est vraiment très agréable de pouvoir visionner des films de cette ampleur, de cette qualité. Il y a du souffle, de l'envergure, j'aime ce cinéma là. Je suis entièrement satisfaite de ma séance et je recommande ce magnifique film.
Mais qu'est ce que je viens de voir ? Un film pas du tout historique, très lent , et pourquoi vouloir mettre des acteurs de couleur à cette époque , c'est ridicule , il y as quelques bon paysages , sa s'arrête là 0,5 pour la musique et parce que je peut pas mettre 0 ...
Fuyez, garder votre argent .Quelle déception, j'en pleure presque, amateur d'histoire et de films a portée historique , ce film s’avère faut en tout point et s’emploie a réécrire une version falsifiée des événements , je ne vois pas beaucoup de point positifs , le jeu de l'actrice principal est correct les paysage juste bon , la musique rien de marquant, j'ai entendu beaucoup de rires dans la salle aussi au moment ou des lords et soldats d'origine africaine apparaissaient mais peut on leur en vouloir, il n'y avaient pas de personnes de couleur à cette époque. Niveau action il y as tout juste une petite scène de trois minute. Note 1/20 et je suis gentil ... Le film "Mary Reine d'Ecosse" de 2013/2014 était mieux avec un budget moindre.
Disons le tout de go : ma note ne représente que le procédé hollywoodien trop souvent usité que je vais décrire. Hormis cela le film est pas mal, belles images, assez fidèle à l’Histoire, assez bien joué, des bonnes musiques, des décors soignés, non vraiment un ensemble plus que potable… … sauf que prendre la nouvelle coqueluche bankable du moment (Margot Robbie) pour qu’elle étende son champ d’acting et que le public suive, filmer façon Game of thrones (en insistant bien sur le sang, les morts, le sexe, les trahisons) tout en gardant le rythme (même la bande annonce ferait croire au dénouement de la série), Elisabeth grimée comme la reine de cœur d’Alice au pays des Merveilles pour bien accentuer le côté manichéen (aussi bien bonjour le réalisme), rajouter de la discrimination positive par-dessus (Gemma Chan, Ismael Enrique Cruz Cordova, Adrien Lester pour un nuancier de couleurs), non vraiment ça commence à m’agacer que les scénaristes n’arrivent qu’à recycler des vieilles idées et calquer un procédé moisi pour tenter de justifier les émoluments honteux qu’ils perçoivent (vu le résultat c’est trop), on zappe ce truc.
Ce film a eu le mérite de produire chez moi deux émotions bien distinctes. Une tristesse absolue à l'idée que j'avais dépensé 10 euros pour voir ce navet d'une longueur meurtrière et bourré d'anachronismes. Et une joie incommensurable m'envahissant au moment du générique de fin...
Certes, il s’agit de la nième adaptation de la vie de la reine Mary Stuart et de sa rivalité pour le trône avec la reine Elisabeth. Toutefois, je n’ai pas eu l’occasion de voir ne serait-ce qu’une seule autre. J’aborde ainsi ce film sans pouvoir le comparer à un autre traitant de la même histoire. Quand est-il ? Je ne suis malheureusement pas convaincu. Le métrage tombe dans le défaut de beaucoup de films biographiques qui veulent traiter d’un évènement très long dans le temps. Le film semble se résumer à un enchaînement de fait, les transitions temporelles sont mal gérées et l’on se retrouve ainsi perdu dans le temps sans réellement sentir les mois et années passer. On se retrouve donc surpris quand en fin de film le sujet de l’age, vieillesse et jeunesse, est traité. « Zodiac » de David Fincher avait le même problème selon moi. Pour le dire autrement, ces films ont un style de narration se rapprochant du documentaire, limitant l’implication émotionnelle et c’est bien là le réel défaut. Cependant le film brille par sa photographie, ses décors ainsi que ses costumes. La direction d’acteur est également excellente. En bref, bien géré dans sa réalisation, le film souffre cependant de son montage et de son écriture qui interdise toute empathie pour les personnages.