film lent mais qui nous permet de mieux rentrer dedans. Olivier Marchal, nous montre bien son experience dans le monde de flic. Daniel Auteuil, impeccable.....
Un film policier âpre, à l’atmosphère très noire. Même si l’ensemble souffre d’un sérieux manque de rythme, il se suit sans ennui grâce à la mise en scène sobre et efficace d’Olivier Marshall, à une intrigue solide, profonde et glaciale, et aussi à la performance de Daniel Auteuil qui habite littéralement son personnage.
Auteuil joue un flic zombiesque, alcoolique et déchu, noyé sous une pluie constante et une nuit sans fin, filmé avec une esthétique pesante, mi-lyrique-cheap, mi-misérabiliste-christique. Oui, c'est d'une lourdeur assez impressionnante et Marchal s'amuse à empiler des couches pompeuses, des scènes tape-à-l'oeil et les clichés à la pelle jusqu'à obtenir une inévitable caricature risible tellement le réalisateur se prend pour le Michael Mann de Roquefort-la-Bédoule (oui, oui, ça existe!). Même pas foutu de raconter une histoire correctement, il se permet d'en raconter deux n'importe comment... pour un résultat catastrophique d'un sérieux monacal mais franchement pathétique!
C'est le dernier film signé Olivier Marchal qu'il me restait à voir. Je trouve ça bien qu'aujourd'hui on parle des polars d'Olivier Marchal comme on parlait de ceux de Melville avant dans les années 70. Sauf que là où ceux de Melville étaient des polars romancés, Melville filmait les gangsters et les flics tels qu'il les idéalisait, Marchal se sert abondamment de son passé de flic dans les années 80 pour nourrir ses films et évidemment pas des souvenirs les plus heureux. Dans MR 73, il brasse ses thèmes favoris : homme brisé, seul face à sa hiérarchie, en quête de rédemption, guerre des polices. Avec sa garde rapprochée : Francis Renaud, Catherine Marchal, Guy Lecluyse, Gérald Laroche. Moins grand public qu'un 36, Quai des Orfèvres. Je souligne la grande qualité de la photographie et l'ambiance générale du film, poisseuse, désespérée. En ironisant un peu, il ne me semblait pas qu'il pleuvait autant à Marseille...Toutefois, je regrette la multiplicité des histoires. Il y a un tueur en série qui ensanglante Marseille, un autre tueur sur le point d'être libéré et les fantômes du passé qui assaillent régulièrement Schneider. Sans aucun lien entre elles. Je préfère 36, Quai des Orfèvres qui proposait un vrai duel d'acteurs entre Daniel Auteuil et Gérard Depardieu ainsi qu'André Dussollier ou Roschdy Zem comme excellents seconds rôles. Ou Gangsters qui me faisait pas mal penser à mon film fétiche "Garde à vue" pour son côté huis-clos autour d'une table. MR 73, je ne conteste pas la performance d'acteur de Daniel Auteuil mais qui est un peu tout seul justement. Le manque, c'est, à mon avis, au niveau de l'histoire que je ne juge pas assez prenante, percutante et manquant de rebondissements. D'ailleurs, c'est peut être en raison de cette faiblesse que Marchal a inséré celle de ce vieux tueur en série libéré pour bonne conduite. Ce film mérite d'être dans la filmographie d'Olivier Marchal mais il aurait plutôt dû le raccourcir d'une heure et d'en faire un épisode pour sa série Braquo.
Fidèle à lui même, Olivier Marchal réalise un film de bourrin. Il se complait à montrer des truands monstrueux, de la violence insoutenable, il prend plaisir à montrer des policiers pire que les truands. Ce film mal dialogué, aux personnages caricaturaux, aux situations fausses (alors que le générique de début nous annonce "que c'est tiré d'une histoire vraie" !!!) n'a pas grand chose pour lui.
L'ambiance noire est travaillée, sûrement trop, délaissant le fond. Cela a tendance à plomber le film, donnant un rythme lancinant. On ne ressent aucune empathie malgré le parcours chaotique de nos protagonistes. Certaines scènes sonnent faux et virent même au caricatural. Les acteurs n'y sont pas.
Olivier Marchal signe un polar sombre, violent et désespéré, superbement porté par un Daniel Auteuil plus cafardeux que jamais dans un rôle de flic dépressif et alcoolique. Un film d'atmosphère parfaitement maîtrisé, qui sait prendre son temps, et qui nous plonge avec réalisme dans les coulisses souvent peu reluisantes de la police.
Eh ben j'espère que Daniel Auteuil a vraiment bu pendant le tournage parce qu'il a du bien se faire chi.. Les fabricants de somnifères vont pas être contents, MR73 va leur faire de la concurrence! Au moins ce film aura servi à quelque chose : nous endormir!
Pas du tout convainquant ! Le film est lent et il ne se passe rien. On mange des tartines de drame, mais sans saveur. Difficile de rentrer dedans, de s'attacher aux personnages ou d'éprouver quoique ce soit... Beaucoup de plans longs sur des têtes tristes, des dialogues bas et graves, ou encore des musiques sombres et chiantes... Tout est lourd, noir et non subtil, le résultat fait un peu amateur.
Même si je ne suis pas un fan de Daniel Auteuil, je dois avouer que là je le trouve émouvant dans ce polar ultra-réaliste. Intrigue sombre, léchée et prenante. Personnages torturés bien dessinés. Au final, un petit film français très bien construit.
Daniel Auteuil est habitué aux rôles de looser depuis plus de 15 ans mais avec Olivier Marchal il franchit un pallier qui l’amène aux frontières de la dignité humaine un peu comme le « Bad Lieutenant » d’Abel Ferrara. Cet homme est brisé et traîne avec lui le sentiment de culpabilité d’avoir provoqué la mort accidentelle de sa femme et de sa fille. Marchal nous fait voir l’envers du décor, là où se retrouvent tous les fracassés de la police usés d’avoir fréquenté de trop près les basses fosses de la pègre lyonnaise. Devenu « border-line »,notre commissaire ne doit plus son maintien à flot qu’à quelques connaissances des temps glorieux bien entamées elles aussi. Nous avons vu la comparaison avec Abel Ferrara qui ancre les références de Marchal dans le cinéma américain des années 70. Le Calahan de Clint Eastwood est présent dès l’entrée avec la prise en otage du bus qui plutôt que d’éviter une catastrophe ou d’attraper un tueur obéit à l’abus de pouvoir d’un flic en déroute. Dans sa chute morbide mêlée d’une volonté de rédemption née de la volonté de protéger une jeune femme du tueur de ses parents libéré de prison, Auteuil entraîne avec lui son meilleur ami. Cette volonté rédemptrice n’est pas sans évoquer le « Travis Bickle » du Taxi Driver de Scorsese, encore une référence au cinéma américain. Dans le traitement formel du film notamment au niveau des dialogues voulus rares Marchal puise chez Melville. Auteuil comme le Delon du « Samouraï » est devenu une bête sauvage dans la jungle mais cette fois-ci la bête est blessée à mort et mouvements sont moins prompts face au danger qui rôde.Le casting est à la hauteur de la prestation d’Auteuil, notamment Gérald Laroche et Catherine Marchal. Ce troisième film de Marchal est de loin son plus maîtrisé et il conclut brillamment sa trilogie policière
Noir. Ce film sombre n'est pas pour rappeler que la vie est belle, ce serait plutôt l'inverse. Auteuil y incarne un flic alcoolique et déprimé suite à l'accident de voiture ayant tué son enfant et rendu tétraplégique sa femme ! Cette noirceur aurait pu être compensée par une intrigue palpitante, mais ça n'est pas mon sentiment. Je me suis surpris à trouver ce film un peu lent et à m'ennuyer. La violence n'est pas assez présente pour donner du rythme à ce polar qui se veut obscur. Au final, on se demande ce que ce film apporte vraiment, si ce n'est une ambiance un peu glauque dans l'univers de la police de nuit. Mais rien de vraiment divertissant, ou poussant à la réflexion. Gageons qu'Olivier Marchal est un ancien flic ayant fait la série "Flics" pour TF1, chaine de droite souvent obscène et débile, ce qui me rebute en soi. En bref MR73 se laisse voir une fois... pour comprendre qu'une seconde vision n'est pas forcément nécessaire.