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dougray
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2,0
Publiée le 28 septembre 2010
Pour son nouveau film, Julia Roberts se retrouve seule en tête d’affiche (place qu’elle n’avait plus occupé depuis... "Erin Brockovich" il y a déjà 10 ans) avec cette adaptation du best-seller bobo d’Elizabeth Guilbert. Et force est de reconnaître que, sur le plan de l’intrigue, ce "Mange, prie, aime" tient parfaitement ses promesses, à savoir provoquer l’ennui du spectateur à coups de discours moralisateur et pseudo-philosophique sur l’importance de se sentir vivante le tout asséné par une bourgeoise occidentale tellement vide émotionnellement qu’elle doit se ressourcer à l’étranger (et de préférence dans des décors de cartes postales). Comment s’émouvoir, en cette période de crise économique, du vague à l’âme de cette romancière qui se tape une crise de la quarantaine (provoquant son divorce et sa dépression) alors qu’elle a les moyens financiers d’accomplir ses rêves et qu’elle laisse sur sa route des hommes fous d’amour et détruits ? Il faut voir la façon dont le réalisateur justifie les ruptures de Liz avec ce plan final bien malhonnête sur ses ex bien plus heureux sans elle (Steven remarié et père de famille, David acteur à succès...). Idem pour la représentation bien peu subtile et typiquement américaine des 3 pays visités. Parmi la collection de clichés, on retiendra que les Italiens sont ultra-conviviaux, parlent avec les mains, ne pensent qu’à la bouffe et au farniente (sans oublier le foot bien sûr), que les Indiens sont pauvres, marient leurs filles de force et passent leur temps à prier dans les ashrams, et que les Balinais sont soignés par des guérisseurs, chassent les femmes divorcés mais vivent dans des décors de rêves. Pas très subtile non plus la façon dont le réalisateur a filmé ses décors pourtant féérique et qui à l’écran font plus passage obligé traité à la va-vite (voir les plans sabotés du Colisée à Rome ou des plages à Bali). La mise en scène est d’ailleurs le 2e gros point noir du film, Ryan Murphy (créateur de "Nip/Tuck") tentant maladroitement de camoufler la platitude de sa réalisation par des mouvements de caméra stupides et un montage maladroit. Le talent approximatif du bonhomme est d’ailleurs criant lors du monologue de Richard sur son passé, filmé en plan séquence mais sans mouvement, et qui ne provoque pas la moindre émotion alors qu’on est censé se trouver devant la grande scène dramatique du film. Maintenant, le film est presque sauvé par son casting avec, autour d’une Julia Roberts pétillante qui fait oublier son statut de superstar d’Hollywood, un Billy Crudup étonnant en amoureux transi, un James Franco sympa en acteur de théâtre (bien que moins à son aise qu’à l’accoutumée), Richard Jenkins en baroudeur tentant d’expier ses fautes mais surtout l’incroyable Javier Bardem qui parvient à transcender son rôle, pourtant bien pauvre sur le papier, grâce à son charisme animal. Sans ce casting, le film n’aurait sans doute pas eu le droit à plus d’une étoile de ma part.
Le scénario est intéressant : une femme, suite à un divorce douloureux, entreprend de se ressourcer en se rendant successivement en Italie, en Inde puis à Bali, où elle retrouvera l’amour. Le problème, c’est la réalisation médiocre, où la psychologie du personnage incarné par Julia Robert est survolée si haut qu’on n’entre pas dans le film . Certains diront trop américain, et c’est vrai que ça sonne un peu creux. Néanmoins quelques belles prises de vue (‘le côté carte postale) et le charme des interprètes, mais c’est trop peu.
Un film estampillé "développement personnel" et qui ambitionne d'illustrer les atermoiements psychologiques d'une femme active occidentale. On a le droit de ne pas s'y reconnaître, voire même d'être agacé par la facilité du discours et des raccourcis psycho-cheaps en pleine carte postale. N'était-ce Julia Roberts et le sourire le plus magique d'Hollywood!
J'ai pas vu la fin, mais le parcours initiatique de Julia Roberts dans notre vieux continent m'a lassée dès quelques courtes scènes. Des clichés aberrants, filmés grossièrement dans un film qui ne s'embarasse pas de nuances ni de modestie.
N'importe qui qui a un minimum de voyages dans les pattes comprendra que ce film est un pur conte de fée, complètement dénué de toute réalité. Si encore le conte était intéressant et inspirant... mais je n'ai vu qu'une succession de clichés, de personnages caricaturaux et niais, de pseudo-messages philosophico-romantiques à vomir et peu de magie... Plus généralement ce film n'a pas grand intérêt et vous laissera sur votre faim. A voir pour s'endormir!
Mange, prie, aime avec Julia Roberts est plus une comédie romantique qu'un drame, c'est un peu une histoire a l'eau de rose, on s'ennuie tout le long du film...
Genre : Julia Roberts Rien ne va dans la vie de Elizabeth Gilbert, la femme à l’origine de ce récit. Elle plaque tout pour réapprendre à s’aimer et à profiter de la vie. Première étape, profiter de la bonne bouffe italienne. Deuxième étape, trouver du sens en trouvant une spiritualité en Inde. Dernière étape, éventuellement trouver l’amour à Bali. Le livre a paraît-il été très « inspirant » comme on dit aujourd’hui mais je ne l’ai pas lu et je me contenterai donc de commenter le film. La partie italienne est de loin la meilleure car elle sait utiliser la forme pour faire ressentir le fond. Tout est en saveurs, en lumières, en couleurs, en chaleur, en sons. On ne nous épargne aucun cliché mais peut-on attendre autre chose de ce genre de cinéma ? Pour la suite, en Inde, ça patine un peu. Ça ne sait pas où ça va, ça larmoie, ça laisse froid. La dernière étape est quant à elle ratée. L’arrivée de Javier Bardem est prévisible et le personnage est profondément agaçant. Et la VF n’arrange vraiment rien. Alors donc, c’est un mélo pas désagréable dans le fond mais il en dit et en fait trop. Et Julia Roberts n’était probablement pas la bonne actrice pour un personnage qui aurait dû étaler davantage sa noirceur.
que dire si ce n'est que ce film empile tous les défauts + des films américains notamment)
Des clichés ridicules au possible ( les Italiens n'ont donc pas l'eau courante en 2010...) une héroïne très agaçante et pénible avec ses pérégrinations d'adolescente , une réalisation ( portant j'aime bien Murphy) absolument horrible digne d'un téléfilm en pleine après midi avec des ralentis et des gros plans franchement horribles sans oublier le jeu avec la lumière ridicule.
Un scénario assez faible et sans aucun intérêt, je n'arrive pas à comprendre le pourquoi du comment en fait... Le film débutait pourtant assez bien avec son départ pour l'Italie, je me suis même identifié à elle, avec son coté célibataire dépressif, mais ensuite plus rien.. Je m'attendais à une femme qui rencontre pleins de monde dans plusieurs endroits exceptionnels, mais en fait, c'est vraiment tourné sur elle-même avec ses prières et son "yoga".. Enfin bref, ennuyeux et le coté romantique, je n'y ai pas cru pour ma part. 2/5
"Mange,prie,aime" ressemble à un petit guide illustré de la paix intérieure par le National Geographic.L'existence même de ce film n'est conditionné qu'à la présence de la toujours lumineuse Julia Roberts.Seulement,avec son numéro de crises de rires puis de larmes,elle agaçe et semble avoir perdu sa fraîcheur avec les années.Triste constat.En proie aux questionnements existentiels de la quarantaine,elle part faire le tour du monde pour se ressourcer.Les clichés pleuvent comme un crachin breton.Les Italiens sont râleurs,dragueurs,obsédés de foot et de pâtes.Les Hindous sont régis par la religion et les pressions familiales.Quant aux Balinais,ils lisent l'avenir dans les mains et ont le sens de l'accueil.La quête de ce personnage trop gâté nous laisse froid,et semble destiné uniquement aux femmes occidentales d'un certain milieu.Ses soucis sont futiles,et elle peut en plus se permettre de claquer son argent durant un an sans travailler...Le doublage français est atroce.Finalement,seul Javier Bardem est touchant et séduisant,et dans une moindre mesure Billy Crudup.Encore un projet intéressant coulé par sa star.
Alors là c'est la désillusion !! J'attendais beaucoup de ce film car son pitch m'avait mis l'eau à la bouche comme jamais... Déjà le fait que a se passe à New York puis que l'Italie soit la première destination m'avait surexcité mais ensuite le départ en Inde puis à Bali m'avait achevé pour de bon (car des amis à moi ont vécu là bas et nous avions hâte de voir ça tous ensemble) mais alors là nous sommes tombés de haut ! On a trouvé ça futile, survolé, il ne se passe pas grand chose, on en retire rien de bien profond & ça a été la douche froide ! Ce film n'est ni une romance à proprement parler ni un drame ni un road trip ni une comédie... Il est un peu tout à la fois et c'est désagréable... vraiment dommage ! Mr Murphy fait bien mieux de se consacrer aux séries car là, ça ne vaut pas le détour... Barnouche !
Nanar indigeste. Autant vous prévenir tout de suite, si vous craignez d'être allergique à une overdose de minauderies de la belle Julia Roberts, si la pseudo-philosophie du new age façon orientalo baba cool vous laisse indifférent, ce film n'est pas fait pour vous. Même l'aspect documentaire touristique (Rome et Bali s'y prêtent pourtant facilement) est passé à l'as. De nombreuses fuites de spectateurs ont été constatées pendant la projection. Ce sont ceux qui ne s'étaient pas endormis.
Amené au grand public comme une comédie romantique, ce film est peut être un peu inaccessible à toute personne qui n'a pas trouvé sa spiritualité. Plus roman initiatique, voir quête de soi qu'autre chose, ce film est réellement précieux et touchant. Julia Roberts y est toujours aussi attachante, Javier Bardem absolument bouleversant et quelques seconds rôles particulièrement réussis (l'ex mari, le maître spirituel, la guérisseuse, l'amie suédoise). Des thèmes très profonds sont abordés (la quête de soi, le pardon, le plaisir, le dépassement, la dépendance affective, l'amour, la spiritualité, la sérénité, la Connexion) mais de manière tout à fait légère, presque subliminale par moment, à tel point que si l'on ne s'est jamais posé ce genre de questions, cela pourra passer totalement inaperçu. J'aime bien ce genre de film (Benjamin Button, the Fountain, Mr Nobody... ici en plus grand public, quoi que) qui permet de filtrer ses fréquentations !