La Vie de Jésus
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maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2016
Un filme qui marque ! Bruno Dumont possède un regard, sans fioritures ni simagrées mais avec une once de poésie à travers le quotidien de ces jeunes désorientés ... Un long métrage fort donc, mais aussi la naissance d'un talent parfois proche de Maurice Pialat, tout cela en traçant un chemin qui lui est propre. Une très grande réussite, souvent désarmante mais au combien prodigieuse sur le fond.
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2013
Avec ce premier long métrage, Bruno Dumont nous livre le portrait de jeunes un peu plouc du nord, leur vie et leur racisme face a un arabe qui arrive dans leur village. Au delà du côté "village ch'tis" et des accents, ce qui est remarquable dans ce film c'est la façon qu'à Dumont d'éviter les stéréotype en grossissant volontairement les traits. En effet, les acteurs sont ceux qu'ils sont, ni plus ni moins. Cela apporte un réalisme au film, magnifié par le côté contemplatif et la photographe superbe, faisant de ce film une vraie réussite. On pourra reprocher au film certaine lenteur (voire la lenteur de l'ensemble), mais si l'on rentre dans l'histoire, on profite d'un vrai bon film, réaliste et magnifique. Une réussite pour un premier film.
Carne
Carne

109 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film difficile d'accès comme tous les autres de Bruno Dumont (L'Humanité, 29 Palms et sans aucun doute Flandres) mais qui dégage une puissance époustouflante à travers une mise en scène glaciale, une violence sauvage, une musique absente et des scènes de sexe très crues.
C'est beau et touchant, c'est le premier film du prodige qu'est Bruno Dumont qui n'a pas fini de nous étonner avec son univers ultra personnel.
stebbins

566 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2008
Un premier essai totalement maîtrisé pour Bruno Dumont, un coup de poing absolument marquant pour le spectateur...La Vie de Jésus traite de manière très personnelle des différences, de la marginalité, du racisme et de l'amour avec une réelle acuité. Bruno Dumont porte un regard à la fois cru et humain sur ses personnages en évitant les clichés : Freddy est raciste et quelque peu limité, c'est une chose. Et pourtant, on parvient à comprendre la bêtise de ces actes, et ce grâce à la vision très nuancée du réalisateur. Esthétiquement parlant, La Vie de Jésus est assez remarquable : une lumière naturaliste caressant ces personnages en mal de repères, ainsi qu'une mise en scène nerveuse, efficace...Dans la lignée des frères Dardenne ( même dimension sociale teintée de misérabilisme que dans Rosetta ), ce premier film est un véritable tour de force scénaristique et plastique. Un petit chef d'oeuvre à voir et à revoir ( il me tarde de découvrir les autres films de ce très grand réalisateur qu'est Bruno Dumont ).
pierrre s.

561 abonnés 3 435 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2017
A trop vouloir être réaliste le drame social de Bruno Dumont tourne rapidement au faux-documentaire et nous ennui.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2022
La chronique de la vie terne de Freddy et de ses copains, jeunes chômeurs paumés, infectés par le racisme primaire dans un patelin du Nord de la France.
Un drame social naturaliste pas très funky mais qui montre que l’absence d’insertion et d’éducation mène à une impasse gravissime.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2016
Caméra d'or au festival de Cannes, "La vie de Jésus" est le premier long-métrage d'un cinéaste particulier au sein du paysage français, Bruno Dumont. En 1997, il nous met aux prises avec une brochette de loubards à motocyclette, portée par l'inoubliable Freddy. Réalisée dans une économie de moyens remarquable, la force contemplative du cinéaste s'avère épatante, teintée de briques rouges, de routes sans fin et de lumière biaisée. En phase avec son époque, Dumont filme l'ennui et la misère comme personne, dans une œuvre baignée de silences et de tensions. S'il n'échappe pas précisément à cet ennui qu'il magnifie, "La vie de Jésus" constitue l'un des plus beaux films réalisés sur le Nord-Pas-de-Calais.
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2022
Freddy, c'est le bon gars par définition. Il y a ses failles : l'épilepsie, son chômage, sa bêtise. Mais il y a surtout ses forces : sa copine, sa mère, ses amis, la fanfare, les pinsons, la mobylette et surtout, son grand coeur. C'est un valeureux borné, un gars du nord qui croque la vie à pleine dent sans se soucier de son trop-plein de vitalité, par moment. Il s'égare parce qu'il se dit que son environnement n'est pas stable. Alors qu'il a quand même tout, ou presque, pour être heureux. Derrière Freddy, il y a un écorché vif dont une blessure, sans pouvoir clairement l'identifié, subsiste aux yeux de tous. Un premier film coup de poing et majuscule, pour un Bruno Dumont qui nous montre frontalement une classe populaire abîmée mais vivace. La nudité est un personnage secondaire de qualité, jamais vulgaire, qui ajoute du charnel à des corps de jeunes effrontés.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2022
Premier long-métrage de Bruno Dumont, réalisé en 1996, La vie de Jésus posait les bases de son cinéma au ton si singulier. À la fois tendre et sans concession sur ses jeunes personnages paumés et racistes, de véritables gueules du nord de la France que l’on ne voit nulle part ailleurs, Dumont raconte leur quotidien dans une ambiance profondément désenchantée. Il filme ses terres natales en mettant en lumière leur grande beauté, sans omettre de montrer la désolation de cités ouvrières devenues l’ombre d’elles-mêmes, frappées de plein fouet par la fin de l’exploitation des mines. Une première œuvre remarquable de maîtrise, aux séquences de mobylettes géniales, à la crudité des scènes de nus étonnantes, qui consacrait instantanément la personnalité et le style de l’un des cinéastes français les plus marquants.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2013
C'est très beau. ça ne vieillit pas. Les acteurs principaux sont superbes. Quand je dis beau, c'est la qualité de l'encrage dans un territoire, dans une société et en même son aspect intemporel.
Parkko
Parkko

192 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2011
Bon, encore une fois on reconnait bien le style Bruno Dumont, et ce dès son premier film. Encore une fois je suis pas forcément un grand fan de sa mise en scène, ni même globalement de son propos. Je reconnais que c'est pas mauvais comme cinéma, y a des qualités mais personnellement ça ne me parle pas plus que ça, encore que La vie de Jésus j'ai trouvé qu'il y avait plus de chose à en dire (peut-être parce que c'était son premier film) et globalement j'ai regardé le film avec plus ou moins d'intérêt tout de même.
Uncertainregard
Uncertainregard

141 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2012
1ère claque cinématographique du grand Bruno Dumont qui avait déjà acquis une maturité certaine dans son scénario. On retrouve tous les ingrédients habituels de ses films et un traitement hors pair de la xénophobie dans cette bande de jeunes en pétrolette qui vont commettre le pire dans l'ennui de cette région dévastée par le chômage . Des images déjà très fortes même si l'on ne perçoit pas encore sa magnifique mise en scène contemplative qui va suivre. Et comment? Mais comment fait-il pour diriger ces acteurs non professionnels car dans celui-ci, la performance du David Douche est vraiment extraordinaire...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2024
Déjà, l'environnement est triste. Bailleul semble morte ou en sommeil. C'est l'été mais les rues sont désertes et le soleil ne perce pas les nuages. Ainsi se présente cette ville du Nord, morne territoire d'un groupe d'adolescents désoeuvrés à peine divertis par leurs courses de mobylettes ou leurs réunions laconiques sur une place de la ville.
Bruno Dumont filme le vide social et le vide dans les têtes. L'ennui ou l'abandon est pesant, palpable, et illustre la misère existentielle de la bande de Freddy. Ce dernier est la figure centrale du récit, dont la physionomie exprime à elle seule, comme ses copains, la pauvreté affective et intellectuelle autant qu'un probable échec social. Le regard naturaliste que Dumont porte sur ses personnages est alimenté par d'habiles et discrets indices psychologiques et sociaux sur lesquels il serait trop long de s'attarder, mais qui témoignent d'une observation sensible autant qu'avisée. Avec l'appui de ses comédiens amateurs, aussi vrais que nature, Dumont atteint un réalisme humain d'une rare authenticité spoiler: (cette vérité crue conduit même Dumont à insérer un plan pornographique)

Au bout de leur errance quotidienne, spoiler: le crime raciste qui sanctionne la caractère fruste des adolescents (et la jalousie sentimentales de Freddy)
est le seul évènement du film. Ce fait divers nous invite à voir, en plus de la chronique sociale et provinciale, la généalogie d'un drame annoncé; annoncé par une existence trop aride, trop affilgeante pour ne pas secréter un acte défoulatoire.
Un film aussi lucide que maîtrisé.
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2010
Cette chronique sociale teintée de surréalisme nous prouve que l'ennui routinier est la principale source de la bêtise humaine et de sa principale manifestation qu’est la violence. C’est pour nous démontrer cette triste réalité que Bruno Dumont dépeint dans son premier film comment une bande de jeunes nordistes se laisse aller dans un racisme primaire (une belle façon de dire que tout le monde n'est pas bienvenu chez les ch'tis!). Le drame humain est parfaitement ressenti par le public qui, plutôt que partager l’ennui des personnages, peut comprendre leur psychologie et le cheminement intellectuel les menant malgré eux de la mélancolie à la haine.
Patjob
Patjob

44 abonnés 763 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2021
C’est un titre assez mystérieux qu’a choisi Bruno Dumont pour cette chronique de la vie d’adolescents désœuvrés dans un village du nord de la France qui paraît lui aussi laissé au bord du chemin. Chronique qui privilégie le portrait d’un d’entre eux, Freddy, malade physiquement, il est épileptique, malade socialement, il est chômeur, orphelin de père et peu cultivé. Un terreau propice à un horrible fait divers. Dit comme cela, on pourrait craindre le pathos, mais le film est tout le contraire. Ce qui est immédiatement et absolument frappant, c’est l’impression de véracité qu’il dégage : celle des lieux quotidiens, comme le bar tenu par la mère de Freddy, celle des seuls moments de vie collective, comme ceux vécus avec la fanfare, celle des personnages eux-mêmes, toujours regardés avec empathie et lucidité, à l’exclusion de tout jugement ou sentimentalisme. Le choix de ne faire appel qu’à des non professionnels pour incarner ces personnages contribue à cette impression (celui de David Douche en particulier, garçon du cru à la forte présence charnelle, dont ce sera le seul film, qui deviendra SDF et mourra tragiquement et prématurément). Le film se caractérise aussi par sa radicalité, presque documentaire ; pas de recherche d’effets dans cette plongée dans ce quotidien ; pas de musique d’accompagnement pour souligner ou amplifier ce qui est montré : l’environnement sonore se limite au son de la télévision allumée en permanence ou -surtout- au bruit des motos qui pétaradent lors des virées effectuées par la bande. Par sa crudité aussi, dans les dialogues et les images, qui donnent une grande place à la chair, d’autant plus grande que l’esprit n’en a pas beaucoup chez ces déshérités.
Pour en revenir au titre, peut-être peut-il être rapproché de deux moments de grâce ; lorsque Marie demande furtivement pardon à Kader, et lorsque, allongé dans un champ, Freddy semble prendre conscience, regretter et demander, lui aussi, pardon. Dans ces deux cas la caméra s’élève et interroge les cieux.
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