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Un visiteur
1,0
Publiée le 22 mai 2010
Remake lourdingue à la mise en scène qui manque cruellement de subtilité, tout comme les acteurs d'ailleurs, qui interprètent des personnages caricaturaux, sensé représenter une certaine face de la Russie d'aujourd'hui.
12: Étonnamment impressionnant. Que dire, face a la magie des plans de cameras? J'en suis resté scotché! L'histoire quant à elle, bien connu du 12 hommes en colères original, est ici repris au compte d'une vision pertinente de la société russe actuelle. Le résultat est assez bluffant, entre l'animosité des personnages et la réflexion sur le choix, la loi, la compassion. A voir sans hésiter!
Bon film. Y'a juste qqs moments ultra brefs qui sonnent faux. Mais sinon c'est un bon film. A voir absolument la version en noir et blanc "12 angry men"
Contre toute attente, j'ai retrouvé dans 12 le grand Mikhalkov de Soleil Trompeur, Urga et les Yeux noirs. A la nuance près qu'ici il traite d'un sujet éminement contemporain. Cette transposition habile de 12 homme en colères emporte tout sur son passage, jusqu'à une fin très inattendue. A voir pour le brio des comédiens et la maîtrise exceptionnelle de la réalisation, malgré son côté théâtral.
J'ai trouvé la mise en place un peu longue, pendant les 15 premières minutes, mais dès qu'on est rentré dedans on se prend vite au jeu, même si l'on ne parle pas Russe. A voir.
Nikita Mikhalkov n'a plus rien à prouver. Sa filmographie, de Cinq soirées à Urga, en passant par les sublimes Yeux noirs, parle pour lui. Président de l'Union des cinéastes russes, proche de Poutine, il n'avait rien tourné depuis Le barbier de Sibérie, en 1998. Sur le papier, l'idée d'un remake du 12 hommes en colère semblait pour le moins incongrue. Et le fait que le film, sorti depuis septembre 2007 en Russie, n'ait toujours pas ait été distribué chez nous, était un mauvais signe quant à sa qualité présumée. Aujourd'hui que le film est enfin dans les salles, les a priori vont tomber d'eux-mêmes. Primo, 12 ne reprend que le point de départ du film de Lumet , prétexte pour livrer une radiographie profonde de la Russie de l'après communisme. Secundo, Mikhalkov est toujours un grand cinéaste et la façon dont il transcende son huis-clos en traçant un portrait précis et subtil des 12 jurés qui représentent toutes les facettes de son pays, est prodigieuse. 2h30, finalement, ce n'est pas si long, pour évoquer une Russie toujours aussi complexe et fascinante. Tertio, Mikhalkov évite le manichéisme et se sort du piège politique (il est quand même largement question de la Tchétchénie) avec une habileté confondante. Vraiment très fort et passionnant pour qui s'intéresse à l'évolution d'un pays dont l'âme profondèment slave et frondeuse perdure, malgré une histoire chaotique (euphémisme). 12 est d'ailleurs à mettre en parallèle avec Gloss de Konchalovski (frère de Mikhalkov), sorti l'an dernier, sans doute moins dense (l'un privilégie les mots, l'autre les images) mais tout aussi pertinent. Mikhalkov, lui, a déjà tourné la suite de Soleil trompeur , à l'affiche des cinémas russes dès le printemps prochain. Celui-là, ce serait bien de ne pas avoir à attendre deux ans et demi pour le découvrir !
Brillante transposition d'un chef d'œuvre du cinéma américain. Les acteurs sont époustouflants et la mise en scène exceptionnelle. Tout en maintenant le spectateur dans un rythme haletant, ce huis clos brosse une galerie de portraits presque palpables! A voir!