Film ^o combien sombre et glauque. Il rappelle quelque part les Hostel où des gens payent pour voir souffrir et tuer des quidams. Est-ce que ça existe, tout est hélas possible avec les Hommes. Sinon j’ai été captivée par l’histoire portée par un Nicolas Cage en grande forme
Un film qui nous entraine dans l'univers des snuff movies! Schumacher est arrivé à nous imprégner de l'ambiance de cet univers: c'est glauque, malsain,... On rentre totalement dans ce film où, même si on s'attend à la fin, le suspense est maintenu jusqu'au bout!
Voilà un bel exemple de "sur-daube" à l'américaine, servie avec sa morale à peine décongelée en accompagnement, un pompage assez infect du "Hardcore" de Paul Schrader (qui était un film inabouti et bordélique bien qu'infiniment plus intéressant que la chose ici présente). Alors oui, l'ambiance est glauque (pompée sur "Taxi Driver" dont Schrader est le scénariste), les trottoirs sont sales, les méchants vraiment pas gentils, Joaquin Phoenix est très bon, et donc le spectateur se trouve pris en otage par le voyeurisme le plus primaire, forcé de subir la fatidique leçon de morale qui semble être le point culminant du film: Cage à genoux, priant au propre comme au figuré qu'on le laisse aller dézinguer les salauds. Permission accordée, d'où un final du type croisade contre les pornographes assassins de petites filles (ils auraient carrément dû être cannibales aussi pour noircir le tableau). Et si Schumacher fait dire à l'assassin Machine que celui-ci ne tue que parce qu'il aime ça et non par un quelconque détérminisme social ou psychologique, jetant un voile sombre sur la nature humaine, il semble quand même nous dire qu'il y a des honnêtes gens monogames, hétérosexuels, avec de jolies familles et des méchantes gens qui font que des bêtises pas propres. Faîtes votre choix. Quant à moi, ça me donne envie d'aller en boîtes à partouzes.
Un film inégal. Le début laisse pourtant présager quelquechose de génial mais on retrouve bien vite la réalité dés qu'on a passé la moitié du film. Vraiment dommage.
Oui, Joel Schumacher a commis Batman et Robin. Mais ce serait injuste de le résumer uniquement à ça. Il sait aussi faire de bons films. Ce n'est pas incompatible. Phone Game, par exemple. Et 8MM avec Nicolas Cage. Une plongée dans l'univers glauque des tournages des films pornographiques bien avant que l'ère d'Internet ne vienne révolutionner tout ça. Car les sex-shops, les cassettes vidéos, je ne suis pas sûr que ce soit encore vraiment d'actualité vu le nombre de sites pornographiques aujourd'hui pour pouvoir faire des achats ou trouver des vidéos en trois clics seulement. Nicolas Cage est une fois de plus impeccable dans la peau de ce détective privé jouant avec virtuosité sur les deux tableaux comme il a toujours su si bien le faire : un père de famille modèle, enquêteur perspicace, loué par tous. Et, au fur et à mesure que ses investigations pour retrouver cette jeune fille disparue avancent, la dégradation de son état mental face à toutes ses horreurs auxquelles il fait face. Je ne pense pas qu'il devienne lui aussi amateur de ce genre de spectacle, qu'il glisse du mauvais côté de la pente, comme ça a pu être suggéré. C'est juste un détective touché par la morbidité de ce milieu et qui va mettre toute sa conscience professionnelle pour élucider le mystère et renseigner la mère. Rien n'étant pire pour la famille que l'absence d'information. J'ai été surpris de ne pas voir un seul policier mais bon honnêtement à part cette incohérence la fin ne m'a pas tellement dérangé. On ne sait pas comment chacun pourrait réagir dans une telle situation. Noir comme du charbon, 8MM permet de voir que les pires pervers peuvent ressembler à monsieur ou madame tout-le-monde et ne sont pas forcément tout en bas de l'échelle sociale. Nicolas Cage, trop lisse ? Encore une injustice.