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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
L'idée était franchement bonne et jamais exploitée. Faire un film sur l'industrie du snuff movie pouvait s'avérer comme une expérience intéressante au cinéma. Seulement voilà, on est à Hollywood et si l'on veut qu'un film marche, il faut y ajouter des coups de flingue et des retournements de situation à vomir. C'est malheureusement ce qui arrive dans 8mm Huit Millimètres. La première partie est excellente, tout se passe très bien, une enquête, banale, mais intéressante. Certaines scènes sont choquantes mais contribue à la réussite de cette partie. De plus, Nicolas Cage et Joaquin Phoenix sont excellents. Puis vient la seconde partie, plus du tout consacrée au snuff movie, mais consacrée à un homme qui doit tout faire pour échapper à des méchants (très méchants même) qui veulent sa peau. C'est con, très con, les scènes sont téléphonées et insensées, on y croit pas une seconde et on est un peu déçu. Puis vient un coup de théâtre absolument idiot qui gâche tout. 8mm Huit Millimètres aurait pu être au rang de Seven. Dommage.
Après avoir ridiculisé "Batman", Schumacher est retourné vers le thriller à tendeance réact qui lui colle à la peaux depuis toujours. Entrainant Nicolas Cage dans le millieu du porno hardcore et des snuffs movies, 8MM n'est ni un thriller éfficace ni un film intélligent. La faute a la lourdeur de sa mise en scène démonstratif au possible appuyant son propos au marteau piqueur jusqu'à l'overdose et je n'ai rien contre les Vigilante movies tout au contraire mais là, on atteint les sommets du manichéisme où notre gentil héros va jouer les anges redempteurs fàce à ces pourritures de pornographes. A final, encore un sujet en or massacré par papy Schumacher et il faut se tourner vers l'Espagne et vers "Teisis" pour voir un bon traitement de ce même sujet.
Si Joel Schumacher a su éviter le côté graveleux du thème du snuff movies, 8mm huit millimètres n'est pas le polar sombre que je m'imaginais ; c'est un piètre polar, sans aucune saveur et vite oublié.
Il est fort dommage que, malgré la malsainité et la violence des sujets abordés, 8mm ne m'ait pas davantage percuté, je l'oublierai vite je pense. La faute à quoi ? La famille, inutile ; Nicolas Cage, peu expressif ; l'absence globale d'éléments marquants (trop descriptif).
Schumacher a connu dans sa carrière des hauts et des bas. 8MM fait parti des très très bas, il est de ces thriller insipides, sans la moindre idée de mise en scène, et avec des acteurs en roue libre. Bref, un film faussement trash et subversif, et qui laisse de marbre.
Joel Schumacher explore le côté extrême d'un monde pornographique clandestin et malsain. S'il arrive à créer une ambiance glauque, il se casse les dents sur une intrigue policière simpliste et mal fichue.
Le film n'est pas parfait mais son sujet original est traité avec la violence sans compromis qu'il méritait, tant pis pour l'interdiction aux moins de 16 ans; Joel Schumacher aura au moins ce mérite-là dans sa filmographie...inégale... PS: pourquoi de la musique arabe sur des lieux sans rapport? Ca pourrait paraître insultant d'impliquer dans ces horreurs un peuple qui n'est même pas dans le film!
Nicolas Cage s'embourbe (encore une fois) dans des réseaux érotiques aux pouvoirs péjoratifs au possible. Son rôle, n'en parlons pas, quant à son jeu d'acteur (on est obligé d'en parler ?) est exécrable. Joel Schumacher toujours à l'aise (le thriller lui colle à la peau) s'en sort sans trop de soucis. A noter : l'atout charme se prénomme Joaquin Phoenix (Gladiator), mais trop en retrait. Avis au plus de 18 ans fortement conseillé !!!
Dommage! Le film commençait sur une bonne enquête assez intrigante pour dériver à un moment donné sur des scènes d'une extrême violence dont on aurait pu se passer.
Tom Welles est un détective privé tout ce qu’il y a de plus banal et qui se retrouve du jour au lendemain avec une affaire à élucider qui va le sortir des battus lorsque Mme Christian, la veuve d’un richissime homme d’affaire fait appel à lui. Cette dernière a trouvé dans le coffre de son défunt mari, une bobine 8MM renfermant un film des plus obscène et ultra-violent. Un film oscillant entre le snuff-movie et la pornographie BDSM. La violence qui est en découle est telle, que la veuve veut s’assurer qu’il s’agit bien là d’une mise en scène et non d’une véritable scène de crime qui a été filmer. Welles va devoir faire la lumière sur cette sordide histoire…
Joel Schumacher, capable du meilleur (Chute libre -1993), comme du pire (Batman & Robin - 1997), défraye la chronique avec ce thriller malsain qui met sous le feu des projecteurs, ce que le commun des mortels ne connait pas, à savoir, les snuff-movie (productions pornographiques illégales ultraviolentes et/ou ultragores, mettant en scène divers sévices, ainsi que des assassinats), qui s’échangent sous le manteau (ou sur le darknet).
Le film nous entraîne au cœur d’une enquête policière qui, petit à petit, fini par inéluctablement sombrer dans la froideur et la terreur. Le glauque et le malsain viennent prendre le relais, l’enquête nous entraîne dans les arcades du porno et surtout, de la folie humaine avec les aficionados du sado-masochisme, du bondage, du pony-play et bien d’autres déviances plus dangereuses et répréhensibles, telles que la zoophilie, voir la pédopornographie.
8mm (1999) nous entraîne dans l’horreur et la déviance, en plein cœur du cinéma underground. Parfaitement dérangeant, à telle point qu’il nous est impossible de ne pas repenser au Se7en (1996) de David Fincher (ce dernier avait d’ailleurs bien failli le réaliser). Joel Schumacher parvient à nous tenir en haleine grâce à une intrigue suffisamment dérangeante et craspec, le tout, superbement accompagné par une superbe B.O. composée par Mychael Danna (avec des consonances orientales) et aussi (et surtout), un excellent casting où se côtoie Nicolas Cage (en détective), Joaquin Phoenix (en expert de la dépravation humaine), James Gandolfini (en producteur sordide) & Peter Stormare (en réalisateur sadomasochiste).
A noter enfin, qu’une suite à vue le jour, n’ayant aucun lien ni de près ni de loin, avec l’œuvre d’origine : 8mm 2 : Perversions fatales (2006).
Un bon thriller, efficace et glauque à souhait. Une époque où l'on pouvait toujours compter sur Schumacher pour nous claquer des petites pépites et sur Nicolas Cage pour sublimer n'importe quel métrage. Ici on a un scénario solide, des images qui marquent, un casting top et une mise en scène qui tient la route. On regrettera simplement une durée mal dosée et forcément les quelques creux rythmiques qui en découlent. Pour le reste c'est du tout bon, à ne pas mettre devant tous les yeux tout de même.
Après le désastre "Batman et Robin", Joel Schumacher tente de se racheter en revenant à ses premières amours : le thriller. "8mm". Celui-ci met en scène un détective privé et sa découverte d'une mystérieuse vidéo qui l'amène à enquêter sur des milieux de plus en plus troubles. Encore une fois le casting est très bon ; Nicolas Cage est impeccable tout comme les seconds rôles pertinents de Joaquin Phoenix et James Gandolfini. Mais encore une fois la réalisation ne suit qu'à moitié. "8 mm" commence plutôt bien, sans surprise mais allant à l'essentiel. Cependant, à mi parcours, l'ensemble devient nettement plus convenu, pour se terminer dans le plus mièvre des pathos. Un film qui comme beaucoup d'autres de la filmographie de Schumacher ne dépasse jamais sont statut de série B. Une sorte d'apprenti "Lost Highway".
Y'a des réalisateurs qui savent prendre un sujet graveleux a la base et l'emmener vers d'autres cieux. Schumacher prend son sujet a bras le corps et nous entraine dans un tourbillon de scenes toutes plus déguelasses les unes que les autres. Du voyeurisme a l'état pur, une certaine idee du "non-cinéma".
Un thriller explorant le monde des « snuff movie » possédant une ambiance particulièrement poisseuse. Le réalisateur Joël Schumacher signant un long-métrage sombre et crasseux dont la tension monte crescendo. Porté par la prestation convaincante de Nicolas Cage campant un détective enquêtant sur le meurtre sauvage d’une jeune fille filmé « 8 mm » cède parfois à la facilité mais demeure un film bien aux engrenages bien huilés réalisé avec savoir-faire par le cinéaste.