Joel Schumacher explore le côté extrême d'un monde pornographique clandestin et malsain. S'il arrive à créer une ambiance glauque, il se casse les dents sur une intrigue policière simpliste et mal fichue.
Excellent film très (trop?) sombre que je ne mettrai pas dans les mains de personnes trop sensibles. Le visage humain avec ses lunettes du tueur fait froid dans le dos. On se pose après des questions à propos de notre voisin tout à fait normal. L'est-il vraiment ? Cette plongée au coeur du snuff est vraiment réussie. Grand film avec un super Cage pour ma part.
Un autre exemple de polar sombre et celui ci est particulièrement sordide , Nicolas Cage incarne un détective privé engagé par une riche veuve pour savoir si le film porno simulant un meurtre dans le coffre fort de son défunt mari ne serait pas réel.Et donc l'enquête de cet homme va le conduire dans une des faces les plus sombre de l'être humain , celle ou on laisse libre cours à ses fantasmes et ses envies les plus refoulés , les plus inavoués.Vous l'aurez compris il s'agit d'une incursion dans le porno clandestin , rien à voir avec Clara Morgane donc , il s'agit de pratiques interdites et particulièrement écoeurantes voir monstrueuses.Et c'est cela qui donne au film cette ambiance si glauque , Nicolas Cage nous fait ici une prestation excellente d'un homme qui ne s'attendait pas à voir ce genre de choses et qui en ressort particulièrement troublé au point de ne plus savoir ce qu'il juge bien ou mal.Il est secondé par un Joaquin Phoenix impeccable , avec qui il va faire cette incursion dans cet univers pour retrouver l'identité de la fameuse jeune fille et de ses assassins.Le dénouement est également bien ficelé , attention SPOIL : j'ai particulièrement apprécié le passage ou on voit le visage du fameux tueur au masque , visage qui est tout ce qu'il y a de plus banal ,car les psychopathes ont beau être des monstres , ils n'en ont pas l'apparence.Sinon le film est prenant , les dialogues sont plutôt bons et la fin passe bien aussi , bon aprés je ne me le passerais pas en boucle pendant des heures non plus donc 3 étoiles ça me semble suffisant.
Un film très décevant. Schumacher nous emmène au cœur d’une enquête ou pornographie et sadisme sont rois. C’est d’ailleurs cet excès de violence qui peut repousser. Nicolas Cage et Joachim Phoenix ne parviennent pas à faire décoller le film. On a l’impression que ce film se donne beaucoup de prestations sans y parvenir. Au final, on obtient un film policier sans grand intérêt.
Andrew Kevin Walker est un scénariste de grand talent (Seven, Sleepy Hollow) mais force est de constater qu'il a raté celui de 8mm. Partant de l'idée du snuff movie, il construit une histoire dans laquelle un détective privé du nom de Tom Welles est chargé de vérifier l'authenticité d'une scène de meurtre filmée sur une bobine de 8mm. Si la première partie du film où Tom tente de retrouver les traces de la jeune Mary Anne Matthews, malheureuse victime du court métrage, est assez prenante, dès le moment où il se rend à los Angeles et se met à fréquenter le milieu du porno grâce à la complicité de Max California, jeune vendeur de magazines pour public averti, le film souffre d'une formidable baisse de rythme, faisant sombrer le film dans l'ennui. Quant à la dernière demi-heure, elle se révèle d'un fascisme répugnant, ce qui surprend assez de la part de l'auteur de Seven. C'est Joel Schumacher qui a été choisi pour mettre en images cette sombre histoire, et malgré tout le mépris que j'ai pour cet homme et son travail, force est d'admettre qu'il s'en sort avec les honneurs. Il arrive à installer une ambiance oppressante et glauque qui met le spectateur mal à l'aise et permet de rester proche des errements du personnage dans ce monde inconnu et répugnant. Tout n'est pas parfait: certains symboles sont assez lourds et le combat final entre Tom et Machine est assez bâclé, mais les plans sont plutôt beaux avec une photo soignée, aussi bien dans les extérieurs que dans les sous-bassements sombres. Quant au casting, Nicolas Cage fait un sans-faute et Joaquin Phoenix est assez attachant. Alors que 8mm aurait pu être un très bon thriller doublé d'une réflexion intéressante sur les perversions de l'esprit humain, il n'est qu'un polar efficace dans sa première partie qui s'essouffle vite et prône une morale douteuse appuyée par un manichéisme poussé à son paroxysme, et c'est assez dommage. Mais pour une fois, les principaux défauts du film ne sont pas dûs à son réalisateur.
Film très prenant avec une intrigue intéressante. Une descente aux enfers pour un Nicolas Cage qui joue très bien son rôle. Film noir à ne pas laisser à la vue de tout le monde.
Une véritable plongée dans le nauséabond !! Un film noir et malsain, porté par un Nicolas Cage égal à lui-même et une intrigue convenue. Les seconds rôles valent le détour ( Joaquin Phoenix, James Gandolfini, Peter Stormare ), tout comme certaines scènes très efficaces.
Comme bon nombre de ses confrères, le père Schumacher tente d'aborder un sujet plus ou moins tabou pour finalement se rétracter et livrer une sage dénonciation bien moraliste et bien conservatrice des vices de notre société. Schumacher essaye d'aborder le milieu des films malsains, les snuff movie, où des femmes se font violer, battre et même tuer. L'enquêteur interprété par "Nicolas yeux de chien battu Cage" tente de découvrir si un film qu'il a entre les mains est sordidement réaliste ou bien la tragique vérité. S'ensuit une enquête longue et pénible (pour le spectateur, on s'entend), où l'on suit de matière linéaire et ennuyante un privé rentrant dans ce monde anormal et malsain, lui, si bon père de famille aimant et homme rangé et d'une grande droiture. On pense bien sûr à Appel au Meurtre dans le même genre d'idée et tout aussi raté. Je regrette que Schumacher n'ai pas eut les tripes pour aller jusqu'au bout, et gâche un casting avec tant de grandes gueules du cinéma. Faîtes l'impasse, vous ne perdrez rien.
En fin de compte, 8MM que j'attendais avec impatience est décevant. JoËl Schumacher, cinéaste il parait peu recommandable mais que j'apprecie en général s'est attaqué pour clore la décénie précédente à l'étrange phénomène dit de "snuff movie". Considéré par beaucoup comme un simple folklore, le snuffmovie sont de petites vidéos dans lesquelles on peut voir des meurtres filmés aprés actes sexuels violents. Destiné aux plus tordus d'entres nous et essentielment aux gens pourvus de beaucoup d'argent, la chose reste un mystère et sa véracité par encore prouvée, même si personelement je reste persuadé que "cela" existe. Le film de Schumacher met en vedette Nicolas Cage crédible en dectective privé secoué aprés la découverte de la fameuse bobine (8mm). Plongé dans le monde de la pornographie, N.Cage va aller de surprises en surprises (noeud de l'intrigue classique) jusqu'a ce qu'il décide de supprimer un par un les commanditaires et responsables de la vidéo. Cela nous renvoie a l'esprit trés réac du cinéaste qui avait déjà explorer cette logique de vengeance dans "Chute Libre", "Phone Game" ou bien "Le Droit de Tuer ?" qui explicitait plus clairement les ideaux vengeresque du cinéaste. Donc, intérréssant du point de vue de la récurrence d'idées chez Schumacher. Mais avant il faut suivre l'enquête, trop simplement mené même si l'esthétique est travaillé, un aspect formel qui rappel le S7VEN de Fincher... et c'est pour cette raison que 8mm décoit, car là où je m'attendais à une introsepction du monde de la pornographie, on à une enquête certe, noir par son environnement mais qui finalement ne fait que survoler le déjà vu. Le sujet ne semble pas intéréssé plus que ça Schumacher car ayant une envie plus pressante de filmer. Elevé ou rabaissé (comme vous voulez) le réalisateur du snuff au rang de diable grâce à un grand peignoir bien rouge était aussi une idée un peu grotesque qui représente le travail baclé qu'a effectuer J.S sur son film. Pour les amateurs de polar flippant.
Un film de droite pour gens de droite. Plus sérieusement, j'aurais mis une étoile pour les propos de Machine agonisant qui semblait élever le film au ras des paquerettes et non plus stagner dans l'exploitation pétrolifère de la connerie humaine... Mais les propos de ceux qui ont mis quatre étoiles sont tellement fades et viles qu'on ne peut que louer une si faible note à un film moraliste (" prends toi ça méchant méchant" résume assez bien le film).
Voilà un film qui sort de l'ordinaire : du noir, un scénario original, une violence calculée et contrôlée, une brutalité juste et du suspens du début à la fin. Enfin, il faut aussi retenir la prestation de Nicolas Cage qui est parfaite.
Film super glauque agrémlenté d'image insoutenable qui se veut dénonciatrice des SNUFF movie. Malheureusement le film dénonce mal le sujet en passant à l'écran que les images les plus violentes sans avoir l'intention de les éradiquer mais plutôt de s'en servir en plongeant dans ce milieu pervers. Au final, on se retrouve dans une véritable chute aux portes de l'enfer dont Nicolas Cage se débat pour survivre. Bon film à voir pour dénoncer la cruauté des faits.
Nicolas Cage a déjà joué dans des films excellent (Lord of War ou encore Les associés) comme dans d'autre, un cran vraiment en dessous.
Ici Joël Schumacher joue aux montagnes russes et nous fait passer d'un niveau à l'autre. Une première partie, haletante et vraiment prenante qui laisse présager du meilleur. Seulement, plus le film avance , plus nous tombons dans le « convenu » malgré certaines scènes plus intense que les autres.
Nous avons donc un résultat correct avec quelques scènes « chocs » et une incursion dans le monde de la pornographie « extrême »
A noter la bonne prestation de Joaquin Phoenix que nous retrouverons bien plus tard dans l'excellent « La nuit nous appartient ».
C'est un bon film relatant de fait inquiétant qui sont la violence pornographique. Comme tout film avec Nicolas Cage, on ne peux qu'aimer son interprétation. Conseillé!