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Thomas Roavina
27 abonnés
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1,0
Publiée le 27 mars 2008
Encore une adaptation de Tennessee Williams réalisé par Elia Kazan. Les deux hommes ont des thèmes de prédilections similaires, les acteurs de Kazan expriment en général trés bien ce que T.W a crée et il arrive souvent a rendre compte du contexte dans lequel les personnages évoluent. Et bien pour faire simple; pas dans ce film çi. En effet, E.Kazan est bien trop statique avec sa caméra ce qui renferme ses personnages dans des cadres trop resérés et c'est pour nous etouffant. De longs passages sont filmés ainsi et bien que les dialogues attise notre inérêt on a du mal à suivre. La mise en scène à trés mal vielli, des problèmes de raccords de temps flagrants et une lenteur qui ennuie. Etonnant pour un cinéaste qui savait rythmé ses films. Les acteurs tout en densités comme d'habitude chez le réalisateur de "America America" impressionnent sauf Caroll Baker alias Baby Doll qui pour moi ne transpire pas l'érotisme qu'elle suggère. Et au niveau de l'histoire elle même, je n'est pas reussi à comprendre les motivations du personnage joué par Eli Wallach, ce qu'il veut, ce qu'il fait semblant de vouloir ect. Le moins bons des films d'Elia Kazan que j'ai vu à ce jour.
Baby Doll est une œuvre relativement subversive et avant-gardiste pour l’époque (à savoir 1956) arborant des sujets comme la faiblesse et l’impuissance du mari face à sa femme alors que les années 50 aux Etats-Unis sont encore marquées de la société patriarcale.
Ce film tranche aussi avec un certain puritanisme américain avec le personnage de Baby Doll qui symbolise l’exaspération du mode de vie traditionnel américain et une attitude très dévergondée. On peut noter une des premières apparitions remarquables d’Eli Wallach (Tuco dans Le bon la brute et le truand).
L’œuvre d’Elia Kazan est marquante et montre le basculement d’une vie d’une jeune fille en un jour tout ça magnifiquement réalisé.
Le film est paradoxalement très prenant, malgré qu'il ai pas mal de défauts. L'histoire n'est pas des plus prenantes, on a un des protagonistes principaux qui est tout simplement insupportable... Mais bizarrement on ne décroche pas ! Mention honorable pour la dernière phrase très intelligente !
Une nouvelle fois, Kazan m'impressionne. Avec "Baby Doll", il livre un film avant-gardiste, dans le fond, d'une puissance scénaristique sans égal. Superbement écrit, d'après Tennessee Williams, "Baby Doll" est à la fois drôle, sensuel et troublant. Tableau intelligent sur le thème de l'impuissance du mâle dans un couple, par le personnage faible de Karl Malden, Archie, et la fille enfant mais finalement forte et dominatrice, Baby Doll. Le film est nouveau par ces thèmes mais aussi par l'effusion de sensualité voire même de sexualité sans cesse suggerée pendant un long moment. La troublante confrontation entre Baby Doll, interprétee par la sublime et jeune Caroll Baker, et Silva, Eli Wallach, est magistrale. Une troublante séquence inoubliable magnifiée par un jeu d'acteurs d'exception. Un film d'exception.
Douzième film d’Elia Kazan et deuxième collaboration avec Tennessee William, « Baby Doll » nous envoie dans le sud des Etats-Unis suivre un couple composé de Archie Lee, un aristocrate ruiné (Karl Maden) et d’une femme enfant « Baby doll » (Carroll Baker) encore vierge. Mais cette dernière intéresse fortement le gros exploitant Silva Vacarro (Eli Wallach), qui tient Archie entre ses mains…
Le film fit un énorme scandale à sa sortie, notamment à cause de groupes catholiques qui finalement obtiennent gain de cause lorsque le film est retiré des écrans durant l’année 1957… Et c’est compréhensible que le film en choqua plus d’un à sa sortie, à l’image de la scène d’ouverture du film où l’on découvre Baby Doll vêtu d’une courte chemise de nuit allongé en position fœtale suçant son pouce, observé par un trou fait dans un mur par son mari. Et c’est ce que montrera et étudiera Kazan avec ce film, les pulsions humaines à travers notamment quelques scènes marquantes (celle-ci ou encore celle de la balançoire).
D’ailleurs c’est elle la plus intéressante parmi le trio de personnages principaux, (notamment vis-à-vis de celui d’Archie Lee, qui s’avère un peu trop caricatural et malheureusement l’interprétation de Karl Maden n’arrange pas grand-chose), cette femme enfant, belle et capricieuse et qui finalement tient les hommes entre ses mains.
L’histoire est tout aussi intéressante, Kazan met en avant les liens qu’entretien cette femme avec deux hommes qui se haïssent dès le départ. Il met en place une atmosphère moite et parfois sensuelle. S’il a déjà mieux dirigé ses acteurs (en même temps, c’était l’un des plus grands dans ce domaine), Carroll Baker et Eli Wallach sont impeccable. On notera aussi ce fond sonore jazzy collant parfaitement à l’atmosphère du film.
Pas un grand Kazan mais un bon Kazan, un portrait de femmes enfant et de ses relations avec les hommes captivant, bien écrit et provoquant.
Seconde adaptation de T.Williams par Kazan après "Un tramway nommé désir", Baby Doll est forcément un film très écrit, bavard et théatral. Cela dit, c'est la façon dont Kazan suggère par l'image qui est remarquable ici. Tout d'abord parce qu'il sait décrire comme personne l'Amérique profonde, ici le vieux Sud fortement traditionnaliste, et ses journées écrasées de chaleur et d'ennui. Ensuite, peu ont su rendre de cette façon la tension sexuelle : la scène sur la balancoire, avec ses plans exagérément resérrés, est un monument d'erotisme. Au final, n'étant pas un fan de Williams, je pensais être déçu par ce film. Il s'avère en fait une bonne surprise, notamment au niveau de l'interprétation, convaincante et pas trop datée (à l'exception de celle de Malden)
Un film intense, mené de main de maître de bout en bout. La progression dramatique, graduelle, est captivante. Les 3 interprètes : Caroll Baker, Karl Malden et Eli Wallach sont tout simplement exceptionnels. Caroll Baker, éblouissante, fragile et qui semble se métamorphoser du stade de fille-enfant à celui de femme sous nos yeux atteint des sommets d'interprétation inoubliables. Un film percutant, à voir sans réserves.
Carroll Baker est moins connue que Maryline Monroe , mais beaucoup plus sensuelle ;et dans ce film elle s'mpose totalement . je rejoins une critique , c'est grâce à la censure que Carroll Baker devient un personnage au fort potentiel érotique , dans le sens de la séduction pure pas celle de la nudité exposée car dans ce film , tout est suggéré , rien n'est vu . On assiste dans ce film à une performance d'actrice , qui joue d'abord remarquablement l'enfant attardée, gâtée puis se métamorphose en femme adulte . pour le reste , le décor est celui du mississippi , avec ses conflits raciaux ( 1956 ) , les patrons sudistes du coton confrontés douloureusement à la concurrence . Mais tout cela parait trés démodé , reste donc Carrol Baker dont la prestation demeurera inoubliable dans un film qui fut lors de sa parution interdit aux moins de 16 ans non accompagnés .