Snowpiercer, Le Transperceneige
Note moyenne
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1 409 critiques spectateurs

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Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2013
Avec Snowpiercer - Le Transperceneige, le coréen Bong Joon Ho frappe à nouveau un grand coup en s'immergeant cette fois dans la science fiction adaptée de la BD éponyme française, par une vibrante aventure haletante à l'intelligence sans faille, conjuguant à merveille réflexion de fond sur la nature humaine et l'antagonisme civilisation vs humanité, et divertissement original faisant preuve de caractère. Solide, créatif et immersif, un grand standard moderne de la SF post-apocalyptique qui évacue le spectaculaire facile pour se focaliser avec intensité sur son récit, ses personnages et ses thématiques. Il y a du grand là-dedans ! Dommage seulement que le dernier acte soit un poil plus laborieux et contrecarré par quelques facilités scénaristiques, peinant à extraire de sa puissante histoire métaphorique, une fin idéale tout en subtilité.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2014
C'est un film intéressant dans son ensemble. Le casting est bon, l'histoire intéressante dans un contexte particulier. Seul reproche, film un peu long manquant de rythme.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2017
Une bonne réalisation De Joon-Ho Bong. Cette fiction nous propose beaucoup d'action et un suspense constant. Le scénario insolite est bien construit ; il nous distille des scènes ultra violentes.
L'histoire évoque l'équilibre fragile qui assure la sauvegarde de l'humanité en 2039, 17 ans après l'apocalypse climatique.
Le film nous offre des décors étonnants nous réservant de belles surprises. Il bénéficie également d'un bon casting avec Chris Evans très efficace dans le rôle principal de Curtis ; Tilda Swinton se révèle très étonnante et Ed Harris charismatique dans le personnage de Wilford.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2013
Adaptation d'une bande-dessinée française, Snowpiercer, Le Transperceneige débute sur un postulat qui peu sembler peu crédible mais arrive rapidement à captiver le public grâce à sa vision apocalyptique de la lutte des classes : même s'il est devenu une espèce en voie de disparition, l'être humain ne peut s'empêcher d'exploiter son semblable. Bong Joon-ho nous présente ainsi une vision pessimiste de l'humanité rappellant celle de films des années 80 comme Mad Max (le premier volume de la bande dessinée date d'ailleurs de cette période). Chaque compartiment du train représente une évolution dans le niveau social de l'humanité allant des esclaves au dictateur en passant par toutes les différentes classes sociales. Mais le réalisateur nous présente une vision assez noire de cette lutte des classes puisqu'il n'existe pas réellemnt de solidarité à l'intérieure de celles-ci spoiler: (même le héros hésite à la fin à remplacer le dictateur qu'il a tant haï). De plus, c'est la volonté de supprimer cette exploitation de l'homme par l'homme et d'aller vers une réelle égalité entre les êtres qui causera la destruction quasi complète de l'humanité : on assiste à un équivalent de l'histoire biblique du déluge puisqu'il ne restera q'un homme (pas encore en âge de se reproduire) et une femme pour faire repartir l'humanité de ces cendres.
.
Cet aspect politique important ne doit cependant pas faire oublier que Snowpiercer est également un très bon film d'action très rythmé et assez violent au cours duquel on ne trouve pas le temps de s'ennuyer. Visuellement, le film est très réussi et chaque acteur nous présente une excellente composition (il faut voir Tilda Swinton dans son rôle de Premier ministre à tendance dictatoriale).
Le succès publique et critique du film laisse espérer une intéressante carrière hollywoodienne pour ce réalisateur sud-coréen. A suivre.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2014
Le réalisateur Coréen Joon-Ho Bong (the host) nous offre son premier film au casting international « Snowpiercer, le transperceneige ». Oui,je sais, le titre fait peur mais il ne faut pas s'arrêter à ce détail ! En fait, il s'agit d'un très bon film « post-apocalyptique » comme je les affectionne. Le scénario est vraiment surprenant et se distingue par son originalité. Cette fois, aucun virus mortel, pas de zombies ou de guerre nucléaire mais une nouvelle aire glaciaire qui a décimé la population mondiale. Les derniers rescapés ont embarqué dans un train, spécialement équipé pour leur survie, mais condamné à rouler sans jamais s'arrêter. L'ambiance des derniers wagons, réservés au petit peuple, est carrément glauque et miséreuse mais plus on remonte vers la tête du train, moins la vie est dure. Evidemment, une révolte ne tarde pas à éclater pour faire exploser cet étrange microcosme. L'action et le suspense sont bien maîtrisés et on ne s'ennuie pas une seconde malgré l'impression de claustrophobie et de confinement qui se dégage du train. Les décors sont géniaux, les différentes ambiances des wagons très réussies et souvent surprenantes. Les acteurs aussi tirent leur épingle du jeux, avec une incroyable galerie de personnages, tantôt déjantés, tantôt inquiétants. Bref, que du très bon pour ce film de science-fiction que je recommande « chaudement » (héhé!).
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2013
Dans un monde envahi par les glaces et un froid polaire, un long train parcourt sans fin le tour de la planète. Des wagons de queue à celui de tête abritant la Machine, c’est tout un échantillonnage de l’humanité qui continue à survivre et à se perpétuer. Les gueux et les resquilleurs du fond, surveillés par des hommes en armes, sont réduits à l’état animal et n’aspirent qu’à la révolte, c’est-à-dire arpenter la succession des voitures et ravir le pouvoir à Mr Wilford, le créateur démoniaque du train des survivants.
C’est une nouvelle fois une bande dessinée (après celle qui inspira La Vie d’Adèle) qui est à l’origine du projet du sud-coréen Bong Joon-ho, auteur déjà remarqué de Memories of Murder, The Host et Mother. Il livre aujourd’hui un film de science-fiction excitant et jouissif, qui fait naitre chez le spectateur une sensation d’impatience croissante. Huis-clos absolu, puisqu’on ne quitte jamais le train, apercevant tout juste de temps à autre les paysages fantomatiques et glaciaires, le film emprunte ainsi aux codes du jeu vidéo en se synthétisant en une série de passages de portes jusqu’à l’accès au wagon de tête. Le réalisateur met donc en scène un aller sans retour possible, installant successivement des scènes nouvelles et éphémères. En effet, aussitôt une porte franchie, le wagon précédent semble basculer dans un passé à jamais révolu et le nouveau incarne le présent, tout aussi illusoire et provisoire. L’excitation s’origine par conséquent dans la découverte sans cesse renouvelée de l’inconnu. L’avancée à travers les wagons, depuis la plus infâmante indigence au luxe le plus saugrenu, est un parcours semé d’embûches : les combats violents font rage, filmés dans un découpage particulièrement énergique, avec cette patte esthétique à laquelle le cinéaste nous a habitués. Parmi les méchants, signalons la présence de la comédienne britannique Tilda Swinton, particulièrement savoureuse dans sa composition d’une gardienne du temple hystérique qui aurait hérité de la physionomie de Marguerite Duras.
Dans une ère apocalyptique qui amplifie les dysfonctionnements des sociétés contemporaines, le film revisite en quelque sorte la naissance et le développement de la civilisation. À l’âge de glace originel succède celui du feu, de la transcription (illustrée par les dessins exécutés par un des damnés, sortes de peintures rupestres) et de l’appropriation de la technologie. Le sous-texte philosophique apparaitra plus convenu (émancipation, retour à la liberté, …) au regard des prouesses brillantes de mise en scène déployées pendant trois bons quarts de l’ensemble. Le long convoi lancé à vive allure dans une rotation éternelle, cylindre de fer perçant la formation des névés, est aussi comme un clin d’œil aux vaisseaux spatiaux égarés – on pense beaucoup à Kubrick et, plus récemment, à Gravity de Alfonso Cuarón.
Snowpiercer, Le Transperceneige nous plonge dans un état de tension et de jubilation qui ne faiblit jamais. Au contraire, au fur et à mesure de l’ouverture des portes et de l’accès à un niveau ‘supérieur’, notre frénésie redouble, stimulée par la curiosité d’apprendre quels décors et quelles folies renferment les wagons suivants. Il faut un génie authentique d’inventivité et de drôlerie, car le film est souvent drôle et distancié, pour faire d’un huis-clos une œuvre à grand spectacle, blockbuster de l’intime qui touche à l’universel. Un pur divertissement de prime abord (et qu’on peut voir uniquement comme cela) qui est aussi une parabole politique et philosophique imparable. Qui donne son sens et son intelligence aux actions. On ne s’en lasse pas, pis on en redemande et on brûle de repartir pour un nouveau voyage à bord de ce train fou.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2013
super décevant! aucun sens... c'est nul et l'intrigue est vraiment mauvaise... avec la fin c'est le pompon... un film nul une fin nulle.... je suis profondément déçue je m'attendais à mieux! a ne pas voir au cinéma il n'a pas vraiment d'intérêt!
Delwinn
Delwinn

52 abonnés 223 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 novembre 2013
J'ai décidé d'aller voir ce film non pas parce que j'aurais lu la BD, mais plutôt parce que les critiques sur Internet étaient élogieuses. Le nombre de 4 étoiles que j'ai vu, hallucinant... Surtout que je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi ce déferlement de bonnes critiques ? Ce film est interdit aux moins de 12 ans, mais si quelqu'un de 13 ans allait le voir, mon Dieu mais il serait traumatisé à vie. Ce film est vraiment violent. Et pas une violence du genre quelques plans par-ci par-là, non, là c'est des scènes entières d'un quart d'heure où les mecs se massacrent à la hache, et en plus les trois quarts ont l'air super contents de se buter. Et encore, c'est pas ça le pire dans ce film, parce qu'à la limite ça s'explique, les mecs sont enfermés dans un train et se révoltent, donc forcément quand y'a affrontement c'est glauque. Mais parlons du train, justement. J'avais lu que l'univers était original, mais, heu, non, j'ai vu que des stéréotypes de bout en bout. L'arrière miséreux avec des couleurs caca d'oie et marron et noir, l'avant avec plein de lumières et du vert et la salle de classe avec une prof blonde et les compartiments riches avec de la musique classique, comme si tous les gens riches écoutaient de la musique classique... Ce ne sont que des clichés. Et je suppose que ça aurait été encore pire si on avait vu comment les gens vivent à l'avant du train, non, on n'a le droit qu'à des plans super courts de compartiments. Ah oui et le mieux quand même c'est quand les rebelles masochistes prennent leur pause sushi. Pendant ce temps, y'a personne, absolument personne, qui pense à prendre un fusil et à les descendre pour régler le problème. C'est juste débile. Mais en plus de ça, le scénario, c'est bateau de chez bateau. Tout est prévisible, de l'origine de la nourriture des gens de l'arrière du train à l'identité du mec qui mettait des messages dans ladite nourriture à l'utilisation finale de la drogue à et j'en passe et des meilleures. Enfin bref, je crois que vous aurez compris. Ce film n'est qu'un exemple parmi d'autres de la différence entre les critiques et mon avis personnel. Ils ont adoré, y ont décelé une métaphore magnifique et une satire sociale réussie. Je n'y vois qu'un film violent et prévisible qui n'aura eu comme effet que de susciter ma déception et ma révulsion pour ce qu'il prétend incarner.
Phil H
Phil H

43 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2013
Un chef d'œuvre ! De séquence en séquence, c'est un véritable train qui, en deux heures de trajet non-stop, roule à la va-vite sans se soucier du temps : le terminus est au bout de bonnes surprises ! Tellement humain qu'on se croirait en pleine "réalité" qui, en tant que spectateurs, nous fait comprendre qu'on vit véritablement dans la "fiction". Le message du film est clair : la politique nous fait tourner la tête et la "supériorité" est d'une infériorité totale. Je vous conseille de voir ce film, cette révolution spectaculaire, et d'ignorer les avis négatifs des spectateurs ou des critiqueurs (pour preuve qu'il n'y en a peu) : ils n'ont pas compris ! Le scénario est très travaillé par Bong Joon-ho. Ce dernier l'a expliqué dans des presses : le thème de l'original "Le Transperceneige" (Casterman, 1984) est resté fidèle, sauf quoi l'histoire a été modifiée : il n'y a aucune raison de lui en vouloir puisque Jean-Marc Rochette, le dessinateur de la bande dessinée, l'a très bien accepté. Pour finir, le choix des acteurs est excellent. Si vous allez le voir, je vous souhaite un excellent voyage au pays de la réflexion humanitaire !
Philippe A.
Philippe A.

9 abonnés 147 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 novembre 2013
Navet asiatique sans queue ni tête de 2 heures , comment peut on sortir un tel film au cinéma 15 dans la salle 4 personnes au final, affligeant et honteux
gunbuster

432 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 novembre 2013
Ce film est adapté d'une vieille bande-dessinée française de 1982 (ça nous rajeunit pas), qui était assez en avance sur son temps, abordant déjà les conséquences du réchauffement climatique, entraînant une nouvelle ère glaciaire, ainsi que la lutte des classes, figurée ici par les classes des wagons, au sein du dernier train de l'Humanité, condamné à rouler à travers un désert de glace.
Le réalisateur sud-coréen réussit à éviter les écueils des grosses productions américaines et puritanistes, aboutit à une adaptation réussie de la BD, jouant avec un casting éclectique et international.
Néanmoins, le film souffre de plusieurs défauts assez redondants aux adaptations de films post-apocalyptiques et de science-fiction.
Le plus gros reproche vient évidemment à la crédibilité d'une telle histoire : quand on connaît la fragilité des essieux, des freins et des rails, en particulier dans un environnement hostile comme la neige et la glace, on sourit d'une telle invention...
Idem pour la nourriture, l'eau, les composants, il n'y a pas d'explications concrètes qui rendraient crédible la vie dans un train plus de quelques mois (improbable d'élever des animaux aussi gros que des bœufs, ni des arbres trop grands).
Pareil pour la manière dont l'information arrive des wagons jusqu'à la locomotive. Le grand machiniste semble être omniscient alors qu'il n'y a ni caméra, ni passage régulier de communications.
L'autre problème vient évidemment du récit lui-même, ce type d'histoire a déjà été racontée des dizaines de fois, presque sous tous les angles : la survie dans un milieu hostile, les hommes s'entretuent pour avoir davantage de place et de nourriture; la contestation d'un ordre social arbitraire et profondément injuste, les théories de l'ordre et du chaos.
Tout ceci donne le sentiment d'avoir déjà vu le film, des pans entiers du récit sont prévisibles, y compris les deux twists finaux -dont l'un est inspiré de Matrix 3.
Le film fleure bon avec la mauvaise série B dans des choix de décors et costumes, donnant presque dans le WTF par moment. Idem pour le choix des deux acteurs coréens, qui semblent être restés à la gare de Vladivostok, tant ils ont l'aire d'être à côté de leurs pompes...
Comme le message du film est déjà connu du spectateur, le long-métrage se résume à des scènes d'actions sans véritables originalité, sur fond de science-fiction pseudo-écolo.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2013
2014 (attention, c'est pour bientôt !) : la folie des hommes a provoqué une catastrophe climatique, et une nouvelle ère glaciaire. Il n'y a que quelques milliers de survivants qui ont trouvé refuge à bord du "Snowpiercer", propriété d'un tycoon excentrique à la Howard Hugues, dont la passion est non l'aviation, mais le rail, Mr Wilford (Ed Harris). Ce train brise-glaces tout confort pour survivalistes aisés, voire très aisés, a été complété pour l'occasion par des wagons de queue où s'entassent des misérables. Pourquoi s'encombrer de ces bouches à nourrir ? On le comprend peu à peu, quand débute la scène, fin 2031, alors que le train gigantesque vient d'accomplir une nouvelle boucle, comme chaque année, tout autour de la Terre, et que se met en place une nouvelle sédition des wagons de fin de convoi.
Quel genre de film a donc écrit (d'après une série de BD françaises des années 80) et réalisé le Sud-Coréen Bong Joon Ho ("The Host"), en langue anglaise, et avec un casting largement anglo-saxon (à l'exception notable de 2 de ses compatriotes, jouant un père et sa fille, en guides stipendiés à coup de drogue par les mutins) ? Un film futuriste ? Un film d'aventures ? Un film dramatique, une fresque épique ? Du premier, "Snowpiercer" a certains attraits technologiques attendus en Première classe, autant que de dérives "sociétales" dans la zone réservée à la quasi-chiourme. Le film se déroule dans un parfait huis-clos, même si compartimenté en mondes étanches, ce monstre d'acier qu'est le train, plombé - il file dans le "Grand Blanc", mais pas pour l'explorer, juste en strict mode survie (si le train s'arrêtait, ce serait la mort assurée pour ses passagers). Curtis (Chris Evans) a passé la moitié de ses 34 ans à bord du train, quand il prend la tête de la révolte qui va faire l'essentiel du récit. Ses lieutenants principaux sont le "sage" Gilliam (John Hurt) et le fidèle Edgar (Jaimie Bell), embarqué nourrisson : les "gentils". Qui remontent le train, de sas en sas, avec leurs troupes dépenaillées, affrontant mille dangers, car les "méchants", folklorique (comme le "ministre" Mason - Tilda Swinton) ou lourdement hostiles, sont, sinon nombreux, du moins ayant l'avantage de l'armement, et de l'entraînement au combat. Mais l'enveloppe complexe (SF, drame, épopée..) est au service principal d'une morale dont on voit peu à peu les contours se dessiner, de péripétie en péripétie, le tout rétrospectivement étant une sorte de fable sociale, voire politique, aux dernières images iréniques, rompant brutalement avec 2 heures de lutte âpre, où la violence est le langage privilégié la plupart du temps.
C'est très inégal, pas toujours justifié, ni vraisemblable, à l'occasion surligné, mais on ne s'ennuie pas - le spectacle est prenant ! Ce qui permet de passer sur telle ou telle faiblesse dans le récit - et elles sont nombreuses, ou sur la conclusion convenue, autour du libre-arbitre. Pas de quoi crier pour autant à la prouesse cinématographique : 3/5.
Korril26
Korril26

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 avril 2014
2 heures de -longue- lutte des classes, caricaturale comme on n'ose plus en faire depuis 40 ans. Personne n'y croit, les acteurs encore moins que le réalisateur, qui enchaîne 3 invraisemblances à la minute (x 120 mn, donc...)...
spoiler: Spoiler : à la fin, l'humanité est foutue, mais le héros pensait bien faire. Une autre fois peut-être ?
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2014
Avec Snowpiercer Bong Joon-ho fait son entrée fracassante dans le cinéma Américain mais pas que, en effet là ou Park Chan-wook et Kim Jee-woon s'était totalement Américanisé Bong Joon-ho lui sait rester Coréen, non seulement en intégrant des acteurs Coréens, et pas n'importe qui car on a droit à Song Kang-Ho !
Mais surtout dans ses propos .

Mettant en avant la lutte des classes face aux inégalités sociales du train Bong Joon-ho nous sert le Blockbuster intelligent et incroyablement prenant .
Prenant grâce à son rythme effréné et ses scènes d'action percutantes digne d'un "Gangs of New York" coincé dans un train .
On retrouve des effets spéciaux réussit et même parfois très beau dans ses décors glacial .

Coté adaptation l'histoire ne reprend pas celle de la BD mais les propos restent là, le concept aussi donc au final on peut parler d'une bonne adaptation avec une vision du réalisateur très intéressante tout en sachant respecter l'oeuvre originale .

Bong Joon-ho toujours aussi talentueux sait ici mélanger le gros divertissement spectaculaire et la morale réfléchi avec un message d'anticipation écologiste et sociale, l'un des meilleurs réalisateurs de notre époque .
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2013
Le film, tiré d'une bande-dessinée française, repose sur une idée géniale : alors que la Terre est en proie à une nouvelle ère glaciaire, les derniers survivants de l'Humanité sont confinés dans un immense train qui traverse à toute vitesse sans jamais s'arrêter la surface complètement gelée de la planète. Mais comme sur Terre, les gens sont confrontés à des inégalités sociales : les pauvres sont entassés à l'arrière du train dans la crasse tandis que les riches se prélassent à l'avant. Meneur de l'arrière, Curtis a un seul objectif : parvenir à traverser tout le train (ce que personne n'a jamais fait) pour arriver à l'avant, prendre contrôle de la Machine et ainsi renverser l'ordre des choses établies. En plus d'être une parabole aussi cruelle que réaliste sur l'humanité (qui, regroupée dans un train, se retrouve confrontée au pire d'elle-même), "Le Transperceneige" permet à Bong Joon-Ho de marquer d'une pierre blanche le genre de la science-fiction. Tenant le rythme de bout en bout en ne cessant jamais de nous surprendre, le film est capable d'enchaîner des moments de pure violence avec des scènes plus intimiste sans jamais faiblir. Il faut reconnaître que le scénario est très bien écrit, commençant le film alors que la révolte va éclater, nous plongeant ainsi directement au cœur du sujet pour ne plus relâcher la tension par la suite. La mise en scène du réalisateur fait preuve d'une maîtrise absolue, ne se laissant jamais enfermer par les contraintes de décor que le train impose, capable d'être au plus près des émotions des personnages comme au plus près de la violence (dont on retiendra une scène de combat dans un wagon qui se retrouve plongé dans le noir). Avec sa vision coréenne, Bong Joon-Ho apporte en plus une touche un peu décalée à l'ensemble (lorsque les combattants s'arrêtent un moment pour fêter la nouvelle année) mais qui reste toujours dans le ton de son sujet. Bénéficiant en plus d'un casting excellent composé de Chris Evans (qui trouve ici le rôle de sa maturité dans un rôle aussi sombre que touchant), de Song Kang-Ho, de Tilda Swinton, de John Hurt, de Jamie Bell et même de Ed Harris, "Le Transperceneige" s'approche sans aucun doute de ce que l'on pourrait appeler un chef-d’œuvre.
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