Il faut le voir comme une parodie de film science-fiction post-apocalyptique, ou à la limite comme un nanar (pourtant à grand budget) tant tout respire la caricature du genre : intrigue prévisible, méchante (Tilda Swinton, comme d'habitude) complètement hystéro, des gens qui meurent inutilement sur une phrase-choc (spoiler: Octavia Spencer qui se rue sur le fusil du méchant sbire en hurlant un "Fils de p..." très peu classe, et qui, ô étrangeté, se prend le coup de feu qui la traverse... Ridicule, absolument ridicule... ) ou encore qui agonisent pendant des plombes en surjouant au point qu'on en meurt (nous aussi) de rire : le sbire peut prétendre au concours de la mort jouée la plus risible. Au milieu de ce conglomérat de film pseudo-moraliste, Chris Evans semble perdu et se la joue simplement "Captain America désabusé", ce qui ne surprend pas plus que l'identité du grand méchant (on va distribuer les cartes d'abonnés aux rôles pour ces acteurs qui font toujours la même chose !). Néanmoins, si on le prend au énième degré (de préférence lors d'une soirée bières-pizzas entre potes), ce film est divertissant et amusant, avec de bons effets spéciaux. Si l'on passe sur le côté parodique et ridicule du film, on peut y prendre plaisir.
La logique d'une histoire est selon moi ce qui est gage de la crédibilité d'un film à la rendre au spectateur. Ici, j'ai cherché de long en large, de droite à gauche. Je n'ai pas trouvé une once de logique. Nous voilà propulsé dans un scénario-catastrophe. L'humanité est frappée par une nouvelle ère glaciaire. C'est donc tout naturellement que les derniers représentants de notre espèce se réfugient... Dans un train futuriste... Nous recherchons toujours la logique. Nos héros vivent dans des conditions lamentables enfermer à l'arrière de la machine, pourquoi ? Parce que... Lors d'une rébellion contre leurs bourreaux, ils se retrouveront nez à nez contre tout type d'obstacle ou la mise en scène primera sur l'efficacité de l'action de leur ennemie, ce qui en soi est parfaitement stupide puisque le but est de les stopper. L'écriture de SNOWPIERCER semble avoir débuté par plusieurs scènes intenses et/ou choquante, relier en elle-même tant bien que mal par des justifications bancales, voir carrément incohérente, et se clôt sur une régulation puérile de l'humanité.
Ce film n'a aucun sens, est extrêmement mal réalisé et est bourré d'incohérences du début à la fin, énervant le spectateur (moi). J'étais dans l'obligation de créer un compte dans le but unique de lui mettre une mauvaise note.
Le film met en scène une ère glacière où toute vie sur terre y est condamné et où la population restante réside dans un train où les classes sociales sont établies en fonction des wagons ; on assiste à la révolte des petites classes , maltraités et oubliés , afin d’atteindre l’avant du train et de rétablir l’égalité . Un périple très agréable à suivre , desservi par une excellente distribution 15/20
Même si ce concept permet d'établir une métaphore de la société, c'est quand-même absurde un train condamné à rouler pour échapper au froid dans un circuit qui fait le tour du monde... Abstraction de ceci fait, le casting est bon et le suspens plutôt bien aménagé. Agaçante néanmoins la sous-chef un peu bizarre qui rappelle de nombreux rôles simimaires (Divergente et autre)...on s'en serait bien passé de ce clown... Pas d'intérêt à le revoir néanmoins.
une sorte d'arche de Noé improbable et en beaucoup plus déséquilibrée dans son organisation, où les classes sociales sont représentées. et celles-ci se déchirent, à l'image de notre société actuelle, avec une grande violence voire sauvagerie ; d'ailleurs certaines scènes de combat sont une vraie boucherie! en même temps, il y a quelque chose de fascinant dans cette production, notamment dans la manière de filmer (ralentis, moments de répit, d'analyse, décor de désolation...), qui nous tient en haleine jusqu'au dénouement forcément inévitable. globalement inégal, en revanche quelle performance de T. Swinton!
Un excellent film de science-fiction, véritable métaphore de la lutte des classes. Beaucoup de scène d'action typiquement hongkongaise. Le scénario apocalyptique global est bien trouvé. La progression dans l'histoire comme progression dans le train à quelque chose de très satisfaisant.
J'ai beaucoup aimé ce film. L'idée est originale, et n'ayant jamais lu la BD d'origine, j'ai trouvé le scénario plutôt pas mal, notamment sur la dernière demi heure. Les rôles principaux sont bons, tout comme l'univers créé dans ce train. On peut juste regretter quelques seconds rôles surjoués, et quelques incohérences dans l'univers du train qui ne sont pas fondamentales, mais regrettables.
Nihiliste, le film l'est jusqu'au bout et n'a d'égale que la misanthropie de son auteur qui nous fait miroiter, du haut de sa tour d'ivoire gelée, cet ours polaire témoin de la bêtise humaine. Si la leçon est "beaucoup de bruit pour rien", l'œuvre constitue à coup sûr un chef-d'œuvre tant il se contente de faire se succéder les wagons d'ailleurs outrageusement déformés (on ne croit pas une seule seconde à ce train ni aux enjeux, encore moins aux personnages meurtris et contraints de se nourrir de nouveaux-nés : ridicule) comme se passent les niveaux d'un jeu vidéo au terme duquel le boss final couronne la fin de la partie. Pour enrober son produit ultra codifié et certifié conforme, le réalisateur l'habille de traits baroques ou d'une folie abstraite, prend un malin plaisir à perdre son spectateur en se disant que c'est bien, qu'il va aimer se perdre. Pas de chance, nous sommes dans un train où l'humanité se déshabille, pas de quoi travestir la nudité scénaristique à grands coups de couleurs néon et de mouvements de caméra déstabilisants. Seule la composition musicale signée Marco Beltrami comprend les ressorts que développe la bande-dessinée et les traduit par des textures à la fois anxiogènes et captivants. En somme, Snowpiercer se complaît dans l'orgie dépeinte pour finalement retourner sa veste et enfouir le divertissement - et l'humain - sous ses propres inanités, souillé par le sang et les déjections. Contre cela, le blanc environnant. Subtilité quand tu nous tiens...
Quel dommage de voir un homme aussi bourré de talent que Bong Joon-Ho échanger ce qui faisait le sel de son cinéma – cette approche ludique et insolente du cinéma de genre d’un côté et ce regard puissant et lucide sur les questions et enjeux politiques de l’autre – contre tous ces millions de dollars, ce scénario prévisible et cette distribution américanisée (et dont la moitié serait à jeter, à commencer par Chris Evans, insupportable et creux de bout en bout, une méduse aurait mieux fait l’affaire pour le premier rôle). Alors oui certes, Snowpiercer est un blockbuster avec un propos politique et écologique, oui certes c’est toujours extrêmement bien réalisé parce que c’est Bong Joon-Ho, oui certes plusieurs acteurs comme Tilda Swinton, John Hurt ou Song Kang-Ho (que j’adore) font des merveilles devant la caméra comme à leur habitude, mais il n’empêche que tout cela ne suffit pas, à mon sens, pour faire de Snowpiercier le grand film qu’on était en droit d’attendre de son auteur. Divertissant mais sans plus, Hunger Games 2 par exemple m’avait laissé un bien meilleur souvenir.
ça ressemble plus à un téléfilm qu'à un film de cinéma, visuellement c'est moche, le jeu d'acteurs est mauvais, et on a du mal à se sentir concernés pas l'histoire.
Alors par quoi commencer ... déjà le jeu des acteurs est minable et ils devaient bien s'ennuyer quand même, je me demande ce qu'ils se disaient les mecs avec la cagoule avant l'ouverture de la porte.En sachant que c'est un film qui n'arrive pas à la cheville d'une série B, les combats sont vraiment nuls (interrompus chaque minute par une vieille peau), on y croit absolument pas, il n'y a vraiment rien de naturel , et même quand ils essayent de te mettre des scènes émouvantes c'est plus que raté je dirais même qu'on s'en fout, et n'en parlons pas des effets spéciaux, n'oublions pas que c'est un film qui est considérer comme le meilleurs de la catégorie SF. Il y a tellment de chose à dire sur ce film, je mets tout de même une étoile pour le personnage principal qui est cool et la scène avec le tuyaux était sympa, mais passez votre chemin, dois je le rappeler que le temps est précieux.
Une pièce centrale de la science fiction. Chris Evans nous prouve qu'il n'est pas que Captain America dans une réalisation tout à fait surprenante et un scénario qui propose une surenchère brutale et choquante mais juste et fine
"Snowpiercer, le Transperceneige" de Joon-Ho Bong présente un monde futuriste où l'ère glaciaire a anéanti toute forme de vie. Les seuls survivants ont trouvé refuge dans une arche, qui est ici un train transperçant les glaces lors de son tour du monde. Les survivants sont classés par wagon, ceux vivants dans la queue du train maltraités par ceux de la tête. La révolte commence alors. Nous pouvons regretter le manque de charisme de Chris Evans, pourtant leader de cette révolte. Le reste du casting est quand même assez prestigieux, certainement la première fois que Joon-Ho Bong dirige de tels acteurs : Tilda Swinton, Ed Harris, John Hurt, Jamie Bell... Le film passe de l'humour au film d'action, avec des passages vraiment violents, puis se laisse aller à des réflexions politique ou philosophique, le tout sur un fond de science-fiction. Ces différences de genre sont parfois un peu troublantes, et rendent ce film apocalyptique unique. On appréciera également l'originalité du scénario adapté d'une bande -dessinée française. Le film est globalement bien maîtrisé, parfois trop étrange mais il réussit à se détacher du lot.
J'avais pas pris une claque pareille depuis longtemps. Pas spécialement renversant sur son scenario, ni specialement original sur sa genèse d'apocalypse, Snowpiercer se démarque en proposant un angle de vue froid, limite réaliste, craché a l'écran sur un fond de violence inouï que le film expose méthodiquement et sans gêne. C'est simple, et a la fois malsain, surprenant, noir. La folie qui règne dans ce film est une structure construite avec finesse et sens, et nous laisse, à l'instar du héro, sans voix a chaque nouveau wagon, bien obligés d'admettre l'horreur de l'humanité.