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Kouto
25 abonnés
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3,5
Publiée le 12 septembre 2025
Bien qu’ayant un scénario plutôt basique – un tueur professionnel protège une chanteuse qu’il a accidentellement rendue aveugle – ce polar s’avère bien troussé. Derrière la caméra, John Woo fait montre malgré peu de moyens d’un talent indéniable pour filmer ses fameuses scènes de fusillades qui s’avèrent haletantes et très dynamiques.
Considéré comme un des meilleurs opus signés John Woo par les amateurs de la filmographie du cinéaste Hongkongais " The Killer " (1989) fait l'objet d'une ressortie en salle.
Relevant du cinéma de genre très grand public adolescent ( polar survitaminé ou les considérations psychologiques restent survolées) " The killer" me semble d'un standard supérieur à " A toute épreuve" opus plus tardif de Woo, lui aussi réédité récemment en salle.
Je ne suis pas ( sans doute malheureusement pour moi ) un aficionado très fervent de ce genre de cinéma. On passe toutefois un moment sympatoche, pas prise de tête mais il est vrai, pas très fin non plus.
C'est du cinéma de pur divertissement ( Woo s'est apparemment inspiré de " le samouraï" de Melville, ce dernier étant très très très largement plus réussi), si on aime çà, pourquoi s'en priver ?
Un bon Film policier bien joué avec une intrigue intéressante et une bonne musique. Dommage quand même qu'ils se sentent obliges de montrer autant de sang et de morts.... C'est too much
Mélange action humour émotion, avec quand même pas mal de grotesque. The Killer est un film ou les gunfights ridicules s'enchainent a 1 contre 50 avec des feux d'artifices et des acteurs qui font des saltos apres avoir pris une balle dans la tete. Mais The Killer marque cependant grâce à son style unique et sa musique poignante. Attention, les voix francaises sont immondes, a voir en VO.
Certes, le film est un hommage à celui de Jean-Pierre Melville, « Le samouraï » (1967), en reprenant une partie du scénario : un tueur à gages prénommé Jeff (le Hong-Kongais Chow Yun-fat, 34 ans), une chanteuse pianiste Jenny (Sally Yeh, 28 ans) dont il se rapproche et un commanditaire qui ne le paie pas après sa mission accomplie. Malgré des thèmes, certes chers à Melville, comme l’amitié et le code d’honneur, le réalisateur se démarque du film français très épuré, par des scènes d’action époustouflantes, ultra-violentes (on dénombrerait 120 morts), sa marque de fabrique, certes réalistes avec le sang qui gicle (un bras est même arraché !) mais dont l’outrance leur ôte toute vérité (Ah la musique du « Messie » de Haendel lors de l’assaut dans l’église !). Il est dommage que la musique de Lowell Lo, moins efficace que celle de François de Roubaix pour « Le samouraï », donne, parfois, un côté kitsch au film.
The Killer est mon premier Woo période Hong-Kong, et je ne m’arrêterai pas là ! Il y a dans ce film un mélange très intéressant de mythologie occidentale (le tueur solitaire et mélancolique à la Melville) mais aussi une originalité toute asiatique qui en font au final un film devant lequel on a le double plaisir de retrouver des ingrédients habituellement appréciés et aussi des nouvelles saveurs ! Car le style de Woo est bien là, unique, radical, poussant son principe jusqu’au bout. Je pense que le spectateur adorera ou détestera. Pour ma part, c’est oui monsieur ! Le réalisateur ose tout, crée sans cesse le décalage, dans les décors, les couleurs, la musique, le cadrage, et bien sûr dans le mélange de violence et d’émotion. Il y a des gunfight du début à la fin, extrêmement chorégraphiés avec moult ralentis ; et il y a un lyrisme assez surprenant dans son premier degré, exaltant l’amour et l’amitié d’une manière plutôt inhabituelle pour nous, spectateurs occidentaux. De même, l’opposition extrême entre éléments de violence et éléments de douceur (personnage féminin ou d’enfant) possède le même jusqu’auboutisme, et je trouve que ça marche (notamment la scène où l’on prend le thé tout en pointant l’arme sur l’ennemi !). Ce premier degré peut sembler naïf, mais j’y ai totalement accroché. Je trouve les personnages très attachants, notamment la relation entre les deux personnages masculins principaux. Du coup, les nombreux gunfights ne sont pas répétitifs, car ils ont une véritable intensité dramatique. Pour être tout à fait honnête, j’ai parfois ressenti un petit gout de too much, surtout vers la fin, où les très nombreuses fusillades sont parfois illisibles. Mais l’ensemble est tellement jouissif et original que je lui pardonne bien aisément. Bref, voici un grand film d’action et d’émotion, plein de personnages chevaleresques.
Ah ça, on peut dire que J. Woo il a révolutionné le cinéma d'action quand on voit ce qu'il était capable de faire à HK au temps de sa splendeur (à laquelle il a largement contribué). L'histoire est basique voire cliché mais il réussit à inclure une dramaturgie proprement bluffante et son style visuel s'exprime à plein régime, trouvant ici un aboutissement formel sublime. Autant dire qu'on va avoir droit à pléthore de fusillades sanglantes dans lesquelles les cadavres vont pleuvoir tous comme les douilles. Acteurs au top, mise en scène révolutionnaire, musique qui déchire, scènes de gunfights ahurissantes, cascadeurs qui volent dans tous les sens et flingues à munitions quasi illimités, filmés de façon unique par la maître. C'est hyper bien fichu, rempli de plans cultes et désormais, on ne pourra plus filmer les gunfights comme avant. Apocalyptique, émouvant, barré, beau et sanglant. Un pur kif ! D'autres critiques sur
John Woo, alors à son apogée de sa période Hong-Kongaise, livrait ce que beaucoup considèree comme son chef d'oeuvre. Personnellement, même si je lui préfère "A toute épreuve" ou encore "Une balle dans la tête", "Th killer" reste une référence dans le polar épique, une vraie fresque policière avec deux acteurs au top. L'histoire entre le tueur et la chanteuse est émouvante et son combat de rédemption après l'avoir rendue aveugle est noble. John Woo comme à son habitude en fait beaucoup dans les gunfight et dans les ralentis mais cela reste le summum de l'action dans le genre. A son crédit, la fusillade finale dans une église (oui dans une église fallait oser !) est filmée comme un véritable opéra, un ballet de douilles, de morts et d'explosions, un réquiem pour les malfrats. Là on reconnait la patte de John Woo et tout son talent de mettre en image la violence de façon poétique. Une oeuvre culte du maître Hong-Kongais.
Grand classique du Gunfight, je n'avais jamais vu ce john Woo. L'action est ultra maîtrisée et les scènes de flingues sont soigneusement chorégraphiées. On peut tout de même reprocher au film une maladresse dans la façon de filmer les scènes dites romantiques (inutile d'ailleurs et surtout très mal foutu). Mais au vu de l'intrigue policière, des actions menées tambour battant et du charisme dingue de l'acteur ChowYun-Fat, on lui pardonne aisément ce bémol.
Qu'on se le dise : The Killer, c'est du très grand John Woo ! Un scénario colossal d'une intensité tragique peu égalable, des personnages hors du commun, une musique entêtante que l'on pourrait sans mal se passer en boucle, des scènes d'action purement ludiques, un montage nerveux ne laissant rien au hasard... Chow Yuen-Fat y incarne un tueur pétri de scrupules qui se lie d'amitié avec un flic recalé ( l'ironie veut que trois ans plus tard Chow reprendra ce rôle dans Hard-Boiled aux côtés de Tony Leung ). Sur le plan de l'ambiguïté psychologique, The Killer est peut-être le sommet du cinéaste HK. Jamais manichéen, impliquant honneur et lignes de conduite, ce petit bijou du polar des années 80 mérite un visionnage optimal pour mieux apprécier la beauté des gunfights. Pleinement efficace, assumant parfaitement son côté " premier degré " et son aspect divertissant et populaire, The Killer est une tragédie lancinante qui rappelle parfois l'univers poétique de Sergio Leone. Une petite pépite signé John Woo - qui a visiblement fait beaucoup de très bons films... Excellent !
Un film culte avec un acteur culte!! Une très bonne histoire d'amour pour un tueur décidé a tout pour se racheter et des fusillades joliement chorégraphié et mis en image. John Woo révolutionna le genre par son film mais surtout c'est grace a lui que le cinéma d'action asiatique s'est créé un genre et une identité mondiale. Chapeau l'artiste.
L'amérique a John McTiernan, la chine a John Woo et "The killer" est l'un de ses chefs d'oeuvre. Totalement surréaliste mais jubilatoire, les gunfights ont influencé le cinéma d'action du monde entier mais aussi l'univers des jeux vidéo par leur stylisation et leur chorégraphie par la mise en scène. C'est un pue un mix entre "Le samouraï" de Melville que John Woo vénère et les films de Chang Cheh en ce qui concerne la violence grand guignolesque et la chorégraphie. Doté de munitions quasi illimitées, les morts s'enchainent par centaines ne nous laissant rarement un instant de repos. La scène entre Chow Yun Fat, brillant dans un registre à la Alain Delon, la chanteuse et le flic est un grand moment de tension,la scène finale dans l'église est phénoménale. Le scénario sous influence Peckinpahesque, Melvillesque ou Chehesque nous offre ce que le cinéma de genre a de mieux en thématiques: l'amitié, la vengeance, la redemption, l'amour, la violence. "The killer" un chef d'oeuvre définitif, nous offre ce que le cinéma d'action a de mieux. Le genre de film qui vous laisse une boule dans la gorge une fois que le générique de fin débute.
un film culte doté d une magnifique trame narrative....ça a un peu vieilli par moment avec des innombrables fusillades par des gangsters incapable de toucher un éléphant a 5 mètres mais ça fait partie du charme !
Un hommage au "Samouraï" de Melville ... Mouais ... Film culte de John Woo mais surement pas son meilleur. Si le scénario est efficace certains de l'histoire sont carrément bâclés notamment l'amitié "coup de foudre" entre le tueur et le flic. On a surtout la sensation qu'il n'y a que les scènes de flingage qui intéresse Woo ; dommage car le reste, trop mis de côté, rend le film bancal. Mais le plus embêtant reste justement l'action. John Woo est considéré comme un maitre dans le genre mais de nombreux réalisateurs asiatiques ont battu le "maitre" en premier lieu duquel Johnnie To.