Viridiana
Note moyenne
4,1
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64 critiques spectateurs

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Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 décembre 2011
Une 1ère partie très intéressante qui m'a beaucoup plu sur l'oncle voulant posséder Viridiana mais c'est ensuite bien longuet et peu rythmé jusqu'à l'orgie de ces pauvres qu'elle voulait tant aider...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2020
J'ai vraiment pas accroché à ce défilé de laideur qui trouve son paroxysme dans le repas final qui se rapproche des films de Fellini où les personnages tous horribles sont mis en avant par la grossièreté ou leur caractère si grotesque.
C'est affreux sale et méchant version espagnole
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2015
Palme d'or à Cannes en 1961, Viridiana raconte le parcours quelque peu troublé (c'est un euphémisme !) d'un superbe femme promise aux ordres, incarnée par Silvia Pinal. Luis Buñuel nous offre un film totalement subversif, s'amusant à opérer une bascule scénaristique surprenante après le premier tiers du long-métrage. On y retrouve ses fantasmes pour les jambes et les vêtements féminins, et un esprit anticlérical qui fit scandale dans l'Espagne franquiste, où l'œuvre fut tournée après un long exil du cinéaste au Mexique. Jouissif et impertinent.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2007
«Viridiana» (France, 1961), Palme d’Or de Bunuel, conte l’histoire d’une jeune sœur d’église qui va découvrir les affres de la vie véritable chez son oncle. Assurément, l’œuvre est très sombre. Le pessimisme final souligne l’inéluctabilité pécheresse auquel nous contraint la vie, une vie représentée avec une lucidité crue par le cinéaste. Le film est marqué, contrairement à ce que dit l’auteur, d’un anti-cléricalisme pur dans cette ode semi voilée au péché. Le personnage de Fernando Rey incarne la déception, une déception amère et mécanisme premier du film. Comme dans «Tristana» (France, 1970) de Luis Bunuel toujours, la déception du personnage de Fernando Rey va contraindre, cependant avec moins de violence mais tout autant de fourberie, l’innocence à se pervertir. Le pécher demeure partout dans le film, nulle classe n’est épargné, nul sexe, nul âge. Bunuel encore met en place les désirs de ses personnages et prend un vicieux, et ainsi d’autant plus intrigant, plaisir à les confronter contre la volonté religieuse. Notamment lorsque la générosité sans fin de Viridiana se retourne contre elle, après qu’elle a hébergé des clochards. Scène choquante pour le personnage central et pour le spectateur aussi. Enfin Luis Bunuel achève son film sur un message implacable, délicieusement masqué. Le message disant que nul ne peut se résoudre à bouder son plaisir face à une foie branlante de plus en plus fugace.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2015
Je continue d'arpenter tranquillement la filmographie de Bunuel et je dois dire que je m'attendais à mieux avec ce film vendu comme un des plus réussi du réalisateur, palme d'or oblige... En fait j'ai tout bien aimé sans être particulièrement transcendé non plus, cette scène de repas de riche par des pauvres c'est assez énorme mais justement je suis vachement déçu, comme souvent avec le réalisateur par la fin. Ca se finit comme ça. C'est un peu le problème que j'ai avec les fins ouvertes, c'est très bien, j'aime souvent plus ça qu'un truc imposé mais seulement si on en sort pas avec l'impression que c'est pas fini. Et là c'est le cas. Quand on regarde Los Olvidados, cette fin comme ça qui arrive, qui te tombe dessus, c'est génial parce que c'est vachement violent ça sert vraiment le propos. Mais là j'ai pas vraiment compris et je pense que le film aurait gagné à s'étendre sur un épilogue de quelques minutes supplémentaires. Sinon c'est du tout bon. Alors je vois bien la critique des classes et de la religion chez Bunuel qui sont ses deux thématiques récurrentes, mais j'ai toujours un peu du mal à cerner le propos, réellement qu'est-ce qu'il veut dire ? Qu'au fond riches et pauvres sont pareils, qu'il ne faut pas donner du pouvoir aux pauvres parce qu'ils en feraient n'importe quoi ? En fait c'est pas très clair. Après c'est assez fendard par moments, et on sent que ce n'est pas gratuit, que c'est intelligent, mais bon je pense qu'une analyse approfondie de son œuvres s'imposera quand j'en aurais vu plus. Par contre ce qui m'a bien fait marrer c'est toute la première partie j'avais l'impression de voir un Almodovar 20 ans auparavant, je pense que ça l'a pas mal influencé même s'il n'aborde pas dut tout les mêmes thématiques. Voilà c'est du très bon mais je reste largement sur ma faim, ce qui me pousse forcément à voir le reste de sa filmographie. J'espère un jour tout de même tomber sur un de ses films qui me convaincra pleinement.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2017
Loin de ses débuts surréalistes, Luis Buñuel réalise avec «Viridiana» un long métrage acerbe et mordant, dénonçant l'hypocrisie de la charité chrétienne avec vigueur. La jeune héroïne éponyme, se destinant d'abord à entrer au couvent, décidera après que son oncle ait failli abuser d'elle de recueillir des mendiants et des infirmes pour s'occuper d'eux dans la maison que lui a légué son oncle, après qu'il se soit suicidé de désespoir. Elle met alors toute son ardeur à leur offrir hospitalité et travail, persuadée de faire le bien et de redonner goût à la vie aux malheureux. Mais ils profiteront de sa charité, s'introduisant chez elle pour y organiser une orgie mémorable et tentant même à leur tour de la violer. Ironie suprême, Viridiana finira par abandonner toute illusion ainsi que son voeu de chasteté pour s'en remettre à Jorge, fils de l'oncle et co-héritier. Buñuel se montre impitoyable envers sa jeune héroïne qui semble évoluer dans un autre monde, fuyant dans la religion les difficultés de la vie, tout comme il dépeint férocement les mendiants en parasites avides de jouissance, cachant derrière leur pitoyable apparence et de sournoises politesses une âme des plus noires. Bien que souvent qualifié d'anticlérical, «Viridiana» n'est pas aussi radical que le laisse supposer sa réputation, c'est peut-être justement par son habileté à ne pas verser dans la caricature que ce long métrage est d'autant plus marquant. Parcouru de personnages hauts en couleur et de scènes inoubliables, d'une insolente liberté de ton, «Viridiana» est sans aucun doute un film intéressant et à voir. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2008
Exilé au Mexique, la censure Franquiste l'empêchant de réaliser ses projets, Luis Bunuel réalisait en 1961 l'une de ses oeuvres phares, tout du moins l'une de ses plus reconnues un demi-siècle plus tard avec "Viridiana", sombre récit pas franchement tendre avec l'être humain sous toutes ses formes. Tout d'abord, il y a une chose qui frappe lorsque l'on regarde ce très bon long-métrage : l'omniprésence de la philosophie Marxiste, sans qu'il ne s'agisse pour autant d'une oeuvre "officielle", loin de là. Effectivement, le cinéaste critique comme à son habitude et de manière très virulente la bourgeoisie et ses comportements, laquelle est clairement qualifiée d'immorale, et ce non pas de par le puritanisme de façade qu'elle exacerbe de façon mensongère mais plutôt à cause de son absence d'éthique, de son mépris pour les plus faibles et de l'utilisation de moyens parfois répugnants afin d'arriver à tout prix à ses fins... Quant aux pauvres, les "prolétaires", ils ne valent pas forcément mieux : incultes et souvent empreints d'une bêtise affligeante, ils ont besoin de guides, "d'élites" en quelque sorte pour les mener. Ce ne sont pas des gens formidables bien qu'il soit possible d'en tirer quelque chose, à condition de leur enseigner des valeurs de partage et de solidarité. Leur faire prendre conscience de leurs intérêts de classe finalement. Vous retrouverez tout cela dans les écrits de ce cher Karl ! Enfin, l'Eglise n'est pas attaquée de la même manière que les dominants friqués : Bunuel ne remet pas en cause le christianisme "social", bien au contraire puisqu'il en vante les mérites. Il pointe "seulement" du doigt les hypocrisies dogmatiques encore en vogue au milieu du vingtième siècle et particulièrement dans son pays natal alors gouverné par le "Caudillo". Politisé d'un bout à l'autre, "Viridiana" ne se positionnait pourtant pas au départ comme une fable sociale. Etonnant et pas toujours constant, bien qu'intéressant et comprenant une séquence magique. A voir.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2009
Un bref retour en Espagne et Luis Bunuel signe ici son chef d'oeuvre, le film le plus rèaliste, le plus clair dans sa signification, le plus pur dans son style! il ne fait aucun doute que le cinèaste, dans "Viridiana", ait voulu une fois de plus, règler son compte à la religion, qui selon lui stèrilise tout ce qu'elle touche! Riche en moments d'observation surrèaliste, "Viridiana", incarnèe admirablement par la superbe Silvia Pinal, accomplit un chemin de croix à rebours: sur le point de faire voeu de chastetè au dèbut du film, elle offre à la fin sa virginitè, plusieurs fois mise en pèril, à qui veut bien la prendre, quoi de plus rèjouissant que le spectacle d'une sainte nitouche qui s'encanaille! On ne comprendra jamais comment le gouvernement de Franco a pu autoriser la production de cette oeuvre importante dont les clochards, dans un plan fameux, parodiaient la Cène dans une orgie d'anthologie sur la musique sacrèe du Messie de Haendel! Le film fut finalement interdit en Espagne (Au festival de Cannes, "Viridiana" fait scandale, mais remporte la palme d'or) et reste encore aujourd'hui l'un des sommets de l'oeuvre à Bunuel...
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2015
"Viridiana" (1961) rediff sur France 2 le 10.11.2015
Ce vieux film (1961) avait surtout fait parler de lui à l'époque de sa sortie à cause de son parfum de scandale et de provocation (il fut censuré en Espagne) Aussi de critique non voilée de la religion (sans jeu de mots), le tout sur fond de surréalisme. Les 600 000 spectateurs (seulement) en salles de l"époque peuvent donc être considérés comme une forme d'échec commercial au regard de la publicité qui entoura sa sulfureuse sortie. Mais ce qui choquait hier est devenu affreusement banal aujourd'hui : la nudité d'une femme à l'écran par exemple. Bref, ce film m'a laissé de marbre et complètement indifférent ! Par contre, le choix des acteurs tout comme leur jeu est admirable et mérite d'être vu, ainsi que certaines prises de vues dignes d'un tableau de maître. Je ne pense pas à "La Cène" que le réalisateur a voulu pasticher, en évoquant cette appréciation. Bien sûr, certains entreront en pâmoison à la simple vue du nom du célèbre réalisateur sur l'affiche (bien évidemment très -trop- visible), mais ce film qui a le mérite de témoigner d'une époque, a finalement très mal vieilli !
willycopresto
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2013
"Viridiana"(1961) est une charge anticléricale incroyablement féroce et blasphématoire,qui semble amuser Luis Bunuel. Quand on se dit qu'alors qu'il était exilé au Mexique depuis 30 ans,il retourna spécialement tourner ce film en Espagne,sous le régime franquiste ulcéré... Bunuel n'a jamais eu peur des menaces et des provocations. Il dit ce qu'il pense de la charité chrétienne,qui finit par se retourner impitoyablement contre ceux qui la pratiquent(Viridiani l'apprend cruellement à ses dépends)et ceux qui la reçoivent(les mendiants irrespectueux,volent et saccagent la demeure où ils sont accueillis). Dans un montage parallèle,Bunuel montre à quel point le travail manuel à plus de valeur. Il en profite aussi pour dénonçer la perversité des hommes et la soumission des femmes. La séquence où les vagabonds mangent à table rappelle évidemment la scène du Christ. Le récit est très enlevé,sans temps morts,et se finit sur une note complètement désillusionnée. Il aura fallu du temps pour ce drame surréaliste accède au statut d'œuvre culte.
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2014
Une oeuvre déstabilisante et désespérante (dans le sens de désespérément vraie). Parfois drôle, toujours provocant.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2017
septiemeartetdemi.com - Buñuel avait beaucoup tapé sur l'Église du temps où il réalisait des films mexicains. Alors histoire sans doute de ressurgir avec douceur dans son Espagne natale où il n'avait pas tourné depuis 1936, il a choisi non pas de la présenter sous des airs de perpétrateur mais de victime. Mais comme il n'a pas mis son sens critique de côté, il a quand même été censuré. On y reviendra.

Le personnage de Viridiana est montré telle une sainte, mais pas du genre du père Nazario dans Nazarín (1959) qui, lui, inspirait le respect et faisait entendre sa vertu tel un messie sans tolérer d'insoumission. Viridiana n'est pas pour plaire aux féministes : c'est une femme qui, quoique altruiste, éprise de justice et de piété, ne saura pas dépasser sa condition ou se faire respecter. Ses efforts sont ceux de la religion, ce qui établit un parallèle flagrant entre la faiblesse des deux. Elle sera successivement victime de chantage, d'iniquité, d'irrespect, d'incompréhension et même menacée de viol. Victimiser la religion aurait pu ravir le Vatican. Mais c'était également sous-entendre que ses efforts seront toujours punis et jamais n'auront le moindre espoir de faire du monde un havre de bonté et de paix. Sans compter que les coupables de l'histoire sont les pauvres, les ouailles, qui se rebiffent sans état d'âme contre leur bienfaiteurs, avec un paroxysme sous la forme d'une cène orgiaque et décadente.

Pour le spectateur dans l'absolu, c'est une réflexion qui s'ouvre : que se produit-il si l'image d'Épinal n'est pas une illusion, si piété et altruisme sont effectivement corrélés ? Voilà une vision réaliste intéressante, qui malheureusement a gâché le retour de Buñuel dans sa terre d'origine. Et c'est ainsi que le film a été initialement banni en Espagne et que Buñuel s'est fait un ennemi du Vatican. Une réaction si forte que la Palme d'Or a été attribuée au film in extremis, à la suite d'un visionnage qui suivait la remise du prix, déjà attribué.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2011
La réalisation de ce film touche à la perfection, et les acteurs sont de qualité. Dommage que le tout ait un peu vieillit à l'arrivée.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2013
Encore un grand film de Bunuel qui ne laisse que peu d'espoir sur la nature humaine .
Viridiana qui se destinait au couvent mais qui y renonce après le suicide de son oncle pervers veut faire le bien en créant une sorte d’hospice mais n'aboutit qu'à dégrader un peu plus les Buñuel le Bien ne peut mener qu'au Mal et les valeurs les plus profondes du catholicisme, en l'occurrence la bonté et la charité, ne peuvent qu'engendrer des religion chrétienne n'est pourtant pas la seule cible de Bunuel, la musique et la peinture qui sont aussi deux autres tentatives d'idéalisation du réel qu'il admire mais dont il se moque. Voir le célèbre plan des clochards parodiant la Cène de Vinci.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 janvier 2017
Tout le monde veut sauter la nonne, y compris son oncle et surtout son oncle mais aussi les nécessiteux et miséreux qui ne pensent qu'à sauter cette divine représentante de la madonne. Même le cousin mijote quelque chose mais lui il a choisi de finasser avec cette incroyable beauté tombée du ciel.

Il faut dire que la nonne en question est une bomba latina d'une grâce exquise incarnée par la très belle Silvia Pinal (un nom prédestiné sans doute) et que même fagotée n'importe comment, elle met le feu partout où elle passe.

Cela étant, pour un film de Bunuel, on reste sur sa faim et très affâmé par Silvia. Comme il s'agit d'une "palme d'or" au festival des films intello-bourgeois dont les étudiants gnangnan en histoire de l'art raffolent également, on s'ennuie puissance 10. La réalisation pompeuse hisse bien haut le baillement au rang de vertu : vous ferez pénitence ce soir, vous vous taperez Viridiana ! non, pas la fille, juste le film. Un supplice.

Pour rendre la chose plus supportable, on pourra tenter de visionner cette palme en apnée tout du long... alors même le Grand Bleu vous paraîtra palpitant en fin de compte.
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