Amarcord
Note moyenne
4,0
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70 critiques spectateurs

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28 critiques
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18 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 septembre 2018
Avec Amarcord, Fellini se paie un voyage au pays de son enfance. Le titre est sans équivoque puisqu’il signifie en bon français : Je me souviens et le bel l’adolescent qui incarne Fellini à l’éveil du printemps est le seul personnage qui semble tout à fait normal. Tous les autres qui entourent ont quelque chose de grotesque comme si leurs traits grossissaient à travers la mémoire du réalisateur La grande force de l’univers cinématographique du maître italien est de conjuguer caricature et vérité et avec Amarcord, il donne la preuve qu’il est en plein contrôle de sa signature. Le père, la mère, le grand-père sont savoureux, Magali Noël en Gradisca qui rêve d’un amour Hollywoodien et qui finit par marier un carabinier bien ordinaire est parfaite. Certains personnages épisodiques offrent des numéros clowns particulièrement tordants, je pense notamment au professeur de diction, à l’oncle un brin fêlé et bien sûr à la plantureuse vendeuse de tabac. On en arrive à se demander où est-ce qu’ils réussissent à pêcher tous ces acteurs aux allures aussi inimaginables. Le film est une suite de souvenirs plus ou moins développés où le burlesque côtoie le drame. Il n’y a donc pas vraiment de construction dramatique ou de développement de l’action menant à un dénouement. La faiblesse d’une telle structure apparaît lorsque des tableaux moins punchés se succèdent. Amarcord n’évite pas tout à fait le piège, mais dans l’ensemble, la magie fellinienne agit et certaines images font en sorte que nous aussi on se souvient.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2017
Treize années après La Dolce Vita, Federico Fellini capte à nouveau Rome, que ce soit, pour lui, celui d'hier ou d'aujourd'hui et met en scène une fresque où il filmera la capitale italienne sous tous les angles.

Si l'absence de structure narrative et de fil conducteur dans Satyricon m'avait dérangé, ce n'est aucunement le cas avec Fellini Roma, où le metteur en scène donne sa vision, en partie autobiographique, de Rome. D'abord lorsqu'il y a posé pied en 1939, puis à l'époque où il tourne le film, proposant une passionnante suite de tableaux d'une incroyable puissance visuelle (et à nouveau sublimée par la musique de Nino Rota), et ce dans tous les segments, que ce soit lorsqu'il évoque le passage du Rubicon par Jules César ou les music-halls d'antan.

Il orchestre les divers segments avec brio, trouvant toujours le bon équilibre et les rendant tous passionnants et surtout hypnotiques. L'une des principales réussites de l'oeuvre se trouve dans sa mise en scène où le cinéaste italien met en place une ambiance tour à tour mélancolique, charmante, grotesque, satirique, inquiétante ou encore lyrique. Il ne laisse jamais indifférent tandis qu'il évoque, plus ou moins vaguement, de nombreux sujets et personnages mais toujours avec immense puissance, tandis qu'il filme Rome sous plusieurs angles, évoquant en même temps une cité intellectuelle, d'illusions mais aussi d'horreur, notamment dans sa dénonciation du fascisme, mais c'est toujours de manière fascinante qu'il le fait.

Esthétiquement c'est magnifique, il met en scène une Rome éternelle et fait preuve d'une vraie science du détail, à l'image des remarquables passages dans les intérieurs de maisons des années 1940 ou dans le music-hall, faisant partie de ces passages fort mémorables. Il capte merveilleusement les différents contextes mais aussi les moeurs de deux époques révolues, tout en se montrant audacieux, notamment dans la vision de son présent, où il met en scène une incapacité à conserver le passé (le magnifique passage lors des travaux pour le métro). Sans début, ni fin, Fellini Roma témoigne de l'amour et la passion de son réalisateur pour cette ville et la vie que l'on y trouve.

C'est au coeur d'une Rome intemporelle que nous emmène Fellini, pour un passionnant et fascinant voyage entre deux époques où il évoquera l'humain, le théâtre ou la politique en nous faisant passer par tout un panel d'émotion.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2017
Amarcord est un film de Fellini pas mal.
Je n'apprécie pas trop les films de ce réalisateur et celui-ci est sans doute un de ceux que je préfère (si ce n'est mon préféré).
L'histoire, s'il manque un peu de fil conducteur est assez intéressante et le traitement de la montée du fascisme en trame de fond est subtil.
La première partie est assez marrante, inventive. Les gamineries de enfants sont très amusantes. Les fêtes de villages et les cérémonies militaires sont divertissantes. On s'ennuie un peu plus durant la seconde.
Les acteurs jouaient assez naturellement.
Le film bénéficie de très beaux décors, sublimant l'Italie de l'époque.
J'ai bien apprécié.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 février 2016
Il y a une certaine laideur chez Fellini qu'il faut accepter. Ici la laideur des personnages (casting de moches?), des dialogues bruts, des images foisonnantes peu attractives. Un film beaucoup trop long qui aligne des situations ennuyeuses, ridicules, et des scènes affligeantes. Film grossier et vulgaire.
Louis V
Louis V

31 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2016
Un drôle de film, une grande importance au symbolisme, une véritable révélation au bout de quelques minutes... un véritable chef-d'oeuvre, même si il ne se regarde pas facilement, et qu'il a un peu vieilli.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2014
Federico Fellini signe son film le plus autobiographique et le plus politique aussi avec "Amarcord"(1973). Dans une évocation lyrique,cocasse,révoltante ;le cinéaste évoque ses souvenirs de jeunesse dans les années 30 ,dans la petite ville côtière de Rimini. La succession de vignettes s'imprègne facilement dans notre inconscient,comme l'arrivée grotesque des fascistes avec une tête géante de Mussolini,comme la vision artificielle d'un paquebot,le Grand Rex,voguant vers d'autres cieux. Fellini s'attarde aussi sur ceux que l'on surnomme les vitelloni(et à qui il consacra un film antérieur),ces ados désœuvrés ne pensant qu'à faire des bêtises et découvrir la vie sexuelle. L'obsession de Fellini pour les femmes fortes et bien pourvues est plus présente que jamais. Avec l'apport de la musique de Nino Rota,on baigne sans mal en pleine nostalgie,où l'arrivée de la guerre n'est qu'une menace diffuse. Malgré toutes les qualités citées,le film est bien trop lent et souffre considérablement de ne pas avoir de scénario structuré. On passe du coq à l'âne,d'un ton a un autre,d'une époque à une autre,sans distinction apparente. Le film a fait date,mais ne me comptera pas dans ses adeptes.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2020
Avec Amarcord (je me souviens), Fellini évoque ses souvenirs d'enfance, accompagnés par l'inoubliable musique de Nino Rota, dans cette chronique nostalgique et décousue, pleine de personnages pittoresques. César du meilleur film étranger.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2013
Le fascisme, la religion, la politique, mais aussi l'enfance, tels sont les sujets évoqués par Federico Fellini, à travers des personnages tous aussi surprenants les uns que les autres. Ce film est également un bref portrait d'un village italien (reflet du pays) des années 30, abordé sous deux principaux angles. D'abord, une vision générale du village et de ses habitants est proposée, à la dimension essentiellement comique. Absolument tout est matière à rire. L'audace et l'humour de Fellini scotchent véritablement le spectateur, émerveillé devant ce cinéma qui ne ressemble à aucun autre. Ensuite, on voit une seconde partie plus intime, mais aussi moins rythmée et moins imaginative que la première. La faute à l'apparition d'un ton plus mélancolique qui a son charme, mais à la force émotionnelle limitée. L'impression dominante reste celle d'avoir voyagé pendant près de deux heures dans un monde à part, et d'en ressortir avec un mélange de joie et d'étonnement. "Amarcord", c'est surtout un monde de souvenirs, retranscrits par une mise en scène hors du commun.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2016
Après le surprenant et baroque Casanova qui m'a plu et le désappointement que j'ai eu devant La Dolce vita je me lance dans Amacord un Fellini au style tout simplement fellinien, un film singulier au ton surréaliste qui est en fait composé de différentes séquences plus ou moins accrocheuses (la scène avec le gars qui monte dans l'arbre est un peu trop longue) ; par moment Amarcord dégage une véritable poésie (lorsque les gens voguent sur la mer) d'autres plus grotesques (avec les lycéens ou collégiens joués par de jeune adulte) et bien sur une blonde à forte poitrine (non rassurez-vous Elie Semoun n'est pas présent). On ne criera pas au génie mais cette vison débridée d'une petite ville italienne durant la période fasciste sans être un pur régal dans son ensemble est amusante à regarder.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2013
"Amarcord" est le premier film de Federico Fellini que j'ai vu dans ma vie et peut-être aussi mon préféré. Oeuvre autobiographique qui nous plonge dans l'Italie fasciste des années 30 et tournée en satire/farce par le grand Fellini. Comme toujours avec ce dernier, tout est parfait: La réalisation, la mise en scène, les acteurs (impressionnants de justesse), la BO est magistrale et puis on rit, on rit, on rit. Un conte magnifique et inoubliable qui a changé ma vie
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 juin 2013
Autant j'ai aimé la Dolce Vita, autant celui-ci m'a paru interminable et insupportable. Et une nouvelle fois les doublages sont ratés et ne correspondent pas avec le mouvement des lèvres des acteurs.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2013
Un très bon Fellini, qui est laissé à la dérive par moments (ce n'est pas forcément déplaisant) et permet d'entrapercevoir Huit et demi. L'art d'un cinéma onirique, éloquent, riche, émouvant, dans toute sa puissance, mettant en scène avec humour ce village adhérent au parti (fasciste) "à 99%". Fellini ne se départ pas de sa justesse de point de vue, tout en sachant orchestrer des scènes irrésistibles.
-marc-
-marc-

20 abonnés 233 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2013
Par petites touches tantôt drôles, truculentes, tantôt émouvantes ou tristes, Fellini évoque ses souvenirs d'adolescence, mêlés de fantasmes. Celà se passe dans une petite ville italienne pendant la période mussolinienne dans le cadre d'une famille partagée (un oncle fasciste) mais soudée. On devine que cette période a dû marquer profondément les italiens qui ont dû vivre ensemble après avoir été divisés jusque dans leurs familles. Cependant, malgré le style très coloré de cette évocation, il est difficile de se sentir à l'aise dans les souvenirs narcissiques d'un autre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 janvier 2013
Je viens de lire les critiques publiées par Allociné. Il est toujours surprenant de constater que face à des grands films se trouvent invariablement des esprits que je qualifierai de snobs pour les descendre sans nuance. Affirmer par exemple que le film est " banal ", qu'il est " narcissique" ou que "le sénario est simpliste" est tout à fait sidérant. En effet s'il y une chose qui fait la force d'Amarcord et plus généralement de l'oeuvre de Fellini c'est bien l'originalité. Ce film est bourré d'inventivité, de subtilité, d'audace, de provocations, de fantasmes. Ceci ne peut être compris et apprécié si l'on ne se met pas dans le contexte d'une narration faite notamment par un adolescent qui se souvient et qui voit les choses en exagération, en grossissant et déformant la réalité. C'est la force et la faiblesse du souvenir et de la nostalgie. Il faut aussi être capable de s'imprégner de la culture et de l'histoire italiennes car Fellini est un réalisateur profondément italien et j'ajouterai romagnole (région de Rimini ). Ce qui m'a marqué c'est que, après le visionnement du film, des scènes me sont revenues en tête pendant plusieurs jours et que j'en appréciais encore plus la puissance subtile ( la Gradisca, les horribles professeurs, le brouillard, la marchande de tabac, les disputes familiales, la virilité affirmée et comique du grand-père, l'oncle dans l'arbre, sans oublier la musique de Nino Rota ). Amarcord est un très grand film. Je ne le qualifierai toutefois pas de chef d'oeuvre ( terme de plus en plus galvaudé) parce que l'émotion n'est pas totale. On est touché, impressionné, interpellé, mais pas bouleversé.

Laurent N.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2012
Amarcord: Je me souviens.

Fellini dans ce film se souvient et mêle ses souvenirs aux fantasmes typiques du cinéaste dans cette oeuvre baroque, bourrée de vie et de sensibilité. D'un hiver à un autre, on assiste à une véritable fresque sur une Italie campagnarde en proie à la montée du fascisme. Pour autant le film n'est pas exclusivement politique bien que ce contexte servant de toile de fond soit quand même bien mis en avant à l'écran. Mais Amarcord c'est d'abord l'exposition de tranches de vie. Celle-ci apparaît ici exubérante, Fellini nous livre un film coloré et libre mettant en scène un quotidien loufoque et véritablement exaltant. La structure narrative du film est particulière, à la frontière entre le film à sketchs et le film choral. On y suit particulièrement Titta, qui pourrait être Fellini, un adolescent fantasque rôdant dans les rues de ce petit village animé avec ses amis tout en fantasmant sur tout ce qui caractérise la gent féminine et notamment La "Gradisca", véritable pin-up des champs et objet de toutes les convoitises par tous les hommes du village. La première partie est la plus légère, avec énormément d'humour, de poésie et de tendresse. La galerie de personnages proposée est assez énorme, le symbole-même de l'exubérance. Toute la séquence à l'école est un sommet de comédie, tout comme la fameuse scène du dîner qui brille par la vision acide que dégage Fellini.

Par la suite le ton devient nettement plus sérieux avec la peinture du fascisme proposée par la cinéaste. Certaines scènes deviennent plus rudes, comme celle du clocher ou encore de l'interrogatoire. Progressivement, le film devient plus dur tout en conservant sa ligne de conduite initiale. Amarcord se révèle être une oeuvre vraiment dense et très profonde. Cette ode à la vie mêle divers sentiments dans un contexte froid et impitoyable. De plus techniquement le film est juste sublime. La photographie est un vrai régal, les couleurs sont tout simplement parfaites. Le tout est appuyé par une magnifique mise en scène typique de Fellini avec ses plan-séquences inspirés faisant la part belle à cette société baroque. Et puis Nino Rota nous gratifie une nouvelle fois d'une BO exceptionnelle. C'est un film que j'ai déjà envie de revoir tant celui-ci fut un véritable plaisir du début à la fin. Amarcord c'est ni plus ni moins que la vie, qu'une exposition de la vie avec toute la part de beauté qui la caractérise tout en ne dissimulant pas son impitoyable cruauté. Une oeuvre majeure du cinéaste italien qui comporte son lot de scènes mythiques.
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