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Joseph Brichet
1 critique
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4,5
Publiée le 7 mai 2024
American History X, film réalisé par Tony Kaye et paru en 1998, retrace l'histoire de Derek (Edward Norton), ancien leader d'un clan de skinhead qui, après 3 années de prison, rentre chez lui décidé à se défaire totalement de son obscure passé. Retourné auprès de sa famille, il constate que son frère, Danny (Edward Furlong), a entrepris de suivre ses anciennes traces. Il tente alors de le séparer de ces idéologies en comptant sur la confiance et l'amour qui les lies. Ce que l'on peut communément qualifié de chef d'œuvre du cinéma, va nous décrire ici toute la haine et la rage qui consument les humains et comment des idéologie grotesque peuvent changer un adolescent à jamais. Pour cela Tony Kaye ne se canton pas à décrire linéairement le parcours de Derek. Il va aborder ce récit d'une autre manière en plaçant le frère, Danny, comme unique narrateur. Et c'est donc grâce à des souvenirs de ce dernier , et surtout dans un objectif plutôt otiginal, que Danny va tenter de retracer comment des idées fasciste et haineuse on pu s'immiscer dans cette famille modeste de Los Angeles. L'entièreté du film est soutenu par une réalisation qui laissera certain à l'amende en jouant sur de nombreuses transitions du noir et blanc à la couleurs, des plans émouvant et spectaculaires et une certaine manière à créer de la peur et de la tension là où l'on ne s'attend pas à en trouver. En effet, la façon de filmer la violence de ce récit ainsi que le placement de la musique, mettent dès la première seconde le spectateur dans un état de stress et d'angoisse dont il ne pourra se défaire même après 2h de visionnage. L'intensité qu'apportent Norton et Furlong dans leur jeu ne nous laisse pas non plus indemne. Le spectateur peut alors ressentir l'ensemble des émotions qui traversent les personnages du récit en s'imaginant lui même à leur place. Ce film est plus qu'un constat, qu'un documentaire d'une époque, il transporte le spectateur avec lui en lui présentant ce que l'Homme a de plus mauvais mais aussi de plus beau. Et ce dernier n'en ressort pas indifférent sinon pourquoi je perdrais mon temps à rédiger ces lignes, que pour tenter de m'expliquer à moi même ce que je viens de voir. Et oui, American History X fait partie de ce genre de film qui reste figé dans nos têtes même après une semaine. Un film marquant, poignant, indélébile. J'en viens donc à mon dernier point. Montrez ce film au gens, que vous les appréciez ou non. Montrez le au jeune dans les écoles, comme on m'avait montré La liste de Schindler ou encore Apocalypse Now. Ces films doivent répondre au devoir de mémoire. Car cette époque qui nous est présenté fait partie de l'histoire de l'humanité et ne doit pas être oublié. Tout compte fait une seule phrase aurait suffit : si vous croisez un raciste montrez lui ce film, ça le fera peut être changé d'avis.
Film magnifique, bouleversant avec un sublime Ed Norton aussi convaincant en skin head dur à cuire qu'en grand frère repenti. La mise en scène est parfaite, violente, dure et émouvante à la fois. Les personnages sont justes, sans en faire trop non plus. Toute la complexité d'un monde qui se déchire, du cercle vicieux de la violence dans laquelle il est si difficile de distinguer le Bien du Mal. spoiler: La fin est tellement dure, et sublime.
American History X, ce film est d'utilité publique, il devrait être montré dans toutes les écoles. Sur fond de racisme, d'histoires de famille et de gangs, Tony Kaye signe ici un chef d’œuvre du cinéma sur la nature humaine et ce qu'elle est capable de faire de pire. L'alternance entre les scènes du passé en noir et blanc et les scènes au présent en couleurs sont sublimes. Mention spéciale à Edward Norton et à Edward Furlong (Terminator 2) qui sont excellents dans leur rôle. C'est un film qui prend aux tripes, violent certes mais réaliste, la tension et les émotions sont fortes durant ses 119 minutes que je n'ai pas vu passer, une œuvre magistrale du début jusqu'à la fin
Voilà un film qui ne nous laisse pas indifférent. Une histoire montrant des tensions racistes venant au final des deux camps, « noirs » et « blancs ». Tout d’abord nous pouvons souligner la performance d’Edward Norton qui joue brillamment son rôle de néonazi endoctriné dans ce mouvement raciste sectaire américain. Puis finalement sa quête de rédemption finissant sur une fin démontrant magistralement que le racisme ne s’arrêtera jamais peu importe le camp et qu’il y aura toujours des gens pour l’attiser. Les analepses relatées par le petit frère du protagoniste racontant l’histoire de Derek sont magistralement mise en scène à l’aide de couleur en noir et blanc afin que le spectateur assimile bien les changements temporels entre passé et présent. De plus celles-ci sont toujours intégrées à l’histoire au moment opportun pour bien suivre et comprendre l’évolution de la mentalité de Derek. La partition musicale nous permet de bien ressentir l’intensité des scènes (surtout celle du trottoir). Le scenario est fluide et on se laisse prendre dans cette histoire jusqu’au grand final qui nous laisse sur une anxiété palpable. Pour résumé, un film d’un réalisateur peu connu mais qui mérite d’être vu et dont on se souvient tellement certaines scènes sont choquantes mais habilement orchestrées.
La question qu'il faut se poser face à se genre de film de propagande anglo saxone démocratique (faussement au passage...), C'est : quel est le but des cinéastes ?! Ne serait-il pas de détourner le regard du spectateur du véritable extrémisme de cette époque, qui serait au passage la société de consommation, plus que les gentils ou méchants blancs ou noirs du film !! Comme si l'ensemble de la population occidentale avait besoin d'apprendre par ce genre de torchon, que la haine n'a pas de couleur de peau ... Quel bonheur de ne plus se faire berner par ses émotions faciles ...
À mes yeux l'un des meilleurs films de tout les temps. On pourrait se dire que c'est une histoire vu et revu, mais pas du tout. Le film est porté par un Edward Norton incroyable,sa meilleure performance. Allez voir ce film.
J'imagine que c'est mon film préféré. Le montage alterné est exceptionnel, le jeu des couleurs et la photographie y sont parfaits et les deux Edward qui tiennent se film sont subtilement réels. La voix off fonctionne très très bien sûr moi et ce jeu liant les frères me touche profondément. Un film dur mais nécessaire.
Voilà un film, avec la liste de Schindler, à faire visionner à un public assez averti malgré tout. On ne ressort pas indemne de la salle. Déjà à l'époque. Et encore moins maintenant tant la violence actuelle se matérialise de plus en plus. Le traitement de la société américaine est rude mais tellement vrai pour une partie de la population de ce beau pays. Bref, c'est à voir et à partager!
"American History X" se dresse comme un film puissamment marquant qui explore les profondeurs de la haine raciale et de la rédemption, dépeignant un portrait brut et saisissant de la société. Réalisé par Tony Kaye, ce film s'avère être bien plus qu'une simple histoire sur la violence raciale ; il est une méditation profonde sur la possibilité de changement et de réconciliation.
Edward Norton, dans le rôle de Derek Vinyard, livre une performance extraordinaire, incarnant un néonazi tourmenté qui évolue au fil de l'intrigue. Son interprétation complexe et nuancée apporte une humanité inattendue à un personnage initialement perçu comme irrémédiablement en proie à la haine.
Le film utilise une structure narrative non linéaire, alternant entre le présent et des flashbacks explicatifs, offrant ainsi une exploration approfondie du personnage principal et des racines de son extrémisme. Cette approche narrative intelligente donne à l'audience une perspective plus complète et nuancée, soulignant la complexité des questions traitées.
La réalisation visuelle de Tony Kaye est tout aussi impressionnante, avec une esthétique frappante et des choix de mise en scène qui amplifient l'intensité émotionnelle de chaque scène. L'utilisation de la couleur, du contraste et des angles de caméra contribue à créer une atmosphère visuelle poignante.
Le scénario, écrit par David McKenna, explore courageusement les thèmes difficiles de la haine, du racisme et du sectarisme, tout en offrant des lueurs d'espoir et de rédemption. Le message central du film réside dans la possibilité de changement, même au sein des esprits les plus enclins à la haine.
La bande sonore, composée par Anne Dudley, accompagne parfaitement l'émotion et l'intensité du film. Les choix musicaux ajoutent une couche supplémentaire à l'expérience cinématographique, renforçant l'impact émotionnel de chaque moment.
En conclusion, "American History X" demeure une œuvre cinématographique essentielle qui transcende le genre du drame social. C'est un appel poignant à la compréhension mutuelle, à la réflexion sur nos propres préjugés et à la possibilité de changement, même dans les moments les plus sombres de l'histoire humaine. Un film incontournable pour son impact émotionnel, sa narration complexe et sa pertinence sociale persistante.
Pour son premier film en tant que réalisateur, Tony Kaye, nous offre avec American History X un drame mémorable. L'histoire nous fait suivre deux frères, Derek, l'ainé, et son frère cadet Danny, vivant à Venice Beach, en Californie. Depuis le décès de son père pompier dans l'exercice de ses fonctions dans un ghetto de Los Angeles, Derek fréquente le mouvement skinhead néonazi. Cette haine de l'étranger va alors lui faire commettre l'irréparable, impactant sa vie et celle de sa famille. Ce scénario nous plonge pendant deux heures au cœur d'un récit prenant, aussi beau que brutal. En effet, les sujets traités sont forts, durs et tragiques, avec comme principal la haine racial et tout ce que ce ressentiment implique. Cela est abordé avec justesse et nuances, trouvant et expliquant les racines de cette haine aveuglante. Au-delà de cette thématique, l'intrigue parle également fortement de rédemption ainsi que d'influence et de lien fraternel. Tous ces éléments réunis donnent lieu à des scènes emplies de tentions, impactantes, bouleversantes, violentes et poignantes. L'ensemble est narré via le point de vue du plus jeune frère et raconté via des souvenirs qui, petit à petit, nous font découvrir le contexte. Tout cela est porté par des personnages aux idéologies faisant froid dans le dos, interprétés par deux acteurs principaux dont l'alchimie est parfaite entre Edward Norton et Edward Furlong. Ils sont entourés par une distribution comportant également Ethan Suplee, Fairuza Balk, Stacy Keach, Jennifer Lien, Guy Torry, Elliott Gould, Berverly D'Angelo, Jason Bose Smith ou encore Avery Brooks dont le rôle d'enseignant médiateur tient une place importante. Tous ces individus entretiennent des relations frontales, pleine de rage envers les autres et d'amour dominant envers les siens. Ces échanges procurent de nombreuses et fortes émotions, souvent tragiques, mais parvenant également parfois à arracher quelques sourires bienvenues dans cette ambiance pesante. Surtout, ils sont soutenus par des dialogues d'une immense sincérité et par des mots d'une extrême animosité, notamment quand ils proviennent des diatribes enflammés de Derek. Si le fond atteint parfaitement sa cible, la forme est elle un peu plus perfectible. En effet, la réalisation en plans serrés de Tony Kaye n'est pas forcément la plus esthétique qui soit. Mais cette mise en scène proche de ses protagonistes a le mérite de nous faire ressentir les émotions qui traversent ces derniers. Et puis, elle nous gratifie tout de même de plans absolument marquants et de scènes chocs. De plus, afin de ne pas nous perdre dans la chronologie des faits, une séparation judicieuse est faite entre des images en couleur et d'autres en noir et blanc, rendant certains passages encore plus impactant via ce procédé esthétique. Ce visuel aux deux facettes est accompagné par une b.o. collant à merveille avec les situations. Les compositions signées Anne Dudley se veulent à la fois puissantes et douces, dans le dessein de renforcer encore plus cette atmosphère débordant de colère. Cette confrontation ethnique s'achève sur une fin émouvante, aussi déchirante que cruelle, venant mettre un terme à American History X, qui, en conclusion, est une œuvre nécessaire, un très grand film devant à tout prix être visionné.
"American History X", réalisé par Tony Kaye et sorti en 1998, se dresse comme un film puissant et provocateur, explorant les thèmes du racisme, de la rédemption et des conséquences dévastatrices de la haine. Porté par des performances exceptionnelles d'Edward Norton et Edward Furlong, le film plonge dans les profondeurs de l'extrémisme et offre un regard poignant sur la transformation personnelle.
La structure narrative, alternant entre le présent en couleur et les flashbacks en noir et blanc, sert efficacement à dépeindre le chemin tumultueux de Derek Vinyard, joué magistralement par Norton. Sa performance, oscillant entre la brutalité d'un skinhead convaincu et la vulnérabilité d'un homme en quête de rédemption, est à juste titre saluée par une nomination aux Oscars. Furlong, dans le rôle de Danny, le frère cadet admiratif mais perdu, livre une interprétation tout aussi convaincante, illustrant la confusion et la désillusion d'un jeune homme pris dans le sillage de la violence de son frère.
La direction de Tony Kaye est remarquable, capturant avec audace les contrastes émotionnels et esthétiques du film. La décision de présenter le passé de Derek en noir et blanc crée une atmosphère oppressante, renforçant l'impact des actes racistes et violents. Les scènes en couleur, quant à elles, apportent un sentiment d'espoir et de changement, bien que teinté d'incertitude.
Le scénario de David McKenna est à la fois cru et éloquent, abordant sans détour les réalités du racisme et de l'extrémisme. Le film ne se contente pas de montrer la haine, mais s'attache également à en explorer les racines et les conséquences, à travers la famille Vinyard et leur communauté.
La musique d'Anne Dudley complète harmonieusement le film, ajoutant une dimension supplémentaire aux moments les plus émouvants. La photographie de Tony Kaye, avec son usage contrasté du noir et blanc et de la couleur, renforce l'impact émotionnel du récit.
spoiler: "American History X" se distingue également par sa fin tragique et inattendue, laissant le spectateur avec un sentiment d'urgence quant à la nécessité de combattre la haine et le fanatisme. Le film ne cherche pas à offrir des solutions faciles, mais soulève des questions importantes sur la responsabilité individuelle et sociale.
En somme, "American History X" est un film marquant et essentiel, doté de performances captivantes, d'une mise en scène impressionnante et d'un scénario provocateur. Il reste un exemple poignant de la manière dont le cinéma peut explorer des sujets difficiles et stimuler une réflexion profonde.
De très bon acteurs, la majeure partie du film est dur à supporter à cause de ces délires racistes et nazis mais le film prend une autre dimension quand il révèle son message de paix. La réalisation est bien, cependant j'ai trouvé le film trop long Cela reste tout de même intéressant, la fin du film en fait un film important qu'il faut voir. Je recommande.
Très bon film, très bonne fin. Film marquant que je ne suis pas prêt d'oublier et qui parle de sujet important, grave et réel à une époque.Une vrai experience.