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polar sociologico-politique. C'est long, lent et soporifique. Difficile à comprendre. Beaucoup de scènes sans paroles. Et Ventura qui enquête toujours les mains derrière le dos comme s’il refusait de mettre ses mains dans le cambouis...
Une dénonciation des dérives du pouvoir italien dans les années de plomb. L'enquête d'un petit flic seul contre tous. Certaines problématiques font écho encore aujourd'hui. Mais le rythme, les dialogues, la mise en scène sont datés. Nous avons perdu l'habitude de cette lenteur, de cette pesanteur. Le côté subversif a fait long feu, et , malgré un casting de luxe, on finit par s'ennuyer devant cet ex- chef d'oeuvre.
Lent et fastidieux. Mise en scène pitoyable, pas de direction d'acteurs, montage aléatoire...dommage!
La morosité ambiante, le pessimisme de cette histoire et la mise en scène austère arrivent à faire de l'Italie un milieu froid et triste... Loin de l'Italie ensoleillée et accueillante des cartes postales.
Visionné pour Ventura, il tient le film à lui seul dans un énième rôle d'inspecteur seul contre tous.
Film d'enquête dans l'ensemble trop mollasson et laborieux pour pouvoir réellement accrocher.
Visionné pour Ventura, il tient le film à lui seul dans un énième rôle d'inspecteur seul contre tous.
Film d'enquête dans l'ensemble trop mollasson et laborieux pour pouvoir réellement accrocher.
Francesco Rosi · Cadavres exquis (Cadaveri eccellenti). Thiller politique italien. 1976.
Dans une région du sud de l'Italie, un mystérieux assassin tue successivement plusieurs magistrats. L'inspecteur Rogas est chargé de l'affaire, dont les investigations le conduisent à suivre la piste de Cres, un pharmacien déjà condamné dans une affaire d'empoisonnement. Au cours de l'enquête, il découvre un complot impliquant le Parti communiste italien.
Adaptation fidèle et efficace du roman « Le Contexte » de Leonardo Sciascia, ce film raconte l'histoire de la confrontation déséquilibrée entre un individu honnête qui poursuit la vérité et les pouvoirs corrompus et manipulateurs qui cherchent à fabriquer la vérité.
Bien que le roman fasse référence à un pays sans nom, il est clair que Sciascia faisait référence à l'Italie (et, par extension, à des pays similaires), donc Rosi situe le film directement dans le pays transalpin. Loin d’être un thriller ou un film noir, le film est une réflexion très crue et sceptique sur le pouvoir, un pouvoir qui, dans son zèle totalitaire, corrompu et corporatiste, nie la possibilité pour l’individu d’être véritablement libre, au point de l’empêcher de réaliser ses propres certitudes.
Ainsi, l'enquête du tenace inspecteur Rogas rencontre de plus en plus d'obstacles à mesure qu'il se rapproche de la vérité, une vérité diamétralement opposée à celle qui intéresse le pouvoir politique (qui accuse de jeunes radicaux subversifs) et même le pouvoir judiciaire (qui ne veut en aucun cas admettre la possibilité d'une erreur judiciaire comme cause des décès). Ce que l'inspecteur entrevoit peu à peu, et qui est d'une ampleur bien supérieure à celle d'un simple fou assassinant des juges (on évoque la possibilité d'un auto-coup d'État, chose qui n'est pas du tout inhabituelle dans l'histoire de la Première République italienne), n'intéressera même pas l'opposition - le Parti communiste -, dont l'objectif politique - le pouvoir, après tout - pourrait être entravé si une situation de conflit civil survenait. Ainsi, la lutte impossible de cet individu contre l’appareil du pouvoir symbolise l’impuissance du citoyen d’aujourd’hui, contraint d’accepter des vérités imposées, jusqu’à renoncer aux siennes ; Comme le dit si bien John Sayles dans son film « Silver City », « le pouvoir est comme une locomotive : soit vous montez dessus, soit elle vous écrase. » C’est cela, et rien d’autre, que l’inspecteur Rogas vérifiera personnellement.
Rosi qui avait déjà montré dans des films précédents sa qualité de narrateur cinématographique ; Il adopte ici un ton dépassionné, sobre, où les plans d'ensemble prédominent.
Je soulignerai la séquence d'ouverture, dans laquelle, sans aucun dialogue, un superbe Charles Vanel traverse une crypte remplie de momies peu avant d'être assassiné ; L'élégance avec laquelle tout est filmé, depuis le plan d'ouverture, en passant par les plans/contrechamps entre son visage et ceux des momies, et culminant dans cette particulière « mort parmi les fleurs », est vraiment digne d'éloges, car en plus d'être belle, elle est utile pour connaître le personnage (une formule que Rosi répétera avec d'autres personnages assassinés, dont les dernières actions nous renseignent sur leur caractère).
Reste quand même que le film n’est pas passionnant à suivre, du moins dans sa deuxième partie. Que la dénonciation passe trop souvent par de gros sabots pas très subtils (i faut voir l’acteur Tino Carraro, chef de la police et un des méchants (si j’ai bien compris ce qui n’est pas sûr) jouer en grimaçant au point de surpasser Peter Lore dans M le Maudit, ou mon bien aimé Max Von Sydown le président de la cour suprême et sa tirade entre le nazi et le fou déséquilibré du type méchant de James Bond !
Heureusement Lino Ventura est impeccable.
Souvent dans ce genre de film de dénonciation des forces puissantes que sont l’armée, les partis politiques ou la mafia comme celui-ci ou par exemple « I comme Icare », ça se finit exactement de la même façon et j’avoue que ça me gonfle un peu !
Dans une région du sud de l'Italie, un mystérieux assassin tue successivement plusieurs magistrats. L'inspecteur Rogas est chargé de l'affaire, dont les investigations le conduisent à suivre la piste de Cres, un pharmacien déjà condamné dans une affaire d'empoisonnement. Au cours de l'enquête, il découvre un complot impliquant le Parti communiste italien.
Adaptation fidèle et efficace du roman « Le Contexte » de Leonardo Sciascia, ce film raconte l'histoire de la confrontation déséquilibrée entre un individu honnête qui poursuit la vérité et les pouvoirs corrompus et manipulateurs qui cherchent à fabriquer la vérité.
Bien que le roman fasse référence à un pays sans nom, il est clair que Sciascia faisait référence à l'Italie (et, par extension, à des pays similaires), donc Rosi situe le film directement dans le pays transalpin. Loin d’être un thriller ou un film noir, le film est une réflexion très crue et sceptique sur le pouvoir, un pouvoir qui, dans son zèle totalitaire, corrompu et corporatiste, nie la possibilité pour l’individu d’être véritablement libre, au point de l’empêcher de réaliser ses propres certitudes.
Ainsi, l'enquête du tenace inspecteur Rogas rencontre de plus en plus d'obstacles à mesure qu'il se rapproche de la vérité, une vérité diamétralement opposée à celle qui intéresse le pouvoir politique (qui accuse de jeunes radicaux subversifs) et même le pouvoir judiciaire (qui ne veut en aucun cas admettre la possibilité d'une erreur judiciaire comme cause des décès). Ce que l'inspecteur entrevoit peu à peu, et qui est d'une ampleur bien supérieure à celle d'un simple fou assassinant des juges (on évoque la possibilité d'un auto-coup d'État, chose qui n'est pas du tout inhabituelle dans l'histoire de la Première République italienne), n'intéressera même pas l'opposition - le Parti communiste -, dont l'objectif politique - le pouvoir, après tout - pourrait être entravé si une situation de conflit civil survenait. Ainsi, la lutte impossible de cet individu contre l’appareil du pouvoir symbolise l’impuissance du citoyen d’aujourd’hui, contraint d’accepter des vérités imposées, jusqu’à renoncer aux siennes ; Comme le dit si bien John Sayles dans son film « Silver City », « le pouvoir est comme une locomotive : soit vous montez dessus, soit elle vous écrase. » C’est cela, et rien d’autre, que l’inspecteur Rogas vérifiera personnellement.
Rosi qui avait déjà montré dans des films précédents sa qualité de narrateur cinématographique ; Il adopte ici un ton dépassionné, sobre, où les plans d'ensemble prédominent.
Je soulignerai la séquence d'ouverture, dans laquelle, sans aucun dialogue, un superbe Charles Vanel traverse une crypte remplie de momies peu avant d'être assassiné ; L'élégance avec laquelle tout est filmé, depuis le plan d'ouverture, en passant par les plans/contrechamps entre son visage et ceux des momies, et culminant dans cette particulière « mort parmi les fleurs », est vraiment digne d'éloges, car en plus d'être belle, elle est utile pour connaître le personnage (une formule que Rosi répétera avec d'autres personnages assassinés, dont les dernières actions nous renseignent sur leur caractère).
Reste quand même que le film n’est pas passionnant à suivre, du moins dans sa deuxième partie. Que la dénonciation passe trop souvent par de gros sabots pas très subtils (i faut voir l’acteur Tino Carraro, chef de la police et un des méchants (si j’ai bien compris ce qui n’est pas sûr) jouer en grimaçant au point de surpasser Peter Lore dans M le Maudit, ou mon bien aimé Max Von Sydown le président de la cour suprême et sa tirade entre le nazi et le fou déséquilibré du type méchant de James Bond !
Heureusement Lino Ventura est impeccable.
Souvent dans ce genre de film de dénonciation des forces puissantes que sont l’armée, les partis politiques ou la mafia comme celui-ci ou par exemple « I comme Icare », ça se finit exactement de la même façon et j’avoue que ça me gonfle un peu !
L'Italie des années de plomb fut rythmée pa la violence et des assassinats politiques. Tel est le sujet central de "Cadavres exquis" avec un Lino Ventura enquêtant sur le meurtres de plusieurs magistrats.
Pas de grosses surprises dans ce film policier à l'intrigue classique. Le scénario appuie sur la corruption politique de cette époque avec tout ce que ça implique de complots, de magouilles et compagnie. Rien de bien neuf avec une mise en scène manquant d'éclat.
Simple et efficace à défaut d'être mémorable.
Pas de grosses surprises dans ce film policier à l'intrigue classique. Le scénario appuie sur la corruption politique de cette époque avec tout ce que ça implique de complots, de magouilles et compagnie. Rien de bien neuf avec une mise en scène manquant d'éclat.
Simple et efficace à défaut d'être mémorable.
Via une mise en scène faussement neutre se dessinent l'inquiétude, le désarroi, le dépit, d'un charismatique Lino Ventura retrouvant ici sa belle langue natale (et une gestuelle colérique plus méditerranéenne!) tandis que les scènes de meurtre sont filmées en focalisation criminelle en jouant avec nos attentes pour en varier les angles, les situations, les décors. D'enquête policière le récit évolue vers un thriller politique dénonçant la puissance devenue hubris de la justice et de ses magistrats (discours stupéfiant du juge incarné par Max von Sydow) qui fraient avec forces policières ou journalistiques pour manipuler l'opinion publique (quel dénouement!). La verità non è sempre rivoluzionaria...
Un bon polar dans la catégorie des films italiens de dénonciation de la corruption politique. Suspense, crimes, Mafia ,imbroglio politico-policier, tout y est . Ventura est très bon , et on retrouve avec plaisir Fernando Rey , grand acteur espagnol.
Même s'il ne s'est jamais étalé sur le sujet (l'occasion ne s'étant tout simplement jamais présentée), il est aujourd'hui bien connu que Lino Ventura était très fier d'avoir ces "Cadavres exquis" dans sa filmographie. Tout d'abord parce qu'il trouvait le film très bon et aussi parce qu'il s'agissait du seul film qu'il avait pu tourner intégralement en italien. Donc oui, le film est vraiment très bon, prenant place dans une Italie qui avait fait ses adieux à son boom économique des années 60 et qui, depuis le tout début des années 70, vivait les années dites de plomb. C'est d'ailleurs pour ça qu'il règne une atmosphère de mort permanente. Et le ton est donné d'entrée avec ce passage où l'on voit Charles Vanel déambuler dans les catacombes. La complexité de l'intrigue ? Elle ne saurait être un frein car elle est inévitable. N'oublions pas que l'on parle d'un film très politique et politisé et qu'il laissera automatiquement des zones d'ombres lors que son terme arrivera. Il n'y a qu'une chose qu'il faut ici apprivoiser, et ça n'est pas toujours chose aisée : un rythme volontairement très lent.
Un bon film que ce policier mais qui aurait pu passer à très bon à un poil près. En fait, l'enquête menée par Le policier qu'incarne Lino Ventura est bien montée, ficelée jusqu'à cette incursion dans le politique. Et là, dès qu'il y a politique, et complot, cela devient bien complexe. Complexe car une foultitude de personnage viennent et s’emmêlent. Il faut intégrer chaque personnage, voire se souvenir de personnage qu'on a vu qu'en photo. Et c'est là, que je me suis fait largué et que je n'ai pas tout compris. Heureusement, Wikipédia est là! Et j'ai pu comprendre tout les tenants et les aboutissants. Et c'est bien un coup pourri de politiciens, près à tout, jusqu'à tuer s'il le faut. Pour ceux qui ont certaines connaissances de l'histoire récente italienne devrait mieux s'en tirer car ce film reflète, parait-il, un épisode de ce qui s'y est déroulé.
A voir par les amateurs de policier politique et les fans de Lino Ventura qui a vraiment la tête de l'emploi pour ce rôle.
A voir par les amateurs de policier politique et les fans de Lino Ventura qui a vraiment la tête de l'emploi pour ce rôle.
Un rôle remarquable (et un de ses rares rôles dans un film italien, ce qui, compte tenu de la nationalité de l'acteur, est quand même un comble) pour Lino Ventura, et un des meilleurs films de Francesco Rosi que ce "Cadavres Exquis" de 1976, polar politique à la Costa-Gavras avec tout ce que ça implique (complot, enquête compliquée d'un flic intègre, secrets bien cachés, ambiance trouble). Casting parfait, entre Ventura, Max Von Sydow, Charles Vanel, Marcel Bozzuffi, Fernando Rey, Alain Cuny, Renato Salvatori. Dans le genre, un pur régal. Désolé de ne pas être plus long, mais parfois, je sèche. J'adore ce genre de films.
Les films politiques et moi cela fait deux. J'ai surtout choisi ce film pour Lino Ventura mais le sujet m'a rebuté au plus haut point. Rajoutez aussi un style vieillot, un rythme lent et une lourdeur visuelle pour faire de l'ensemble un produit très indigeste.
Pas vraiment recommandable
Pas vraiment recommandable
Ce film est un polar, mais il s’agit surtout d’un film politique qui a suscité pas mal de polémiques chez nos amis transalpins. La tension règne tout le long de celui-ci et ne peut que présager une fin dramatique pour un inspecteur solitaire, perdu dans son enquête sans indices ni suspects et qui découvre toute la corruption de la société ainsi que de la justice. Le climat politique de ces années-là était très tendu, et suivait certains coups d'État en Grèce et surtout celui de Pinochet au Chili. Lorsque le film est tourné, le Parti communiste Italien est le seul grand opposant à la Démocratie Chrétienne. Une tentative de rapprochement entre les deux partis est amorcée, mais celle-ci s'apprête à être avortée suite à des assassinats, attentats, manipulations d’opinion ainsi que des révoltes étudiantes qui secouent une Italie dont l’économie florissante dans le nord l'est beaucoup moins au sud. Cadavres exquis se place donc parfaitement dans le contexte des années de plomb ainsi que de la déliquescence de la politique italienne des années 70 opposant les complots d'extrême droite et la réascension du communisme.
Film policier politique et philosophique où Rosi dénonce la pourriture du pouvoir italien des années 70 – ah bon ! ça a changé depuis ? – de façon méthodique et rationaliste. C’est logique, objectif, factuel, mais trop. On se détache un peu de cette enquête qui manque de chair et de sentiments, même veules ! Ventura, monolithique, est toujours excellent. Et le plaisir de revoir de grandes figures, Charles Vanel, Max von Sydow, Alain Cuny, Marcel Bozzuffi, Fernando Rey.
Très lent. Le premier dialogue est après 5 minutes ! Ca a mal viellit je trouve. Il faut connaître le contexte politique de l'Italie des années 70 pour bien y comprendre quelque chose. Restent des images des villes d'Italie de l'époque et des catacombes de Palerme et ses momies au tout début du film. En VO, c'est sympa d'entendre Lino Ventura s'exprimer parfaitement en Italien.
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