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Même si le ou plutôt les sujets du film sont toujours d’actualité le film en lui même a vieilli mais reste un témoignage des années de plomb en Italie. Film policier mais également judiciaire et politique bien fait mention spéciale pour la tirade sur Voltaire.
J’ai vu CADAVRES EXQUIS de Francesco Rosi, qui est loin d’être son meilleur film, mais qui reste un film assez efficace malgré une certaine distance parfois (le film se veut trop factuel) qui empêche le spectateur d’être toujours captivé devant cette histoire, pourtant tassez intéressante et mine de rien encore actuelle aujourd’hui.
Lino Ventura est, comme toujours, excellent, charismatique et livre une interprétation sans faille dans une mise en scène académique bien qu’efficace (ça n’est pas gênant, mais ça empêche là aussi le film d’être vraiment mémorable). La fin est assez attendue est assez classique des films de cette époque-là.
L’écriture reste qualitative, avec des dialogues ciselés, avec un vrai fond politique. CADAVRES EXQUIS est un assez bon film, loin d’être mémorable, mais assez réussi et efficace malgré tout.
Lino Ventura est, comme toujours, excellent, charismatique et livre une interprétation sans faille dans une mise en scène académique bien qu’efficace (ça n’est pas gênant, mais ça empêche là aussi le film d’être vraiment mémorable). La fin est assez attendue est assez classique des films de cette époque-là.
L’écriture reste qualitative, avec des dialogues ciselés, avec un vrai fond politique. CADAVRES EXQUIS est un assez bon film, loin d’être mémorable, mais assez réussi et efficace malgré tout.
Ayant pour cadre l’Italie des années dites de plomb, le fond du film de Francesco Rosi est intéressant. J’ai eu par contre beaucoup plus de peine avec la forme et ai trouvé ce « Cadavres Exquis » long, lent et soporifique. Bref. j’ai pas accroché.
Pas franchement éblouit par ce film complotiste des années 70, il a assez mal vieilli et apparaît assez verbeux, trop loin des rôles de distributeur de baffes de Lino Ventura que j apprécie. Certes Lino joue bien son rôle de policiers mais il ne compense pas une réalisation en lenteurs bien d époque et une intrigue plus vraiment saisissante.
Peut être un intérêt ? le retour dans le temps avec ce décorum un polar noir
Peut être un intérêt ? le retour dans le temps avec ce décorum un polar noir
De toute évidence, je suis totalement passée à côté de "Cadavres Exquis". L'intrigue ne m'a captivée à aucun moment, me laissant le sentiment d'être complètement hermétique au propos du film. Seule la mise en scène tire son épingle du jeu : l'introduction dans les catacombes est remarquable et parvient à installer une atmosphère lourde et oppressante du début à la fin. Malheureusement, sans accroche au film, il m'a été bien difficile d'apprécier l'expérience.
Polar sociologico-politique intéressant sur le climat de l'époque en Italie. Rythme un peu lent. Lino le taiseux impeccable pour ce role.
Sorti au milieu des années 70, ce film de Francesco Rosi arrive après toute une flopée de grands thrillers politiques (aussi bien américains qu'européens) et cela entraîne forcément des comparaisons pas toujours à son avantage. D'un rythme lancinant, il prend toutefois la peine de décrypter le climat particulier des années de plomb avec un certain doigté, exposant la complexité de l'époque dans toutes ses dimensions. Côté casting, si le plateau semble très relevé, les performances sont en l'occurrence plutôt convenues et académiques, ce qui est un peu dommageable vu les finesses de l'écriture. Intéressant sans être inoubliable.
Voilà un film qui en frustrera plus d’un ! « Cadaveri eccellenti » est un thriller politique teinté de paranoïa, genre très en vogue à l’époque. Un inspecteur est chargé de mener une enquête sur de mystérieux assassinats judiciaires à Palerme. Mais cette investigation ne sera pas vraiment celle d’un polar conventionnel.
Pour cause, Francesco Rossi montre comment notre héros sera mêlé à diverses magouilles juridiques ou politiciennes… mais (presque) tout reste implicite. Les collusions, les manipulations, l’orientation forcée de l’enquête, les vrais responsables des assassinats, leur objectif : cela sera suggéré ou à peine évoqué en sous-main. Le tout dans une nuée de personnages où il n’est pas toujours aisé de se repérer.
C’est cette atmosphère brumeuse, couplée à un rythme plutôt lent, qui risque de perdre plusieurs spectateurs. D’autant que la méconnaissance du contexte politique italien de l’époque sera un sérieux handicap si vous voulez vous y frotter !
Ce choix de Francesco Rossi n’a probablement rien de prétentieux ou d’élitiste. Il faut rappeler que le film est sorti en plein dans les années de plomb, cette période très violente de l’histoire politique italienne. Où les extrêmes s’opposaient virulemment, parfois à coups d’attentats. On parlait alors de « stratégie de la tension », consistant grosso modo à causer des attentats pour faire émerger un état autoritaire, voire mouiller l’extrême gauche. Et de « compromis historique », visant à faire collaborer les communistes et les chrétiens-démocrates pour limiter les crises, rapprochant les premiers du pouvoir. Avec en fond l’influence soupçonnée de simili-services secrets anti-communistes, le groupe Gladio.
Le film demeure donc exigeant, car rien de tout ceci ne sera expliqué… tout en étant pourtant au cœur du scénario ! Néanmoins, c’est peut-être moins de l’exigence que du courage pragmatique : le film est sorti en 1976, alors que tout n’était ni clair ni terminé.
Toujours est-il que pour ceux qui s’accrochent, « Cadaveri eccellenti » propose une belle plongée dans cette époque. Porté par un charismatique Lindo Ventura (qui joue donc en italien). Appuyé par quelques guest stars solides, qui n’ont parfois qu’une scène (Charles Vanel, Max von Sydow…). Et des gueules appréciables du cinéma italien (Marcel Bozzuffi, Luigi Pistilli, Fernando Rey…).
Le réalisateur parvient à bien rendre la paranoïa montante chez le protagoniste, et livre plusieurs scènes assez fortes. Dont cette visite du procureur incarné par Charles Vanel dans les catacombes de Palerme. Ou le monologue de Max von Sydow sur la justice absolue.
Il s‘agit donc d’un thriller politique intelligent, âpre, mais tout à fait pertinent. J’ai eu l’occasion de le découvrir grâce à une rediffusion d’Arte… qui tombe totalement à propos ! A l’heure où la France est en crise politique, où la campagne électorale des prochaines présidentielle est aussi anticipée que violente, et où des émeutes attribuées à l’ultra-gauche sèment le chaos… On se croirait revenu aux années de plomb.
Pour cause, Francesco Rossi montre comment notre héros sera mêlé à diverses magouilles juridiques ou politiciennes… mais (presque) tout reste implicite. Les collusions, les manipulations, l’orientation forcée de l’enquête, les vrais responsables des assassinats, leur objectif : cela sera suggéré ou à peine évoqué en sous-main. Le tout dans une nuée de personnages où il n’est pas toujours aisé de se repérer.
C’est cette atmosphère brumeuse, couplée à un rythme plutôt lent, qui risque de perdre plusieurs spectateurs. D’autant que la méconnaissance du contexte politique italien de l’époque sera un sérieux handicap si vous voulez vous y frotter !
Ce choix de Francesco Rossi n’a probablement rien de prétentieux ou d’élitiste. Il faut rappeler que le film est sorti en plein dans les années de plomb, cette période très violente de l’histoire politique italienne. Où les extrêmes s’opposaient virulemment, parfois à coups d’attentats. On parlait alors de « stratégie de la tension », consistant grosso modo à causer des attentats pour faire émerger un état autoritaire, voire mouiller l’extrême gauche. Et de « compromis historique », visant à faire collaborer les communistes et les chrétiens-démocrates pour limiter les crises, rapprochant les premiers du pouvoir. Avec en fond l’influence soupçonnée de simili-services secrets anti-communistes, le groupe Gladio.
Le film demeure donc exigeant, car rien de tout ceci ne sera expliqué… tout en étant pourtant au cœur du scénario ! Néanmoins, c’est peut-être moins de l’exigence que du courage pragmatique : le film est sorti en 1976, alors que tout n’était ni clair ni terminé.
Toujours est-il que pour ceux qui s’accrochent, « Cadaveri eccellenti » propose une belle plongée dans cette époque. Porté par un charismatique Lindo Ventura (qui joue donc en italien). Appuyé par quelques guest stars solides, qui n’ont parfois qu’une scène (Charles Vanel, Max von Sydow…). Et des gueules appréciables du cinéma italien (Marcel Bozzuffi, Luigi Pistilli, Fernando Rey…).
Le réalisateur parvient à bien rendre la paranoïa montante chez le protagoniste, et livre plusieurs scènes assez fortes. Dont cette visite du procureur incarné par Charles Vanel dans les catacombes de Palerme. Ou le monologue de Max von Sydow sur la justice absolue.
Il s‘agit donc d’un thriller politique intelligent, âpre, mais tout à fait pertinent. J’ai eu l’occasion de le découvrir grâce à une rediffusion d’Arte… qui tombe totalement à propos ! A l’heure où la France est en crise politique, où la campagne électorale des prochaines présidentielle est aussi anticipée que violente, et où des émeutes attribuées à l’ultra-gauche sèment le chaos… On se croirait revenu aux années de plomb.
Un film très apprêté, à la photo soignée, d’un esthétisme à l’italienne indéniable, malheureusement au détriment d’une narration absconse pour ne pas dire ennuyeuse. Il a cependant le mérite de rappeler les années compliquées qu’a connues l’Italie de l’époque.
Un film noir sur les années sombres de l'Italie, tourné pour une grande part dans l'obscurité et où qui est qui, qui fait quoi, qui manipule qui, sont des questions dont la réponse n'ai jamais apportée clairement
Réalisé en 1976 par le grand cinéaste engagé Francesco Rosi, "Cadavres exquis" (Cadaveri eccellenti) s'inscrit au cœur des "années de plomb" de l'Italie. Adapté du roman de Leonardo Sciascia, le film orchestre un thriller politique paranoïaque d'une noirceur absolue. Si l'œuvre brille par son ambition critique, son classicisme formel très contemplatif et son austérité en font un spectacle exigeant qui pourra en rebuter plus d'un.
Le long-métrage peut s'appuyer sur plusieurs points forts indiscutables. En premier lieu, l'interprétation tout en intériorité de Lino Ventura est remarquable. Il campe avec une force tranquille cet inspecteur Rogas obstiné, droit et solitaire, qui tente de faire jaillir la vérité face à un système qui le dépasse. Cette quête est magnifiée par une atmosphère paranoïaque et crépusculaire d'une grande puissance visuelle, à l'instar de la sublime scène d'ouverture dans les catacombes de Palerme. Les espaces froids et vides traduisent visuellement l'isolement du personnage. De plus, le film déploie une réflexion politique d'une lucidité prophétique, qui décortique avec brio la corruption, la "stratégie de la tension" et la manipulation d'État. Enfin, la distribution européenne est exceptionnelle, rehaussée par un casting de seconds rôles légendaires et cyniques (Charles Vanel, Max von Sydow, Alain Cuny).
Cependant, ces qualités indéniables sont amoindries par une exécution un peu lourde. Le long-métrage souffre d'un rythme particulièrement lent et de longs passages très bavards qui plombent la progression de l'enquête. Les débats théoriques et philosophiques sur la justice et le pouvoir ralentissent considérablement l'intrigue. Cette sensation de flou est renforcée par une dispersion du propos et une opacité héritées du roman, rendant le fil directeur de l'investigation parfois très nébuleux et difficile d'accès pour le public. Enfin, le film est habité par un pessimisme et une noirceur absolus. Son dénouement sans issue, d'un fatalisme total quant à l'impuissance de la vérité et de l'honnêteté face aux puissances occultes, laisse le spectateur sur une note particulièrement amère et frustrante.
"Cadavres exquis" reste un témoignage historique inestimable et un exemple marquant du grand cinéma politique italien des années 1970. Mais son tempo poussif et sa construction parfois trop abstraite et cérébrale l'empêchent de captiver pleinement sur la durée.
Le long-métrage peut s'appuyer sur plusieurs points forts indiscutables. En premier lieu, l'interprétation tout en intériorité de Lino Ventura est remarquable. Il campe avec une force tranquille cet inspecteur Rogas obstiné, droit et solitaire, qui tente de faire jaillir la vérité face à un système qui le dépasse. Cette quête est magnifiée par une atmosphère paranoïaque et crépusculaire d'une grande puissance visuelle, à l'instar de la sublime scène d'ouverture dans les catacombes de Palerme. Les espaces froids et vides traduisent visuellement l'isolement du personnage. De plus, le film déploie une réflexion politique d'une lucidité prophétique, qui décortique avec brio la corruption, la "stratégie de la tension" et la manipulation d'État. Enfin, la distribution européenne est exceptionnelle, rehaussée par un casting de seconds rôles légendaires et cyniques (Charles Vanel, Max von Sydow, Alain Cuny).
Cependant, ces qualités indéniables sont amoindries par une exécution un peu lourde. Le long-métrage souffre d'un rythme particulièrement lent et de longs passages très bavards qui plombent la progression de l'enquête. Les débats théoriques et philosophiques sur la justice et le pouvoir ralentissent considérablement l'intrigue. Cette sensation de flou est renforcée par une dispersion du propos et une opacité héritées du roman, rendant le fil directeur de l'investigation parfois très nébuleux et difficile d'accès pour le public. Enfin, le film est habité par un pessimisme et une noirceur absolus. Son dénouement sans issue, d'un fatalisme total quant à l'impuissance de la vérité et de l'honnêteté face aux puissances occultes, laisse le spectateur sur une note particulièrement amère et frustrante.
"Cadavres exquis" reste un témoignage historique inestimable et un exemple marquant du grand cinéma politique italien des années 1970. Mais son tempo poussif et sa construction parfois trop abstraite et cérébrale l'empêchent de captiver pleinement sur la durée.
Film de 1976 italien plus que français puisque Lino lui même la tête d'affiche qui vaut au film cette bonne réputation était bien italien. Lino Ventura dont l'air expectatif est filmé sous toutes les coutures. C'est de la politique fiction aussi réaliste qu'imaginative et toujours d'actualité puisque c'est un peu un résumé de l'histoire de l'humanité entre mensonges, complots et types intègres perdus au milieu de toute cette malfaisance inepte. Rien de nouveau sous le soleil, ces cadavres exquis sont une allégorie presque une apologie pseudo dénonciatrice d'une morbidité certaine du début à la fin autant plate, vaniteuse qu'inintéressante.
Trois magistrats , un procureur et deux juges sont assassinés. Crimes politiques où vengeance?. l'inspecteur Rogas, le fin limier de la police Italienne mène l'enquête...
Francesco Rosi nous offre avec ce polar politique une mise en scène solide, un scénario bourré de suspense, une BO magnifique et un casting royal avec une grande performance d'acteur de Lino Ventura.
Francesco Rosi nous offre avec ce polar politique une mise en scène solide, un scénario bourré de suspense, une BO magnifique et un casting royal avec une grande performance d'acteur de Lino Ventura.
Lino Ventura se démène en vain dans ce film policier qui souffre d’une lourdeur extrême ainsi que d’une bien faible distribution. L’ennui gagne très rapidement la partie.
lent sans aucun rythme. Le sujet n est pas ininterressant, mais le rythme et la mise en scene tres froide de Rosi provoque l ennui.
Ventura fait ce qu il peut mais ne parvient a sauver le film du nauvrage
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