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Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2011
Almodovar retrouve sa manière si particulière de nous conter des histoires venues de nulle part. Boulversant, choquant, parfois cruelle, La Piel que Habito nous ramènes l'auteur sur la trace des sentiers qui ont fait sa reconnaissance jadis.
Sublime, dérangeant, palpitant, térifiant et même parfois gênant. Tout simplement passionnant. Excellent Almodovar, qui vient chatouiller les tabous, bousculant le spectateur abasourdi.
Quelle classe cet Almodovar! des scénarios toujours ahurissants et des interprètes incroyables. merci de nous avoir enfin rendu le splendide Antonio Banderas dans un rôle digne de lui
En eaux profondes, en territoire d'ombre, au large des plus visqueuses angoisses, voici l'Almodovar nouveau qui nous invite aux frontières de l'horreur. Et voilà : on entre, on est secoué pendant cent vingt minutes minutes, on ressort. On a vu un grand film. Merci.
Le réalisateur est fou. L'histoire est glauque mais il faillait vraiment y penser.Les acteurs tiennes bien leurs rôles,ils y a des scènes délirantes et extravagantes.Je n'en dis pas plus pour que la surprise soit plus grandes et je conseille même de ne pas voir la bande annonce avant. Un film a voir absolument.
Tordu et magnifique à la fois. Des acteurs jouant à la perfection. Un film qui, pour ma part, m'a hanté pendant quelques jours après son visionnage. Si possible a voir en VO.
Un film très étrange, servi par de bons acteurs et une mise en scène soignée par Mr. Almodovar. Le plus gros point fort du film reste son scénario, qui aurait pu tourner au ridicule mais qui est ici très bien géré par le cinéaste. On en ressort pas indemne, et on en redemande.
Un trés bon almodovar, plus pervers et plus intimiste que jamais, très bon film. Les acteurs sont vraiment parfait dans leur roles, la finn est tout simplement fantastique par la dramaturgie qu'elle présente.
ce n'est pas un film que je mettrai dans mon top 5 des Almodovar, mais c'est un très bon film, et un bon Almodovar je dirais. Le pitch est assez décevant car assez réducteur. C'est avant tout l'histoire d'une vengeance, celle d'un père qui n'a pas pu protéger sa fille. Le film pose des question essentielles, parfois abordées de manière presque imperceptible, mais pourtant bien là : comment un père peut-il supporter d'être rejeté par sa fille quand celle-ci a développé une phobie de la gente masculine à la suite d'un viol ? Comment gérer son impuissance à la rassurer, à la consoler ? L'aptitude d'Almodovar à nous interroger semble infinie. Il revient encore ici sur la trouble relation soignant/patient, qu'il avait déjà abordée dans "Parle avec elle", pour en développer un nouvel aspect, et poser des questions éthiques sur la recherche, et la transexualité. Et bien évidemment, on retrouve une réflexion sur la famille, et les liens qu'on y développe. Marisa Paredes est parfait dans ce rôle de mère qui a échoué et regarde impuissante ses fils devenir "monstrueux" au sens étymologique. Une vraie tragédie grecque, servie par des acteurs superbes : un Banderas beau comme on ne le croyait pas, troublant et perturbant, Elena Anaya, fascinante par la pureté de ses traits et la perfection de ses courbes.
J'ai tendance à classer ce film, tiré d'un roman, dans "les histoires à dormir debout"...MAIS, il y a la maîtrise d'Almodovar qui nous tient en haleine, par le récit haletant, le mystère insondable des êtres, leurs folies, sa science des retours en arrière, la palette de ses couleurs vives.
Il aborde les thèmes qui lui sont chers et souvent enfouis au fond de nous: folies, identité sexuelle (culturelle ou définie à la naissance? d'actualité!) amour,
La musique d'Iglesias, contribue au décalage, provocation ou romantisme.
Comment dit on "What the f**ck" en espagnol ? Car ce dernier Almodovar a tout de ces films qui laissent un peu pantois. A la fois glauque, kitch, attachant, dégoûtant, il est avant tout passionnant de bout en bout (malgré la parenthèse du "demi frère" un peu trop longue). Outre la prestation remarquable de Elena Anaya, ce fût un grand plaisir de revoir el senor Banderas, charismatique à souhaits.
Dans "La piel que habito" ("La peau que j'habite", mais qui ne m'appartient pas), nous avons droit à un condensé d'obsessions propres au cinéaste ibérique, telles que l'identité (tous les personnages du film ont un problème d'identité et de rapport à l'autre) , le genre sexuel, le lien familial, la dissimulation, la drogue, filmées avec une certaine pudeur, alors qu'avec un tel sujet on pourrait s'attendre à des débordements visuels de perversité dignes d'une série B horrifique. La première partie du récit est intrigante et soulève des questions, alors que la seconde est plus explicative. C'est un scénario tarabiscoté comme je les aime, une sombre histoire de séquestration et de vengeance tordue qui débouche sur une romance glauque et impossible, dans laquelle Almodovar souffle le chaud ( la passion, le feu intérieur, la peau qui brûle, le style coloré habituel) et le froid ( la peau carapace, l'isolement, ou bien l'aspect clinique et la distance émotionnelle, proches de Cronenberg), avec un côté mélo moins appuyé, moins démonstratif et plus subtil. Un bon cru , cet Almodovar 2011.