Le Jour se lève
Note moyenne
4,1
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94 critiques spectateurs

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Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 août 2009
Pas emballé par ce film. Une histoire d'amour contrariée, comme d'hab j'ai envie de dire. Les flashbacks sont mal mis en évidence, mais comme nous ne sommes pas de gros neuneux on s'y retrouve quand même assez vite. Gabin éclabousse le film de sa classe, comme toujours, mais cela ne suffit pas à sauver le film. Du moins en ce qui me concerne, car j'ai bien conscience qu'en mettant zéro étoile je vais à contre-courant de l'orthodoxie cinéphilesque, et que je prête le flanc à la critique. "Le jour se lève" n'en reste pas moins un monument incontournable du cinéma français, à voir au moins une fois dans a vie.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2022
Portée par le charisme viril de Jean Gabin, cette tragédie appuyée sur une narration originale pour l'époque ainsi que des dialogues pertinents souffre de sa désuétude rythmique due à des étirements superflus de certaines scènes ou à un montage haché. Bien que la mise en scène soit de qualité et qu'il soit plaisant de suivre les réactions emphatiques de cet assassin pathétique, l'émotion demeure absente, entraînant une certaine lassitude. Suranné mais de qualité.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2020
Ah Gabin, sa prestance, son charisme, sa belle gueule, son regard, sa voix... Il est tellement beau gosse dans ce film, et là en amoureux transi il est plus craquant que jamais. Arletty à ses côté, quel casting ! Beau film, lent, réaliste, poétique, qu'il faut avoir vu.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2014
C'est après son visionnage de Drole de Drame (1937) que Jean Gabin veut travailler avec le duo Marcel Carné-Jacques Prévert. Pour leur première collaboration ils signent tous ensemble un beau succès qu'est "Le Quai des Brumes" mais avec "Le Jour Se Lève" un an plus tard (1939 donc) l'accueil est plus réservé. Quelque mois plus tard il est interdit aux moins de 16 ans car il est jugé démoralisant en temps de guerre et en 1940 Vichy sort les ciseaux en supprimant quelques scènes et notamment le fameux plan ou l'on retrouve Arléty nue sous la douche. En 2014 le film ressort en version restaurée, les plans manquants ont été retrouvés, l'image rendue en 4K.
"Le Jour Se Lève" se fait donc une réputation de film maudit comme en témoigne son exploitation très limitée après guerre. Pour le voir c'était en VHS avant un DVD dans les années 2000. Mais coup de miracle le film se retrouve en reprise pour ressortir cette année en Blu-Ray dans le meilleur format possible avec en prime une rediffusion au cinéma. Et c'est l'occasion de voir à qu'elle point ce film est marquant pour son époque, il est un des premier à utiliser les flashback, il réutilise deux fois une même scène en commençant par son final (comme le fera Rashomon après lui), ce procédé était tellement expérimental à l'époque que dès le début du film un mot nous précise bien que nous allons faire un voyage temporel. Le film a surtout une superbe dimension sociale, Gabin fait figure de héros, seul contre tous comme le dit le commissaire dans le film. Il est cloitré dans une chambre au dernier étage, regardant quelque chose que l'on ne vois pas, mais ce qui offre au film ce charme bouleversant c'est surtout son plan final, hautement symbolique. Mais plus que l'image négative que le film envoie à la police c'est sans doute l'allusion au communisme qui aura poussé Vichy à le censurer. Mais aujourd'hui "Le Jour Se Lève" est à sa place, comme quoi l'idéologie ne pourra jamais vaincre l'art, il est au rang qu'il mérite, celui de classique.
baboul
baboul

18 abonnés 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2007
Une perle du cinéma français à l'époque où l'on savait faire des films. Des acteurs inoubliables et magnifiques sur des dialogues de Prévert. Que dire de plus! L'un des meilleurs fims français.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2007
SPLENDIDE ! Un film qui tient en haleine du début jusqu'à la fin. Gabin en exellent interprète. un film à voir plusieurs fois dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 septembre 2008
Certes ce film n'est pas exempt de défauts : Gabin en fait parfois trop, l'histoire est classique, certains dialogues finalement décevants. Mais le film prend bien cependant, grâce aux jeux de lumière (un très beau noir et blanc), à Arletty, à Gabin quand il ne surjoue pas, et à Jules Berry vraiment très impressionnant (il est également le seul à avoir des répliques dignes de ce nom). On aurait aimé voir ces personnages évoluer dans un scénario un peu plus fouillé, mais ce film est à voir comme une leçon de réalisation... même si je conseillerai plutôt drôle de drame.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2008
Michel Carné demeure un grand cinéaste où Gabin brille et nous dévoile tout l'étendu de son talent. Magnifique.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2010
Un joyau français à déguster sans perdre de temps, l'histoire est peut être un peu simpliste mais les dialogues de Prévert sont géniaux, on se noie dedans, et côté acteur, on s'émeveille devant Gabin et Arletty sans oublier le fou Jules Berry. Encore une belle oeuvre du tandem Carné/Prévert. A voir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 mars 2008
Le début est très accrocheur du coup la suite est un peu décevante et m'a semblé plus banale, il faudrait que je le revisionne.
Françoise P.
Françoise P.

9 abonnés 106 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2014
On voit dans ce film un Gabin qu'on ne connaît pas.
Performance d'acteur remarquable.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2023
Juste avant sa sortie sur les écrans le 9 juin 1939, Marcel Carné organise une projection du “Jour se lève” pour Jacques Prévert, Alexandre Trauner, Jean Gabin et Jacques Viot. A la fin, Gabin un peu bourru affirme tout de go : “Ca vaut pas l’Quai... “ . Carné lui répond : “ Tu te trompes... C’est supérieur au Quai... En tout cas, le film vieillira moins vite...”. Une vision rapprochée des deux films plus de 80 ans après leurs sorties respectives en salles confirme sans contexte la prophétie de leur réalisateur qui sans doute mieux que personne savait de l’intérieur mais aussi par sa vision d’ensemble ce qui avait fait de “Quai des brumes” un film bancal. Une intrigue filandreuse et décousue, des personnages se désincarnant à mesure qu’ils déclament des dialogues parfois pompeux et outranciers qui abîment gravement la cohérence de l’ensemble et le travail très ambitieux sur l’esthétique. Un grand film raté en quelque sorte.
Des défauts structurels dont ne souffre aucunement “Le jour se lève” avec son intrigue resserrée sur quatre personnages remarquablement dessinés mais aussi parfaitement fluide car s’enroulant harmonieusement autour de trois longs flashbacks. Fort de ce cadre d’action maîtrisé livrant des enjeux lisibles, les acteurs peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes. Avec “Drôle de drame” et “Hôtel du Nord” , “Le jour se lève” constitue le trio magique de la filmographie de Marcel Carné riche d’une grosse vingtaine de longs métrages tournés de 1932 à 1977.
Après le succès du “Quai des brumes”, Carné avait signé pour un autre film avec Gabin. L’acteur qui est alors en position dominante souhaite porter à l’écran “Martin Roumagnac” , un roman de Pierre-Martin Wolf dont il a acheté les droits. Carné après avoir lu le roman n’est pas du tout convaincu. Jacques Prévert de son côté prévient que le film se fera sans lui. Gabin renonce provisoirement à son projet qu’il mènera finalement à bien à son retour de la guerre sous la direction de Georges Lacombe avec Marlène Dietrich à ses côtés. Prévert propose alors une histoire de gangsters sur laquelle s’embarque immédiatement Carné qui part en repérage avec Alexandre Trauner et Prévert aux Baux-de-Provence où l’intrigue doit se dérouler durant une nuit de Noël. Le projet qui prend pour nom “Rue des vertus” se fera avec Arletty et Jules Berry auxquels Prévert et Carné sont très attachés. Mais Prevert semble avoir bien du mal à boucler son scénario ce dont se rend très vite compte Carné.
C’est finalement Jacques Viot, un voisin de Carné qui va démêler la situation, proposant un synopsis de quelques pages intitulé “Le jour se lève” qui va interpeller le réalisateur par sa structure en flashbacks, procédé narratif jusqu’alors inusité dans le cinéma français. Sentant qu’il tient enfin quelque chose de solide, Carné se met en tête de convaincre le producteur, Prevert et Gabin. La distribution principale prévue pour “Rue des vertus” est confirmée et Trauner se chargera de bâtir l’immeuble devenu fameux où François, spoiler: l’ouvrier sableur joué par Gabin, s’est retranché au début du film après avoir commis un meurtre
. Jules Berry sera le saltimbanque montreur de chien, escroc demi-mondain au verbe intarissable ,visqueux à souhait et en sus très mauvais perdant Arletty est son assistante, beauté émouvante un peu fatiguée par les épreuves de la vie, sentant son charme s’étioler et ses espoirs de grand amour enfuis. Jean Gabin totalement bouleversant est François, le prolétaire résigné aux goûts simples et aux ambitions raisonnables mais aussi aux principes moraux solidement ancrés qui ne supporte pas l’injustice et le mensonge. Enfin Jacqueline Laurent imposée par Jacques Prévert dont elle est la compagne, interprète Françoise, la jeune fleuriste, spoiler: image parfaite de la fragilité et de l’ingéniosité qui sera au centre du drame pour s’être révélée plus complexe que d’apparence.

Chacun dans son registre apporte sa petite pierre au drame inéluctable que le spectateur voit se construire à travers trois longs flashbacks parfaitement agencés. Les décors de Trauner, la photographie de Curt Courant et la musique de Maurice Jaubert font le reste pour sertir la magnifique émeraude que sera “Le jour se lève”. Si le concept de “Réalisme poétique” conçu à posteriori pour qualifier une vingtaine de films des années 1930 peut avoir un sens concret, c’est bien “Le jour se lève” l’un des derniers réalisés de la courte liste qui en apporte la meilleure synthèse tant au plan narratif qu’esthétique. Prévert complètement au service d’un réalisateur pleinement affirmé, écrit sans doute ici ses meilleurs dialogues, départis des enjolivures et autres affèteries qui trop souvent alourdissent l’écriture cinématographique du grand poète, conduisant les acteurs à surjouer quand ce n’est pas carrément déjouer. Ici tout concourt à la perfection hormis un petit clin d’œil à “Hôtel du Nord” peu à propos quand Arletty gouaille aux lèvres, s’exclame en pleine scène de rupture : “Est-ce que j’ai une gueule à faire l’amour avec des souvenirs”. Une petite faute de goût largement pardonnée qui n’empêche pas “Le jour se lève” d’être le grand chef d’œuvre de Marcel Carné. A voir et à revoir sans aucune modération.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2025
Quelques mois avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Marcel Carné devait sentir l’atmosphère lourde qui couvait en Europe. En effet, Le Jour se lève est beaucoup plus sombre que son précédent film, Hôtel du Nord (dont la dernière séquence s’ouvrait de manière amusante par la phrase "Le Jour se lève"). Le scénario de Jacques Viot et les dialogues de Jacques Prévert ne laissent aucune place à l’humour dans cette histoire simple mais universelle et intemporelle car pouvant arriver à n’importe qui. Ce récit est d’ailleurs renforcé par une structure en flashbacks qui était assez novatrice pour l’époque (nous sommes deux ans avant Citizen Kane, qui reprendra aussi le principe de construire les quatre murs du décor et non trois comme il était coutumier de faire). Une fois de plus, Carné sublime son film en utilisant un quatuor d’acteurs exceptionnels (Jean Gabin, Jules Berry, Jacqueline Laurent et Arletty) auquel s’ajoute dans un rôle très secondaire un jeune homme devant faire également une brillante carrière : Bernard Blier. Ajoutons à cela les décors d’Alexandre Trauner et la musique de Maurice Jaubert, Le Jour se lève est une très grande réussite de Marcel Carné qui reste toujours passionnant plus de 85 ans après sa réalisation.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2019
Remarquable film dramatique réalisé en 1939 par Marcel Carné sur des dialogues de Jacques Prévert !! "Le jour se lève" commence sur quelques plans d'un hotel de plusieurs étages ou le personnage principal tue un homme de sang froid et dont l'immeuble va ètre en peu de temps encerclé par la police et des habitants curieux, d'ailleurs, plusieurs tentatives d'assauts se succèdent sans réussite mais le plus intéressant, ce long métrage revient sur le passé en flashback du tueur, je ne raconte pas pourquoi, si vous voulez le voir, vous aurez la réponse. Marcel Carné signe une oeuvre poignante avec un scénario constructif et de superbes décors pour l'époque faits en studio. L'histoire est énigmatique, touchante et foudroyante avec Jean Gabin au sommet de son art à la fois romantique et rageur avec, à ses cotés, l'excellente actrice qu'était Arletty et dans un second role la présence de Bernard Blier. Intriguant et passionnant.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2020
Marcel Carné c'est vraiment le précurseur du cinéma moderne mais aussi du cinéma en général et par conséquent du cinéma low cost. Il arrive à produire des scènes de confinement qui durent relativement longtemps. Des discutions entre des êtres qui s'allongent à n'en plus finir. Mais pour cela il a le don d'engager des acteurs et des actrices de talent. Il y a la lutte d'égos entre Arletty et Gagin, puis leur relation plus personnel. Arletty, son charisme incroyable et sa voix impressionnante. Gabin la grande classe. Il y a aussi la jeune et timide, mais très douée, Jaqueline Laurent. Paris, ses cabarets et son ambiance. Il y a aussi cette immeuble moderne, posé au milieu de nul part, on dirait une figure de carton pâte.
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