Mad Max: Fury Road, le titre étais tout trouvé !
Rarement un film n'a su imprimer un tel tempo, déployer une telle force de frappe, et néanmoins se raconter de manière si somptueuse et délicate. Souvent, au cinéma, les gentils sont les gentils, les méchants les méchants, ou alors ou ruse avec tout un attirail de claquements de doigts, de lapin dans le chapeau, etc ... Oui, mon compte rendu est simpliste, ai-je tant que cela tord ? Ici, on manigance autrement. La surface intéresse en premier lieu plus que le fond, le tout dans la tradition des opus précédents. On change de braqué passés les premiers coups de poings. Miller et ses collaborateurs cherche à comprendre les gens pour se qu'ils sont, il ne vont pas plus loin, ils ont raisons. Le regard qu'ils portent sur ses égarés n'en est que plus foudroyant. Le camp qu'ils rejoignent est d'ailleurs basé sur tout une argumentation de l'humanisme. Ce dernier n'a rien de béat, on est avec eux aussi pour cela. Ils et elles convoitent et obtiennent au forceps, dans le sang et la sueur l'objectif communs qui les unies. Les autres ( antagonistes ), eux, ne reviennent qu'épistolairement dans le paysage. A la manière d'un symbole d'un obscur vestige. Fin de la lecture idéologique.
Concentrons-nous maintenant sur le cinéma de Georges Miller. Il se décide à nous ressortir ses plus beaux grains de sables, bien lui en a pris. Tout aussi numérique soit ses derniers, on s'en ramasse plein la ganache et on en redemande encore. La prouesse est technique, le reçu est d'autant plus vivant et fracasse toutes les attentes. Miller de par ses attraits pour sa composition ressort de son objet culte une remasterisassion qui va encore chercher autre chose. On creuse, ou plutôt sillonne les canevas de la marche à suivre ... D'où la très haute considération que je porte à ce Film.
Sans mentir, pendent deux heures on se mange une course poursuite des plus démentes jamais obtenu au préalable. Tout virevolte, les couleurs sont esquisses, les choix impeccables, tout va dans le sens de repousser toutes limites. A, j'y pense. Qu'on ne viennent pas me dire qu'il n'y pas de scénario ! Ce dernier est simple, d'accord, mais comme le dit William Golding dans son immense Lord of the Flies : " Les plus grandes idées sont les plus simples ". N'en déplaise à ses détracteurs les plus obtus. Mad Max mouture 2015 n'a que du caractère, du cran, de l'audace à refourgué. Alors prenons.
Du coté de ses protagonistes, un mot tout de suite pour Charlize Theron, Eblouissante ! D'ailleurs, non pas que les récompenses et les prix soit forcément une obsession pour moi, je n'en ai au fond pas une très grande estime sans non plus vouloir adopté la fausse posture iconoclaste de service pour être dans la bonne hype, il y'a de quoi s'indigné néanmoins . A tel point que je déplore complètement le fait qu'elle n'est rien obtenu de significatif pour son rôle de Furiosa. J'ai une envie folle de juron et d'insanités pour accentuer mon désarroi tant j'estime que son interprétation est l'une des plus épiques et emblématique de la décennie. Voir plus loin encore. Son cri, à genou dans le désert, qui brise ses espoirs, son combat ... Rien que pour ça, elle mérite son ovation. Tom Hardy et elle forme à plus d'un titre, un binôme hors normes. Ce dernier reprend le casse gueule costume de Max et ne singe que dalle, ne force pas, il y va, un peu comme il l'entend. C'est juste parfais ! Ou pas du tout parfais, c'est ce qui rend le truc encore plus givré !! Lui aussi enfile les rôles de barbares au fond infiniment plus tenu que d'autres étalages en bonne et due forme. Hugh Keys-Byrne ( RIP ), Nicholas Hoult, Abbey Lee Kershaw, Zoe Kravitz et consorts eux viennent compléter de leurs étoffent ce prestigieux étalas de tempérament. Ils et elles garnissent cet assemblage, tiennent la cadence de ses deux monstres.
Avant de conclure cette critique de ce second visionnage de Fury Road après celui de 2016, j'aimerai dire deux ou trois petites choses pour son Soundtrack complètement partie prenante de cette folie. Déjà, le Doof Warrior, rien que çà ... Mais aussi que dire de ses partitions endiablé qui viennent nous accompagner dans ce périple en ces Terres arides et cependant pleines de surenchères peu élémentaires. Il y'a dans cette musique de quoi bien t'énerver pour toute la journée !
Ce coup-ci, je me tire. Revoir ces quatre films sur quatre jours pour acheminé mon Année 2021 m'a vraiment extasié, ce dernier peut-être encore plus en fin de compte. J'en conservais un sacrée souvenir, cette sensation c'est doublement plus accru avec ces retrouvailles. MAD MAX: FURY ROAD est à classé parmi les grandes œuvres d'un Siècle qui à parfois tendance à ce caresser le ventre pour finir en bastringue, ici, rien de tout çà. On se sert du passé, sans honnir ou idolâtré quoi que se soit, non. On prend ce qu'il y'a à prendre, et on avance, quoi qu'il en coute ! Retenons-en la leçon.