Mad Max: Fury Road
Note moyenne
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2 207 critiques spectateurs

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Guillaume C
Guillaume C

14 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2015
Vraiement excellent film ! Les effets spéciaux sont bien réaliser sans compté l'acteur principale que j'ai très bien apprécié. Grandiose du très bon spectacle ! A conseille pour les amateurs... 5/5
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 mai 2015
Mad Max 2 Mad Max 3 nous embarquait dans un univers sans issue où la violence la méfiance et la haine de l'autre dominaient des êtres affamés assoiffés et obsédés par la peur.Ici nous sommes plongés dans un univers de supermarché où tout est facile à trouver, de jeu vidéo fané car vu et revu et revu et revu et paradoxalement d'une grande lenteur tant l’ambition du réalisateur de nous fait croire "que ça va vite très vite". Les acteurs sont des produits de consommation qui remplissent un contrat, et remplissent le vide du scénario par des regards de "méchants" ( rien de plus facile quand on est comédien.)Ce film est inutile.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 mai 2015
Pas de senario du tout. De la conduite et des effets spéciaux mais rien d'autre.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2015
Quatrième volet de la saga « Mad Max » tout en faisant entrer celle-ci dans une nouvelle ère, « Fury Road » est une sorte d'expérience ultime en matière de blockbuster, LE film grand spectacle qu'il ne faut rater sous aucun prétexte. Sur un scénario minimaliste mais non dénué d'enjeux, George Miller (on n'est jamais mieux servi que par soi-même) réinvente le divertissement avec un sens de la réalisation absolument inouï, les trouvailles visuelles s'enchaînant à un rythme effréné pour un résultat complètement dingue, épique au possible et très généreux en scènes d'action hallucinantes spoiler: (la tempête de sable en tête mais on pourrait presque toutes les citer)
. Dommage alors que Tom Hardy ne fasse pas vraiment oublier Mel Gibson, mais la présence de Charlize Theron et certains personnages sortis de nulle part compensent sans aucun mal cette (toute) petite faiblesse pour ce qui restera un véritable étalon cinématographique dans une année jusqu'ici assez terne. Oh que c'est bon !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2015
Cela faisait un moment qu une bande annonce ne m avait pas autant donné envie de voir un film. Et puis le retour de Mad Max au ciné était un projet franchement excitant sur le papier. J avais franchement peur d être déçu je suis sorti plus que rassuré, même rassasié par deux heures de pure cinoche. Dans la droite lignée du numéro 2 Fury Road est un film d action post apocalyptique remarquable d une grande inventivité, un univers de bande dessiné ou la folie à atteint le moindre individu. Du coup le film a tout le long une ambiance délirante ou tout semble possible. Tom Hardy reprend le rôle de Mel Gibson au pied levé, mais c est vraiment Charlize Theron qui crève l écran avec son rôle de guerrière badass, qui tente de sauver des jeunes filles des griffes d un méchant très bien écrit et charismatique. Complètement désespéré sur la nature humaine, visuellement fabuleux, rythmé ,féministe et puis il y a cette touche de ciné à l ancienne avec des pures cascades; tout ce mélange fait de Fury Road une grosse claque cinématographique.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2015
Film grand guignolesque au scénario inexistant. Surtout ne pas faire le rapprochement avec les premiers opus, parce qu’alors là c’est la catastrophe. Les pauvres acteurs que sont Tom Hardy et Charlize Theron nous servent une tronche de quinze mètres de long pendant tout le film avec des dialogues quasi-inexistants. On est loin loin de l’époque Mel Gibson, ça c’était un « aigle de la route », les cascades de l’époque étaient vraiment à tomber, ici c’est un foutraque d’explosions et de bastons ridicules. Je ne sais pas dans les autres salles mais moi j’ai eu droit à des applaudissements, le pompon ! A peine 2 étoiles.
stallonefan62

373 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2024
Ce film est une vrai claque !! Visuellement déjà , c'est exceptionnelle avec des décors somptueux et des CGI époustouflant !!! Au niveau de l'action, Mad max FR est purement jouissif !! Des courses poursuites et cascades à couper le souffle, s'enchainant à toute vitesse tout en étant juste spectaculaire !! Le tout accompagné d'une BO qui accompagne parfaitement les moments explosifs et un casting au top !!
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2015
Que ça fait du bien de revoir Mad Max même si c'est sans Mel Gibson. Je ne sais pas s'il a d'ailleurs été question qu'il fasse partie de l'aventure Fury Road mais bon sang quel panard. Même si Miller n'avait plus fait de films d'action depuis un bail, il n'a pas perdu la main en damant le pion à tous les réalisateurs actuels de productions Marvel et autres Hasbro. Et je dis ça sans dénigrer quiconque. Il n'y a aucune honte à se prendre une leçon par le maître George Miller. Peu d'effets spéciaux à un ou deux plans près peut-être. Des dialogues rares. Mais une immense course-poursuite façon Duel. Et culottée. Il fait partir ses personnages d'un point A vers un point B pour, dans le dernier tiers, les faire revenir du point B au point A ! Et en alignant les cascades toutes plus improbables les unes que les autres pendant plus de deux heures. Je ne sais pas où a été tourné le film, en Namibie je crois, mais en plus, quels paysages ! Certains plans sont de véritables tableaux. Miller is back dans un film bouillonnant, empli de bruit, de fureur et de tôles froissées, explosées même. Je m'en réjouis en espérant de ne pas attendre à nouveau trente ans pour avoir la suite.
Marvin Z
Marvin Z

105 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2015
Les 5 premières minutes du film suffisent à nous faire comprendre que George Miller est 10 crans au dessus des autres metteurs en scènes de films d'actions. Accrochez-vous à votre fauteuil : vous voilà partit pour 2h de course-poursuite effrénée dans un monde post-apocalyptique régie par l'eau, le pétrole et les moteurs. Ce pur spectacle au rythme sur-vitaminé ne s'essouffle quasiment jamais, à l'instar de l'intensité du film créée par ses scènes d'actions qui n'en finissent plus, ses explosions à foison, cette mise en scène de génie et, bien sur, ses acteurs ! Une Charlize Theron ultra Badass, un Tom Hardy toujours aussi charismatique (et surement exaspéré de tout le temps porter un masque sur son visage) et un Nicholas Hoult sidérant. De plus, Miller a su utilisé la 3D a bon escient, tant elle apporte de la profondeur à son film.
Mise en scène : magnifique. Bande-Sonore : Parfaite. Acteurs : ENORMES. Scénario : La question ne se pose pas. On ne va pas voir un film comme Mad Max pour son scénario. Ce serait comme aller voir un film français dans l'espoir qu'il soit de qualité.
A tous ceux qui sont friands de films d'actions et frustrés par ce qui se fait aujourd'hui, foncez voir Mad Max. On en fait plus des comme ça. Mais prévoyez une bouteille d'eau car vous risquez d'avoir soif pendant la séance. What a lovely movie. 19/20
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2015
Peu importe que vous ayez vu ou non la première trilogie amorcée en 1979. Si vous l'avez vue, peu importe que vous l'ayez appréciée. Une pelleté de détraqueurs aurait sans aucun doute jailli pour fustiger le fait que le film soit bien différent de ses prédécesseurs s'il avait été le fruit d'un réalisateur différent, mais voilà, ce n'est pas le cas. C'est bien George Miller himself qui est aux commandes du quatrième volet de son œuvre. Il a eu la bonne idée d'adapter son propos à l'époque et de changer le ton de son histoire. D'ailleurs, l'histoire est réduite au minimum pour laisser place à une gigantesque course poursuite en plein milieu d'un désert de sable dans un monde post-apocalyptique hostile où les humains se battent pour avoir accès à l'eau. Chalize Theron, en leadeur de l'armée du tyran local, trahit son supérieur pour sauver les quelques femmes qu'il détient dans son harem ainsi que sa propre peau et se fait la malle à bord d'un long convoi. Bien évidemment, les méchants ne se laissent pas faire, et se lancent à la poursuite des femmes, avec la présence, malgré lui, de Mad Max, joué par un timide Tom Hardy, pas à son meilleur. Celui qui crève l'écran, en revanche, c'est Nicholas Hoult, absolument excellent dans son rôle de petit soldat kamikaze aveuglé par la soif de postérité. Le film est en fait un gigantesque spectacle de son et lumière, et en ça, il excelle. Les images sont splendides, les cascades sont spectaculaires, et toute cette chorégraphie esthétique se fait accompagnée de bonnes idées réparties ici et là, à l'image du joueur de guitare électrique, rythmant l'action comme le faisaient il y a des siècles les romains dans les galères, à l'aide de tambours. Magistral.
CritikcinéFr
CritikcinéFr

23 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2015
30 ans. C'est le temps écoulé entre le dernier Mad Max et le retour de George Miller derrière la caméra pour reprendre sa saga. Remake des aventures de Max Rockatansky, « Mad Max Fury Road » était attendu au tournant grâce à une promo incroyable et des bandes-annonces démesurées qui mettaient en appétit. Voyons si ce qui était promis a été donné et si la nouvelle quête de rédemption de Max vaut la peine d'être vu.

Si Mad Max premier du nom instaurait une ambiance particulièrement punk dans un univers post-apocalyptique, Mad Max 2 n'était pas une suite au sens propre. Grande course-poursuite pour le pétrole, le deuxième épisode de la trilogie (maintenant quadrilogie) délaissait son personnage pour se concentrer sur l'action et la folie grandissante des protagonistes. Sans parler du « Dôme de Tonnerre » totalement raté à mon goût, on peut déjà dire que ce nouveau Mad Max s'apparente plus au deuxième épisode de la célèbre saga qu'aux autres. .

Max Rockatansky est un homme torturé par les images de son passé, sa femme, son enfant, les gens qu'il a laissé mourir alors qu'il était flic et faisait régner l'ordre sur les routes. Dans un monde de folie, où « seuls les fous survivent » Max est en quête de rédemption. Il fera malgré lui la rencontre des War Boys, dans une introduction jouissive posant le décor et l'ambiance furieuse du film. Guidés par leur chef Immortan Joe, les War Boys se lancent à la poursuite des femmes du tyran. Des femmes qui se sont échappées emmenées par Furiosa, elle aussi en quête de rédemption. La course-poursuite est lancée et Max prend place au milieu de cette folie. La journée s'annonce magnifique.

Comme je le disais plus haut cette histoire ressemble fort à celle de Mad Max 2 dans sa forme. Une longue course-poursuite, un long purgatoire. Une lutte non plus pour le pétrole, ressource devenue rare mais bien pour la femme, ressource encore plus rare. Joyau indéfinissable gardé dans un coffre-fort, courageux, au visage délicieux et innocent et qui réinvente le terme bad-ass, la femme est au cœur du nouveau Miller. Le réalisateur australien lui donne une place à part entière dans son monde de terreur. Elle aura son rôle à jouer dans le dénouement final du film.

Ultra-branché féministe, « Mad Max Fury Road » est aussi marqué par un scénario pas révolutionnaire mais terriblement efficace. Miller reprend les codes de ses opus précédents, tout en rendant son objet hyper contemporain, toujours punk mais surtout encore plus déjanté, fun et attractif. Il y a peu de place pour les dialogues, les personnages sont des brutes sauvages, des êtres primitifs croyants et presque dénué de parole et emmenés par un gourou à moitié humain. Malgré une ambiance grave, furieuse, folle, Miller trouve la bonne idée de placer quelques pointes d'humour pour faire respirer son spectateur. Dans ce monde brutal, ce sont les femmes qui sont l'incarnation de la rébellion, de l'intelligence et capable de beaucoup de sacrifices.

Dans « Fury Road » on retrouve des personnages totalement cinglés et violents comme ils pouvaient l'être dans les précédents épisodes de la saga (mais en pire ici). Certains proviendraient presque des années 80, maquillés à outrance, plein de prothèses. L'enfant d'Immortan Joe rappèlerait presque Kuato du « Total Recall » de Paul Verhoeven, des personnages crasseux, lissés par la magnifique photographie et les prises de vue de l'équipe du film. Le Max de Tom Hardy n'est qu'une âme perdu, maudite et qui veut éviter les enfers. L'acteur est d'ailleurs complètement dans son élément, bad-ass à souhait, une grosse brute au cœur presque tendre. Sa prestation est non sans rappeler celle des « Hommes sans Lois ». Les War Boys sont eux des êtres fous, guidés par leur croyance en leur père (Immortan Joe), personnage s'apparentant à un Dark Vador impitoyable. Ce sont ces mêmes War Boys qui rendent le film furieux, parfois imprévisible mais surtout terriblement jouissif. C'est d'ailleurs Nicholas Hoult méconnaissable dans le rôle de Nux qui nous fait comprendre qui sont véritablement ces hommes, crânes rasés et corps blancs. Et que dire des femmes ? Charlize Theron redéfinit le terme bad-ass avec son crâne presque rasé, son maquillage noir et sa main mécanique. Elles sont en contradiction avec les hommes. Unies dans leur quête d'une nouvelle terre, ces femmes luttent pour leur droit, leur liberté et pour rompre leur ceinture de chasteté. Tels les mouvements activistes des femens, les femmes de « Fury Road » s'émancipent et combattent leur persécuteur.

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ToulouseEvents
ToulouseEvents

50 abonnés 109 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2015
Un film grandiose, un méchant vraiment affreux spoiler: (son corps est en charpie, il a un fils débile mais ultra musclé, un autre handicapé physique mais aussi sadique que son père)
qui mériterait un film a lui tout seul, Tom Hardy qui confirme son statut d'acteur sexy et bodybuildé, une Furiosa qui éclipse le héros principal et qui mériterait elle aussi son film spoiler: (pourquoi a t'elle sauvée le harem de femme de Joe, pourquoi a t'elle fuit sa terre natale avec sa mère)
. Les WarBoys sont aussi déments que la musique qu'ils font crachés de leurs instruments en feux, on en prend pleins les yeux et qu'est-ce que c'est bon...
Joker42
Joker42

23 abonnés 173 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2015
Ce film est fou! Cela fait de longs mois que j'attendais ce "Mad Max - Fury Road", un nom qui résonnait dans ma tête comme le chant de toutes les promesses cinématographiques de cette année 2015. N'en déplaise aux fans de Star Wars et des Dinosaures. Et il y très très peu de films qui ont généré autant d'attente, voire d'impatience chez moi. Pas même "The Dark Knight Rises" que je pensais indétrônable sur ce point. Alors donc, bercé par les Mad Max 1 et 2 (oui je n'ai pas vu le 3 car les critiques m'en ont dissuadé), un casting prometteur, les affiches de toute beauté et ces bandes-annonces époustouflantes, chauffé à blanc, je me suis rué aujourd'hui dans la salle obscure... et j'en ais pris plein la tronche! Avant même de parler du fond, j'ai été frappé par la beauté visuelle de ce Mad Max. Les couleurs et les lumières sont magnifiques, les paysages sont sublimes et les plans... quels plans! tout au long du film c'est juste comme un gout sucré dans la bouche : on les déguste, on les savoure. Pour le reste c'est purement déjanté, un vrai festival de trouvailles artistiques, mécaniques avec des personnages au physique et aux tronches à dormir débout! Quant à l'action, il y en a à la pelle, surtout durant la première heure de film. Certaines cascades sont justes incroyables, l'action est parfois jubilatoire et les presque 2 heures de films on ne les voit pas passer. Les engins sont monumentaux et tellement bien faits! Quant aux personnages, Mad est ici toujours aussi énigmatique et aussi peu bavard. Tom Hardy est convainquant sans non plus exploser à l'écran comme on aurait pu l'attendre, étant donné ses prestations dans d'autres films comme Warrior ou Branson. Le personnage d'Immortan Joe est lui plus décevant car d'une, le mec est handicapé et de deux, il est assisté durant tout le film. Ce n'est pas un personnage à la dimension d'un "Joker", car ses traits de caractères ne sont pas beaucoup développés. En revanche Charlize Théron est impeccable dans son rôle de nana "dominante". Pour conclure "Mad Max - Fury Road" renverse tout pour le moment niveau Road Movie et niveau film d'action en cette année 2015. Amateurs de neurones, de poésie et de costumes cravates, passez votre chemin.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2015
Il y en a qui ne jure que par la Bible. D'autre par le Coran, ainsi que certain par la Torah. Moi, je préfère me référer au Saint Mad Max 2. Le film ultime en terme de série B. C'est pour cela que quand j'ai appris que 34 ans plus tard (je ne compte pas le troisième volet), un nouveau Mad Max allait sortir sur les écran de cinéma, j'ai d'abord exulté. Puis j'ai pleuré. De tristesse, puis de joie. Puis de tristesse à nouveau. Quand, j'ai vu que Mel Gibson n'était pas au casting j'ai pensé au suicide. Puis, j'ai appris que c'était George Miller qui serait aux manettes ce qui m'a redonné le gout à la vie, avant de le perdre à nouveau en me souvenant que c'était aussi lui qui a réalisé le troisième volet et que pendant ces 34 années, Miller a vendu son âme au Diable pour pondre Happy Feet. HAPPY FEET ! Le mec réalise le film le plus cool de tous les temps, et se suicide socialement en réalisant un film pour gamin avec des pingouins qui chantent ! Bref, tout ça pour dire que avant que le film ne sorte, je ne savais pas trop si je devais me réjouir ou non de voir une de mes licence cinématographique préféré ressortir au cinéma. Puis le film a finit par sortir et les critiques ont commencé à tomber. Et ô surprise, tout le monde s'accorde à dire que ce "Mad Max : Fury Road" envoie du steak, genre mega grave ! Il fallait que je m'en assure personnellement.

Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps : "Mad Max : Fury Road" est un vrai Mad Max. Dès les première minutes, je me suis retrouvé en terrain connu. Alors, certes, Max n'a plus la même tête, mais l'univers est bien là. Des looks improbables, des engins infernaux, de la ferraille, des flammes, du cuir, de la poussière et du sable. Rien a bougé depuis 1981. Même le méchant à un look divinement 80ies. Je vous avouerais que la vision de ces plans larges où 35 buggys poursuivent un semi-remorque en plein désert, m'ont donné des frissons ainsi qu'un début d'érection.
Avec ce nouveau volet de Mad Max, George Miller a poussé à l’extrême tout ce qui faisait le sel de la série. C'est comme avant, mais puissance 10. Vous avez aimé la course poursuite finale de Mad Max 2 ? Alors Miller vous propose cette même poursuite mais pendant 2 heures et avec des moyens techniques modernes qui rendent possible des scènes d'actions totalement invraisemblable. Le scénario n'existe presque pas. Il pourrait se résumer à "c des baniole ki kourse un kamion ds le déser". Mais on n'en demande pas plus. La réalisation en revanche est époustouflante. Il se passe environs trente truc à le seconde et tout est parfaitement lisible. Rarement le chaos n'aura été aussi fluide.

Mais bien avant la réalisation, il y a quelques chose qu'il faut absolument souligner dans ce Mad Max. Généralement on salut volontiers la qualité des acteurs, du réalisateur, du scénariste ou parfois du chef-op'. Mais on pense rarement aux types qui ont travaillé en amont du tournage. Ici, je veux surtout parler des gars qui ont imaginé les costumes et les véhicules. C'est d'un telle richesse, que le film mériterait que l'on fasse un arrêt sur image sur chaque scène pour admirer tous les détails, invisible dans le feux de l'action.

Mais tout est-il si génial dans Mad Max : Fury Road ? Malheureusement non, pour deux principales raisons. Tout d'abord j'ai trouvé le film un peu trop "soft". Evidemment tout est relatif. Mais je rappelle quand même que le premier volet comporte une scène de viol ainsi que le meurtre d'une mère et de son bébé. Je rappelle également que Max, c'est le genre de mec qui attache un type à une voiture en train de brûler avec une paire de menotte avant de lui donner une scie puis de se barrer. Finir manchot ou brûlé vif. Quand Max se venge, il ne le fait pas à moitié. Le Max version 2015 n'est plus vraiment Mad. Tout juste un peu bourru. La réalisation va dans ce sens. Toutes les scènes violentes susceptibles de choquer sont filmés hors-champs. Sans doute pour des raisons purement mercantiles. C'était déjà le gros défaut du troisième volet et j'ai été déçu de le retrouver ici. La seconde chose qui m'a chiffonné, c'est la mise en retrait assez étrange de Max. Pendant la première partie du film, Max subit l'action attaché à une voiture sans pouvoir bouger, puis se fait rapidement voler la vedette par Charlize Theron, le réel personnage principal (par ailleurs très réussi).

Ces deux raisons font que cette version moderne ne surpasse pas le second volet, qui maintient sa place de leader incontesté de la série B. Mais cela n’empêche pas Mad Max : Fury Road d'être un grand film. La preuve que même aujourd'hui, le mot "blockbuster" ne rime pas forcément avec "conformisme".
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2015
(...)
Presque 30 ans plus tard, Max Rockatansky revient sous les traits du charismatique Tom Hardy, expressif au maximum, en en faisant le minimum. Et vu la carrure et le jeu du comédien, le choix s’avère parfait. Et plutôt que de créer un reboot, sinon un remake de l’œuvre originale, George Miller fait habilement muter les squelettes et chairs du passé avec les cellules d’un cinéma contemporain qui, techniquement avant tout, lui accorde une plus grande liberté, et même plus. En résulte une œuvre parfaite d’unité, dans une équation équilibrée entre sens et forme, d’une cartographie ayant pour destination l’enfer du désert. Sur ce point, la virtuosité de « Mad Max : Fury Road » est ce qu’on ait vu de mieux depuis des années.
Créer un mythe n’est jamais facile, et l’inscrire dans une époque, souvent la suite de facteurs hasardeux. Le renouveler, n’est pas contre que la force d’un talent et fruit d’un travail immense.
« Mad Max : Fury Road » est une déflagration dans le cinéma d’action, non seulement par l’intensité et la virtuosité qu’il dégage, mais par sa modernité et l’intemporalité nés de sa forme.
Le film n’est pas exempt de plans numériques bien sûr, on trouve ainsi de nombreux effets. Mais la différence et l’ADN même de Mad Max reste toujours et encore cette magnifique propension de George Miller à imposer dans un bruit de fureur et de folie, le choc du viscéral, de tout ce que peut représenter (et contenir) une carcasse rutilante, moteur V8 pleine puissance. Ces monstres de fer, qui à une époque où les pixels n’existaient pas pour défier les lois de l’apesanteur, viennent s’entrechoquer, se dévorer et s’affronter brutalement dans un effet de masse spectaculaire, protéiforme. Sorte de cinéma plus véridique que vérité, à une époque où le tout numérique vient souvent bafouer toutes onces de crédibilités au nom du grand spectacle, certes époustouflant, mais parfois totalement foireux et peu crédible (Fat and Curious quand tu nous tiens). Les explosions résonnent de leurs ondes odorantes jusque dans la salle quand les étincelles d’acier viennent nous faire cligner les yeux. On reste étonné (et tant mieux) qu’aucun cascadeur ne se soit blessé sur le tournage. C’est simple nous sommes en face la version cinématographique du cirque moderne et anarchique, post punk sinon gothique version 2.0.
Et dans ce road-trip(-halluciné-)movie, tout est impressionnant de mise en scène, les caméras (jusqu’à 10 sur certaines séquences) viennent capter les instants magiques d’une course-poursuite en forme de western post apocalyptique. On retient également le montage au cordeau, qui devrait servir d’exemple et devenir un cas d’école pour tous les « want to be » hollywoodiens, drogués au montage épileptique et au cut cut cut ; clip MTV en guise de bible.
D’une démesure esthétique punk et destroy hypnotisante, l’aspect motorisé des véhicules (chaque « monstre » semble être un personnage en soi) répond à la laideur du monde, composée de personnages exorbitants, entre folie et bestiaire de despotes et d’esclaves armés.
Les détails (matériel, mode de vie, projection de vie future, hiérarchie sociale…) apportent également avec finesse encore plus d’impact à ce monde.
Tout est donc réuni visuellement pour faire de ce nouveau Mad Max un pur chef d’œuvre de genre.
Scénario absent ? tout l’inverse, sur un postulat réduit à son minimum certes, George Miller retranscrit au mieux ce qu’il a toujours réussit et voulu faire. Sa foi en l’espèce humaine est encore et toujours comme contrepoint d’un monde qui s’étiole petit à petit sur le plan écologique et destructeur. Facile, oui, mais intelligent, très certainement. Les dialogues, plutôt rares, semblent rugueux, réduits à leur minium et l’éclectisme de ton et la forme spécifique de chaque réplique contribue à composer et imposer encore plus le caractère des personnages.
A ce titre, Max semble peut-être moins présent à l’écran, effacé, que Mel Gibson pouvait l’être dans les précédents opus de la franchise ; mais Tom Hardy est parfait (voix géniale), charismatique, et joue brillamment une composition que certain aurait transposé en cabotinage. Le metteur en scène a eu la bonne idée de ne pas en faire son sujet mais de l’inclure dans un ensemble qui fait un tout.
Ce tout, ce convoi, en éternel mouvement, métaphore de notre société qui doit probablement tenter de consolider les bases de son passé, se souvenir de son histoire, plutôt que de s’en échapper par des rêves idéologiques, sous le règne du tout polluant.
(...)
Encore plus important, il propose à nouveau une de ses idées (d’universalité ?) où de l’éclatement d’une société, totalitaire, lors d’une poursuite à presque…360 degrés (on vous laisse la surprise), en naîtrait une autre, formée sur le principe de l’éclectisme et la pluralité sociale. Composé d’une femme-soldat et soutenu par un guerrier-sentimental ; autour, de femmes, de filles, même un membre de la « confrérie » ennemie. Seulement brutal et visuel disent certains. Pas vraiment !
Mythe devenu légende fictionnelle, Mad Max revient donc pas la grande porte, comme un livre déjà lu, s’ouvrant sur un autre chapitre du même univers. Nouveau et ancien à la fois, habillement dessiné en résonnance de son époque (il sera difficile de dépasser la notion de blockbuster pyrotechnique après ça), c’est une déflagration étonnamment cinématographique qui jaillit devant nos yeux. Comme un trip d’adolescent qui reprend vie (merci pour ces belles années de découvertes plurielles dans les vidéoclubs, qui nous reviennent en mémoire), d’une BD version comics qui semble prendre vie avec maturité (le côté décalé de la trilogie est présent) dont on ne trouverait aucun équivalent.
Très rare sont les films qui avec le savoir-faire des années 80 passent le cap des années 2000.
Toujours sur le chemin de la rédemption, Mad Max sous l’œil finement intime de George Miller reprend vie, comme pour nous chuchoter, nous confirmer que finalement ces pimp my furious fast car ne sont pas grand-chose, et que les super héros ne font toujours pas le poids face au héraut des temps modernes. Finalement dans la sueur, la modernité, la folie, la rage, le rock, l’intelligence et une certaine forme de pensée universelle peuvent émerger, sinon revivre, les meilleures œuvres. Et lorsque qu’un maître est au volant, la notion de chef d’œuvre peut-être émise.
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