Mad Max: Fury Road
Note moyenne
4,2
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2 207 critiques spectateurs

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clint54
clint54

27 abonnés 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2015
...Désolé de décevoir les nombreux détracteurs du spoiler: "Mad Max Fury Road "
mais G.Miller n'aurait pas démériter s'il avait renoncer à cet énième Opus ! Enthousiaste de la première génération et spectateur ébloui du Mad Max 2, j'ai été plus mitigé pour le fameux Number 3, le Dôme m'est passé déjà au-dessus de la tête . Il y a donc personnellement méprise sur la bonne volonté de G.Miller ou bien le chant très puissant de certaines sirènes est passé en force ! L'attrait évident est cet effet Pyrotechnique roulant, dépassant notre champ visuel qui nous propulse dans un maelström assourdissant pendant 2 heures ! Pour les plus jeunes spectateurs c'est un film certainement plaisant si l'on ne connait pas toute la genèse Max. Les puristes donc de la première heure seront déçus pour cet avatar grandiloquent, au scénario absent et malgré le charme indéniable de C.Theron. T.Hardy n'est pas l'acteur le plus légitime de facto, mais son expérience et son jeu l'emporte sur le charisme inéluctable de M.Gibson Max premier du nom.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2015
Trente-six ans après le premier Mad Max et trente après le dernier (Au-delà du Dôme du Tonnerre), George Miller relance son héros et son mythe. Très attendu, présenté à Cannes, avec deux superstars du moment, le doute demeurait tout de même quant à la réussite et la pertinence de ce nouveau départ. Pour ma part, c'est une excellente surprise. Ayant échappé tant bien que mal à la promotion et à la bande-annonce, j'ai été scotché à mon siège et en suis sorti bien sonné. Certes, le scénario n'aura pas un Oscar, mais la mise en scène décoiffe et nous offre un pur film de divertissement 100% action. Deux ou trois scènes plus calmes nous permettent de souffler un peu, à part cela, le rythme ne faiblit jamais. Le metteur en scène australien prouve qu'il en a encore sous le pied (sous le capot plutôt...) après s'être quelque peu assagi dans l'animalier ces dernières années (Babe, Happy Feet). Il se renouvelle avec virtuosité sans jamais se parodier ni se renier. Paradoxalement, le héros d'origine Max (Tom Hardy, bien sans plus, tout en physique, dans un rôle quasi muet) ne tient pas vraiment le devant de la scène. C'est celui de Furiosa (belle et très convaincante Charlize Theron) qui joue les premiers rôles. Un film finalement très féminin (et féministe) malgré toute cette testostérone, ces moteurs et ces armes. Techniquement, c'est parfait, un vrai bonheur pour les yeux et les oreilles. Bref, un vrai plaisir enfantin et jubilatoire devant ce Mad Max nouvelle génération, pas vraiment différent mais pas vraiment le même. Spectaculaire et étourdissant. Je me suis éclaté quoi...
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juillet 2016
Les premiers volets ne sont qu'un lointain souvenir de gosse (il faudra que je me les refasse), donc je ne me prononcerai pas sur le respect des originaux. Ce Fury Road est un blockbuster peu commun, véritable ovni parmi toutes ces productions formatées, et un spectacle hallucinant. Un road movie apocalyptique et une course poursuite épique de deux heures, où Max (par ailleurs superbement incarné par Tom Hardy) s'efface un peu pour faire la part belle aux personnages féminins et notamment à une Charlize Theron époustouflante. Un film complètement fou, une symphonie chaotique !
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2017
Faire revenir Max avait tout du projet bien Mad. Depuis sa dernière apparition en 1985, le flic solitaire et mutique errant dans un monde apocalyptique est passé par tous les stades. Projets esquissés finalement rejetés, tournage sans cesse repoussé, puis changement de l'acteur principal annoncé. Mel Gibson remplacé? En 2011, George Miller annonce que le mythe de l'asphalte aura un nouveau visage, celui de Tom Hardy. Pari fou? Pas tant que ça, l'acteur anglais s'étant justement bâti une carrière monstrueuse à coups d'interprétations fiévreuses et physiques (Bronson, Warrior, The Dark Knight Rises ou Locke). Le casting compte également Charlize Theron, Nicholas Hoult ou Hugh Keays-Byrne (le Toecutter du premier volet, qui se paie le luxe de camper un nouveau psychopathe ici). Le tournage est rude, la date de sortie décalée d'une année, l'attente devient épuisante...Puis finalement arrivent les premières images de Fury Road au Comic-Con 2014. Alors que les super-héros étaient les plus attendus, c'est bien Max qui met tout le monde K.O. Puis les bandes annonces suivantes -aussi réussies- font de Max Max l'incontournable de 2015.
Imaginez maintenant que le film soit aussi dingue que le laissaient présager ces courts échantillons. Imaginez que Fury Road écrase littéralement les rouleaux compresseurs balourds et aseptisés qu'on nous sert à la louche. Et imaginez qu'à ce moment-là, le film vient à peine de démarrer. Embarqué malgré lui dans une course-poursuite effrénée et impitoyable, Max doit s'allier à Furiosa afin d'échapper au seigneur de guerre Immortan Joe et sa horde de mercenaires dégénérés. Dès l'introduction, on est happé par le rythme endiablé de cette opéra barbare. Folle, furieuse, colossale, avec pour seul mot d'ordre: ne jamais s'arrêter. Et c'est ce que le film fait. En 1981, The Road Warrior s'embarquait sur la voie du cinéma post-apocalyptique. Presque trente-cinq ans plus tard, Fury Road s'attaque lui à l'Action. Dans les deux cas, une chose est limpide: les règles du jeu, c'est Max qui les fixe. En dépoussiérant son héros et son univers, George Miller (re)donne tout son sens au mot épique. Conçu comme un shoot d'adrénaline, le film atteint une telle pureté dans son Art qu'il en devient presque(?) une abstraction. Avec une virtuosité proprement inouïe, le réalisateur australien sonde les maux de la société moderne, ravive la force métaphorique du mythe, et enchaine les morceaux de bravoure avec une maestria qui va en laisser plus d'un sur le carreau.
Minimisant l'utilisation d'effets numériques, la poursuite impitoyable alignent les scènes d'action époustouflantes. D'où tirent-elles cette force incomparable? On y croit, tout simplement. On est clairement dans un monde de fous, mais il est si cohérent dans sa folie qu'on ne peut qu'y succomber. Tom Hardy reprend le blouson de Max avec panache, en y injectant une sauvagerie qui lui sied si bien. Charlize Theron compose une Furiosa impériale, tenant sans mal la dragée haute à Hardy. Nicholas Hoult, dans le rôle de Nux, ajoute un peu de fraicheur dans ce monde étouffant. Hugh Keays-Byrne peut lui se vanter d'avoir campé deux méchants bien glaçants au sein d'une même saga. Tous, du premier au dernier rôle, ont leur place dans le monde violent et désespéré de George Miller. Et Junkie XL délivre une bande originale à l'image de cette équipée sauvage: majestueuse. La réussite est telle qu'on passe volontiers sur certains défauts (certains effets visuels voyants), qui semblent anecdotiques au regard de l'expérience unique que l'on vient de vivre. On sort de ce survival le souffle court, les yeux grands ouverts et le sourire jusqu'aux oreilles. Mad Max Fury Road fera très probablement partie des plus grands films d'action jamais fait.
HawkMan
HawkMan

220 abonnés 1 316 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2026
George Miller est un visionnaire, assurément. Ce réalisateur génial a mis un long moment à ressortir un film sur Mad Max après la célèbre saga incarnée par Mel Gibson. Ici, Max, un ancien policier solitaire est incarné par Tom Hardy. Max va se faire capturer par une bande menée par un fou et va se retrouver au milieu d'un conflit entre cette bande et celle qui cherchera à fuir, la grande et extraordinaire Furiosa incarnée avec maestria par Charlize Theron.
Ce film est tout simplement dément. UNIQUE !! Des moments d'action d'anthologie, un scénario en béton, une vision de l'avenir pas si ridicule que cela.
Bref : un film de fous où seuls les fous survivent !!
Marie-Pierre Courant
Marie-Pierre Courant

36 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2015
Scenario pauvre, dialogue inexistant. Un des films les plus affligeant de l'année
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2015
Époustouflant ! Étourdissant ! Épatant ! Les adjectifs manquent pour qualifier cette œuvre de cinéma complètement inédite. Difficile à dire si ce « Fury Road » est une suite, un remake, un prequel, un reboot ou autre nouvelle forme de narration cinématographique. Et puis autant ne rien dire, tant cette œuvre unique se suffit à elle-même et entre directement au panthéon de la saga. Visionnaire et peut-être encore plus révolutionnaire que les autres films en leur temps, Georges Miller nous convie tout simplement à un grand huit de bruit, de fureur et d’action non-stop. Le rythme ne faillit jamais et on ne voit absolument pas les deux heures passer.
Les grincheux diront qu’ils manquent peut-être de substance au scénario. C’est vrai, il se résume à une gigantesque poursuite, mais la force de l’univers que le metteur en scène met en place ne nécessite finalement pas plus d’histoire que ce que l’on nous montre. Par des bribes de dialogues on comprend tout à fait les forces en place et le contexte dans lequel on est plongés. Miller veut autre chose : nous scotcher à notre siège grâce à un livre d’images toutes plus mémorables et incroyables les unes que les autres, doublées à des cascades, des bastons et des scènes d’action comme on en a jamais vu. Marvel, James Bond, Star Wars et autres peuvent aller se rhabiller pour l’hiver, il en faudra pour surpasser ce que nous offre « Mad Max : Fury Road » en spectacle. Et en plus tout a été réellement fait par des cascadeurs et des pyrotechniciens, ce qui ajoute à la véracité de l’action.
Tom Hardy remplace Mel Gibson de la plus belle des manières grâce à sa carrure d’immense chien battu et son air taciturne mais Charlize Theron et ses filles emportent le morceau grâce à un vent de fraicheur féministe bienvenu. On comprend alors que le personnage titre est une abstraction, qui pourrait s’intégrer dans une multitude de nouvelles aventures ancrées dans cet univers post-apocalyptique. D’ailleurs, dans le genre, encore une fois on a rarement fait mieux et aussi détaillé et riche visuellement. Et en dépit de l’armada formelle mise en place, l’émotion et les sentiments ne sont pas aux abonnés absents.
Tous les décors sont splendides dans leur désolation aride, tous les ustensiles et véhicules sont inédits et complètement dingues et chaque personnage, des méchants aux simples troisièmes rôles, ont un design qui leur est propre. L’esthétique est comme à nulle autre pareille. On se demandait quel intérêt Georges Miller pouvait à nous refaire un « Mad Max » trente plus tard. Il nous apparait aujourd’hui comme une évidence : actualiser un film culte et le réinterpréter pour notre époque avec les moyens d’aujourd’hui et encore plus de réussite. Chaque morceau de bravoure est tellement fou que l’on ne peut en sortir un du lot. La claque de l’année, si ce n’est de la décennie, en matière de grosse production est arrivée. Et on ne dirait pas non pour un second tour, très prochainement. Un véritable feu d’artifice visuel dont nos yeux auront du mal à se remettre !
Psydered
Psydered

52 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2015
Une course poursuite effrénée, de l'action, du hard rock intense, voila ce que nous propose ce Mad Max de 2015. N'ayant vu l'original je ne pourrais dire si ce film en reprends les traits ou non mais ce que je peut dire par contre c'est que malgré son scénario simpliste, on s'en prends plein la tête. La 3D est une des meilleure que j'ai pu constater, Tom Hardy est excellent dans le rôle de Max. Les scènes sont esthétiques et la manière de filmer en contre plongée donne tout le charme au film, une bombe.
CréatureOnirique
CréatureOnirique

112 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2015
N'ayant jamais vu la saga Mad Max, je n'étais pas forcément très chaud à l'idée d'aller m'enfermer dans une salle obscure pour regarder le dernier opus. Mais quand j'ai constaté le consensus autour de ce film, je me suis dit que je serais le dernier des incultes si je ne courrais pas le voir.

Verdict: il faut absolument que j'aille voir les autres. Voilà un des meilleurs représentants de ce que le cinéma peut nous offrir, et un des plus grands films de cette année.

Plutôt que d'énumérer ses plans sublimes, ses scènes d'action hors-pair, son souffle épique, la qualité de la réalisation ou la narration intelligente, je me permettrais de répondre à une critique qu'on oppose souvent à ce Fury Road et qui peut se résumer ainsi: "le scénario de ce film est inexistant" ou encore "ce film est jouissif, mais stupide".

Permettez-moi d'onomatopéter:

Hum...

Je ne crois pas.

Mais pourquoi une telle critique? C'est en fait, assez simple: la narration de ce film est purement visuelle. Très peu de dialogues et beaucoup d'action. Nous sommes habitués à une explication orale des situations (merci Nolan et Tarantino), et nous en concluons donc, très logiquement, que ce film a un scénario gros comme un auriculaire.

Toutefois cet avis, bien que compréhensible, est injustifié. Pour s'en convaincre, il faut jeter un coup d'oeil sur l'univers de ce film: désolant, brutal, sanguinaire et misogyne. A l'image d'Immortan Joe, le méchant, et de son armée.

Surtout, la société mise en place ressemble un peu à l'univers de Conan le Barbare: un monde plongé jusqu'au front dans le paganisme.

Pour le montrer, rien de tel que l'exemple du "Valhalla" invoqué par les war boys. Beaucoup voient dans cette société une critique des extrémistes religieux (et ce n'est pas totalement faux) mais ce n'est que considérer la face visible de l'Iceberg. La différence entre le paradis chrétien et le valhalla viking (ou war boy), c'est que dans un cas, l'homme est sauvé avant tout par la grâce de Dieu (donc par un autre) et par ses actions bonnes. Dans un autre, l'homme se sauve par ses propres actions, et l'idéal est celui du guerrier.

De plus, privés de repères moraux ou rationnels, la civilisation est retombée dans une sorte de fidéisme païen et irrationnel, puisque les soldats d'Immortan Joe vénèrent la route et traitent leurs volants comme un moine orthodoxe traite une icône.

En face, Furiosa et Max incarnent au contraire ceux qui refusent cette société, qui affirment leur liberté et sont prêts à se battre pour échapper à cette logique déterministe imposée par Immortan Joe et son armée, qui semblent croire au destin ("je suis attendu au Valhalla"), lequel semble être symbolisé par cette guitare électrique lance-flammes, dont le son rappelle aux fugitifs qu'ils seront rattrapés de toute façon.

En ce sens, il apparaît que Max et ses alliés incarnent la liberté (au sens philosophique, par opposition à l'idée de déterminisme) et surtout, le sacrifice.

spoiler: A ce titre, le cas de Nux est particulièrement intéressant. Il veut d'abord mourir pour sa gloire et au terme de son parcours, sacrifiera certes sa vie, mais non pas pour lui-même, ou pour la gloire; au contraire, il meurt pour que d'autres vivent. En ce sens, son sacrifice s'apparente à celui de Spartacus, du Christ ou encore de Léonidas, c'est-à-dire de ceux qui sont morts pour que d'autres vivent ou soient libres. Et ce faisant, ils ont acquis une gloire méritée.


Comme quoi, ce n'est pas parce qu'un film se revendique comme un divertissement qu'il est vide sur le plan philosophique.

Mais j'entends quelqu'un qui me dit que c'est d'abord un bon gros film d'action. Et il a raison.

Reste à savoir si un film d'action peut être une oeuvre d'art. Mad Max: Fury Road semble répondre par l'affirmative.
Manuella R
Manuella R

27 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2015
Magnifique....époustouflant.... casting de première qualité, images / plans / esthétique parfait en adéquation avec la modernité actuelle. Hardy est très bon comme d'habitude !
N'hésitez pas, vous oublierez Gibson et le premièr Mad Max
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 mai 2015
J'ai vu Mad Max hier soir et je suis un peu partagé... Le film est vraiment un blockbuster à l'américaine avec de l'action pendant 2h (on s'ennuie jamais!), les personnages sont "Whaaaaaaaa" Oscar du meilleur maquillage et des meilleurs costumes pour ce film! Le seul problème de ce film c'est le titre, Max n'est pas du tout un personnage principal il dit trois phrases au début mais n'est pas non plus très impliqué dans le film... Ce n'est pas le héros des premiers Mad Max, la vraie héoine c'est la princesse Furiosa. Donc voilà un peu déçu, il n'y a pas vraiment de scénario non plus mis à part une course-poursuite pendant deux heures... Le film reste impressionnant à voir, des super scènes notamment la première avec le camion, des personnages épiques : le mec qui joue de la guitare, Immortan Joe est juste un personnage ultra charismatique! Un bon divertissement mais le personnage de Max est sous exploité et une pseudo histoire d'amour vient se glisser là (Pourquoi ?).
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2024
Un retour explosif qui confirme le talent toujours omniprésent de George Miller. Un blockbuster intelligent et remarquable. Un fresque époustouflante pour des scènes d'action parfois révolutionnaires. La critique complète :

https://www.cineserie.com/tv-vod/programme-tv/mad-max-fury-road-dimanche-2-fevrier-sur-france-2-qui-est-le-guitariste-doof-warrior-3096335/

https://www.justfocus.fr/cinema/critique-mad-max-fury-road.html

https://hitek.fr/actualite/mad-max-fury-road-embrouille-charlize-theron-et-tom-hardy-refait-surface-_33444
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mai 2015
Fiuuuu. Le simple fait de repenser au film accélère mon rythme cardiaque! Qui a dit que les suites et les remakes étaient forcément des daubes commerciales et sans saveur? Le contre exemple est parfait, et cela essentiellement lié au fait que le réalisateur ne change pas. On y retrouve la fougue des années 80-90 avec ses scènes d'action à plan large, fluides et sans artifice. Exit la caméra secouée des films actuels que les mauvais réalisateur utilisent pour cacher leur médiocrité. Ici le spectateur doit en prendre plein la tronche et ça marche. La VO et la bande son vous scotchent au plafond. Les acteurs sont extrêmement convaincants et on déprime, désespère pour y croire encore avec eux. On agrippe son siège pendant les 30 premières minutes avant de souffler au premier temps mort. ET là encore, ce répit est parfaitement amené. On se rend compte qu'on vit au même rythme que les personnages, profitant des moments d’accalmie pour mieux faire connaissance avec les protagonistes. L'intrigue reste cohérente, on suit l'histoire de Furiosa avec un Max embarqué malgré lui dans un périple assourdissant et visuellement parfait spoiler: qui finalement nous ramènera au point de départ : parfaite représentation du fatalisme du post apocalyptique cher à Miller
. On rit du comique de certaines mises en scène extrêmes (le guitariste pyrotechnique par ex) et on frissonne de stress durant les scènes d'action où n'importe qui peut mourir à chaque instant. C'est épique, grandiose, merveilleusement bien mis en scène. Le montage est incisif, la découpe brutale et en même temps fluide. Chaque temps fort de l'action et chaque détail sont agréablement lisible et malgré ce déchainement de brutalité visuelle on en sort nullement fatigué contrairement à un avenger 2. Une leçon pour les réalisateurs actuels qui devraient aller se rhabiller avec leurs artifices numériques et leur plans serrés avec caméraman sur shaker.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2015
George Miller signe un nouveau film de la saga "Mad Max", trente ans après le troisième opus. Résultat: un "Fury Road" déchaîné au rythme endiablé et aux temps morts brefs, qui met plus en avant l'impératrice Furiosa (épatante Charlize Theron) que le héros mutique Max Rockatansky (excellent Tom Hardy). Les personnages, justement, s'ils demeurent flous pendant une bonne demi-heure, finissent par gagner en épaisseur et suscitent ainsi l'empathie du spectateur. En effet, on est embarqué dans leur fuite et dans leur lutte face au tyran Immortam Joe, une course-poursuite aussi simple qu'inédite puisqu’elle se résume en un schéma: quitter un point A pour aller vers un point B, pour finalement revenir au point A. L'histoire d'un aller-retour mouvementé, aux scènes d'action parfois peu lisibles mais le plus souvent impressionnantes et inventives du point de vue de la mise en scène. De plus, l’immersion d’acteurs dans un décor hostile, l’authenticité des bolides et la réalisation de cascades font du bien dans une époque où le numérique écrase tout. « Mad Max : Fury Road » signe donc aussi la victoire du savoir-faire sur la technologie actuelle atrocement exploitée. Un film féministe, actuel sur sa dénonciation des dictatures, parcouru de visions cauchemardesques renversantes et de gueules improbables qui viennent s’inscrire dans la mythologie de Miller. Ce dernier prouve qu’il est encore possible de réaliser un film radical dans sa forme et pourtant très spectaculaire et hautement divertissant.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2015
Après un enchainement de bandes annonces qui a causé le génocide de mes slips, « Mad Max : Fury Road » débarque enfin au cinéma alors que le troisième opus « Au delà du dôme de tonnerre » sortait en France il y a trente ans. Un creux de trente ans pendant lequel Mel Gibson se voit remplacé par Tom Hardy, et où le cinéma Hollywoodien se réinvente. Déjà voué à un succès colossal, l’engouement que connaît le film est quasiment dithyrambique. Car loin d’une relecture actuelle et féministe de cet univers au peuple bourrin, le film mélange correctement les ingrédients pour faire du neuf avec du vieux.

Spectaculaire, absolument transcendant visuellement parlant, ce nouvel opus déverse sa furie sur le sable brulant. Cocktail loufoque, nourrie de courses poursuites hallucinantes, divertissement hautement honorable, malsain, tripant, viscéral, à l’univers rock et surtout quel spectacle ! Vivant, maitrisé, jouant sur le premier arrivé, la perte des repères et la folie des hommes dans une tuerie à la fois ludique et bestiale, foisonnant de couleurs et des plans esthétiques sur un sable qui ressemble à un feu reposé. Accompagné d’une gamme de personnages presque irréels, ce joueur de guitare sans visage, ce bad guy intrigant et repoussant à la gueule désabusée et affreuse, ces femmes inattendue qui s’arrosent comme si on était devant du semi érotisme.

Il faut dire que malgré ses soixante-dix balais, George Miller n’a nullement perdu la main. Son univers de tarés, il le connaît, et quand il tire, la balle atteint sa cible. Mélangeant habilement les années 80 au blockbuster super impressionnant, ou la sueur fait des êtres humains des bêtes, à l’image de Nicholas Hoult, ce jeune fourbe dont le seul rêve est de mourir en héro. Sorte de métaphore de la lutte des classes, de la dictature, de ces rêves qui sont presque des réalités inaccessibles pour une Charlize Theron dont la badass attitude n’a rien à envier au peut bavard et étonnant Tom Hardy, qui incarne un Max ambigu et distant.

Entre ciel et terre, Max arrive à cette heure ou le cinéma d’action et le rayon du blockbuster avaient besoin de lui. Dopé à l’adrénaline, le jus de moteur raisonne et enflamme les coins paumés, meurtris par la mort et assoiffés d’action. Cédant cependant à des coups de longueur, cette route furieuse et ahurissante fait son effet. En attendant, l’équipe marketing doit me rembourser mes slips….
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