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inspecteur morvandieu
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1,5
Publiée le 10 mars 2024
Deux jeunes femmes et un jeune homme forment un trio amoureux plus ou moins en harmonie dont Louis Garrel est la figure centrale, en même temps qu'il compose le personnage principal de cette comédie dramatique explorant l'irrésolution sentimentale et la liberté amoureuse à travers notammentspoiler: la bisexualité des personnages. Léger jusqu'à l'insignifiance, le film se mue ponctuellement spoiler: en drame, moment inattendu et fort, le seul d'un film au sujet étriqué qui semble avoir la faiblesse de croire que ses protagonistes sont intéressants parce qu'un peu décalés et spitituels, modernes, d'une certain façon, par leur largesse d'esprit et leur anticonformisme. Sur la forme, l'originalité du film -si toutefois c'en est encore une- est d'insérer des chansons originales interprétées par les comédiens pour nous éclairer sur les états amoureux des personnages. Sur le fond, ceux-ci, et particulièrement les seconds rôles, restent des figures conventionnelles et sans étoffe. Ainsi la lesbienne et le gay éphèbe de service. Louis Garrel joue une sorte de Jean-Pierre Léaud des années 2000 mais Truffaut, lui, racontait une histoire. Car, ici, syndrome d'un cinéma français narcissique, Christophe Honoré ennuie parce qu'il n'a pas grand'chose à dire, ni dans la fantaisie, ni dans la gravité.
Variation originale, musicale et très parisienne sur le thème du garçon qui aime le garçon qui aime la fille qui aime la fille, etc. Il y a quelque chose d'un peu mystérieux dans le charme qu'exerce Les Chansons d'Amour. Au-delà du scénario lui-même, ou de la réalisation, et malgré des influences qui peuvent parfois paraître étouffantes (Demy, La Nouvelle Vague), le film trouve la note juste et la tient jusqu'au bout. Il suffit parfois de filmer Paris sous la bonne lumière et de mettre en écho les voix cassées de Ludivine Sagnier et de Grégoire Leprince-Ringuet pour créer une atmosphère dans laquelle on se sent bien.
Je vais faire court : j'ai ri et j'ai pleuré. J'ai été enchanté et j'ai été ému. J'en ai redemandé. Je suis retourné le voir. Et je trouve que Christophe Honoré à des couilles pour revisiter à sa façon et en la réinventant la Nouvelle Vague. Du coup, cela ne fait pas un mauvais copié-collé. De l'invention, Mr Honoré, je vous en suis gré ! Inventons toujours, Joyce !
Vraiment très beau, ce que j'aurai cru être au départ une comédie musicale sur l'amour de deux personnes se révèle être beaucoup plus que cela, une recherche du soi, entre mêlé de belles chansons (qui n'avaient rien pour me plaire au départ,n'appréciant pas vraiment ce genre musical), un univers beau, un Paris superbement filmé loin des clichés de la tour Eiffel. Louis Garrel excellent à nouveau, et les seconds rôles donnent vraiment une âme à ce film, qui explore l'amour sous toutes ses coutures sans jamais prétendre en faire la liste exhaustive.
"Les Chansons D'amour" étant annoncé comme un palmable était devenu un incontournable de ce mois de mai déjà rempli. Cependant, la déception est de mise. Honoré était encensé par la critique, mais malheureusement, on n'est pas du tout touché par cette histoire d'un être qui part alors qu'il était encore plein de vie. Sa mort est si rapide et ne procure aucun sentiment de compassion chez le spectateur. C'est ici le gros problème de ce film, on devrait ressentir ce que ressent le personnage de Louis Garrel mais ça n'est absolument pas le cas. Ainsi, l'émotion ne gagne jamais le spectateur. De plus, Christophe Honoré privilégie le film intellectuel qui plaira aux critiques à un film léger mais dur plaisant plus particulièrement aux spectateurs. Les scènes de comédie musicale sont plutôt bien ancrées dans le film. Elles sont très amusantes mais les textes frisent parfois le ridicule. La mélodie est entrainante mais les textes gâchent parfois ces scènes. En ce qui concerne l'interprétation, elle est plutôt intéressante. Alors qu'au début du film, les acteurs sont plutôt mauvais. Ils se reprennent tous plus ou moins. Louis Garrel est excellent mais seulement une scène sur deux. Il peut être horripilant comme attendrissant mais n'est jamais constant. Ludivine Sagnier, qui avait perdu sa crédibilité, la retrouve pour signer une performance magnifique. Grégoire Le Prince Riguet est particulièrement naïf mais cela rentre dans la psychologie de son personnage donc est plutôt bon. La réalisation, comme dit précedemment, est assez prétentieuse et n'arrive pas à déclencher les émotions nécessaires aux spectateurs et cela plombe vraiment, l'empêchant de devenir un excellent film. Ainsi, "Les Chansons D'amour" est vraiment une déception. Le film intellectuel prime sur la comédie musicale légère mais sincère. Restent les prestations de Ludivine Sagnier et Louis Garrel.
J'ai vu un film... absolument bouleversant, avec des choix clairement affichés de travailler sur l'humain, les sentiments et les émotions... Les musiques, les chansons, les dialogues contribuent à appuyer ce discours. Les comédiens sont attachants, et le spectateur est absolument ravi de déambuler à leurs côtés dans les rues de Paris, dans les méandres de leurs coeurs et dans les moments qu'ils vivent... Il y a de la joie, de la tristesse, de la connivence... et on adhère à fond... Bravo.
Ce cinéaste très prometteur livre son quatrième long, un film musical avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme Un film envoûtant, léger et tragique. Les chansons interprétées par les comédiens sont magnifiquement écrites par Alex Beaupain, déjà auteur des BO de "17 fois Cécile Cassard" et "Dans Paris". Trois parties (Le départ, L'absence et Le retour) pour parler d'amour, à travers de nombreux aspects. Une uvre pleine de surprises, d'émotions, de rires aussi. Un grand film par un cinéaste talentueux.
Après l'excellent Dans Paris qui démontrait le talent de Christophe Honoré à parler de choses graves avec une légèreté digne de la Nouvelle Vague, le voilà qu’il récidive avec Les Chansons D’Amour. Sans aucun doute insupportable pour certains (les comédies musicales « intelligentes » sont souvent mal perçues), le dernier film en date de Christophe Honoré est pourtant une pure merveille dans laquelle il rend un hommage sincère à Jacques Demy. Ponctué de séquences musicales simples mais foncièrement réussies (la musique peut paraître désuète mais les paroles sont belles et ne font que remplacer des dialogues qui pourraient être très lourds ou mal joués), Les Chansons D’Amour séduit aussi grâce à son trio d’acteurs (l’habitué Louis Garrel, la douce Ludivine Sagnier et la magnifique Clotilde Hesme) se fondant à merveille dans l’univers d’Honoré, à un scénario très juste aussi léger que grave (cela dit, le final peut paraître dérangeant) mais aussi grâce à des idées de mise en scène redoutablement efficaces (lorsque l’incident survient, Honoré fige quelques images comme des photographies gravant à jamais dans notre mémoire des instants de vie particulièrement difficiles à surmonter). En somme, Christophe Honoré signe une déclaration d’amour au cinéma de la Nouvelle Vague et aux drames musicaux avec une aisance particulièrement plaisante.
Bouleversant, touchant, emouvant...Les qualificatifs de ce film ne manquent absolument pas de par sa beauté! Les chansons d'Alex Baupain prennent vraiment aux tripes et se balladent dans nos esprits encore bien aprés avoir quitté le film. Les paroles sont vraiment poignantes! La réalisation de Christophe Honoré est sans conteste un vrai bonheur. Il a tellement mis de passion à filmer Louis Garrel que celui-ci en devient magnifique. D'une beauté envoutante. On aime s'attacher à son personnage. On l'aime durant les trois actes du film. On aime sa voix, on aime sa gestuelle, on ressent sa douleur, sa souffrance et on compatit largement... Honoré a su rendre les complicités entre les personnages trés harmonieuses et touchantes. Le couple Garrel/Sagnier est incroyable. La scéne d'amour entre Ismaël (Garrel) et Erwann (Leprine-Ringuet) est superbe! Chaque personnage est sain, et touche à un moment où un autre. Et pour couronner le tout, ses magnifiques chansons d'amour sont chantées dans les rues sombres mais belles de Paris. C'est un film qui merite vraiment qu'on s'y interresse, qu'on s'y attache...
Ce film est une très belle surprise, une révision narrative à la mode de 2007 des oeuvres majeures de Jacques Demy, Jean Eustache ou de François Truffault (surtout la série avec Antoine Doinel). Les chansons d'amour exaltent une émotion totale sans pathos et sans recherche effrenée de réalisme. Les chansons, tristes et drôles, sont bien écrites. La vision d'un Paris nocturne, anti touristique ajoute une touche brillante à cette histoire simple remarquablement interprétée (superbe jeu de Leprince Ringuet et de Lou Garrel). La scène d’agonie du personnage joué par Ludivine Sagnier (Julie) est filmée avec pudeur et sans recherche de spectaculaire. La volonté de ne traiter que peu la vie professionnelle des héros me semble être une idée fulgurante. Nous baignons dans un univers décalé, légèrement fantasmagorique grâce à la superbe photographie du film. L’idée de créer un couple à trois personnages est géniale et filmée sans outrance. Christophe Honoré sait aussi capter au vol d’anonymes personnages parisiens, saisis dans les rues parisiennes avec tendresse. Le meilleur film français de l’année, malheureusement oublié à Cannes.
Après son volubile « Dans paris », aux accents de Nouvelle Vague, Christophe Honoré rend une nouvelle fois un hommage au cinéma français avant-gardiste des années 60 avec « Les chansons d’amour ». Le titre, le laisse entendre, ce sont les comédies musicales cultes de Jacques Demy qui ont inspiré le réalisateur. Comme dans son précédent film, le spectateur est d’abord rebouté par l’aspect glauque des quelques scènes d’ouverture et comme par magie, la fraîcheur du cinéma d’Honoré devient un véritable plaisir pour les yeux et en plus ici les oreilles. Plantant son décor dans un Paris hivernal fourmillant, Honoré dépeint sous forme de différents tableaux, le destin et les différents chassé-croisé amoureux d’un homme paumé après le décès soudain de sa petite amie. Entre un difficile deuil familial, remise en question sexuelle et tentative de ne pas vivre avec le passé, le film est ponctué de chansons d’amour racontant toujours les sempiternelles histoires complexes entre un homme et une femme amoureux (jalousie, passion éternelle, rupture…). Ce pari audacieux aurait pu basculer dans un drame naïf, redondant qui aurait accumulé les clichés grossiers de la comédie musicale (genre rarement traité en France), or la mise en scène caressante d’Honoré fait des « Chansons d’amour » un film en apesanteur, zigzaguant sans cesse entre tragique et comique avec une aisance remarquable. Il faut dire qu’Honoré possède des atouts de choix, avec d’une part une bande originale magnifique qui fait oublier la désormais ringardise des chansons des films de Demy, et d’autre part, des interprètes d’un naturel confondant : Chiara Mastroianni, Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme et surtout Louis Garrel, véritable Stradivarius d’Honoré, qui en plus de son immense talent d’acteur dévoile ici son don pour le chant. On attend de voir cet acteur sans inhibition dans bien d’autres univers de cinéma. Un des bijoux de la sélection de Cannes qui vous met forcément la larme à l’œil devant tant d’humanité.
Ce film est creux comme une coque de noix vide, et ma tout de suite fait penser à une version intello dune sitcom genre "Hélène et les garçons". La famille, lamour, vie, le mort, le sexe, les livres de lOlivier, les disques de Bloc Party, les émigrés, Sarkozy ...(et j'en oublie !), Christophe Honoré étale, étale tout ça sans la moindre cohérence, sans le moindre sens, dans un bulle sociale où les bon sentiments sont légion, très loin du Paris cosmopolite que le réalisateur semble vouloir montrer en filmant le quartier Gare de lest. Bref, tout ça est cliché, plat, maladroit et sans la moindre profondeur. Alors certes, les acteurs semblent sêtre bien amusés mais sans nous. Et cest surement pas les chanson dAlex Beaupin qui vont sauver le film du naufrage (en gros du sous Biolay/Delerm). Et on ose parler de nouvelle vague pour ce film ? Un ersatz alors ! Eustache et Truffaut doivent bien rigoler ! Dans un genre beaucoup moins poseur et pas du tout tête à claques "Crustacés & coquillages" sorti lan passé, était une comédie musicale réussie, légère, drôle, piquante, lion du petit cinéma étriqué de Christophe Honoré.
Un vrai petit bijou en tous points. Les acteurs sont magnifiques, les chansons géniales, le tout dans une histoire magnifique sur la vie, la mort, le deuil et la nécessité de continuité à vivre, le tout bien sûr soupoudré d'une grosse dose d'amour.