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David R
50 abonnés
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5,0
Publiée le 24 novembre 2010
Chef d'oeuvre absolu, poétique, onirique même, surtout lors de la fameuse "valse" et lors de la baignade en mer, BO magnétisante... On apprend beaucoup sur une des pages sombres de l'histoire du Liban. Le genre de film aux multiples ouvertures : les horreurs de la guerre, le parallèle avec la Shoah et, surtout, la mémoire collective qu'il faut entretenir. Un film à montrer à tous !
Intéressant sur le fond, le film nous narre une partie de la guerre du Liban (notamment les massacres de Sabra et Chatila) à travers un homme en quête de ses propres souvenirs. Le film commence comme ça en tout cas, mais on finit, on ne sait trop comment, plus devant une sorte de documentaire à tel point qu'on a pas vraiment l'explication concrète que l'on attendait depuis le début. Sur la forme en revanche, j'ai pas du tout accroché. Certains dessins sont beaux, oui, mais dans son ensemble c'est plutôt raté et que dire de l'animation catastrophique. Question de goût sans doute. Puis aucune émotion ne ressort des dialogues, récités sur un ton à endormir un type shooté au Red Bull. C'est dommage parce que je pense qu'il y avait mieux à faire avec tout ça...
Un frisson nous parcourt le bas du dos à la fin de l'œuvre. Des images réelles pour compléter un film d'animation documentaire, histoire de rendre tout cela réel. Car si l'idée de réaliser ceci sous une forme " animée " est bonne, on a tout de même du mal a bien rentré dedans. On a presque trop de recul par rapport à l'histoire. Cela dit cette histoire que nous conte Ari Folman, acteur après tout principal de l'œuvre, se laisse regarder assez facilement : la construction et l'intrigue sont simples, on a envie de connaître la suite. Mais on tombe assez vite dans un cheminement assez répétitif et prévisible. Mais bon, à voir tout de même, rien que pour l'histoire et la forme du documentaire.
Valse avec Bachir m'a déçu, l'heure et demie m'a paru plutôt longue. Je n'ai pas trouvé ce film excellent, malgré quelques très bonnes scènes, de bonnes musiques et un sujet particulièrement difficile. Un film d'animation qui finira sur des images réel de massacres au Liban assez dur à regarder. Original, bien pensé, mais pour moi loin d'être captivant.
Animation sur la guerre du Liban au début des années 80 vu par les souvenirs d'un homme qui avais perdu la mémoire. Très bouleversant, l'horreur de la guerre est vraiment bien représenté... des images dure. Très bonne réalisation.
Merci à Arte d'avoir diffuser ce pur chef d'oeuvre que je n'avais toujours pas vu. Je peux dire que j'ai pris une sacré claque. De très beaux dessins, une mise en scène remarquable, des textes censés et très bien écrits. Mais aussi et surtout, une scène de fin avec des images réelles qui font froid dans le dos et donne des frissons. Je suis resté scotché pendant tout le générique de fin, c'est dire. A ne manquer sous aucun prétexte !
Un documentaire d'animation : une forme inédite pour un sujet traité déjà de nombreuses fois. Ari Folman ne se noie pas pour autant sous le poids de son propos et offre un film d'une belle qualité visuelle. Le concept est intéressant, la façon dont sont articulées les interviews est telle que l'on est persuadé que seule l'animation pouvait permettre cela. C'est en cela que la fin est à mon avis un échec : les scènes pathétiques sur fond de violons larmoyants, et plus encore les images réelles, dignes d'un JT, achèvent le film sur une fausse note alors qu'Ari Folman avait réussi à traiter son sujet de façon jusque là novatrice. Dommage.
Sorte de documentaire autobiographique, sur le conflit au Liban dans les années 80, cauchemardesque pour les protagonistes, très intelligent, mais surtout inaccoutumé dans le monde de l'animation(personnages très mécaniques, dessins sortant de l'ordinaire...). Une claque visuelle et sonore, où chaque plan semblent sortis tout droit d'un tableau.
Voir "Valse Avec Bachir" c'est réalisé à quel point le monde de l'animation est passé à côté d'un style qui est réellement superbe. Film introspectif et autobiographique, c'est une vraie psychanalyse qui est entreprise par Ari Forlman. Le résultat est stupéfiant et sans appel, "Valse avec Bachir" est un grand film dans la même lignée que "Persépolis".
Un film d'animation autobiographique retraçant le parcours d'un Homme ayant oublié une partie de son passé. Le message politique est clar, chacun en prend pour son grade, l'horreur de la guerre est pointée du doigt de manière poétique e assumée. Une valse réussit dont on referait bien quelques pas de danse supplémentaire.
Dans la même lignée que "Persepolis", i.e. un anime d'aspect cheap qui traite des conflits géopolitiques du Proche-Orient sous la forme d'un récit autobiographique. Mais pour moi, la comparaison s'arrête-là. "Valse avec Bachir" a un impact affectif bien plus intense. L'ambiance créée par Ari Folman, pleine de mélancolie, est une pure réussite. Le dessin possède une esthétique particulière. Il flirte parfois avec la laideur, notamment lorsqu'est décrite la vie actuelle de Folman. L'animation des personnages, un peu trop mécanique, renforce cette déception que peut ressentir le spectateur. Mais, force est de constater que le reste du temps on est agréablement surpris par la beauté et l'originalité du dessin. Lors des flash backs, le spectateur évolue dans une atmosphère onirique, avec une dominante ocre comme le montre d'ailleurs l'affiche. La bande son, syncrétisme électro-classique, renforce l'émotion que l'on peut ressentir. Elle marque, alors que celle de "Persepolis" non. Outre le mouvement parfois mécanique des personnages, l'aspect didactique de "Valse avec Bachir" peut là-aussi décevoir. Les raisons de la guerre civile libanaise sont complètement occultées. Seul le massacre de Sabra et Chatila est finement évoqué. Cela m'a laissé un peu sur ma faim géopolitique, mais la force émotionnelle du film balaie sans difficulté ce regret. L'intrigue est fort bien construite, intelligente et surtout intéressante. On passe d'une espèce de récit multiple, à la façon de Tardi dans "La guerre des tranchées", à un recentrage sur Sabra et Chatila, et à aucun moment on s'emmerde. Pas "d'effet Arte" donc (= on se cultive mais on s'emmerde). L'idée d'introduire des images d'archives est une autre clé du succès du film. L'impact émotionnel s'en trouve décuplé. Non vraiment, "Valse avec Bachir" est une belle réussite.
Quel film ! Et ce final... BOULEVERSANT et je pèse mes mots. Je ne savais pas en le regardant qu'il s'agissait du massacre des camps de Sabra et Chatila donc j'ai été tenu en haleine tout du long ... Mais qu'est ce que peux bien vouloir signifier ce rêve récurant de ces soldats qui sortent de l'eau pour se diriger vers ces femmes tout droit sorties d'un tableau d'Edvard Munch ? Et je ne vous parle même pas du graphisme que j'ai a-d-o-ré ! La aussi un devoir de mémoire, à voir, à revoir et à faire découvrir à ses amis.