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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2008
Une esthétique selon moi parfaite, un rappel des tristes évènements de Sabra et Chatila au travers des yeux d'un ancien soldat de Tsahal cherchant à comprendre un passé oublié...
De la bombe. un docu fiction dessin animé - je sais dit comme ça c'est pas vendeur - mais c'est un truc unique... jamais vu ! t'as à la fois la forme et le fond. T'apprends. Tu émotionnes (du verbe émotionner du 5ème groupe). tu applaudis.
Hélas, le dispositif formel tourne court très vite. C'est un dessin animé qui du dessin animé n'a que l'apparence; le reste c'est de la télé, au niveau du montage, du rythme, de la narration. On dirait un mauvais reportage e tf1 transposé en dessin par un logiciel froid et impersonnel. Le narrateur ne nous entraîne pas dans sa recherche, il ne nous emeut pas non plus. Désolé : adopter le point de vue du drame psychologique du soldat amnésique, alors qu'on parle d'un crime contre l'humanité, me paraît presque obscène pour les victimes qui, elles, ne sont que foule anonyme dans le film. Quelques beaux passages néanmoins : l'intro haletante avec les chiens, le soldat égaré dans dans la mer calme, la danse du mitrailleur... mais ça ne sauve pas le film.
Un film magistral dont on ressort totalement bouleversé... Ma fiancée a eut beaucoup de mal à s'en remettre (et moi aussi en fait)... Ari Folman est un réalisateur de génie qui à osé s'attaquer à un sujet délicat, et n'a pas hésité une seule seconde à montrer l'Etat dIsraël tel qu'il est...
L’idée de départ est excellente : faire un documentaire de guerre en dessin animé. Cela permet au réalisateur de montrer des choses plus dures de façon un peu distanciée, moins choquante que si elles étaient réellement filmées. Le personnage principal, à la recherche de sa mémoire perdue à la suite du traumatisme de la guerre, interviewe ses anciens compagnons d’armes pour tenter de se souvenir. A travers ce processus, il montre comment, pour échapper aux horreurs de la guerre, chacun modèle inconsciemment sa mémoire afin de rendre le souvenir supportable. La réflexion est plutôt nouvelle et la forme magnifique. Il est même parfois un peu dérangeant de trouver si belles des images représentant tant d’atrocités. Très fort.
Une étoile pour la maestria esthétique : le dessin est, finalement, assez peu réaliste, mais très racé et la BO - tantôt électro, tantôt classique - est excellente car dynamique. Une étoile pour le choix du sujet : si parfois l'histoire déploie "un passé qui ne passe pas", louons quand même l'initiative de décryptage du massacre de Sabra et Chatila. Mais là s'arrête l'intérêt de Valse avec Bachir. L'auteur a choisi d'expliquer cette partie de l'histoire du Liban par le truchement d'une reconstruction mémorielle personnelle (il a vécu le massacre, mais ne s'en souvient pas, donc tente de s'en resouvenir). Ce choix donne lieu à des scènes très lentes, très molles (interrogatoires, interviews, questions en suspens, etc.) et surtout auto-centrées... Une perspective polyscopique aurait été bien plus dynamique et plus enrichissante intellectuellement (regards croisés, en somme, de Phalangistes, de Palestiniens et d'Israëliens). N'est-ce pas ce que tout bon documentaire aurait fait ? Certains parlent de "propagande", n'allons peut-être pas jusque là, bien qu'il soit sûr que l'implication israëlienne dans ce massacre est minimisée dans le film. Mais comment s'en rendre compte puisque une mise en perspective historique a été considérée comme superflue ? Le côté "ouvert à tous" permit par l'animation en est paradoxalement (et malheureusement) neutralisé. La date du massacre, septembre 1982, n'apparaît pas une seule fois au cours du film, et c'est bien dommage. Enfin, inutilité des images "réelles" qui clôturent le film : surenchère de pathos ? doute final sur la puissance de l'image animée ? On se serait bien passé - parce qu'on avait compris l'enjeu du film - de ce voyeurisme terminal qui empêche, finalement, les consciences de s'apaiser et les esprits de s'ouvrir.
Un excellent film où l'on suit un israelien qui n'a plus de mémoire de la guerre. Il essaie de retrouver des soldats qui ont été en guerre avec lui pour se rémomorrer les évenements. Le graphisme est pariculièrement réussi, le film est profond et touchant. Un chef d'oeuvre
Si vous ne l'avez pas vu, ne le manquez pas. Je ne connaissais pas l'histoire de ce massacre et le traitement en dessin animé permet d'entrer dans ce film avec moins de douleur.
Un retour sur l'histoire qui pourrait être transposé pour d'autres guerres, d'autres massacres... devoir de mémoire.
Pour une fois de plus le cinema israélien nous montre à quel point il est capable de réaliser des films de qualité. Valse avec Bachir est un film très intéressant qui montre bien les atrocités de la guerre et le choc que subissent les soldats qui y participent. Une sérieuse remise en question de la politique israélienne pendant la guerre du Liban mais également du rôle "actif" de certains libanais dans les crimes de Sabra et Chatila!
Du grand cinéma. Si le film n'avait pas été en dessin-animé, il aurait perdu de sa force. Des séquences d'une beauté à faire pleurer, un graphisme particulier, une bande son parfaite et prenante, et un scénario qui au départ me paraissait répétitif (enchainement d'interviews) mais qui devient rapidement palpitant. Le jury de Cannes a du être borné pour ne pas lui avoir offert de prix. Valse avec Bachir est un chef d'oeuvre intelligent, puissant, humoristique et très bien construit. Un grand bravo.
Une vraie merveille du cinéma d'animation, qui revisite le genre avec pudeur et émotion. Un graphisme, une lumière, un scénario, une BO soignés à la perfection... Juste et touchant, bref une vraie réussite qui soulève une page de l'histoire négligée par le cinéma comme on aimerait en voir plus souvent.