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pitch22
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1,0
Publiée le 14 juillet 2008
Un début enthousiasmant, assez péchu, un mi-course languissant (la prétendue "valse" de la mitraillette: bof), une fin barbante et décevante. Avec les dessins simplistes des personnages, ça manque de chair. On passe d'un théâtre de marionnettes à une réalité atroce, au traitement frustrant. L'amnésie de l'auteur, Ari, ne dédouane pas sa participation à la vile entreprise. Le propos se voudrait dénonciateur ; il laisse un goût d'absurde.
Psychanalyse très instructive d'Ari Folman sur la guerre du Liban et le massacre de Sabra et Chatila. Il vient d'inventer une nouvelle forme: le documentaire animé. 3/4
un très bon film coup de poing l'animation est très originale le sujet grave est très bien amené (quoique le contexte aurait du être mieux expliqué cat tout le monde ne se souvient pas exactement des causes et faits de la guerre du Liban) reste les 30 dernières secondes qui n'étaient pas forcément obligatoires pour comprendre le message elles m'ont choqué (ce qui était le but recherché) mais ne m'ont rien apporté (c'est de la violence gratuite made in "JT du 20h")
Je viens juste de l’avoir vu, je suis encore sous l’émotion et j’ai peu de mot pour cette œuvre intelligente et puissante, humaine avant d’être religieuse et politique, si ce n’est qu’à la fin de la projection personne n’a la force de quitter la salle avant quelques minutes tant c’est poignant. C’est aussi un documentaire, un témoignage illustré de l’une des tragédies récentes de l’histoire des hommes, il y a une vingtaine d’année, au Liban. Cette quête narrative du passé, telle une anamnèse, a pour objet de ne pas oublier, de ne pas enfouir dans la mémoire des hommes les horreurs qu’ils sont capables de commettre et accessoirement l’engrenage qui les facilitent. Les dernières minutes sont des images réelles dont la force vient horriblement conclure cette projection.
Assez unique dans la forme, ce docu-animation nous emmène sur des terrains connus du cinéma anti-guerre en arrivant à renouveler le genre. Emouvant naturellement, d'une vraie beauté formelle, la distanciation amenée par l'animation est anéantie à la fin et les bribes d'émotion prennent alors une logique et une force peu communes. Grand film.
C'est la première fois depuis "Venus et fleur" que je suis parti avant la fin... Un film construit comme une enquête par un type étonné de ne pas avoir de cauchemars (déjà là, c'est bizarre !!) après sa participation à la guerre du Liban. S'ensuit une (longue) série d'interviews d'ex-soldats, auxquels on n'a absolument pas le temps de s'attacher et pour lesquels on n'éprouve rien, sinon de l'ennui.
Certains ont rapproché ce film de "Persépolis" : excepté la technique, ces deux films sont vraiment aux antipodes l'un de l'autre ! Satrapi parlait elle aussi de sujets graves, mais avec pudeur et poésie. Ici, c'est aussi poétique qu'une cure psychanalytique saupoudré de porno.
Un très grand film de guerre extrêmement original puisque c'est un dessin animé sur des témoignages d'ancien combattants israéliens.Un film qui glace le sang sur une actualité récente qu'on a tous un peu oublié.On pense à Full Metal Jackett,Redacted ou Apocalypse Now.Indispensable.
Un vrai choc visuel et mental ! Décidément, le cinéma israélien n'en finit pas de nous surprendre par sa créativité, sa puissance émotionnelle, son recul et sa maturité malgré un conflit - hélas ! - toujours d'actualité. Plus qu'un film à thèse politique, VALSE AVEC BASHIR est une introspection psychologique passionnante doublée d'une reconstitution minutieuse, sensorielle, presque olfactve des ambiances et époques évoquées (bande originale superbe entre autres). Certes, on pourrait se demander à quand un film libanais sur les massacres des Chrétiens de Damour (1976) par les milices palestiniennes ? Mais bon, "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" rappelle un philosophe... : Admirablement retenu par Ari Folman qui ose briser les tabous sans rancoeur, ni haine de soi... tout simplement avec hônneteté, courage et grandeur. Un film qui fera date.
Je résume ce film à un pari audacieux mais qui a durement échoué.
Je comprends l'emploi de l'animation-outre les considérations marketing, les occidentaux déprimés ayant adoré Persepolis- par la volonté de figurer l'horreur de la guerre et du massacre, fil rouge de l'histoire, d'une façon visible.
Seulement la fin et ses images réelles de femmes pleurant leurs hommes et enfants morts semble dire que cette gageure était impossible à tenir, comme si le réalisateur reconnaissait lui-même l'impossiblité de son ambition artistique (en admettant qu'il y en ait une).
Je ne suis également guère à l'aise avec la propagande, l'image (on dirait la photographie pour un film) et les mouvements.
Le propos était méritoire : la psychanalyse autour d'un massacre perpétré par les chrétiens phalangistes dans les camps de Sabra et Chatila durant la première guerre du Liban. La forme choisie (le documentaire animé) gentiment audacieuse. Mais la monotonie des images et l’entassement des scènes du héros/cinéaste en quête de la vérité produisent rapidement chez le spectateur un état d’impassibilité sur le plan moral comme sur le plan sentimental. La plus lourde erreur, outre le placage d’une bande son horripilante et décalée, est d’avoir substitué à la chaleur humaine une froideur totale. Cette Valse pour Bachir est au final aussi intéressante qu’un documentaire sur la mise en boîte des petits pois...
Un très grand film ! J'ai été scotchée dans mon siège dès les premières images et je ne dirai rien des dernières... Il s'agit d'un récit-documentaire mené par un vétéran israélien de la guerre du Liban.... Il a voulu retrouver le souvenir de ces moments car sa mémoire avait presque tout effacé... Il a surtout voulu comprendre à postériori quel avait été son rôle . C'est magistral , et applicable à tellement de "sales guerres" dans lesquelles ont été précipités tant de très jeunes gens... Le choix de l'animation donne une force extraordinaire aux témoignages, comme aux scènes oniriques...La bande-son est excellente aussi. Un film qui ne ressemble à aucun autre, à voir absolument.
J'ai été subjugué par ce film ! Le dessin exprime ce que la pellicule ne pourrait pas exprimer ! Le réalisateur nous plonge dans un autre univers ... et pourtant c'est bel et bien le notre ! J'ai eu l'impression d'être plongé dans un univers tiré des livres de Clive Barker ! Les témoignages sont intéressants et poignants. Le scénario bien construit nous dévoile l'histoire peu à peu en plongeant de plus en plus dans le réalisme et les considérations d'ordre psychologique sont passionantes. A voir absolument !
En même temps très loin et très proche du "Persépolis" de Marjane Satrapi, cette "Valse avec Bachir" ne met pas longtemps à nous séduire. On pouvait craindre les gros sabots et les démonstrations artificielles et lourdingues, mais rapidement, Ari Folman nous rassure sur ses intentions, et nous offre en définitive le message le plus sincère et le plus subtil qui soit. Car au delà de son magnifique message pacifiste et antimilitariste, Folman nous offre un devoir de mémoire des plus saisissants, au ton certes dramatique mais infiniment poétique, mélodieux. Car voilà bien l'immense trouvaille de ce film : mêler à l'horreur de la réalité et à l'émotion des discours un esthétisme radieux, d'une beauté indescriptible et qui nous touche au plus profond de nous même, berçé qui plus est par l'une des plus belles bandes originales qui aient été conçus depuis longtemps. Folman a ainsi réussi à trouver cette osmose quasi-parfaite, rendant alors son récit et son témoignage aussi vrai que juste, doublé d'une véritable expérience visuelle, et cela sans jamais perdre le fil de sa pensée et de son récit. Du cinéma brillant et intelligent, voila bien tout ce qu'il manque à bien des films aujourd'hui, et ce "Valse avec Bachir" n'en est alors que plus marquant. Magnifique.