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Du vrai Besson. Dans la scène d’ouverture, le cinéaste fait percevoir la nature de son personnage par la juxtaposition de quatre plans ; puis, il donne une force à certains moments par l’utilisation simultanée du hors-champ et de la bande son (le premier « rapport » entre Marthe et le locataire) ; ou par une sorte de distanciation avec musique décalée ; et comme d’habitude chez lui, par la neutralité du ton employé par les acteurs, donnant plus de place au texte et à la mise en scène. Mais aussi un Bresson surprenant, par sa capacité à capter une ambiance Parisienne post soixante-huitarde, avec une jeunesse au parfum de liberté et d’insouciance, baignée dans des musiques du monde. Le tout donne un film prégnant, particulier, un peu magique, qui interroge sur le rapport entre le réel et l’idéal, et culmine dans un grand moment d’émotion.
Mon premier Bresson.
J’ai mis du temps à entrer dans le film, à en saisir le rythme, le vide apparent.
Mais c’est l’après qui frappe.
Les scènes, d’abord anodines, reviennent comme des fantômes silencieux…
Et sans prévenir, le film vous rattrape.
Ce que je croyais froid, distant, sans émotion, s’est logé quelque part en moi,
et m’a assommé bien après la dernière image.
J’ai mis du temps à entrer dans le film, à en saisir le rythme, le vide apparent.
Mais c’est l’après qui frappe.
Les scènes, d’abord anodines, reviennent comme des fantômes silencieux…
Et sans prévenir, le film vous rattrape.
Ce que je croyais froid, distant, sans émotion, s’est logé quelque part en moi,
et m’a assommé bien après la dernière image.
Ce film rare est un chef d’œuvre qui va inspirer toute une armée de grands cinéastes, tel que Wenders, Eudtache, Ackerman et même Carax. Mention spéciale pour le jeu des acteurs dont la très regretté Isabelle Weingarten, peut-être la plus belle actrice des années 1970.
Réadaptation du classique de Dostoieveski : « Les nuits blanches », Bresson se détache de toutes les similitudes au livre, afin de nous offrir ses 4 nuits où un amour aurait pu naître. Malheureusement, le surplus de flashback et la monotonie du jeu du tandem d’acteurs enlève toute la féerie et l’onirisme du classique russe.
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