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Un visiteur
3,0
Publiée le 1 février 2013
Si Crimes à Oxford n'est certainement pas le film le plus abouti de Alex de la Iglesia, il n'en reste pas moins un thriller sympathique. Ce qui frappe en premier lieu dans ce film, c'est avant tout son scénario bancale sur lequel le film tente de se reposer maladroitement. Pourtant, le postulat de départ pouvait au minimum proposer une intrigue intéressante et construite, ce qui est très loin d'être le cas du résultat finale, beaucoup plus inégal. Le démarrage du film se fait assez rapidement mais montre très vite les faiblesses du scénario, en particulier les bases d'une intrigue amoureuse qui semble et qui se révélera inutile. Malgré tout, la grande intrigue du film tient la route jusqu'à un final très en deçà de cette intrigue puisque tentant un twist à la fois aberrant mais surtout détruisant entièrement les efforts des scénaristes pour rendre l'intrigue suivable. Au vu de ces qualités discutables en matière de scénario, inutile de s'attarder sur les nombreuses facilités qui permettent à l'intrigue d'avancer. En outre, et toujours pour rester dans les points négatifs, nous pouvons aussi noter un casting très inégal. Car si Elijah semble désespérément vouloir s'appliquer pour faire oublier son rôle de Frodon, John Hurt semble quant à lui beaucoup moins dans la retenu dans un jeu tout en exagération, perdant très vite toute crédibilité. On passera aussi sur le reste du casting tant leur utilité ne fait visiblement pas parti du scénario, devenant de simples figurants. Néanmoins, la mise en scène d'Alex de la Iglesia reste très calibrée, comme lors d'un excellent plan séquence où dans les phases plus mouvementées. Il nous gratifie d'ailleurs aussi d'un esthétisme très soigné qui teinte l'ambiance d'un glauque léger mais suffisamment marqué. Même si Crimes à Oxford se base sur un scénario bancale et un casting qui l'est tout aussi, il reste cependant un thriller qui se regarde surtout pour l'ambiance qu'Alex de la Iglesia y installe.
Thriller mathématique confrontant deux visions du monde, "Crimes à Oxford" est un divertissement comportant autant de qualités que de défauts. Le début est extrêmement laborieux, peu intéressant, et les évènements s'enchaînent bien trop vite. A peine arrivé, le jeune Martin (Elijah Wood) emballe les jolies filles (il a aussi le don de bousculer tout le monde). Certaines situations ou personnages ne servent à rien (le collègue de Martin) et les dialogues sont parfois trop rapides, sans nous laisser le temps d'ingurgiter les théorèmes farfelus ou autres joyeusetés mathématiques. Le scénario, quand à lui, est en demi-teinte. Plutôt bien mené, avec des rebondissements et un déroulement agréable, il semble au final assez incohérent. Les zones de floues sont présentes dès le début, et on finit par se laisser emporter, pour se rendre compte à la fin qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Reste un John Hurt excellent, un plan séquence réussi, et certaines idées intelligentes.
Malheureusement plombé par de nombreuses scènes inutiles et des digressions philisophico-scientifiques inintéressantes au possible, ainsi que par des acteurs peu crédibles, Elijah Wood en tête, ce "Crimes à Oxford" est sauvé par quelques idées cinématographiques intéressantes (un plan séquence réussi en début de film, et une photographie qui m'a bien plu bien que je conçois qu'on puisse trouver le film hideux) et par un twist final pas trop foireux. L'avantage est qu'on peut louper une bonne partie du film s'en trop en perdre le fil, l'inconvénient c'est qu'on s'ennuie pas mal quand même... Il y a quelques milliers d'autres films à voir avant celui-là...
La mayonnaise ne prend clairement pas si je peux m'exprimer ainsi. C'est beaucoup trop brouillon, trop incompréhensible et surtout quelque peu prévisible. Et c'est bien cela que je reproche à ce film où le côté suspense de l'enquête n'est pas assez présent. En plus, pour couronner le tout, c'est très mal joué, Elijah Wood n'est pas vraiment Frodon dans ce film ! Le duo menant l'enquête ne prend vraiment pas, et je dois l'avouer, on s'ennuie un peu sur les bords. Bref, vraiment un film à passer, qui manque sérieusement de qualité, alors que pourtant il y avait certainement matière à faire bien, avec ce genre de film.
A éviter absolument! Mais que c'est mauvais, cliché, poussif, abusé, agaçant, fatiguant, inutile, futile, tout pourri! Nan mais ça aurait pu être cool en vrai, parce que l'enquête est plutôt pas mal construite, un peu façon "Da Vinci code", avec des rapports historiques, des indices fugaces, et une recherche intéressante, mais comme pour le film de Ron Howard, ça ne prend pas et c'est terriblement mauvais! Et que dire de monsieur Frodon, qui lorsqu'il est mal dirigé, comprendre lorsqu'il n'est pas sous la houlette de Peter Jackson, est un piteux acteur...
Un petit film bien compliqué. Le scénario se perd et se disperse de tous les côtés.Les personnages sont hystériques . Tout le blabla pseudo mathématique n'intérese pas et nous lasse. Idem pour la tentative de s'accoler à de la philosophie.Ennuyeux.
ça se laisse regarder mais c'est loin du chef d'oeuvre. L'intrigue finit par user, à force de se prendre trop au sérieux, et de blablater autour des symboles et autres suites logiques. A un moment, on se croirait vraiment au milieu d'un grand sudoku sans issue ... Le dénouement est aussi plutôt douteux. Par contre, l'image et l'ambiance est belle, Elijah Wood pas si mauvais que ça.
Une musique feutrée s'immisce doucement au travers des vitraux de l’amphithéâtre, majestueux sanctuaire où les esprits cogitent et s'affrontent, puis, délicatement s'accroche entre les pages poussiéreuses de nombreux volumes complexes.. Plus tôt, le film s'ouvrait sur une séquence inouïe, victoire sans appel de la pensée mathématiques sur tout autre agissement typique des bêtes humaines. La logique des chiffres, implacable, fascinante, trouve ici un décors à sa mesure pour s'y étendre, l'axe des abscisses opère une translation osée afin de côtoyer parallèlement, au plus près, toutes les autres données, tous ces êtres qui s'agitent, avec leur pensée propre, et, tout comme les balles au squash, leurs trajectoires se révèlent imprévisibles. Oxford, légendaire lieu de savoir , ouvre grand la bouche et avale ces pions, qui surnagent à coup d'équations au plus profond de ses entrailles. de la Iglesia s'amuse, déplaçant la caméra à coup d'envie, alternant d'intenses gros plans sur les regards -géométriques, toujours, les angles des pupilles, vers une feuille, vers l'adversaire, voire même l'imaginaire- et d'habiles plongées au coeur de l'environnement en apparence chaleureux, et pourtant si hostile; peu importe ici le fin mot de l'histoire, aussi prévisible soit-il, le chemin qu'empruntent les personnages est bien plus divertissant que prévu.
Habillement filmé , un thriller de qualité qui m'aura envouté jusque au bout. Les acteurs sont tous excellents, le scénario est passionnant et la mise en scène diablement immersive. C'est beau, c'est sombre, c'est du très beau travail !
« Ici se trouve la vérité absolue, tout est faux ».
Ce qui est vrai est confus, désordonné, imprévisible. Une suite logique de nombres adopte la clef des champs en devenant soudainement déstructurée, déconnectée d'un propulseur d'origine.
Les repères sécurisants sont défaits par les apparences d'un monde fragilisé, dépendant de désastres naturels qu'il ne peut que subir sans pouvoir les définir quand ils ne sont que néant.
La régularité de Pi du nombre d'or, d'un flocon de neige et de la suite de Fibonacci s'effondrent dévorés par l'imprévisible.
L'incompréhension est notre tasse de thé, nos cerveaux se détruisent en essayant de comprendre les motivations de métastases tueuses s'acharnant sur un corps humain sain. La beauté et l'harmonie sont traquées continuellement par la dérive spontanée et incompréhensible des éléments.
Philosophie et mathématiques se disputent la résolution de l'équation suprême. Le vainqueur ne dispose que de quelques minutes de bonheur. Les nombres fous et imprévisibles reprennent rapidement leurs suprématies anarchiques en détruisant des visages de chercheurs convulsionnés, déroutés devant l'impossibilité de percer la seule nécessité dont l'univers a besoin.
Le mathématicien isolé de la révélation n'est plus qu'un humain subordonné à son arrivisme.
« Crimes à Oxford » soumis à la plume du roman de Guillermo Martinez s'écoute un peu plus qu'il ne se regarde. L'intrigue policière conventionnelle de départ sans fumet prend du volume grâce aux connections Pythagoriennes détentrices d'intérêts.
L'oreille se grise de ces formules, la vue de ces symboles millénaires et mystérieux accompagnateurs de nos vies et de notre fringale de comprendre ce qui régit le monde.
Sans être un chef d'œuvre cet opus est loin d'être insignifiant. Son contenu parfois somnolent se ragaillardie dans un cheminement persuasif devant nos équations terriennes éternellement remises en questions.
L'épilogue ou bien des choses s'éclairent sur les divers conditionnements perceptibles ou non que nous subissons ou activons chez nos semblables sert de sauf conduit à nos errances.
Rien que pour son discours susceptible de nous recadrer dans des recherches saines et instructives balayant les immondices de toutes sortes que nous ingurgitons chaque jour « Crimes à Oxford » mérite largement une heure et demie de compagnie.
Ensuite il suffit de méditer sur les transpirations intellectuelles de nos ancêtres dont l'héritage n'est plus que jamais à l'ordre du jour.
Film basé sur un bon scénario et joué par des acteurs convaincants mais qui perd en crédibilité à cause d'un retournement final trop rocambolesque. Dommage...
Drôle de sensation que celle que l'on ressent après avoir regardé ce "Crimes à Oxford". Le scénario est intéressant, mais mal exploité, on s'ennuie ferme et pourtant on regarde jusqu'au bout. Je mets donc 1 étoile pour Leonor Watling dont la prestation restera à jamais gravée dans ma tête (miam) et 1 autre pour la fin du film dont la théorie façon "L'effet Papillon" m'a beaucoup plu. Mais je reste déçu.
Tout les ingrédients sont là pour faire un bon film. Les acteurs y croient (John Hurt et Elijah Wood sont excellents), la réalisation correcte, l’intrigue joliment trouvée. Alors pourquoi la sauce ne prend-t-elle jamais ? C’est ce qui fait la saveur du cinéma. La réussite d’un film dépend de l’interprétation et des qualités artistiques, mais il y a toujours une petite part de magie, qui fait qu’un film va plus ou moins captiver. Ici, on s’ennuie trop pour que ce soit juste une affaire de mauvais sort. Alors, listons ce qui nuit grandement au film. Premièrement, l’image est assez laide. On a du mal à sortir de l’esthétique des téléfilms de tf1. Deuxièmement, le scénario sombre rapidement dans la facilité, enchaînant les scènes d’amour inutiles entre le héros et sa copine du sport. Enfin, l’opposition des caractères entre l’élève et son professeur est mal exploitée. Du coup, le film se perd dans les scènes qui sont là juste pour remplir en attendant les multiples twists de fin, qui eux, ont un réel intérêt. Il est vrai qu’en sortant, on se demande comment une fin aussi réussie peut-être précédée d’un film aussi médiocre. Peut-être le réalisateur s’est-il trop concentré sur cette fin, justement.