1180 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
224 critiques spectateurs
5
45 critiques
4
53 critiques
3
24 critiques
2
34 critiques
1
39 critiques
0
29 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 février 2011
Redacted est ( sur le fond ) un copier coller d'Outrages. Mais copier coller n'est pas un terme péjoratif, en effet, De Palma nous montre que les atrocités et erreurs de la guerre du vietnam se répètent en Irak, qu'aucune leçon n'a été tirée du passé. La forme est novatrice, certes, mais novateur n'est pas forcément un terme mélioratif, car Redacted est un film assez plat qui ne permet pas vraiment au spectateur d'être en totale immersion : paradoxe de la chose car l'utilisation des différentes caméra est faite pour cela : toucher du doigt la vérité. De Palma est-il un grand réalisateur ? oui ! Redacted est-il un grand film ? non, mais il vaut néenmoins le détour.
Un film dur et complexe pour une situation qu’il l’est tout autant et sûrement plus que ce que l’on peut en voir et peu être même imaginé. Ce film nous montre que la guerre est une chose, sérieuse, grave, traumatisante, quelle que soit l’environnement et la situation. « En temps de guerre » est plus qu’une expression, c’est un état d’esprit que l’homme ne peut endurer, cela mène à des drames, voir des monstruosités. Au de la de « l’horreur de la guerre » , cette formule est un cliché mais c’est pourtant la vérité, le thème principal, et que je trouve d’ailleurs pas assez approfondi, est justement cette vérité qui est cachée. Le mensonge, la souffrance, les vices de l’homme, voila ce que montre ce film.
De Palma "imagine" un documentaire sur la Guerre en Irak en utilisant tous les moyens qui sont à sa disposition pour créer le trouble chez le spectateur : caméra DV qui filme constamment en direct, blogs, interviews : toute la mise en scène des événements autour d'un petit groupe d'appelés tourne autour de la question : comment retranscrire le réel tout en reconstituant, en n'utilisant pas d'images documentaires (sauf pour l'épilogue) ? Blair Witch il y a quelques années, Cloverfield plus récemment, nous entrainaient eux aussi dans un pseudo reportage, à la différence près que les événements décrits étaient purement fictifs, alors que De Palma entends retranscrire une réalité conemporaine et douloureuse, dénoncer une gangraine. Cette vision fabriquée condamne l'intervention, certes, mais souligne surtout l'implacable processus de l'horreur (un crime entrainant des conduites de plus en plus atroces et inacceptables). Réquisitoire ? Ambitieuse tentative de recréer le réel grâce aux technologies modernes de communication ? Les deux évidemment, au service du point de vue d'un réalisateur-citoyen qui s'est donné comme mission de permettre au spectateur de voir l'horreur pour combattre sa banalisation. Comme c'était à craindre, le spectateur (notamment américain) a préféré regarder ailleurs et le film est un échec commercial.
Brian De Palma filme ce long-métrage comme s’il s’agissait d’un documentaire traitant la guerre. Certes, ce film choque, mais on n’en apprend pas plus qu’un journal télévisé. Tout ce qui est montré dans ce film a déjà suscité des débats et autres discussions. On sait que la guerre, c’est moche. On sait que les militaires ne sont pas tous des anges et qu’ils n’ont pas beaucoup de distractions mis à part le viol sur des jeunes ou des plus faibles. On n’apprend pas grand-chose. Autre chose que j’ai trouvé un peu fort, ce sont les photos (affreuses) d’enfants blessés à cause de la guerre. On a l’impression que cette guerre a été déclenchée par nous et que le réalisateur ne veut pas qu’on ait la conscience tranquille. Ce genre de film devrait être montré aux chefs d’état, pour qu’ils voient les ravages qu’ils causent. Mais bien sur, ils n’en auraient rien à foutre.
Décidemment, De Palma n'en finit plus de s'enfoncer et de perdre son inspiration d'antan. Pourquoi se fatiguer à singer (très mal d'ailleurs) le style documentaire, si c'est pour se contenter d'enfoncer des portes ouvertes ? Ce brouet racoleur n'atteint même pas le centième de l'authenticité et de la capacité de démonstration des docus, voire des simples images d'actualité, qui ont été pillés pour son montage. Quant à la partie fictionnelle du film (c'est pas du cinéma ce truc ?) là on est carrément au niveau zéro.
Un film assez extraordinaire. L'esthétique documentaire confère un tel réalisme à l'histoire que l'impact est décuplé. Une grande portée émotionnelle et politique aussi. On met un peu de temps à s'attacher aux personnages, mais finalement on rentre bien dans le film. Tout est criant de réalisme, du jeu des acteurs à la mise en scène de scènes parfois très violentes. Quelques rebondissements nous font sursauter et l'ambiance générale fait ressentir toute l'horreur de la guerre en Irak. Une vision tout à fait humaine de cette guerre, de la réalité du terrain. Pourtant le film n'est pas désagréable à regarder. On est immergé sans se sentir mal à l'aise. Et les images font vraies tout en étant belles et propres. Un coup de maître de la part de Brian de Palma qui signe un film vraiment singulier, avec un contenu très fort et une forme originale.
L'idée est originale, la mise en scène également mais le scénario est pitoyable autant que le jeu d'acteurs. La Bande son Française est catastrophique. 2/5 uniquement pour le traitement original de la situation.
Faux documentaire (filmé par plusieurs sorte de caméra). Véritable O.F (filmique).N.I., les meilleurs moments du film sont les passages du checkpoint. Le style percutant de Brian De Palma sert très bien le récit et dans quelques scènes il trouve sa maestria qu'il a connu dans d'autres films mais ici il y a des hauts et un peu de bas.
Une ravageuse diatribe signé De Palma, il n'y va pas de mains mortes et dénonce ardemment les exactions commises par des G.I sur une jeune irakienne. Le réalisateur de Scarface signe un pamphlet politique particulièrement réussi où l'on voit que les leçons données lors de la guerre du Vietnam n'ont pas été retenues. Le réalisateur crée une sorte de remake de son film "Outrages" où il était question d'un viol commis sur une Vietnamienne innocente, un soldat choqué décidera de dénoncer les responsables du crime à la justice militaire. Dans Redacted c'est quasiment la même chose sauf que c'est d'actualité et en Irak que ça se passe. De Palma a fait un film que personne ne veut voir à partir d'images internet YouTube fictives, il se sert de témoignages de femmes en manque de leurs maris, de journaux de soldats racontants l'horreur de cette guerre. On y voit que des militaires s'ennuient, d'autres sont fous et ont attisé avec l'attente une haine des sunites et des chiites. Le cinéaste ne mâche pas ses mots et on se doute bien que ça ne va pas plaire à la plupart des américains conservateurs et républicains. Il serait vraiment bien que le film soit vu par un grand nombre de personnes, peut être que l'opinion de certains pourrait changer, si seulement! En tout cas, un grand retour du très bon De Palma de sa période Hitchcockienne. Un film à voir
Un regard critique et humain sur la guerre en Irak et sur l'impact sur les deux peuples aussi bien américain qu'Irakien , une violence qui peut atteindre l'extrême mais j'ai trouvé le tout assez inutile au final , le scénario est assez vide et les acteurs sont pas terrible ce qui handicape grandement le message que veut véhiculé De Palma . Le fond de l'histoire est réaliste et vraiment intéressant a découvrir mais dans les faits , le tout est d'un vide désertique : les scènes ressemblent a un cercle infini ou tout s'empire mais recommence , jusqu'a la fin... Et je préfère même pas parler des acteurs , ils ont l'air d'amateurs a qui ont a demander de refaire exactement es personnages de Full Metal Jacket ou Jarhead , mais en malheureusement moins bien . Par contre , l'expérience qu'apporte De Palma au style Caméra A L'Epaule , aussi appelé style Cloverfield , fait découvrir un nouveau point de vue sur certaines choses , et des scènes extrêmes deviennent rapidement des épreuves psychologiques pour le public . Un film de guerre proche du documentaire et qui doit supporter des lacunes cinématographiques terrible .
De Palma nous refait la meme qu'en 89 avec Casualties of War qui a mon sens avait deja fait le tour de la question Filam donc tres decevant et qui napport pas grand chose a part de la violence gratuite