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Un visiteur
2,0
Publiée le 30 mars 2020
La banlieue vue par des parisiens pour les parisiens. Culte car premier film sur le sujet, La Haine est sauvé par son esthétique du noir et blanc et sa réalisation impeccable. Les ingrédients essentiels (ennui, police, rap, shit, frustration sexuelle...) sont bien là. Il manque malgré tout l'essentiel: l'authenticité. Vincent Cassel en fait des tonnes, Hubert Koundé est sous chloroforme, seul Saïd Taghmaoui dégage un peu de sympathie.
Le film est tres realiste parce que il s'agit des probleme qui faire partie de la vie quotidienne. Meme si le film a une note humoristique, celui-ci se termine mal, car il raconte une histoire d'une societe en decomposition. Le fil rouge etait prenant, toutefois le denoument etait trop brusque.
Un classique du cinéma français, une bombe de Mathieu Kassovitz. Que dire de ce film qui a révéler Vincent Cassel au grand public. Une histoire forte et encore d'actualité. Un film indispensable
La Haine. Chef-d'œuvre. Vincent Cassel et Saïd Taghmaoui sont énormes. Le côté noir et blanc magnifie le film. Mathieu Kassovitz signe un film culte bourré de répliques inoubliables.
"La Haine" est un véritable chef-d'oeuvre du cinéma français ! Sortie en 1995, il est encore aujourd'hui une référence pour toute une génération. Ce long-métrage peut, j'en suis presque sûr, être compliqué à visionner pour certains en raison de son concept. L'histoire nous raconte, en effet, la journée de 3 jeunes de cités tournant en rond dans leurs vies. Forcément avec un point de départ comme celui-là, certaines personnes pourront être peu tenter notamment à cause du propos du film. Mais ne pas voir ce film, ce serait rater un grand long-métrage ! Si ce projet a été autant récompenser à l'époque, ce n'est pas pour rien ! Mathieu Kassovitz avait été récompenser pour son travail de mise en scène et c'est fortement mérité. Sa réalisation et son utilisation du noir et blanc font de ce film, une oeuvre intemporelle proche du documentaire. Encore aujourd'hui, tout ce que filme le réalisateur est toujours d'actualité, et nous sommes pourtant 20 à 30 plus tard. Quant aux acteurs, quand on voit que ce film a lancé la carrière de Vincent Cassel, ce n'est pas pour rien étant donné que lui et les acteurs sont tous excellents ! Ils nous font croire à cette histoire tant du naturel se dégage de leurs prestations. Beaucoup de dialogues et de séquences ont d'ailleurs dû être improvisé à mon avis. Ce film est donc clairement un grand classique du cinéma français. Je vous le recommande donc fortement, ne serait-ce que pour votre propre culture personnelle. Pour conclure, "La Haine" est un film complexe mais qui est malheureusement, encore aujourd'hui, terriblement d'actualité.
Les plans, l'univers, tout est parfait et Vincent Cassel nous livre sa meilleur performance. Une critique non bobo sur la société du point de vue de 3 jeunes de cités aveuglés par leurs haine.
Une réalisation qui pose l’objectivité au milieu du terrain de tennis, des deux camps totalement opposés qui se renvoient la balle sans temps de jeu défini par le temps, le noir et blanc de 1995 est justifié. Les cailleras restent des cailleras et les flics font leurs boulots. Il y a un sentiment d’injustice sans jugement à l’égard des désignés contrariétés, n’oublions pas que le communautarisme étranger dans les sociétés occidentales est le vestige du colonialisme, l’impérialisme, les États-Unis, le Royaume-Uni pour ne citer qu’eux et la France. Parquant ces descendants de ses anciennes colonies dans ces cité HLM, ils tuent leurs temps à feignasser, dealer de l’illicite et font pas d’efforts pour s’intégrer dans une société discriminatoire à leurs égards. Les bavures policières furent normales pour l’époque, des fonctionnaires inspecteurs de police dépassés par les événements d’émeutes sous le coup de l’émotion anti-flic, révoltante aujourd’hui et ça continue à perdurer. Les policiers égarés du code de déontologie finissent par être viré parce qu’ils font honte à leurs fonctions, un abus d’autorité et de pouvoir de contrôle à lui tout seul. L’image du trio de caillera multi-couleur, une anthologie qui s’inspire avec force du cinéma social multiculturel américain, Martin Scorsese parle à Vincent Cassel dans son miroir. Cameo skinhead Mathieu Kassovitz et Vincent London saoul mélancolique entrave l’enquête policière.
Pratique d'accuser tout un quartier du mal de toute une Société, quand Paris est si belle à regarder dans ce film et qu'il en est frappant de voir ce qu'il se passe à la fin
il est difficile de parler d´un film politisé ainsi mais je vais essayé. donc la haine est le second film que je vois de kassovitz après les rivières pourpres que j´avais trouvé vraiment excellent malgré de nombreux Defaults. la haine étant considérée par la plupart des gens comme son chef d´oeuvre devait impérativement être vu de ma part. et ça y est je l´ai vu et je peut dire que ce film est vraiment une claque et pour du cinéma français c´est vraiment de la balle. kasso possède une réa vraiment impressionnante malgré ses 27 ans a l´Epoque, et malgré le fait que ce soit son deuxième film. les acteurs sont dans leur élément et on réussi a adapté un langage et une posture propre a leur rôle de jeune de banlieue ce qui fait que les trois protagonistes sont vraiment attachants, et le film est vraiment innovant par le fait de chronométré la journée. la photographie en noir et blanc a permis au film de ne pas vieillir malgré sa date de sortie (1995), et les dialogues sont bien écrit et ne sont absolument pas de trop. enfin il est nécessaire de parlée de cette fin qui donne un coup de poing au spectateur,spoiler: en effet cela n´est absolument pas accompagnée de musique ou autres mais juste du regard des acteurs et du silence du drame qui vient de se produire. le zoom sur le visage de said et le tire qui suit fait espérée au spectateur que c´est Hubert qui a tirée sur le policier et c´est en cela que le spectateur devient comme les trois protagonistes rempli de haine envers la police. cette fin laisse place au générique en silence et laisse le spectateur sans mots pendant plusieurs minutes. vraiment un des meilleurs film français qu´il faut impérativement voir, toujours d´actualité en 2018. merci kassovitz.
La plus grande réussite de Mathieu Kassovitz. Malgré quelques petit soucis, "La Haine" est un film qui je pense a bien marqué le cinéma Français et qui va rester toujours dans les annales. Déjà que la réa est juste nickelle, en noir et blanc, c'est juste trop bien, le film nous plonge au cœur de la cité des Muguets à Chanteloup-les-Vignes, en région Parisienne, et nous fait découvrir trois jeunes de banlieue qu'on prend un plaisir à suivre dans leur "aventure tumultueuse" enchaînée par des conflits, des coups, etc... Déjà pour commencer, avec la réa qui reste impeccable même plus de 23 ans après la sortie du film, les trois personnages principaux fonctionnent très bien et sont bien écrits. Le scénario marche également bien, même si c'est pas le meilleur en terme de scénario. Le film rebondit en plus très bien, car à chaque fois, les trois jeunes de banlieue se retrouvent dans différentes situations. Les acteurs s'investissent bien et la mise en scène est bien maîtrisée. On a quelques moments de tension présents, des scènes assez glauques et choquantes pour la plupart, mais également un côté humoristique pas lourd, sans oublier bien sûr une tendance dramatique bien appliquée et pas bâclée. Le film est déconseillé aux moins de 12 en France, mais au final y'a pas tellement de violence dans le film (sauf vers la fin). C'est plus la vulgarité des dialogues qui peuvent poser ce genre de problème. Déjà en terme de soucis, c'est ça, même si ça peut bien apporter au concept du film, la vulgarité dans les dialogues est souvent abusée. Mais pour moi, ce qui pose vraiment problème, c'est le rythme du film qui va beaucoup trop vite. Les actes sont enchaînés rapidement l'un après l'autre, et pour moi le film est assez court (1h30), je pense qu'une demi-heure de plus aurait été nécessaire. Mais sinon, "La Haine" sait se montrer vraiment très bon. La musique est assez rare dans le film, mais possède une BO plutôt cool et efficace. Un mot sur la fin du film (no spoil) qui est très brusque et choquante, et qui se termine sur une excellente phrase. Au niveau des acteurs, Vincent Cassel, encore très peu connu à l'époque, est très bon dans son rôle de jeune de banlieue juif violent et provocateur. Il est bien délirant (mention spéciale à la scène "C'est à moi qu'tu parles !!!" qui est bien connue donc pas vraiment un spoil) et s'investit bien dans son rôle, même si des fois il en fait un peu trop. Hubert Koundé joue également très bien. Son personnage de jeune de banlieue d'origine Béninoise apporte très bien au film. Son jeu n'est pas abusé et s'adapte à toutes situations. Saïd Taghmaoui qui joue le troisième jeune de banlieue d'origine Maghrébine est de loin le plus drôle des trois. Son personnage est attachant, cool et en fait pas des caisses. Les rôles secondaires, que ce soit Marc Duret, Karim Belkhadra, Solo, Edouard Montoute, Benoît Magimel, Héloïse Rauth, ou même Mathieu Kassovitz lui-même qui apparaît dans un tout petit rôle, fonctionne très bien aussi, tout comme le reste du casting. En conclusion, matez "La Haine". C'est un film à qui beaucoup de personnes, en particulier les jeunes, font référence, et c'est mérité. Même si pour moi c'est pas une grand oeuvre-d'art, "La Haine" reste un très bon film Français qui donne une autre image intéressante de la vie. Donc à voir sans hésiter.
Film coup de poing qui filme au plus près la violence pour mieux la dénoncer. Mise en scène brillante, jeu d’acteurs puissant et propos de haute tenue.
Le meilleur film de Kassovitz, sans discussion. Dans un noir et blanc bien senti, de frustrations en désœuvrement, de petits trafics en crises diverses, on vit la déambulation citadine de trois jeunes d'une banlieue en plein émeute. Le film était unique en son temps, et est devenu culte depuis: il y a dans la Haine un sens du prosaïque et du terre-à-terre bluffant, qui donne un vrai cachet de vérité et de vécu amer aux scènes et aux dialogues. Les acteurs sont très bons et bien à leur affaire, la mise en scène se permet de nombreux éclats d'inventivité, et tout cela nous plonge dans l'ambiance unique d'une tragédie larvée qui conserve presque tout le long la légèreté de la 'vie-qui-continue', via le personnage de Saïd en premier, et par toute les scènes de vie quotidienne. Ces scènes permettent au film de varier le ton en approfondissant ses thèmes et son réalisme. Mais bien sûr, au milieu de l'ennui routinier, il y a le drame qui se joue comme en arrière-plan, un drame encore tellement actuel que le film n'a rien perdu de son impact, multipliant les déclinaisons de la haine: la situation des banlieues, les rapports jeunes-police, la violence sociale, les armes. Juste des constats sans réponse: ...jusqu'ici tout va bien... Et si finalement l'histoire et la fin sont sans doute moins inattendues qu'on le voudrait, et si une ou l'autre scène pèche légèrement par un côté un brin caricatural, ce film reste bien l'un des meilleurs films français par son originalité et son ton unique. À voir à tout prix !
J’enlève un point (j'aurai mis 2 objectivement : 1 point pour la scène du musée et un autre pour Taghmaoui) pour faire baisser la note générale du film le plus surcoté du cinéma français selon moi. C'est chiant, prétentieux et ça ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes. Le tout réalisé par un homme détestable qui plus est.