Bouleversant. Un reflet et une critique de la société, toujours d'actualité 25 ans après la sortie du film. Le film est poignant et porté par ses acteurs incroyables. La vie morne et dure que mènent ces jeunes est reflétée par le noir et blanc et souligne le côté dramatique de leur vie. Un chef d'oeuvre tout simplement.
Tout commence avec la fameuse rengaine d’introduction (“C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages (...) jusqu’ici tout va bien (...) mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage”). Puis on est immédiatement mis dans l’ambiance, sans préambule, on débarque dans une cité, après une nuit d’émeutes au cours de laquelle un jeune de la cité a été passé à tabac et est entre la vie et la mort, un policier a aussi perdu son arme au cours de la nuit. On suit la journée de 3 amis : Vincent, Hubert et Saïd. Chacun survit comme il peut dans la cité, avec ses espoirs et ses illusions. J’avoue avoir mis une vingtaine de minutes à être embarquée avec les protagonistes, car on arrive dans le film brutalement, mais c’est justement ce qui fait sa force au final. Il y a de l’humour avec Saïd qui collectionne les gaffes et les petites embrouilles. Le personnage d’Hubert est lui, très touchant, il est calme, réfléchi, respecté et aimerait quitter cet endroit pour s’en sortir, mais pour le moment, pour aider sa famille il trempe dans des petits trafics. Et puis, il y a Vincent, le plus souvent agressif, il aimerait devenir quelqu’un, un dur, qu’on respecterait. En attendant, ils sont tous dans la même galère et partagent, avec la police, cette haine réciproque. Les images qu’on voit sont parfois très dures, elles traduisent pourtant une réalité, même aujourd’hui encore. 25 ans après, l’histoire est toujours d’actualité. La violence et le quotidien de ces jeunes sont mis en évidence par une façon de filmer brutale, mais malgré tout très esthétique. C’est un film marquant, touchant, qui fait réfléchir sur la façon dont la haine des uns alimente celle des autres, même pour ceux qui ont la meilleure volonté du monde.
Filmé en 1995 pour dénoncer la situation de la banlieue... Malheureusement toujours d'actualité... Au delà du message, ce film est d'une très bonne facture et d'une grande pureté. Il a révélé au public des acteurs de talent et un bon réalisateur...
La vision de la cité via Mathieu Kassovitz précurseur il y a 25 ans..devenu hélas trop actuel..film coup de poing précurseur du collectif de banlieue Kourtrajme.. Intéressant pas son côté social et dans un contexte actuel toujours véridique à voir comme un documentaire..
La banlieue vue par des parisiens pour les parisiens. Culte car premier film sur le sujet, La Haine est sauvé par son esthétique du noir et blanc et sa réalisation impeccable. Les ingrédients essentiels (ennui, police, rap, shit, frustration sexuelle...) sont bien là. Il manque malgré tout l'essentiel: l'authenticité. Vincent Cassel en fait des tonnes, Hubert Koundé est sous chloroforme, seul Saïd Taghmaoui dégage un peu de sympathie.
Le film est tres realiste parce que il s'agit des probleme qui faire partie de la vie quotidienne. Meme si le film a une note humoristique, celui-ci se termine mal, car il raconte une histoire d'une societe en decomposition. Le fil rouge etait prenant, toutefois le denoument etait trop brusque.
Un classique du cinéma français, une bombe de Mathieu Kassovitz. Que dire de ce film qui a révéler Vincent Cassel au grand public. Une histoire forte et encore d'actualité. Un film indispensable
La Haine. Chef-d'œuvre. Vincent Cassel et Saïd Taghmaoui sont énormes. Le côté noir et blanc magnifie le film. Mathieu Kassovitz signe un film culte bourré de répliques inoubliables.
"La Haine" est un véritable chef-d'oeuvre du cinéma français ! Sortie en 1995, il est encore aujourd'hui une référence pour toute une génération. Ce long-métrage peut, j'en suis presque sûr, être compliqué à visionner pour certains en raison de son concept. L'histoire nous raconte, en effet, la journée de 3 jeunes de cités tournant en rond dans leurs vies. Forcément avec un point de départ comme celui-là, certaines personnes pourront être peu tenter notamment à cause du propos du film. Mais ne pas voir ce film, ce serait rater un grand long-métrage ! Si ce projet a été autant récompenser à l'époque, ce n'est pas pour rien ! Mathieu Kassovitz avait été récompenser pour son travail de mise en scène et c'est fortement mérité. Sa réalisation et son utilisation du noir et blanc font de ce film, une oeuvre intemporelle proche du documentaire. Encore aujourd'hui, tout ce que filme le réalisateur est toujours d'actualité, et nous sommes pourtant 20 à 30 plus tard. Quant aux acteurs, quand on voit que ce film a lancé la carrière de Vincent Cassel, ce n'est pas pour rien étant donné que lui et les acteurs sont tous excellents ! Ils nous font croire à cette histoire tant du naturel se dégage de leurs prestations. Beaucoup de dialogues et de séquences ont d'ailleurs dû être improvisé à mon avis. Ce film est donc clairement un grand classique du cinéma français. Je vous le recommande donc fortement, ne serait-ce que pour votre propre culture personnelle. Pour conclure, "La Haine" est un film complexe mais qui est malheureusement, encore aujourd'hui, terriblement d'actualité.
Les plans, l'univers, tout est parfait et Vincent Cassel nous livre sa meilleur performance. Une critique non bobo sur la société du point de vue de 3 jeunes de cités aveuglés par leurs haine.
Une réalisation qui pose l’objectivité au milieu du terrain de tennis, des deux camps totalement opposés qui se renvoient la balle sans temps de jeu défini par le temps, le noir et blanc de 1995 est justifié. Les cailleras restent des cailleras et les flics font leurs boulots. Il y a un sentiment d’injustice sans jugement à l’égard des désignés contrariétés, n’oublions pas que le communautarisme étranger dans les sociétés occidentales est le vestige du colonialisme, l’impérialisme, les États-Unis, le Royaume-Uni pour ne citer qu’eux et la France. Parquant ces descendants de ses anciennes colonies dans ces cité HLM, ils tuent leurs temps à feignasser, dealer de l’illicite et font pas d’efforts pour s’intégrer dans une société discriminatoire à leurs égards. Les bavures policières furent normales pour l’époque, des fonctionnaires inspecteurs de police dépassés par les événements d’émeutes sous le coup de l’émotion anti-flic, révoltante aujourd’hui et ça continue à perdurer. Les policiers égarés du code de déontologie finissent par être viré parce qu’ils font honte à leurs fonctions, un abus d’autorité et de pouvoir de contrôle à lui tout seul. L’image du trio de caillera multi-couleur, une anthologie qui s’inspire avec force du cinéma social multiculturel américain, Martin Scorsese parle à Vincent Cassel dans son miroir. Cameo skinhead Mathieu Kassovitz et Vincent London saoul mélancolique entrave l’enquête policière.
Pratique d'accuser tout un quartier du mal de toute une Société, quand Paris est si belle à regarder dans ce film et qu'il en est frappant de voir ce qu'il se passe à la fin