La Haine
Note moyenne
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875 critiques spectateurs

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354 critiques
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90 critiques
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57 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2015
Véritable film coup de poing lors de sa sortie en 1995. La Haine, 20 ans après sa sortie, fait partie de ces films cultes qui n'ont pas pris une ride. Mathieu Kassovitz effectue un choix judicieux en réalisant son film en noir et blanc. Le film est intemporel et toujours en lien avec le contexte social actuel. Les rapports entre les forces de l'ordre et les jeunes des cités sont filmés sans aucun manichéisme. L'heure de la journée ponctuant le déroulement de l'action renforce également la tension dramatique. Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui restent mémorables dans leurs prestations et sont représentatifs d'une jeunesse sacrifiée. Au final, un diamant brut cinématographique qui a clairement sa place parmi les chefs-d'oeuvre du cinéma Français.
Mr. Renton
Mr. Renton

151 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2015
Vu pour la première fois hier sur paris première et j'en sors presque comme paralysé par cette fin.
/spoiler/ Qui est mort? /spoiler!/ et la j'ai été comme illuminé d'un seul coup. Et si Matthieu Kassovitz nous avez laissé le choix? Et si NOTRE haine devait avoir le dessus sur le fin? Car moi personnellement je pense que /spoiler/ Hubert tue le skinhead /spolier/ Mais c'est parceque je suis plutôt dans le camp d'Hubert. Poir toi peut-être que Hubert mérite de mourir, auquel cas il meurt mais tout cela dépend du visionneur. Bref Kassovitz nous fait comprendre la vie dans la banlieue de manière génial grâce a un montage incroyable. Et Vincent Cassel est parfait comme Saïd et Hubert. "Jusque ici tout va bien mais c'est pas la chute qui compte, c'est l'atterrissage.". Un film CULTE a voir au moins une fois dans sa vie.
Slang
Slang

35 abonnés 537 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2015
La Haine fait partie de ces classiques du cinéma français, de ces très bons films français. Les acteurs jouent remarquablement bien leur rôle, le tout soutenu par une réalisation originale qui va de l'utilisation du noir et blanc à certaines scènes remarquablement bien filmées. L'histoire est intéressante, et rentre cruellement dans l'actualité de notre époque, tout en nous surprenant par moment. On peut juste regretter certains scènes trop longues, ennuyeuses, mais qui fort heureusement sont minoritaires.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2015
Après une série d'émeutes qui ont secoué leur quartier, trois banlieusards vont vivre une journée qui va changer leur vie. Quoi qu'on en pense aujourd'hui, "La Haine" demeure une référence pour toute une génération de spectateurs, et provoqua une controverse à sa sortie. En effet, avec un noir et blanc rentre-dedans, Mathieu Kassovitz évoque la vie en banlieue, la brutalité policière, et plus généralement les relations entre les locaux et les forces de polices, où chacun ne cherche finalement que le respect, avec ses méthodes. Outre les multiples caméos, on relèvera un trio principal poignant : Vincent Cassel en véritable bâton de dynamite ingérable, Hubert Koundé en jeune espérant sortie de sa cité, et Saïd Taghmaoui en faiseur d'embrouilles. Les trois acteurs parviennent à développer des personnages relativement attachants, alors qu'ils auraient pu facilement devenir très irritables avec leurs flopées d'insultes. Par ailleurs, la mise en scène de Kassovitz et le montage sont soignés, avec, entre autres, des jeux sur les courtes et longues focales, et sur les travelings et plans fixes, selon que les protagonistes soient ou non à l'aise dans l'environnement (la cité foyer ou la ville inhospitalière). Ainsi, "La Haine" est un film réussi, et toujours d'actualité.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2015
La grande force de « la Haine » est d’être toujours aussi près de l’actualité en dépit de ses années au compteur. Matthieu Kassovitz a parfaitement saisi l’essence même de la déchéance de la jeunesse des banlieues envers la société, en proie ici à des tensions avec les forces de l’ordre, suite à une bavure policière. La différence entre fiction et documentaire est aussi mince qu’une feuille de papier d’où une immersion implacable et saisissante. L’ombre de Scorsese plane sur cette œuvre frontale portée par les excellents Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui. La caméra colle intimement aux baskets du trio, accentuée par de nombreux plans-séquences. L’utilisation d’une image noir-blanc est un choix particulièrement judicieux. Un travail admirable a été également effectué sur le montage. Les dialogues sont percutants, non dénués d’humour malgré une trame irréversible et explosive. Que l’on adhère ou non à ce film coup de poing, il reste durablement marquant.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2015
20 ans après sa sortie, la Haine n'a pas pris une ride. Ce qui est plutôt un constat douloureux, si l'on considère que la situation n'a pas changé, ni évolué. Film précurseur, il reste néanmoins la référence du genre, tant dans les esprits que sur l'écran. L'immersion dans les cités donc, se fait avec beaucoup de réalisme puisque le rendu fait plus documentaire que fiction : la clé de la réussite du film, à mon sens. Malgré que Mathieu Kassovitz n'ai choisit que ces deux couleurs pour l'illustrer, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, La Haine en quelque sorte fait réfléchir, sans que l'on se sente "forcé" d'avoir tel ou tel jugement. Les trois protagonistes, qui empruntent le prénom de leur acteur respectif, forment un trio très complet ou chacun y joue son rôle. Vincent, le sanguin, est le plus énervé de la bande, l'agressivité est sa vraie nature, mais sa prétention est au dessus de ces capacités, on pourrait voir en lui la lâcheté au final. Saïd, le volubile, est le bon copain locace qui peut parfois s'avérer agaçant, mais n'en demeure pas moins très attachant. Hubert, le réfléchi, incarne la sagesse du trio, plus posé et mâture que ces deux amis, il sait aussi être très réactif et est toujours présent en temps utile. On suit donc les aventures de ces trois là. L'hospitalisation d'un des gars du quartier suite à une bavure policière est le ciment du récit. La ligne directrice de l'intrigue. La Haine n'est pas à prendre au second degré, elle dépeint avec froideur de bien tristes réalités sur notre société. Jusqu'ici tout va bien.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mars 2015
Le film phare de Kassovitz n'a pas usurpé son statut de culte et reste 20 ans après sa sortie un véritable coup de poing, probablement plus encore qu'avant d'ailleurs étant donné qu'en 20 ans rien n'a changé, tout ce que le film raconte est encore aujourd'hui parfaitement d'actualité et ancré dans notre société (jusqu'à la réplique sur les LePen, c'est dire). Certains reprochent au film de se ranger du côté des jeunes de banlieue en les plaçant comme victimes et en pointant du doigt les policiers comme les méchants de l'histoire, ceux-là feraient bien de revoir le film, en entier cette fois et sans fermer l’œil. Le film se place du point de vue des caïds mais n'en fait pas des enfants de chœur pour autant: ils ont la frappe facile, volent des voitures, s'emportent pour des broutilles et surtout rangent aussi tous les flics dans le même sac, quand bien même certains font juste leur boulot sans méchanceté, voire avec compréhension. Même Hub, la voix de la conscience dans le trio, reste un branleur, tout ça rend les personnages humains et le discours du film d'autant plus marquant. Quant aux acteurs eh bien ils ne jouent pas, du moins c'est l'impression que j'en retire. Ils sont leurs personnages, et il n'y a absolument aucun faux pas dans l'interprétation unanimement naturelle. Tout cela contribue à donner au film ce réalisme qui fait que l'on en vient parfois à se demander si l'on est en face d'un film ou d'un documentaire, sans compter la mise en scène ponctuelle et discrète mais diablement efficace,. Aussi, je suis étonné d'apprendre que le film a été originalement tourné en couleur, vu à quel point l'usage du noir et blanc est impeccable. Enfin, la dernière phrase restera dans les esprits longtemps après le générique de fin. "La Haine" fait partie de ce que le cinéma Français a offert de meilleur, chapeau bas.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2015
Le temps passe et les films cultes de notre jeunesse perdent parfois de leur éclat. Et c'est un peu le cas de "La Haine" de Mathieu Kassovitz - que l'on croisera en skinhead vers la fin du long-métrage. La réalisation en noir et blanc est efficace et cohérente, à tel point que l'on pourrait parfois lui reprocher d'être caricaturale (l'équipe de TV, l'interrogatoire, etc...). Par contre, l'ennui des cités est vraiment bien illustré lors de séquences parfois saugrenues. La BO du film est excellente, avec notamment cette scène où DJ Cut Killer, aux platines, nous gratifie de son mythique "Assassin de la Police". Les trois acteurs principaux sont plutôt bons, même s'ils surjouent parfois, m'enfin bon, c'était le ton de l'époque... De nombreux seconds rôles de luxe venant compléter le casting. "La Haine" est au final un film relativement violent - mais pas tant que ça après tout -, relativement drôle aussi, et il y a même quelques petites touches de poésie, sur les toits, la nuit, ou sur les murs, le jour, mais malheureusement le scénario est quasiment inexistant. Quant au final, il est à couper le souffle ! Générationnel.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2015
Un très beau film, on en resort avec une leçon, on en apprend un peu plus sur la jeunesse issue de quartiers pauvres, même si cela est "surjoué". Les jeunes s'ennuient, suivent un mouvement "le refus de l'obéissance", et se détruisent tout seul. Au lieu d'être employé à 20 ans et réussir leur vie, ils préfèrent quémander 2 sous par jour. Ce film m'a beaucoup fais réfléchir, et est très bien adapté aux année 90, 2000 et 2010. Toujours ce meme problème dans notre société ...
Bravo aux acteurs !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2015
La Haine a vingt ans, c'est fou à quel point ce film n'a pas pris la moindre ride et est absolument encore d'actualité. Nous suivons l'histoire de trois jeunes de banlieue : Vinz (Vincent Cassel), Saïd (Saïd Taghmaoui) et Hubert (Hubert Koundé). Dans un contexte tendu où le jeune Abdel Ichah se retrouve hospitalisé à cause d'un inspecteur de police, les trois jeunes vont se retrouver dans une journée qui va complètement les dépasser. Truffé de clins d’œil cinématographiques comme, par exemple, Vinz devant son miroir en train d'imiter Robert de Niro dans Taxi Driver, Mathieu Kassovitz nous offre une réalisation de très bonne qualité, que ce soit au niveau des plans, de la volonté du noir et blanc ou bien encore du scénario. La Haine, bien que film dur et violent, nous transporte dans différentes émotions : on s'amuse de l'anecdote du vieillard dans les toilettes, on ressent du dégoût lors de la garde à vue... En bref, très bon film de Kassovitz, à voir selon moi au moins pour son message toujours totalement d'actualité.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 octobre 2015
Un film trop surestimé à mon goût. il reste trop manichéen sur la forme et dans le fond je trouve. L'histoire est classique et trop visée pour les délinquants-intellos-canois (un jeune est blessé donc 3 racailles de banlieue veulent tabasser la police pour le venger)).il mérite cependant le respect pour une poignée de belles scènes et une interprétation à toute épreuve. mais la morale, dégoulinante de naïveté, aurait gagnée à être nuancé. un film qui avait l'ambition d'être un grand mais reste juste regardable.ni jetable ni indispensable.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2015
Je qualifierai ce film de nécessaire. 20ans, et pas une ride. C'est bien çà le problème. La haine attise le reflet d'une société régressive, à bout de souffle. Un pamphlet politique, qui nous donne colère noir quand il s'agit de faire un constat. Ce n'est qu'oeuvre de fiction, certes. Mais l'immobilisme d'un tel scénario ne peut que nous faire bondir. Coup de poing et coup de sang, le cinéma est grand.
PryskA
PryskA

26 abonnés 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2014
Pas compris l'engouement pour ce film. Au départ, il semblerait qu'il s'agisse d'un plaidoyer pour les banlieues, mais ce que j'ai vu semble excuser et attiser celle qu'il dénonce, la haine, plutôt que de la modérer. Kassovitz use de caricatures téléphonées. D'un côté, des branleurs de banlieue qui n'ont aucune velléité de s'en sortir, qui s'ennuient toute la journée, dealent et ne respectent rien (même pas leurs mères), et qui sont présentés comme "les gentils", et de l'autre, "les méchants", les flics, tous des racistes dangereux (sauf le magrébin). Bref, des clichés véhiculés qui gâchent, à mon sens, le travail de réalisation. Dommage.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2014
Mathieu Kassovitz rentre dans un milieu et une question assez difficile sans rentrer dans des situations caricaturales ou rentrer dans des clichés, le choix du noir et blanc donne une ambiance particulière au film. Les trois acteurs principaux sont franchement bons, naturels et le montage est aussi excellent, il a mérité son prix. C'est une réussite, je recommande entièrement ce film.
I Fucking Like Movies
I Fucking Like Movies

37 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2014
Tout comme The Master est interessant d'un point de vue psychologique voire carrement psychanalitique, la haine souleve pour sa part des interrogations sociologiques majeures qui ne sont d'habitude pas le sujet d'interet et de questionnement des non-inities. Film engage s'il en est, La Haine s'adresse a tout le monde et montre une realite cruelle, violente, effrayante et qui semble desesperement irremediable. Cette question du rejet des populations des cites par la societe (car il s'agit bien de cela), est retransmise avec un realisme effarant par la realisation de Kassovitz et l'histoire dramatique (tout du long) du film. On ne peut s'empecher d'eprouver de la pitie pour ces pauvres gamins paumes qui survivent comme ils peuvent, en s'etablissant leurs propres lois, celle du plus fort en general. Ajoutez a cela les relations police/jeunes et inversement qui, element central du film, montrent comment s'entretien et se reproduit la haine et les situations. Dans ce film hyper realiste, ou le noir et blanc semble figurer un avenir meilleur simplement utopique, les personnages luttant pour exister, pour vivre sont extremement humains et fideles a une realite pas si differente de la notre. Car on peut bien dire qu'entre violence, rejet, illetrisme, trafic de stups, etc., le seul element qui n'est plus d'actualite c'est bien la facon de s'exprimer.
Tout cette dimension critique ne fait pas du film un documentaire, mais plutot un extrait d'histoire de vie pas improbable et aussi passionant que tragique et touchante.
Pas grand chose a ajouter a propos du film lui-meme, si ce n'est que tous ces elements ne seraient pas aussi realistes et vivants si le scenario, le jeu des acteurs et la realisation etaient ne serait-ce qu'a peine moins parfait.
Plus que tout autre film, La Haine sensibilisera et fera certainement beaucoup reflechir a propos d'une verite injuste a laquelle nous contribuons tous, volontairement ou non.
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