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Yanou
1 abonné
30 critiques
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5,0
Publiée le 30 mai 2026
Premier film sans aucunes fautes que j'ai vu de toute ma vie ! Tout y est : jeux d'acteurs fabuleux, scénario génial, climax et fin magnifiques, de surcroît bien rythmé non là franchement j'ai rien à dire, chapeau aux artistes ! Je ne peux lui mettre en dessous de la note maximale, c'est une pépite pas très longue mais qui en dit beaucoup à aller voir absolument si ce n'est pas déjà le cas. Je m'en veux presque de n'avoir pas l'avoir vu plus tôt, la hype est largement justifiée. En un mot : WOW
Tic-tac, tic-tac. Kassovitz filme une société en chute libre qui se rassure à chaque étage, jusqu'à l'atterrissage. Le noir et blanc donne un style urbain, presque documentaire, et la mise en scène est somptueuse (le travelling aérien qui survole les immeubles pour mieux montrer l'enfermement, la caméra à l'épaule pleine de rage). Mais le cœur du film, c'est la tchatche : ça fuse, on parle plus qu'on agit, et l'heure qui s'affiche comme un minuteur fait monter la pression sans qu'on s'en rende compte. Le trio Cassel / Koundé / Taghmaoui est parfait, criant de vérité, et le film ne se contente jamais de la noirceur : il oscille sans arrêt entre le rire et le drame, comme le mix de Cut Killer qui balance NTM et Édith Piaf depuis une fenêtre sur la cité. L'histoire de Grunwalski, le vieil homme polonais aux toilettes, paraît absurde et drôle avant de devenir d'une profondeur folle ; cet homme qui refuse de baisser son froc pour rattraper le train, c'est Vinz, c'est cette jeunesse qui s'enferme dans son idée. Mon seul vrai reproche, c'est que le film refuse de poser la question de la responsabilité individuelle et met tout sur le dos de l'État et de la société, ce qui reste une facilité. Reste que c'est subtil, parce qu'il montre les deux côtés de la haine. On ne regarde pas ce film, on l'encaisse, et « jusqu'ici tout va bien… c'est pas la chute qui compte, c'est l'atterrissage » nous paralyse une dernière fois sur cette fin terrible. Et le plus triste, c'est son intemporalité : 2005, aujourd'hui, mêmes problèmes, génération après génération. On prend les mêmes et on recommence, et il n'en reste qu'une amertume résignée.
Un film légendaire au casting purement magistral ! Pas une seconde d'ennui devant ce chef-d'œuvre ! Le sujet traité est toujours d'actualité même plus de 30 ans après qu'il ait été tourné !
C'est pas du tout mon style de film donc je n'ai pas particulièrement accrocher, c'était assez long. Sinon le film est bien réaliser et les acteurs sont bon. J'aime bien la fin du film.
c'était le 29 mars 2025,ça faisait un bail que je voulais le voir et au début du film je me dis mais dans quoi je m'embarque? des le début on est plonger sans réel expliquations dans leur vie,..et tout a coup je comprend,on est dans leur vie,vraiment,un film sans grande histoire de cinéma aberrante,juste leur vie,leur vie littéralement folle mais pas dans le bon sens..j'ai étais toucher par la réalité de ce film et tout ce qui c'est passer avant et après la sortie de la haine,la casting est bien,le fait qu'il soit en noir et blanc rajoute un charme a l'histoire je ne sais pas comment l'expliquer,la chute de l'histoire est réaliste aussi,les geste les lieu les musiques,paroles,vêtements tout est parfait,en le regardant j'ai envie d'emmerder les gens qui ne font rien et ferme les yeux sur la réalité
La Haine de Mathieu Kassovitz est un classique du cinéma français, avec ses répliques cultes et par son casting qui est vraiment exceptionnel. Ce film est un petit bijou du septième art à la fois par les performances des acteurs, la réalisation et la façon dont le film est tourné
Ce film est loin d’être un classique. Objectivement, le sujet est hyper important à mettre en lumière, encore plus aujourd’hui. Mais qu’est ce que c’est mou… qu’est ce qu’on s’ennuie. Un peu de dynamisme aurait pas fait de mal. Heureusement quelques scènes sont très poignantes et ne laissent pas indifférent. Et le noir et blanc amène bien l’aspect glacial et dur de ce genre de milieu.
Les acteurs surjouent leurs rôles, c’est lourd à regarder. On s’attache pas aux personnages, et il y a au final très peu d’émotions…
J’ai déçu par ce film. C’est regardable à la limite 1 fois, mais pas 2
La haine est ce film culte de la décennie 90, qui propulsa les carrières de Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz. On nous montre l'envers du décor des banlieues parisiennes et la facture entre les banlieusards et la police. Seulement voilà le film est un peu trop surestimé à mon goût, il ne dure que 1h45 et il y a beaucoup de longueur, même des scènes qui ne servent à rien, comme celle où Vincent Lindon apparaît. Néanmoins la fin est brutale et assez ouverte. Mais le film reste pour ma part une déception, on s'attend plus à un type de film à la American History X avec une vraie morale, qu'ici il n'y a pas forcément, ou du moins , moins puissante que dans American History X.
Sorti en 1995, le film reste d’une actualité presque gênante : sur le fond, rien ou presque n’a changé en France, et ça donne au film une résonance encore plus amère aujourd’hui. Mais là où beaucoup d’œuvres vieillissent, celui-ci fait l’inverse : la forme, elle, est toujours d’une modernité bluffante. La mise en scène est un petit bijou. Ça déborde d’idées sans jamais tomber dans le tape-à-l’œil : plans-séquences maîtrisés, mouvements de caméra hyper fluides, utilisation du hors-champ et du son qui créent une tension constante. Le noir et blanc est magnifique, presque intemporel, et donne au film une identité visuelle forte qui évite tout effet “daté”. Et puis il y a cette énergie brute, ce sentiment d’urgence qui ne te lâche pas. Le trio fonctionne à merveille, avec un Vincent Cassel déjà magnétique. Les dialogues sonnent vrais, jamais écrits pour faire joli, et participent à cette impression de réalisme quasi documentaire. Ce qui rend le film aussi fort, c’est aussi sa structure : une montée lente mais inexorable vers une fin sèche, brutale, qui te reste en tête. Pas de morale lourde, pas de discours appuyé — juste un constat, froid, implacable.
Dans La Haine de Mathieu Kassovitz, ce qui me marque le plus, c’est cette sensation d’être coincé dans un engrenage qui dépasse totalement les personnages. J’ai l’impression que tout est déjà en mouvement avant même que l’histoire commence, comme si leur destin était lancé depuis longtemps. Le film ne cherche pas à créer du spectacle, il installe plutôt un malaise constant, quelque chose de froid et réaliste qui me met face à une vérité difficile à ignorer.
Je ressens une vraie fracture entre les personnages et le reste du monde. Vinz incarne pour moi une réaction extrême à ce rejet, une manière de répondre à l’humiliation par la provocation et la violence. Mais derrière ça, je vois surtout quelqu’un de perdu, qui joue un rôle pour ne pas montrer sa fragilité. Hubert, lui, représente une autre forme de lutte, plus intérieure, plus silencieuse. Il cherche une sortie, une paix, mais il semble déjà usé par tout ce qu’il a vécu. Et Saïd agit presque comme un témoin, quelqu’un qui subit autant qu’il essaie de tenir le groupe uni, sans vraiment avoir de contrôle.
Ce qui me touche, c’est que le film montre à quel point tout est lié : les regards, les mots, les gestes, chaque détail alimente une tension qui ne disparaît jamais. Rien n’est anodin. On sent que le moindre événement peut devenir un point de rupture. Et cette montée est lente, presque invisible, ce qui la rend encore plus angoissante.
J’ai aussi l’impression que le film parle du regard des autres, de cette étiquette qu’on te colle et dont tu n’arrives jamais à te débarrasser. Peu importe où ils vont, ils sont déjà jugés. Du coup, ils finissent presque par devenir ce qu’on attend d’eux, comme si le système les poussait à confirmer cette image.
Et quand tout se termine, je ne ressens pas seulement un choc, mais une forme de logique terrible. Comme si tout ce que j’avais vu menait forcément à ça. Il n’y a pas de surprise, juste une confirmation. Et c’est peut-être ça le plus dur : comprendre que cette histoire n’est pas exceptionnelle, qu’elle peut se répéter encore et encore, sans que personne n’arrive vraiment à briser le cycle.
je trouve que c'est un film un peu trop surestimé. il évoque bien les cités et la violence de celles-ci mais j'ai trouver le film un peu long et qui tourne un peu autour du pot
La Haine, Le film intègre les rapports de pouvoir et les tensions sociales de façon fluide, ce qui renforce son réalisme. Les interactions entre Vinz, Said et Hubert paraissent authentiques, renforçant l'impact émotionnel du film. Le film éxecute habilement les confrontations avec la police, montrant la violence et le stress de manière convaincante. La tonalité grise et réaliste du film souligne les tensions et rend les personnages plus complexes et crédibles. On ne voit pas les personnages grandir dans la banlieue, leur passé reste peu développé, ce qui limite la compréhension de leur parcours. Hubert manque de contexte sur sa pratique de boxe, ce qui réduit la profondeur de sa caractérisation. Said reste peu instropectif face à la mort de Abdel, ce qui réduit la dimension émotionnel du film. Haineux : La Haine représente bien le titre.
Ce film est un putain de chef-d'oeuvre c'est l'un des meilleurs films français même encore aujourd'hui. Le fait que le film soit en noir et blanc donne vraiment quelque chose en plus a ce film. Les phrases que Hubert dit sont magistral et ce qui donne un peu un aspect poétique de la rue . Le fait que les champs visuel changent entre la première partie du film et la deuxième. Les arrières plan de la deuxième partie montre qu'ils sont dans un endroit pas familier et qu'il sont dans l'inconnu. Merci Mathieu Kassovitz.