Il est assez rare d'avoir un mélange aussi bien dosé entre film social et film artistique! Kassovitz avec "La haine" y parvient pourtant en mettant en scène les habitants d'une cité, leur quotidien difficile et leurs caractère compliqué, en mettant en scène un problème de société passé et actuel, mais en utilisant aussi certains styles artistiques, dans le cadrage, dans la photographie, dans les travelling et en utilisant certains effets de qualités! Kassovitz en s'inspirant de Scorsese nous offre un film terriblement déprimant!
Filmer la banlieue, c’est facile. Il suffit de regarder les actualités. Mais réaliser un film de qualité sur la banlieue, là, c’est une autre histoire ! Avec « La Haine », Mathieu Kassovitz, signe une œuvre très personnelle mais réussie. La photographie en noir et blanc convient parfaitement au contexte. Vincent Cassel (littéralement habité par son personnage), Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé font plus vrais que nature. Les virées hors de leur cité montrent le fossé qui les sépare de la jeunesse des beaux quartiers. Le dénouement est malheureusement inéluctable. C’est un film qui allie réalisme et qualité cinématographique. Il ne faut surtout pas le voir comme un documentaire. Il y a des émissions pour ça...
"La Haine" est plutôt un bon film "pour un film français" (si j'ose dire). C'est un film qui ne laisse pas indifférent, avec un sujet intéressant (la violence dans les banlieues françaises ; le film est sorti en 1995, mais il reste d'actualité), et un "message" sur la spirale de la violence qui est plutôt pertinant.
Voilà pour les éloges. Maintenant, deux choses m'ont particulièrement énervée dans ce film : d'abord, le personnage joué par Cassel, tête à claques au possible (le but du film n'est pas de le rendre sympathique, mais je n'ai pas réussi à éprouver autre chose que de l'antipathie à son égard... les deux autres personnages principaux sont, à mon sens, beaucoup plus nuancés). La deuxième chose que je n'ai pas supporté, c'est le maniérisme de Kassovitz. Sa façon de filmer m'a donné l'impression de dire toutes les deux minutes "Regardez comme je fais une belle image ! Regardez comme je fais des plans stylisés !". Et autant j'aime beaucoup qu'un film soit réalisé avec talent, autant je ne supporte pas qu'un réalisateur donne l'impression de constamment regarder son nombril, surtout en parlant d'un sujet avec une importance sociale.
Ceci dit, l'angle posé sur le sujet (qui, je pense, n'était pas beaucoup traité à l'époque - encore moins qu'aujourd'hui, c'est dire), le talent des acteurs et la photographie (Kassovitz en fait trop à mon goût, mais ça ne veut pas dire que tout ce qu'il fait est à jeter) font que c'est tout de même un film réussi. Et puis, pour un film qui s'appelle "La Haine", il arrive clairement à faire ressentir cette haine dont il parle...
"C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. A chaque étage il se répète : « Jusqu’ici tout va bien. » « Jusqu’ici tout va bien.» « Jusqu’ici tout va bien. »… mais l’important c’est pas la chute : c’est l’atterrissage." Qui n'a jamais entendu cette réplique, vous vous demandez peut être de quel film elle est tirée, et bah de la haine, grand film de Mathieu Kassovitz. Ici le réalisateur nous montre une cité des années 90 qu'on a rarement l'habitude de voir, une image que la télévision et autres ne nous montre pas. Les trois acteurs sont fantastiques en particulier Vincent Cassel alias Vinz. De plus, le fait de filmer en noir et blanc donne un petit plus au film. De ce film, on retient aussi la chanson "assassins de la police" mixer avec une chanson de Edith Piaf. Dommage que ça soit ennuyant lors de quelques passages. Et derrière ce film se cache une morale, une vraie et on a l'occasion de regarder les jeunes des cités autrement. Un bon film français qui vaut le détour!!!!!!!!!!!
Il n'est pas faux de dire qu'on s'ennuie un peu pendant le film mais Kassovitz nous montre une autre image de la cité (des années 90) que les médias ne montrent pas! Une autre image de la société que les médias cachent! On s'ennuie mais le film est bien écrit, en effet à la fin nous comprenons l'anecdote philosophique de la personne qui se trouvait dans les toilettes!!! Pour faire simple "La Haine" est un film avec une morale et qui nous montre l'image des jeunes de la cité d'un autre angle! A regarder
C'est osé et exécuté avec excellence. Les acteurs sont remarquables. Un très bon noir et blanc pour une ambiance des plus réussi! J'ai été quelque peu agacé par les comportements de ces jeunes.. Cela dit, on comprend vite le contexte dans lequel ils évoluent, ce qui justifie leurs choix et finalement leurs comportements. C'est dur et très bien réalisé, surtout qu'on regarde la date de sortie!
Drame social autant que comédie humaine, film générationnel et transgénérationnel, La Haine est sans conteste le chef d’œuvre de Mathieu Kassovitz, qui n’a jamais visé aussi juste. Peinture réaliste mais sublime, le film dresse un constat implacable – qui n’a pas pris une ride – sur l’état de nos banlieues.
déjà vu il y a quelques années, je le vois aujourd'hui, avec du recul et je le trouve toujours aussi puissant. Cru et froid, sans faire dans le too much, ce film est cruellement réel et représentait à l'époque ce qui, aujourd'hui est malheureusement devenu le commun des mortels, chaque jour qui passe.
Cette degringolade, qui chaque jour, emporte avec elle des centaines de jeunes, deconnectés du système, et donc le sport collectif n'est plus du foot mais bien le callaissage de "poulets". Et quand ils essaient de s'en sortir et de s'agripper au bord... le courant les rattrape. C'est un bon résumé de ce film qui montre, que quoi qu'on fasse, quand on est dans la vase, on y reste.
Faire une critique pertinente mais brêve parait compliqué, heureusement d'autres l'ont déjà très bien fait. Je ne peux que vous dire FONCEZ ! Avec bientôt 20 ans de retard mais foncez quand même il n'est jamais trop tard pour votre cinéphilie. Unique, réaliste, flippant, dérangeant mais tellement jouissif, essentiel. Le film de toute une génération et au delà. Dans le Top 10 du cinéma français sans conteste (n°1 perso !), le nier serait faire preuve de bassesse ou d'une réelle mauvaise volonté. Si on aime le cinéma on a vu la Haine ! Bon film
La Haine : Boulversant, c'est le seul mot que j'ai trouvé sur le moment pour résumer ce film. C'est l'histoire de 3 potes de la cité qui vont vivre une journée banale mais comme le montre si bien le film, "l'important c'est pas la chute. C'est l'atterrissage ". Emmené par 3 excellents acteurs, Vincent Cassel est monstrueux, surtout dans cette scène face au miroir, mythique autant que l'originale. Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé sont tout aussi incroyables. Il arrive qu'on rigole, qu'on stresse mais il arrive également que l'on soit scotché comme pris aux tripes. Cette lente descente aux Enfers fait froid dans le dos et rend le tout extrêmement intensif. Alors certes il faut aimer le genre de films et les personnages qui vont avec, mais il fait partie de ces films que l'on n'oublie pas de sitôt et qui nous marque. Je suis encore tout choqué de la fin qui fait l'effet d'un pétard dans l'estomac !! Film à voir, on en ressort pas indemne ! Bonus : Citation qui résume assez bien le film : "C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage. "
La Haine, en noir et blanc, impose d’abord par son réalisme, par le jeu des acteurs, bluffant. Le film est d’ailleurs devenu le symbole de toute une génération. Un film fait de scènes mythiques, de dialogues chocs, qui s'apparenteront à du presque blasphème pour les chantres de la bien-pensance, tout là-haut. Les acteurs sont parfaits, la réalisation également. On suit le quotidien de trois jeunes qui au final, s’ennuient royalement, se font chier, et c’est en montrant cela que ça en devient magistral. Le voir 18 ans après sa sortie ne change rien ; car rien n’a changé, et c’est bien là le problème.
Le film traite un sujet intéressant qu'il fallait aborder mais du coup bafoue tout esthétisme à mon goût... Le choix du noir et blanc était bien, mais on voit du coup des décors et surtout des dialogues pas terribles. Certes, il fallait, pour rapporter objectivement l'ambiance etc ne pas s'attendre à du Shakespeare mais bon, à la longue, c'est lourd. Surtout le scénario qui est plus un non-scénario, pour le coup: les trois amis tournent un peu en rond, c'est le jeu du chat et de la souris avec la police, c'est épuisant à la fin. Bilan, je suis assez déçue, parce que le sujet me semblait très intéressant, Cassel dans un bon rôle qu'il interprète bien, mais du coup je suis restée sur ma faim.
Chef d'oeuvre de Matthieu Kassovitz qui met en scène la réalité de la vie en cité à travers un jeune délinquant incarné par Vincent Cassel. On y voit ses sentiments, ses complexes et son train de vie. Ce film ne laissera personne indifférent.