Note moyenne
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Oui bon c'est moyen quand même tout ça. Déjà c'est très lent, il faut plus d'une heure avant que Carol réalise ce qui lui arrive, et une fois au centre... bha il se passe pas grand chose, et c'est comme ca que je pourrais définir le film. L'idée est intéressante, même si à la fin on la remet en question avec tout ce self help. Carol est elle vraiment malade du 21e siècle, des chemicals, Peut être que oui peut être que non, ou alors c'est juste elle qui se tue, comme on le vois au début du film sa vie n'est pas très palpitante. Ya des pistes d'interprétation, mais a regarder c'est lourd. L'acting est pas trop mauvais mais voilà, je prend pas de plaisir lord du visionnage. C'est intéressant à analyser mais pas à voir.
Incontestablement, SAFE fait partie des films les plus marquants et passionants que j'ai pu voir ces 10 dernières années. J'ai eu la chance de le visionner dans un cinéma de quartier lors d'une rétrospective à Nantes en 2003. Julianne Moore est stupéfiante dans son rôle de névrosée allergique aspirée par un tourbillon que l'on devine fatal. Thriller hors norme, parabole inquiétante sur des années 80 aussi mortifères que matérialistes, SAFE est un film indispensable et injustement méconnu." (Safe)
Safe est un film surprenant car angoissant et desservi par une sublime Julianne Moore. Du grand cinéma.
Meilleur film Américain de ces 20 dernières années. Indisponible en DVD zone 2. Culture et diversité.
Le film aborde une dépression de plus en plus profonde, qui mènera son héroïne, une bobo ennuyeuse et ennuyée de vivre, à entreprendre une guérison à travers une communauté sectaire, dont les membres eux aussi se sentent rongés par... la pollution de l'environnement. Guérison de plus en plus incertaine, aux vue des stigmates de Julianne Moore, toujours plus dévastée... L'actrice s'est sentie le devenir (dévastée) en interprétant le rôle, et réussit en effet à nous faire éprouver avec elle son chemin de croix ésotérique, intime et mystérieux... Ce pourrait être intéressant si le personnage qu'elle incarne avait une once de personnalité, de mystère, de chair... quelque chose à sauver, malheureusement le scénario la condamne dès le début, en faisant d'elle une femme soumise à sa condition de grande bourgeoise au conforrmisme médiiocre. Elle n'est pas aimable, et le film devient vite déplaisant, car complaisant dans la démonstration du néant qui l'habite. Aucune motivation ne viendra poindre pour la sauver de son état toujours plus sombre. Elle incarne, dès le début (la scène d'amour avec son mari), la morbidité, la mort, l'absence de raison de vivre (si, elle va se bouger pour changer le canapé qui lui a été livré de la mauvaise couleur...)... Qui a-t-il à sauver si ce n'est la mise en scène, froide, glaciale, qui délaye ce vide absolu avec une grande maestria, nous rappelant sadiquement que ce que tout ce qui nous est infligé à l 'écran est maîtrisé, voulu, contrôlé ? Mais ne laissant ainsi pas la moindre faille où s'engouffrer pour le spectateur. Impossible d'échapper à cette peinture d'une déchéance inéluctable. En l'absence béante d'enjeu affirmé, on en vient à croire que c'est ce qui a intéressé Todd Haynes : réussir la pousse de nous intéresser à une anti-héroïne qui n'a ni envie ni de raison (bonjour son mari!) de survivre à sa chute… Bref, voilà un film que j'ai du mal à haïr parce qu'il renvoie une volonté de déranger évidente (et efficace!), mais que je déteste pourtant sans équivoque, et que j'ai vu d’un œil vomissant avec au final l'ennui agacé que procure les provocations gratuites. Ecoeuré d’y voir peut-être le reflet d'une humanité désincarnée, décharnée, telle que je n'aurai pas envie de la voir ? À voir à vos risques et périls existentiels...
Ressorties en salle de deux opus du début de carrière de Todd Haynes, metteur en scène majeur du cinéma indépendant américain dont " Safe " (1995 ) considéré comme le meilleur film de la décennie ( années 90 ) par le " Village voice ".
Sans doute un des chefs-d'œuvre de Haynes avec " Loin du paradis" et " Carol ", " Safe " est une critique acerbe de la vie moderne et du bonheur promis par l'accumulation des biens matériels.
Haynes balaye les solutions proposées par la développement personnel ( new age ) et notamment celles qui rendent chacun responsable des maladies qu'il développe.
La pollution atmosphérique est traitée avec des accents métaphysiques pour traduire le malaise, les angoisses du personnage principal et la scène finale légendaire est laissée à l'interprétation du spectateur.
On peut y voir un regard optimiste ( le personnage comprend qu'il lui faut trouver en elle-même par elle-même ce qui lui manque ) ou une interprétation plus pessimiste ( le personnage adopte les préceptes du milieu où elle se trouve, tout en s'excluant de la société, se coupant par conséquent de son élan vital ).
On n' oubliera pas les références à la période funeste du Sida.
Ajoutons une première heure absolument admirable ( peut-être ce que le cinéaste à mis en images de plus accompli dans toute sa carrière artistique ) et un scénario sans beaucoup de dialogues, mais dont la puissance évocative est d'une très grande force.
Même si la deuxième heure est sans doute moins accomplie au plan formel, Haynes montra avec ce film, dès le début de sa carrière, un talent dont, peut-être seuls les plus grands cinéastes maîtres de l'introspection ( Bergman, Antonioni et quelques autres ) sont capables de surpasser.
Vu au Champo
Sans doute un des chefs-d'œuvre de Haynes avec " Loin du paradis" et " Carol ", " Safe " est une critique acerbe de la vie moderne et du bonheur promis par l'accumulation des biens matériels.
Haynes balaye les solutions proposées par la développement personnel ( new age ) et notamment celles qui rendent chacun responsable des maladies qu'il développe.
La pollution atmosphérique est traitée avec des accents métaphysiques pour traduire le malaise, les angoisses du personnage principal et la scène finale légendaire est laissée à l'interprétation du spectateur.
On peut y voir un regard optimiste ( le personnage comprend qu'il lui faut trouver en elle-même par elle-même ce qui lui manque ) ou une interprétation plus pessimiste ( le personnage adopte les préceptes du milieu où elle se trouve, tout en s'excluant de la société, se coupant par conséquent de son élan vital ).
On n' oubliera pas les références à la période funeste du Sida.
Ajoutons une première heure absolument admirable ( peut-être ce que le cinéaste à mis en images de plus accompli dans toute sa carrière artistique ) et un scénario sans beaucoup de dialogues, mais dont la puissance évocative est d'une très grande force.
Même si la deuxième heure est sans doute moins accomplie au plan formel, Haynes montra avec ce film, dès le début de sa carrière, un talent dont, peut-être seuls les plus grands cinéastes maîtres de l'introspection ( Bergman, Antonioni et quelques autres ) sont capables de surpasser.
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