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Jipis
44 abonnés
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4,0
Publiée le 6 juin 2012
Un léger clone de Fanfan la Tulipe et de Cadet Rousselle continue ses aventures en scope couleurs dans un contexte légèrement réactualisé.
La trinité désinvolte de joyeux lurons sous les drapeaux active la tactique dite du lièvre devant un danger risquant de déstabiliser une bonne humeur de parcours. Ces trois la aiment la vie en lui inculquant une gestion particuliere adaptée à chaque rencontre.
Cartouche remarquable visionnaire essaie de survivre en attendant le supplice de la roue ultime rendez-vous lié à son rang. L'Aristocrate et le gendarme sont bastonnés dans la joie et la bonne humeur. Tout est permis en attendant l'épreuve du gibet pour ces malandrins tentant de s'acclimater le temps d'une courte existence à une régence poudrée de mépris envers le va nu pieds.
Ce pamphlet dénonciateur préfère amuser tout en gardant un message dramatique sous jacent. Le détrousseur sans illusions sur un avenir à long terme se véhicule joyeusement sur le territoire de France propulsé par la rapine, la raclée et le bon mot.
On dévalise le carrosse presque avec respect, vaporise la comtesse de rhétorique amoureuse, ejecte en plein vol le maréchal de sa carriole, libère la gitane dans une taverne se devant d'adopter suite à cet effet le statut de pulvérisée.
L'aventure se vit de manière désordonnée permettant récréations, beuveries et dérives dans un monde ou les responsabilités de maîtres efféminés sont uniquement positionnés sur les jolis minois.
L'armée n'est pas en reste, plus le grade est élevé plus la réplique est somptueuse.
« J'ai perdu deux cent hommes aujourd'hui, j'espère faire mieux demain » s'exclame le colonel.
« Voici les trois héros de la journée, qu'on les mettent en première ligne demain, rétorque le Maréchal ».
« Cartouche » active les derniers spasmes de bravoures d'un sacripant au grand coeur se délectant de comportements paillards et chevaleresques sur un hexagone de misères.
Belmondo est l'un de mes acteurs préféré. Il est excellent dans tout ses films. Mais celui ci est un pur chef-d'oeuvre. Il y a de l'aventure: les cascades et poursuitent extraordinaire, du charme avec la belle Claudia Cardinal qui interpréte la bohémienne Vénus, et aussi la belle Odile Versois qui interpréte Isabelle de Ferussac femme du lieutenant de police, que cartouche s'est éprise et qui malheureusement provoquera la mort de Vénus. Et n'oublions pas de salué la performance de Jean Rochefort, et de l'américain Jess Hann. La musique du film est très bien. J'aime beaucoup la musique, que Vénus danse dans l'auberge. 5 étoiles.
Un régal tout simplement. Un bon film de cape et d'épée comme on les aime, aux accents comiques et tragiques, mélangés de façon audacieuse. Belmondo est parfait en Cartouche, ce bandit que l'on ne peut s'empêcher d'aimer si l'on n'a pas été préalablement séduit par les aventures de Robin des bois, tant ces deux personnages sont similaires en tous points. Seul bémol, mais bien des moindres soyez rassuré : cette petite couette flottante nichée au creux de le nuque de Bebel, mais quelle horreur, on croirait presque... qu'elle "vit". Et Claudia Cardinale, "resplendissante", on ne le dira jamais assez. Pour le coup, à l'époque, elle l'aurait mérité sa "cartouche", ahah... Hem Pardon c'était inconvenant... Mais trop tentant désolé, il faut pas me tendre des perches. Les dialogues de Broca sont d'une justesse, d'une musicalité, ah on n'en fait plus des comme ça hein. Allé, je le conseille.
Voici l'adaptation au cinéma de l'histoire du célèbre bandit "Cartouche" interpréter par un magnifique et bondissant Bebel accompagner de la sublime Claudia Cardinale et de l'inimitable Jean Rochefort.
Le récit est épique et le film ne manque pas de scènes d'actions bien pensés et d'une bonne dose d'humour.
Film rediffuser des dizaines de fois sur notre petit écran et pourtant je n'avais jamais pris le temps jusqu'à maintenant de le regarder sérieusement et surtout entièrement. Ce soir c'est chose faite, j'ai enfin pu admirer ce film qui je dois dire est un grand coup de canon! Une France resplendissante d'autrefois, des dialogues fin faisant parfois réfléchir, parfois sourire, des acteurs brillant, Belmondo, Hahn, Rochefort, trio de robin des bois fort attachant et Cardinale, aux allures d’Esméralda, resplendit de part sa beauté et son jeu poignant. Un petit bijou, que dit-je! un gros diamant du cinéma français malgré une fin qui laisse un gout amer...
J'en gardais un beau souvenir : c'est confirmé, « Cartouche » résiste brillamment à l'épreuve du temps. Pas de doute : lorsqu'il était inspiré, Philippe de Broca était capable de signer des réussites étonnantes, des divertissements idéaux auxquels il ajoutait une réelle émotion, notamment à travers des personnages parfois inoubliables. Doté de pas mal d'humour, ne se départant jamais de cette volonté de procurer du plaisir, le réalisateur propose une aventure historique foisonnante, riche en décors et en costumes particulièrement soignés, la qualité du visuel comme de la bande-originale signée par le grand Georges Delerue confirmant cette impression d'excellence. Peut-être y a t-il un peu trop de légèreté, de « décontraction », notamment à travers quelques scènes de bagarre un peu « boum-badaboum », mais cela ne m'a pas dérangé plus que ça, l'interprétation des premiers comme des seconds rôles étant plus qu'à la hauteur : sans être inconditionnel de Jean-Paul Belmondo, ce héros éponyme lui va à merveille, Claudia Cardinale est irrésistible, Odile Versois signe une prestation finalement assez complexe tandis qu'avec Jean Rochefort, Marcel Dalio, Jess Hahn, Philippe Lemaire ou encore Noël Roquevert, on est bien servi niveau « gueules » et talent. Les dernières minutes, d'un lyrisme étonnant, éminemment mélancoliques, s'avèrent une conclusion aussi idéale qu'inattendue. Un modèle du genre.
Un genre cinématographique qui a eu son heure de gloire et qui a disparu mais qui reste agréable à regarder malgré tout. Les costumes et l'ambiance d'antan sont réussies, Belmondo est comme d'habitude extravagant dans un rôle qui colle parfaitement à son personnage tout comme les autres qui gravitent autour de lui et l'histoire de rébellion prend le spectateur jusqu'au bout. Du cinéma populaire divertissant qui vieillit bien.
Un film merveilleux , magique, drôle, plein d'enthousiasme et de romantisme... une musique et une mise en scène qui vous emportent loin de la bassesse et des lourdeurs... Un film culte. Un joyau unique.
Très bon film de cape et d'épée : de l'aventure, de l'humour, et même de la romance... La scène avec le carrosse à la fin est très belle, touchante même. Belmondo est superbe et Cardinale donne envie d'être amoureux... Les décors, comme le repère, sont très bien pour créer une ambiance.
Classique fréquemment rediffusé lors des fêtes,"Cartouche"(1961)marquait un grand tournant dans la carrière jusque là confinée de Jean-Paul Belmondo.Ce film de cape et d'épées,dont l'action se déroule à la fin du XVIIème siècle,permet à celui qu'on appelle désormais Bébel,de faire naître sa passion pour les cascades les plus folles non doublées.Bondissant,sautillant,gouailleur et charmeur,Cartouche est un bandit de grand chemin au grand coeur,dont les méfaits trouveront une conclusion tragique,dans la France inégalitaire des riches et des puissants.Philippe De Broca,qui peaufine les décors et costumes,est si peu soucieux de vérité historique que ça en devient lassant.Passé l'agitation presque théâtrale mise en place,le film n'intéresse pas,se contentant de brasser de l'air,rendant presque parodique le genre,popularisé en son temps par Gérard Philippe et Erroll Flynn.A noter les présences toujours appéciés de la sublimissime Claudia Cardinale et du taquin Jean Rochefort.L'outrance des interprétations n'aide pas "Cartouche" sur la durée.Une farce historique nécessite bien plus de rigueur,et il faut bien l'admettre,le genre est tombé en désuétude.