Un film sur la boxe, encore un, pourrait-on dire. Oui, en effet, on assiste à des entraînements, à une série de combats qui montreront les faiblesses et les potentialités du boxeur, on ne manquera pas au final héroïque
et au titre de champion du monde, rien que ça !!!
: du déjà vu. Mais ce qu'on retient de "Fighter", c'est avant tout une chronique familiale centré sur 2 frères boxeurs aux titres et aux palmarès inégaux et en dents de scie, leur indéniable lien fraternel comme à leur inévitable séparation, le tout inspiré d'une histoire vraie. David O. Russel choisit de nous plonger au plus près de cette famille (aux multiples patronymes et autant de rejetons) de manière très réaliste: en filmant le quotidien au plus près de ses personnages, on entre dans leur foyer pour découvrir un noyau dur et uni, on sent la sueur et l'odeur de la cigarette, on partage leur piteuse destinée, on se moque de la ringardise de leur simplicité, on est épaté de cette rage de gloire, on souhaite et regrette les déchirures familiales. La réalisation est rythmée, la reconstitution (décor, costume, coiffure) est parfaite. En plus de ses qualités techniques et scénaristiques, "Fighter" bénéficie d'une distribution en (ceinture) or où tous les comédiens sont au diapason et incroyables de naturel: Christian Bale, bouffeur d'écran, et Melissa Leo, en mère poule (pondeuse) méritent pleinement leurs Oscars pour un second rôle, mais Mark Wahlberg en retenue rageuse et Amy Adams en écorchée amoureuse composent une partition extrêmement efficace. Sans ce final déjà tant ressassé, même si bien foutu, qui nous rappelle que la boxe est cinéphil-ement bien exploitable et bien exploitée, "Fighter" est un film coup de poing qu'il est intéressant de se prendre en pleine g....... .